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Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage en Bolivie

La Bolivie était un pays qui ne venait pas nécessairement en premier dans la liste des pays que je voulais visiter en Amérique du Sud: honnêtement, le Pérou ou encore l’Equateur me venaient plus rapidement en tête ! 
Je suis partie en Bolivie par un coup du hasard: les billets d’avion depuis le Brésil étant moins chers, j’ai décidé d’atterrir à Santa Cruz de la Sierra pour commencer mon voyage ! Je ne regrette pas d’être venue en tout cas: j’ai découvert un pays magnifique

Dans cet article, j’utilise le taux de change en vigueur en novembre 2018: 1 € = 7,89 BOB


BUDGET

Transports

Les transports sont relativement peu chers en Bolivie: cela vaut vraiment le coup, surtout en ce qui concerne les bus de nuit, qui coûtent à peine plus chers qu’une nuit en auberge ! Je te conseille cependant de bien faire attention aux compagnies de bus que tu choisis de prendre, et bien sûr de faire attention à tes affaires de manière générale: il vaut mieux payer un peu plus cher que de se retrouver dans un bus pourri et de flipper pendant tout le trajet. 

– Taxi aéroport – centre-ville de Santa Cruz: 80 BOB (10,13 €)
– Taxi dans le centre de La Paz: 15-20 BOB (1,90-2,53 €)
– Navette aéroport – centre-ville de La Paz: 4 BOB (0,50 €)
– Ticket simple téléphérique La Paz : 3 BOB (0,38 €)
– Train Oruro – Uyuni: 60 BOB (7,60 €)
– Bus de nuit Potosi – La Paz: 90 BOB (11,40 €)


Logement

J’ai trouvé qu’il y avait peu de différence de prix d’une ville à l’autre en ce qui concerne les logements: on s’en tire en moyenne pour 15-18 € pour une chambre double, et entre 7 et 9 € pour un lit en dortoir, ce qui me semble pas mal raisonnable. N’hésite pas à vérifier le matelas et les draps (pour éviter les punaises de lit) et à demander du papier toilette à la réception (oui, souvent, il n’y en a pas…).

– Une nuit en chambre double en hôtel à Santa Cruz de la Sierra: 174 BOB (22,20 €)
– Une nuit en chambre double dans une auberge de jeunesse à La Paz: 240 BOB (30,70 €)
– Une nuit en chambre double en auberge de jeunesse à Oruro: 140 BOB (17,90 €)
– Une nuit en dortoir en auberge de jeunesse: 60 BOB (7,67 €)

 

Nourriture et boissons

La nourriture et les boissons, voilà un sujet où le prix peut aller du simple au double ! Mais c’est également là que tu vas pouvoir réaliser de belles économies. Les petits restaurants locaux proposent des plats bieeeen garnis pour à peine plus d’un euro, et un plat à deux sera parfois plus que suffisant. Bien sûr, tu peux aussi te faire plaisir parfois dans des restaurants un peu plus chers, sans pour autant demander un crédit à la consommation. 

– Un plat dans un restaurant local: 10 BOB (1,27 €)
– Une bouteille d’eau 500 ml: 4 BOB (0,51 €)
– Une bière Paceña ou Huari: 20 BOB (2,55 €)
– Une bouteille d’eau 2L: 8 BOB (1,02 €)
– Un dîner pour deux personnes dans un restaurant plus « chic »: 100 BOB (12,8 €)
– Un jus et une salade de fruits dans un marché local: 9 BOB (1,15 €)

 

Sorties, activités et extras

Les activités en Bolivie, et plus spécialement les excursions peuvent vraiment crever un peu ton budget si celui-ci est serré: le Salar de Uyuni ou encore les parcs nationaux te reviendront plus cher que le reste du pays ! Cependant, tu as toujours la possibilité de négocier, donc n’hésite pas à le faire, sans pour autant sacrifier la « qualité » de l’excursion proposée. 

– Un ticket pour le Mirador de la cathédrale à Santa Cruz de la Sierra: 3 BOB (0,38 €)
– Une entrée au Jardin Botanique de Santa Cruz de la Sierra: 10 BOB (1,28 €)
– Une excursion 2 jours/1 nuit dans le Salar de Uyuni: 450 BOB (57,5 €)
– Une entrée au Mirador de la Compagnie de Jésus à Potosi: 10 BOB (1,28 €)
– Une entrée à Isla del Sol ou Isla de la Luna: 10 BOB (1,28 €)
– Une excursion à Isla del Sol et Isla de la Luna: 35 BOB (4,48 €)


MON BUDGET POUR DEUX SEMAINES EN BOLIVIE

Pour mon voyage de deux semaines en Bolivie, je n’avais pas de budget spécifique en amont: je te dirais que mon budget est plutôt dans la moyenne, avec parfois des dépenses très restreintes, et d’autres moment où je me suis fait plus plaisir (ou arnaquer parfois)…

Bref, il ne s’agit que d’un exemple de budget, sache qu’il est possible de voyager avec moins que ça en Bolivie ! 

