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Après avoir visité La Havane pendant quelques jours, il était temps de s’échapper un peu de la capitale pour aller vraiment visiter Cuba, en allant un peu plus profond dans les terres ! C’est comme ça que j’ai passé 3 jours dans la vallée de Viñales, à environ 2h de route de la Havane.

L’itinéraire

Comme dans tout voyage, entre l’itinéraire qu’on a prévu et ce qu’on se retrouve à faire, il y a un fossé…

Ce que je devais faire
– Un jour/une nuit à Pinar del Rio,

– Deux jours/ deux nuits à Viñales et alentours.

Ce que j’ai fait
Trois jours/trois nuits à Viñales.

Mais pourquoi t’as fait ça ?!
Euh parce qu’on m’a dit que Pinar del Rio ne valait pas le coup. Il y a apparemment plein de choses à faire aux alentours, mais la ville n’a pas grand intérêt, et quitte à être dans cette région pour seulement trois jours, autant se concentrer sur une seule ville et ses alentours. Et franchement, aucun regret !

 

Jour 1: Arrivée et découverte de la ville de Viñales

Départ de la Havane à 10h le matin, après un parcours du combattant pour trouver un moyen de transport… En effet, la veille, j’ai attendu 1h dans une file d’attente qui remplissait toute la salle, pour finalement avancer de seulement 2 mètres, et ne même pas être sûre d’obtenir un billet de bus pour le lendemain.

ET LA, coup de chance, les deux gars derrière moi dans la file nous proposent de partager un taxi pour le lendemain, pour justement aller à Viñales.
Le prix du bus: 12 CUC, pour environ 3h30 de route.
Le prix du taxi partagé: 15 CUC, pour 1h30 à 2h de route.

N’étant pas certaine d’avoir un billet pour le lendemain, l’option n°2 est vite choisie. Et le comble de l’histoire: les deux gars sont logés dans la même casa particular que moi. La blague !

Du coup, j’arrive à Viñales à midi. Ma casa particular se trouve au kilomètre 25, exactement à l’entrée la ville (enfin vu la taille de la ville, je suis limite en centre-ville).

Le centre-ville de Viñales, on en fait vite le tour: toute la ville est construite autour de la calle Salvador Cisneros. On y trouve la foule de restaurants et de casas particulares, à vrai dire la plupart des maisons sont également des casas particulares. Il y a même un musée qui explique la naissance de Viñales, mais bon ça ne m’a pas trop tenté. Mais le centre-ville est vraiment accueillant, il y a beaucoup d’ambiance au niveau de l’Eglise, avec des enfants qui dansent et des étals de souvenirs (parce que oui parfois, on aime bien se la jouer touriste !)

Tout au bout de la calle Salvador Cisneros, en face de la station essence, vous pourrez aller visiter le Jardin Botanico de Viñales. Pourtant, l’entrée ne paye pas de mine, et fait limite un peu peur (il y a des têtes de poupée empalées sur des piquets, j’ai connu plus joyeux…)

Dès que vous passez le portail, un homme vient vous accueillir et vous fait la visite du Jardin. En fait, ce jardin a été crée par deux femmes avec le but de réunir toute la végétation que l’on pouvait trouver dans la vallée, et à plus large échelle à Cuba ! Et en effet, on se croirait dans la forêt amazonienne, c’est très dépaysant. Le guide présente toutes les sortes de végétaux qu’on y trouve, ainsi que les fleurs et les fruits, c’est très intéressant.

A la fin de la visite, on vous propose de goûter (gratuitement) des fruits qui sont cultivés dans le jardin, et il est possible de faire une donation, mais celle-ci est complètement libre: pas du tout de pression comme en Asie, je ne me suis pas sentie forcée !

J’ai quand même donné 3 CUC, car la visite vaut le coup, je recommande vivement, c’est un vrai moment de dépaysement. Ensuite, il existe des champs de tabac partout autour de Viñales, à vous d’aller demander aux locaux si vous pouvez y aller.


Jour 2: Randonnée dans le parc national de Viñales et visite de fincas de tabac

Pour ce deuxième jour, un passage au Parc National de Viñales paraissait incontournable. Celui-ci se situe à 4 kilomètres de Viñales, et on décide d’y aller à pied.

Le premier arrêt se fait lorsque le panneau pour aller au Mural de la Prehistorica apparaît: cette fresque a été réalisée dans les années 1960 sous l’ordre de Fidel Castro, qui voulait une fresque racontant l’histoire de la région. Selon le LP, soit on aime, soit on déteste. Ma première réaction en voyant la fresque: « Mon dieu c’est immonde !« . Pour faire court, des couleurs criades renversées sur de la roche… Ce n’est que mon avis, mais vraiment je n’y ai vu aucun intérêt ! Et pour cause, je n’ai même pas pris de photos.