Pour un peu plus de détails sur ce budget, j’ai dépensé en moyenne 31,5 € par jour pendant mon voyage de deux semaines en Bolivie. Je te précise aussi que je n’ai pas compté mon billet d’avion pour venir en Bolivie, que j’avais payé bien 6 mois en avance ! 

Comme tu le vois, niveau nourriture, je me suis bien lâchée… Comme dit plus haut, tu peux vraiment économiser sur ce poste de dépenses ! Personnellement, j’ai choisi de me faire plaisir sur ce poste-là, car je trouvais le pays vraiment pas cher. 

Voilà pour mon budget ! Si tu as des questions dessus, tu peux me les poser en commentaires. Je suis un livre ouvert 😉 

BILAN ET CONSEILS

  • Négocier, négocier, et toujours négocier. c’est un vrai sport en Bolivie ! N’hésite pas à te renseigner en amont sur les prix, à comparer les différents tarifs. 
  • Renseigne-toi en amont sur les compagnies de bus à prendre. La Bolivie est malheureusement réputée pour ses accidents de bus, ses chauffeurs pas très consciencieux et parfois bourrés… Mieux vaut faire sa propre enquête sur la réputation des compagnies avant d’acheter son billet pour sa prochaine étape. 
  • Garde toujours de la petite monnaie sur toi: elle te servira à payer ton déjeuner dans les petits restaurants, ou à payer la facture « Uso de Terminal » en sortant du terminal de bus !
  • N’hésite pas à emprunter les taxis colectivos: ils te reviendront parfois 80 % moins chers que les taxis privés !
  • Retire de l’argent dès que tu en as l’occasion: les distributeurs en Bolivie fonctionnent un peu quand ils le veulent, et les paiements par carte sont rarement acceptés ! 


BONNES ADRESSES


Santa Cruz de la Sierra

Residencial Ikandire, Calle Sucre 51. Un hôtel/B&B assez sympa, en plein centre de Santa Cruz. Les chambres sont propres et spacieuses, et les espaces communs plein de verdure. C’est sympa !
> Réserve ici avec mon lien de parrainage Booking pour avoir une réduction 🙂 

Casa Melchor Pinto, Calle Sucre 50. Un petit café avec des prix plus chers que la moyenne en Bolivie, mais que je te conseille vraiment pour son patio super sympa et surtout très calme ! 

YVYPY Skybar, Plaza Principal. Un rooftop qui donne sur la place principale, bref, le genre de terrasse que j’adore pour boire un verre ! 

Lorca Café, Calle Sucre 8. Un restaurant plus qu’un café, avec parfois une scène live. La nourriture est bonne, mais atention: les plats sont énormes ! 


La Paz

Brew Adventure Hostel, Avenida Montes Nº 503 – 533. Cet hostel est vraiment génial: beaucoup d’activités organisées, des chambres et dortoirs confort, et aussi une terrasse avec une vue imprenable sur La Paz. En prime, il est plutôt bien situé !
> Réserve ici avec mon lien de parrainage Booking pour avoir une réduction 🙂

FenomenoCalle Murillo 826. Sur cette petite terrasse, on retrouve 3 ou 4 restos différents: les burgers du Fenomeno en font partie ! L’ambiance y est vraiment sympa, et la nourriture est bonne. Le prix n’est pas des moins chers, mais vraiment pas excessif non plus. 

Luna’s Coffee RestaurantSagarnaga 289. Un restaurant plus typique bolivien que celui cité au-dessus (même s’il reste un peu touristique). La nourriture est autant bolivienne qu’occidentale et bonne, et le service est rapide. 


Oruro

Hostel GracielaCalle Herrera entre y 6 de Agosto y Bacovick, 9999. Les chambres ne sont pas extraordinaires, mais sont propres. Le petit-déj est mieux que la plupart de ceux proposés en Bolivie, dans une salle plutôt sympa !
> Réserve ici avec mon lien de parrainage Booking pour avoir une réduction 🙂


Uyuni

KW Hôtel, Avenida Potosí entre Santa Cruz y Colombia. Un hôtel plus cher que la moyenne, mais très confortable et propre. ATTENTION, il s’agit de l’hôtel, et non pas de l’hostel !
> Réserve ici avec mon lien de parrainage Booking pour avoir une réduction 🙂

Esmeralda ToursAv. Arce 7 | Entre Ferroviaria y Potosi. Une agence qui propose des tours de 1,2,3 ou 4 jours dans le Salar de Uyuni et le Sud-Lipez. Tout est très bien organisé et le chauffeur (Raymundo) a été d’une gentillesses incroyable (en plus d’être très consciencieux). N’hésitez pas quand même à négocier les prix ! 


Potosi

The Koala Den Backpackers Hostel, Calle Junin 56. Très certainement un de mes hostels préférés (pour ne pas dire MON hpstel préféré) en Bolivie). Personnel accueillant, chambres propres, avec des parties communes sympas. Et proche du centre ! 

Ko@la Café – Vegetarian Food, Calle Ayacucho No 5. Un restaurant qui ne paye pas de mine, mais qui propose un bon choix de plats végétariens et à un bon prix.

 

Et toi, tu es déjà parti(e) en Bolivie ? Quel était ton budget ?

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Comment j’essaye de réduire mes déchets en voyage

Ecologie, développement durable, zéro déchet… Depuis quelques années, mais surtout depuis mon arrivée au Brésil, je m’intéresse beaucoup plus aux déchets que je produis, à mon mode de consommation et aux habitudes que je pourrais intégrer dans mon quotidien pour respecter davantage notre planète, et aussi les pays dans lesquels je voyage: après tout, il n’y a aucune raison de polluer à la base, et je ne vois pas sous prétexte que je voyage, que je ferais moins attention. 

Après avoir lu beaucoup d’articles à ce sujet , regardé énormément de documentaires et pas mal creusé le sujet, j’ai décidé aussi de me me lancer, et de commencer à réduire mes déchets en changeant mes habitudes en voyage


Courses et visites

Le sac en toile, ou tote bag, est pour moi un indispensable. J’en avais déjà une bonne collection venant de produits dérivés de boutiques ou de mes anciens boulots… Je ne m’en suis jamais autant servie que depuis que j’essaye de réduire mes déchets ! 

C’est désormais ce que j’utilise pour faire mes courses au Brésil et quand je voyage si je décide de cuisiner au lieu d’aller manger à l’extérieur, ou quand je vais sur les marchés locaux pour acheter des souvenirs. Grâce à ça, j’ai réduit drastiquement ma consommation de plastique, en évitant d’utiliser des dizaines et dizaines de sacs plastiques ! Sachant qu’au Brésil, ils aiment bien doubler les sacs plastique, l’utilisation d’un tote bag est littéralement une vraie révolution écologique quand il s’agit de faire ses courses…

Si tu n’as pas de sac en toile, tu en trouves pour très peu cher sur Amazon

 

Nourriture et boissons

En terme de nourriture et boissons en voyage, l’utilisation de plastique et polystyrène à usage unique qu’on utilise est souvent beaucoup plus important que ce qu’on pense… Entre les couverts en plastique, les contenants, les serviettes en papier, mais aussi les pailles, le tout étant parfois également emballé dans du plastique et sans compter les gobelets, il est quand même assez facile d’éviter tout ça (et sans pour autant surcharger le poids de son sac, OUI, je te jure !).

Donc, le premier pas que j’ai franchi, c’est le verre réutilisable. En fait, j’ai découvert ici au Brésil la marque (et aussi le mouvement en même temps) qui s’appelle Menos Um Lixo (littéralement, « un déchet de moins »), dont la fondatrice a commercialisé des verres en silicone recyclé, rétractables et surtout réutilisables. Sauf que bien sûr, ils sont partis comme des petits pains et sont devenus introuvables dans mon coin du Brésil…
J’en ai trouvé des similaires (seule la contenance est moindre) sur Amazon, à un prix super raisonnable. Après plus de deux mois d’utilisation maintenant, je peux te dire que je suis convaincue ! Il faut juste ne pas oublier de tendre son verre et d’expliquer sa démarche 🙂 Bien sûr, ça ne marchera pas partout, surtout dans certains pays (comme le Brésil par exemple) où l’éducation à l’environnement est presque inexistante et où les habitudes ont la vie dure. 

Trouver le verre réutilisable ICI

Deuxième pas, et pas le moindre: les couverts réutilisables (enfin, des couverts quoi…). Quand tu manges à l’extérieur, et plus fréquemment si tu manges dans des p’tits restos ou de la street food, tu te retrouves souvent à manger avec des couverts en plastique qui finiront dans la poubelle au bout de 20 min. Pas génial, qu’on se le dise
Je suis donc passée m’acheter des mini-couverts en plastique, que je peux brandir à chaque fois qu’on me propose désormais des couverts jetables

Alors tu me diras… Remplacer des couverts en plastique jetables par des couverts en plastique réutilisables… C’est bien, mais c’est pas encore ça.
Je suis bien d’accord avec toi: après tout, ça reste du plastique ! Personnellement, impossible de trouver dans ma ville au Brésil des petits couverts en bois ou en inox (et je me vois pas encore me balader avec ma fourchette de cuisine rand format). Je te conseille donc quand même de te tourner plutôt vers des couverts en bois ou en inox plutôt qu’en plastique comme moi, à moins que tu ne trouves rien d’autre ! 

Acheter des couverts en bois ICI
Acheter des couverts en acier ICI

Et enfin, ma dernière acquisition: la paille réutilisable
Bon, sur ce dernier produit, on s’entend qu’il n’est pas « indispensable »: le plus simple est déjà de refuser les pailles en plastique. Mais si tu es du genre à aimer boire avec une paille, alors il serait peut être temps d’investir ! Enfin investir… T’inquiètes pas, ton budget voyage ne passera pas dans l’achat d’une paille ! 

La mienne est en bois (bambou ? pas sûre), et je la trouve très bien. Super facile à laver et à transporter également ! Le mieux est de savoir ce qui te convient: si certains aiment les pailles en bois, d’autres préfèrent des pailles en verre ou en inox. A toi de choisir !  