Depuis le Mural de la Prehistorica, il est possible d’aller au point de vue qui se situe un kilomètre plus loin. La balade est courte mais sympa: on découvre peut à peu les paysages du Parc National en marchant entre les mogotes, ces espèces d’énormes roches qui semblent avoir été posées là par hasard. Elles m’ont un peu rappelé les roches de la baie d’Ha Long.

Au point de vue, le paysage est magnifique, on a un vrai panorama à 360 degrés, et c’est vraiment l’idéal pour se poser et profiter un peu de la vue. Le jour où j’y étais le ciel était totalement dégagé, donc vraiment le bonheur !

Après le point de vue, j’avais vraiment envie d’aller faire le chemin des Aquaticos, qui mène à une ancienne communauté vivant dans le parc National, et qui ne se soignerait qu’avec les bienfaits d’une eau bénite (d’où leur nom, logique). Mais évidemment, il fallait qu’il y ait un problème…
Je pensais vraiment qu’il était possible de pouvoir y aller par ses propres moyens. Mais c’était sans compter sur les cubains qui habitent dans le parc National: tous les 5 mètres, il y en a un pour vous arrêter et vous dire qu’il vous faut obligatoirement un guide (et bizarrement il se propose d’être le guide). Proposant forcément des prix exhorbitants pour y aller, on a finalement continué notre chemin et marché encore 5 km dans le parc, bien déçus de ne pas avoir pu voir les Aquaticos. Mais au moins, j’ai pris du paysage plein les yeux sur les 5 kilomètres ! Des paysages, et plein d’animaux 🙂

Au final, je ne sais toujours pas si le guide est effectivement obligatoire pour aller à los Aquaticos.


Jour 3: Cuevas de Santo Tomas et balade à cheval à Viñales

C’est à 20 kilomètres de Viñales que commençe cette dernière journée. Selon le LP, la Cueva del Indio est un incontournable, mais selon les locaux, c’est bien trop touristique et ça ne vaut pas vraiment le coup pour seulement 15 minutes de visite. Alors que les Cuevas de Santo Tomas semblent bien plus intéressantes: la visite coûte 10 CUC, dure 1h30 et on y va au casque et à la frontale !
Avec mes tendances un peu claustrophobes, ça ne s’annonçait pas très bien… Et au final, j’ai adoré. Les cuevas sont très ouvertes sur l’extérieur, et on s’est retrouvés en visite privée avec le guide, car le matin il y a vraiment peu de monde qui s’y rend ! Bon il faut un peu grimper pour accéder aux Cuevas, mais rien de bien méchant, et en prime on a un magnifique panorama sur la vallée (encore un) !

Contrejour bonjour !

Mais le meilleur souvenir, reste la balade à cheval dans la vallée de Viñales: il suffit de demander dans les casas particulares s’ils savent qui propose ce genre d’activité, et il n’hésiterons pas à vous orienter vers quelqu’un. Il faut cependant comparer les prix: mais pour 2h, j’ai payé 10 CUC et cela vaut largement son prix.

Le guide, cubain bien sûr, était très intéressant et a fait un premier arrêt dans une fabrique de tabac pas touristique pour un sou, où le fermier qui y travaillait s’est fait un plaisir de montrer le procédé de fabrication d’un cigare cubain.

Pour voir comment on fait, regardez la vidéo juste en dessous 🙂

La balade à cheval a commencé à 16h et c’était l’heure idéale car le soleil commençait à se coucher. C’est vraiment une activité que je conseille, même si c’est très typique du touriste local, elle a au moins le mérite de vous permettre d’être peinard pendant 2h en plein milieu de la campagne cubaine, et de voir la vie locale de plus près !


Bonnes adresses: logement, restos, activités

– Pour dormir, la Villa El Isleño, km 25, à l’entrée de Viñales, pour 25 CUC la nuit pour 2. Comme je l’ai dit dans cet article, la gérante est sympa mais un peu trop commerciale, mais bon il faut de tout pour faire un monde.

– Pour manger, la Casa de Don Tomas, mention spéciale pour le poisson qui était une véritable tuerie. Le rapport qualité-prix est imbattable, presque pas de temps d’attente, et les employés sont super cools !

– Activité: le Jardin Botanico est vraiment intéressant, gratuit mais franchement faites une donation car c’est une visite à faire !


Conseils

  • Ici plus qu’ailleurs, comparez les prix, surtout pour les restaurants et les casas particulares. La principale activité étant le tourisme, la concurrence est rude, et en basse saison on peut même essayer de négocier (même si ce n’est pas dans les habitudes cubaines).
  • Faites attention dans le Parc National de Viñales, car vous serez d’autant plus considéré comme une banque sur pattes. Le contact humain avec les cubains est clairement inexistant, ils ne viendront ici vous aborder que dans le but de tirer profit (au sens littéral du terme) de la situation. Un peu dommage de repartir du Parc National avec cette impression…

 

 

 

Alors, envie de partir à Viñales ? 🙂

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