Acheter une/des paille(s) en bois ICI

Hygiène

Je pense que c’est là qu’on peut faire des choix plus judicieux très facilement, mais aussi très difficilement… En matière d’hygiène, on se heurte souvent à des préjugés. Comme quoi le naturel n’est pas aussi efficace, que c’est sale, pas autant hygiénique… 
Enfin bref, tu vois le topo

Mais un truc que tu peux changer facilement: TA BROSSE A DENTS. Je n’ai sincèrement vu AUCUNE différence entre ma nouvelle brosse à dents en bambou recyclable/compostable, et mon ancienne brosse à dents classique. Ah si, c’est plus esthétique (c’est un bonus non ?). C’est quelque chose de très facile à mettre en place, et qui fonctionne tout aussi bien 🙂 Quand on sait que toutes les brosses à dents utilisées depuis notre naissance sont encore sur terre et non recyclées (car non-recyclables), ça fait quand même quelque chose…

Acheter une/des brosses à dents en bambou ICI

Il est aussi assez facile de faire ses cosmétiques/produits soi-même. En mélangeant du bicarbonate de soude, de l’huile de coco et des huiles essentielles par exemple, tu te retrouves avec un déo maison, naturel et surtout écologique et zéro-déchet. Ecologique, car tu n’auras pas le packaging du déo à jeter à la fin (et tu évites une ENORME pollution si tu étais adepte du déo en aérosol), et zéro-déchet pour les mêmes raisons ! 

Il y a encore tellement d’alternatives en matière d’hygiène, mais ce sont pour l’instant celles que j’ai mises en place. 


Eau

L’eau est selon moi l’un des problèmes majeurs quand on part en voyage au niveau de la pollution plastique. Dans de nombreux pays du globe, l’eau courante n’est pas potable. Dès qu’on part en visite, le besoin en eau se solde souvent par l’achat de la fameuse bouteille en plastique, bue en moins d’une heure. 

Depuis quelques mois, j’ai switché la bonne vieille bouteille d’eau bien polluante et complètement inutile à mon sens, pour une belle gourde réutilisable. Celle-ci est aussi en plastique, malheureusement, mais comme je le disais, au Brésil le marché du zéro-déchet est presque inexistant, donc pour l’instant, je me contenterai de cette gourde qui m’évite tout de même une belle consommation de plastique jetable. J’espère m’acheter une gourde en inox d’ici quelques mois, quand je reviendrai en France. Je la remplis au purificateur d’eau, et fini les déchets plastiques !

Après, je suis bien consciente que l’eau potable ou les purificateurs d’eau ne sont pas encore monnaie courante partout. J’ai donc également investi dans une gourde filtrante, qui marche vraiment super bien ! J’ai personnellement opté pour la Lifestraw qui est très connue sur le marché, mais j’ai aussi eu de super bons échos sur la Water to Go, qui est un peu moins chère.

Je te recommande vraiment d’acheter une gourde pour tes prochains voyages: selon moi, c’est un des gestes les plus simples pour limiter ta consommation de plastique, et aussi pour économiser ! 

Acheter une gourde en inox ICI
Acheter une gourde filtrant Lifestraw ICI
Acheter une gourde Water to Go ICI

 


Voilà déjà mes premières démarches pour réduire et limiter mes déchets en voyage. Il y a aussi plein d’autres gestes à mettre en place ! Hésite pas à me partager les tiens en commentaires ! 🙂 

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Dubrovnik, vraiment la perle de l’Adriatique ?

Dubrovnik a été mon point d’entrée en Croatie: honnêtement, j’attendais beaucoup de cette ville. Histoire, culture, plages…
J’ai passé trois jours dans la « perle de l’adriatique » à visiter, découvrir, et me balader.

 

 

Découverte de la vieille ville

L’intérêt principal de Dubrovnik est la vieille ville, qui est en fait le centre historique. En fait, Dubrovnik est une ville très étendue: l’appartement que j’avais loué était à 30 minutes de la vieille ville, et à 30 minutes de la plage… Il faut donc bien se renseigner sur les distances !

En arrivant aux abords de la vielle ville, je me rends compte de la horde de touristes qui a décidé, tout comme moi, de visiter cette ville en plein mois d’août… Je m’attendais à du monde ok, mais pas à autant de monde ! Là, je parle en nombres de bus, à un rythme d’un nouveau toutes les 15 minutes. Forcément, c’est un peu plus difficile de se réjouir et de se déplacer tranquillement, toujours pressée entre eux groupes de voyages organisés.
La vieille ville, elle, est magnifique: contrairement au reste de la ville, l’architecture y est magnifique, à défaut d’être d’époque (la ville ayant été totalement bombardée, mais reconstruite à l’identique !).

En entrant dans la vieille ville par la porte Pile, à l’ouest de la vieille ville, on arrive en premier lieu sur la place Svete Klare, c’est-à-dire la place Sainte Claire, qui abrite l’énorme fontaine d’Onofrio. Ce qui est assez drôle, c’est de voir tout le monde qui vient y remplir ses bouteilles d’eau ! Il est possible d’y visiter également le Monastère de Sainte-Claire, chose que j’ai décidé de ne pas faire car j’ai vite compris que pour visiter à fond Dubrovnik durant l’été, il fallait avoir un sacré bon budget.
A la place, j’ai préféré privilégier la visite des remparts, qui à elle seule coûte déjà la modique somme de 160 kunas (21 €), carte étudiante non-acceptée bien sûr. Néanmoins, la visite vaut vraiment le coup.

Ce que j’ai aimé, c’est de pouvoir faire le tour de la ville en environ 1h30, avec une vue imprenable sur la vieille ville et les montagnes derrière. Depuis ces remparts, on peut vraiment bien discerner les différents monuments de la ville, et aussi les nombreux monuments religieux: les églises, les monastères entre autres. Enfin, les remparts permettent de prendre un peu de hauteur pour admirer la mer Adriatique et les îles voisines.
Même si les buvettes ne sont pas données, c’est tout de même l’occasion de s’arrêter une demi-heure pour boire un verre devant cette vue.

Les deux autres « points forts » de la vieille ville selon moi: tout d’abord, la Stradun, qui est un peu comme la 5ème avenue locale. Cette large avenue/allée (je ne sais même pas comment l’appeler !) piétonne part de la fontaine d’Ornofino jusqu’à l’église Saint-Blaise à l’est (et, accessoirement à la deuxième fontaine d’Ornofino, plus petite cette fois-ci).
La Stradun est animée jour et nuit: restaurants, bars, spectacles de rues, boutiques… J’ai bien aimé car depuis mes voyages en Asie, j’apprécie beaucoup les ambiances de rue ! 🙂

Et enfin, le deuxième point fort est pour moi le port de Dubrovnik, à l’est de la ville. C’est en fait l’autre côté avec pas mal d’ambiance, des petits coins sympas et puis la proximité avec l’eau est quand même assez appréciable en plein mois d’août !

 

Hors de la vieille ville: plages et téléphériques

Voilà ce qui m’a fortement déçue à Dubrovnik, en plus des prix exorbitants pendant l’été: mis à part la vieille ville dont on fait assez rapidement le tour (malgré son charme indéniable hein, je ne lui enlève rien on s’entend !), je trouve qu’il y a assez peu de choses à voir et à faire à Dubrovnik.
Je m’explique: hors de la vieille ville, les deux points d’intérêt sont la plage et le téléphérique. Tu me diras, c’est déjà pas mal, et je suis plutôt d’accord avec toi.

Les plages à Dubrovnik cependant, sont rares ou très éloignées: résultat, te voilà à te serrer comme une sardine sur une plage proche du centre, ou à devoir prendre un Uber/un taxi/2 bus locaux pour te rendre à la plage.
Bon ok, j’avoue là je passe un peu pour une rageuse, mais somme toute, j’ai trouvé que l’étendue de la ville à Dubrovnik ne m’a pas permis d’apprécier mon passage là-bas. Il faut toujours soit perdre du temps, ou de l’argent, et toujours en quantités un peu trop importantes pour mon budget de backpackeuse.

Bref: la plage sur laquelle je suis allée (la plage Bellevue, une des seules plages gratuites de la ville) restait sympa mais m’a déçue comparativement à tout ce que j’avais entendu sur la beauté des plages de Dubrovnik: j’ai été mal informée, tant pis pour moi ! Ça reste une plage accessible depuis le centre de Dubrovnik, et qui permet de se relaxer après avoir affronté l’effervescence de la vieille ville 😉

Enfin, le téléphérique de Dubrovnik permet d’obtenir une vue imprenable sur la ville, et sur les îles alentours: le seule problème, encore une fois, est qu’il faut débourser 140 kunas (21 €) pour emprunter ce téléphérique qui dure en tout et pour tout… 4 minutes.

Ensuite, la vue est vraiment incroyable, surtout au coucher du soleil (ou juste après, quand il y a encore un peu de lumière, pour éviter la foule !). La montée, aussi courte soit-elle, en met vraiment plein les yeux. Mais une fois en haut et pris quelques photos de la vue… Le prix m’est resté en travers de la gorge. Si vous tenez absolument à emprunter le téléphérique, alors je vous conseille de prendre un verre en arrivant sur place, pour profiter un peu plus longtemps.

Apparemment, il existe aussi un chemin passant par le bois, et permettant de monter au niveau du téléphérique en 1h30 environ. A essayer !

Mon avis sur Dubrovnik

Si tu as lu cet article jusqu’au bout, alors tu as bien du le sentir que j’ai été quelque peu déçue de ma visite à Dubrovnik.
Pourquoi ? Tout d’abord, parce que même si la ville est plein de charme, je l’ai trouvée un peu « polluée » de boutiques-souvenirs de Game of Thrones, de restaurants, activités et autres manèges estampillés Game of Thrones.

Pends-moi si tu veux, mais je ne regarde pas Game of Thrones.

Alors voir des personnages et le nom de la série partout dans la vieille ville, de voir des excursions organisées spéciales GOT… Mouais, bof, pas mon trip. Je pense que ça peut être rigolo d’aller voir un ou deux lieux de tournage si on est fan, mais là j’ai trouvé que l’offre touristique par rapport à ça était omniprésente.

Ensuite, je ne pensais vraiment pas que tout serait si cher ! Pour le coup, il s’agit d’une erreur de ma part, n’ayant pas vérifié comment les prix augmentaient pendant l’été: et c’est du simple, AU TRIPLE ! Ce qui n’était pas du tout le cas à Split ou à Zagreb, par exemple. Forcément, j’ai moins apprécié ma visite car j’ai moins visité…
Mais attention, je ne dis pas que Dubrovnik est une ville sans intérêt ou moche, loin de là. Je l’ai moi-même trouvée très belle et avec pas mal de choses à faire au sein de la vieille ville. Mais si c’était à refaire, je n’irais sûrement pas en été 🙂

 

Mes petits coups de coeur à Dubrovnik

  • Flâner sur la place de la Loggia: située entre plusieurs édifices religieux, c’est là que les spectacles de rue se passent !
  • Se balader sur la Stradun et surtout emprunter les petites rues, pour se sentir perdu dans le temps.
  • Les remparts restent selon moi un incontournable. Eux valent bien leur prix ! 😉

Et toi, as-tu visité Dubrovnik ? Qu’as-tu pensé de cette ville ?

 

 

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En pleine nature dans la province du Mondolkiri

Une semaine de vacances pour la Fête des Eaux, et l’envie de partir assez loin, dans un endroit calme et nature. Évidemment, pour ça, le Mondolkiri, c’était l’endroit parfait.
J’ai passé 5 jours dans cette province du nord-est du Cambodge, située à 40 km de la frontière vietnamienne, où le temps semble s’être arrêté pour que chacun profite au maximum de son séjour là- bas.

Comment y aller ?

A moins que tu décides de partager un taxi, le seul moyen d’aller jusqu’à Sen Monorom (c’est-à-dire la plus grande ville du Mondolkiri), c’est le bus.
Plusieurs compagnies font le trajet: j’ai pris Virak Buntham à l’aller pour 13 $, et Mondolkiri Express au retour pour 11 $ (autant te dire que le trajet retour était bien mieux !). Ces deux compagnies ont des bureaux dans le centre-ville de Sen Monorom, juste à côté du rond-point avec les deux taureaux. Pour Virak Buntham, il est possible de réserver directement en ligne sur le site Book Me Bus. Je ne sais pas si des gros bus vont jusque dans le Mondolkiri: devant toutes les compagnies de bus, je n’ai vu que des minivans. Plutôt cool !

Sen Monorom et ses alentours

La ville de Sen Monorom n’est vraiment pas grande: n’espère pas y trouver un supermarché, je n’ai même pas trouvé le bureau de poste… En soi, la ville en elle-même n’a pas grand intérêt: mais on trouve énormément de bons spots et de jolis points de vue aux alentours.

L’idéal est de louer un scooter ou une moto: toutes les guesthouses en louent, pour environ 7 $ la journée et 4 $ la demi-journée. Vérifiez quand même les pneus et les freins, certains scooters sont vraiment en fin de vie…

Bien sûr il y a plein d’autres choses à faire dans le Mondolkiri, là je t’ai juste listé ce que j’avais vu !

  • A proximité

A proximité de Sen Monorom, à environ 15 minutes en scooter, il est possible de monter en haut d’une colline où se dresse une petite pagode: Top Hill Pagoda. Une terrasse est aménagée pour admirer la vue sur Sen Monorom et la région: si vous trouvez qu’il y a trop de monde, continuez un peu en scoot et posez vous dans l’herbe, vous serez tout seul et avec la même vue !  C’est assez impressionnant de voir des paysages vallonnés, le Cambodge étant un pays assez plat de base. Le paysage est à la fois assez vert et en même temps un peu aride, avec des chemins en terre ocre. 

  • A l’est

A l’est de Sen Monorom, une grande route vous permet de rejoindre à 40 km une des plus grandes cascades de la région, Bousra Waterfall. Le chemin pour y aller est vraiment magnifique, on en prend plein les yeux ! Mais la cascade en question… est assez touristique (uniquement des locaux), mais cela dénature totalement l’endroit. Pourtant, la cascade en question est belle et l’endroit pourrait être sympa, mais c’est devenu une vraie attraction, au point de faire payer l’entrée: 1000 riels pour les cambodgiens, et 2,50 $ pour les étrangers.
Conclusion, cherche toi-même une plus petite cascade moins fréquentée.

Sur cette même route, on trouve aussi des plantations de café et de poivre, qui peuvent se visiter.

Romnea Waterfall

  • Au sud

Au sud de Sen Monorom, en prenant la route qui retourne vers Phnom Penh, on trouve plusieurs cascades, dont celles de Romnea: au nombre de trois, il faut un peu chercher pour les trouver… Je n’en ai personnellement trouvé qu’une, Romnea 2, à laquelle on accède par un petit chemin en terre depuis la route principale, directement à gauche après le deuxième pont.
On arrive au niveau d’un petit village avec trois ou quatre maisons : vous pouvez laisser vos scoots ici, les habitants vous les garderont sans problème.

Pour être bien tranquille, descendez un peu en contrebas de la cascade: vous serez bien plus tranquilles !

Passer une journée avec des éléphants

C’est une des grosses activités à faire dans le Mondolkiri: cependant, regardez bien où vous décidez d’aller, on ne sait jamais comment les animaux sont traités…
J’ai booké une excursion à 35 dollars (le moins cher que j’ai trouvé) au Mountain Center: Monsieur Hong, le guide, vit dans un petit village à environ 15 minutes de Sen Monorom, et nous emmène pour 3 km dans la « jungle », avant de se poser le long d’une rivière. On fait la cuisine avec lui: cuisine traditionnelle, on cuit le tout sur le feu ou dans un bambou ! Les éléphants se baignent dans la rivière et on peut se baigner avec eux: ce sont des éléphants qui étaient auparavant utilisés pour des gros travaux et soulever des charges lourdes. Aujourd’hui, ils vivent dans la forêt près du village, mais des « protecteurs » (comme on le dit en khmer) leur rendent régulièrement visite pour s’assurer qu’ils se réadaptent bien.

Honnêtement, j’étais un peu sceptique avant de partir, mais en effet le « protecteur » n’utilise pas de bâton ni rien avec l’éléphant, juste des mots. Quelque peu rassurant.

Certes, 35 $ c’est une somme, mais c’était une journée géniale et qui comprend transport, petit-déjeuner et déjeuner. Je recommande !


Quelques bonnes adresses

  • Pour dormir

Chantha Sreypich Guesthouse: en centre-ville de Sen Monorom, c’est une bonne adresse quand on arrive. A 8 dollars la chambre pour deux, c’est bien propre, avec un petit rooftop qui offre une vue sur Sen Monorom.

Nature Lodge: le coup de coeur du Mondolkiri. Certes, c’est plus cher que dans d’autres guesthouses (15 $ la nuit pour deux), mais à côté de ça, on paye l’emplacement: des petits bungalows perdus en pleine campagne cambodgienne, avec vue sur le coucher de soleil, forcément ça coûte plus cher. Ne vous attardez pas sur la nourriture, et surtout pas sur le BLT. 

Indigenous People Lodge: dans le même style que le Nature Lodge, mais un peu moins perdu dans la campagne et un peu moins cher (12 $ la nuit pour deux). Possibilité d’y manger des plats des « minorités » locales, c’est très bon ! Le gérant parle bien anglais et est très serviable.

  • Pour manger

Chili on the Rocks, un bar-restaurant sympa tenu par un couple de suédois. Ils font uniquement de la cuisine occidentale, mais l’endroit est cool et pas cher !

Pour réserver, c’est par ici !

Pour visiter

Pour un trek avec les éléphants: contactez Mr Hong au +855 97 45 36 011 ou au +855 12 90 84 05, ou allez directement au Mountain Center (à gauche des bureaux de Elephant and Wildlife Sanctuary, quand on descend la grande rue qui part du rond-point avec les taureaux.

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Autour de Phnom Penh: l’île de la Soie

Après un mois à Phnom Penh, je commençais sérieusement à en avoir marre des bruits incessants de klaxons, de scooters, de « tuk-tuk lady »… J’avais besoin de VERDURE ! Sauf que bon, quand on bosse la semaine et qu’on a que ses week-ends de libre, on peut pas non plus partir en roadtrip.
C’est donc finalement sur un coup de tête que je suis partie à l’île de la Soie, qui se trouve en périphérie de Phnom Penh et MON DIEU ça vaut vraiment le détour !

Comment y aller ?

Depuis Phnom Penh, il faut remonter le boulevard Monivong au nord et prendre le pont à droite, sur le rond-point qui se trouve juste après l’Ambassade de France (rond point Old Stadium). Ensuite, il faut continuer une bonne vingtaine de minutes avant de tourner à droite au niveau d’une arche qui rappelle les pagodes.
Clairement, soyez très attentifs parce que trouver cette arche n’est pas du tout évident. Après avoir passé cette arche, bifurquez à gauche et suivez les scooters, vous arrivez à l’embarcadère !

Le ferry pour aller sur l’île de la Soie fonctionne de 8h du matin à 8h du soir, et il y en a toutes les 15 minutes environ. Et ce n’est pas là que tu vas te ruiner: la traversée coûte 1000 riels par personne (0,25 $) et 3000 riels si on veut prendre le ferry avec son scooter (0,75 $).

Sur le ferry qui traverse le Mékong pour rejoindre l’île de la Soie

Comment visiter l’île ?

Tout dépend du temps que l’on a sur place, mais selon moi, le scooter ou le vélo reste le plus pratique: personnellement je n’avais qu’une journée à passer sur place, et prendre un scooter m’a permis de voir une bonne partie des deux îles sans pour autant me presser. Je pense que si l’on reste 2 ou 3 jours, le vélo peut être plus sympa. Pour visiter à pied, il faudrait bien plus que 2 ou 3 jours pour voir suffisamment de l’île…

Attention cependant si vous décidez de le faire en vélo: pendant la saison des pluies (donc de juin à octobre environ), certains chemins en terre sont extrêmement boueux et il est facile de s’embourber. Vous verrez peut-être moins de l’île en restant sur les routes e béton, mais au moins vous ne risquez pas de rester coincés ! 🙂
Il est possible de louer des scooters et des vélos pour pas très cher à l’arrivée sur l’île: pour les scooters, pensez à regarder les prix à la journée dans certaines guesthouses de Phnom Penh, les prix seront peut-être moins chers. De manière générale, le prix tourne aux alentours de 5 $.

Que faire sur place ?

          En apprendre plus sur le tissage de la soie… Un peu mitigée !

En visitant l’île de la Soie, j’avais forcément envie de voir comment se tissait la soie et d’en apprendre plus ! Et même si ça a été le cas, j’ai été quelque peu déçue. En sortant du ferry, remontez la route et prenez la bifurcation à droite qui indique le chemin vers « Community Silk Island ». En plus de voir des paysages magnifiques, de plantations et de maisons sur pilotis, vous allez rapidement trouver LE coin touristique de l’île… Bon ok, ce n’est pas hyper touristique, je n’ai vu personne, mais c’est l’attrape-touristes du coin

                  

Cet attrape-touristes n’est autre qu’un point d’arrêt avec boutique souvenirs, restaurant et tout ce qui s’en suit. Bon évidemment, quand on arrive devant, on ne se doute pas trop de tout ça… Je vous laisse donc deviner qui s’est fait prendre au jeu (oui, c’est bien moi, pigeon bonjour). Donc, pour la modique somme de 1 $, vous pourrez découvrir tout le processus de fabrication et de tissage de la soie.
Pour le coup, c’était intéressant d’en apprendre plus sur l’activité principale de l’île et de voir le tout mis en pratique, mais je pense honnêtement que c’était le seul avantage de cette visite. Pour le reste, c’est-à-dire les restaurants, la boutique souvenirs qui croule sous les tissus (sans avoir de certitude qu’ils ont été fabriqués sur l’île), et les animaux en cage, non, je ne suis pas fan du concept. Ce qui est dommage, c’est que c’est le seul endroit de l’île que j’ai vu qui propose une visite pour expliquer tout ce processus, mais on tombe directement dans des endroits un peu aseptisés.

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          Se balader

Mis à part ça, se balader reste l’activité principale de l’île. C’est ce que j’ai aimé en visitant l’île de la Soie: on fait tout à son rythme, et contrairement à Phnom Penh, je n’ai pas du tout été alpaguée par les locaux pour voir leurs tissages ou manger dans leurs restaurants.
Mais bon, je pense aussi que je ne me suis pas baladée dans les coins les plus visités: l’île de la Soie est en fait constituée de deux îles différentes. La principale est celle sur laquelle on arrive en prenant le ferry, et la deuxième se trouve plus au sud: j’ai passé la majeure partie de ma journée sur cette deuxième île, et là  c’est la campagne cambodgienne pure et dure, avec des habitants qui sont peu habitués à croiser des touristes. Prenez votre temps pour vous balader, arrêtez vous le long du Mékong si le paysage en vaut la peine, et prenez le temps de regarder les pagodes, on en trouve quelques unes très jolies !

Apparemment, il y a même une plage à la pointe de l’île. Je n’y suis personnellement pas allée, mais pendant la saison sèche quand l’eau du Mékong est claire, ça doit être bien sympa pour se baigner !


Où manger ?

Pour trouver un petit restaurant local sur l’île de la Soie, j’ai trouvé que c’était quand un même un peu galère… Ensuite, j’étais principalement sur la plus petite île, qui m’a semblé moins touristique: peut être que sur l’île principale, on en trouve davantage.

En fait, on a souvent l’impression de trouver des petits restaurants le long des routes, mais il ne s’agit que de petites boutiques qui vendent des boissons et tout au mieux des sandwiches. J’ai trouvé un restaurant à tout hasard en voyant des locaux manger des nouilles devant. C’était un vrai restaurant local, qui ne coûtait presque rien: pour un gros plat de nouilles avec de la viande et une bière, j’ai payé 4100 riels, c’est-à-dire 1,20 $.

Où dormir ?

N’ayant passé qu’une journée à l’île de la Soie, je n’ai pas dormi sur place. Mais une copine m’avait quand même recommandé la Red House: il s’agit d’une guesthouse tenue par un français et une cambodgienne. La guesthouse n’est pas très loin de l’embarcadère, sur l’île principale, et des vélos y sont mis à disposition pour se balader !

Pour moi, l’île de la Soie est vraiment un détour à faire pour sortir un peu de l’effervescence de Phnom Penh et des grandes villes asiatiques en général. Ça sera le meilleur moyen de se dépayser pour une journée ! 🙂

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Dire aurevoir.

Je trouve qu’il existe une différence entre dire aurevoir, et à bientôt. Dire aurevoir, j’y suis habituée, ça fait maintenant plus de deux ans que je n’habite plus en France. Pendant mes allers-retours entre la France et le Canada, j’ai dit aurevoir plusieurs fois. Quand je suis partie vivre au Cambodge, j’ai aussi dit aurevoir.

En fait, je me rends compte que je ne disais pas aurevoir, je disais juste à bientôt. Je savais que j’allais revoir mes parents et mes amis. Les gens qu’on rencontre en voyage, on leur dit rarement à bientôt, on voudrait les revoir mais on ne sait pas quand ça sera possible. Alors, on dit aurevoir.
Je sais qu’en ayant pris la décision de voyager, j’ai aussi pris la décision de me confronter à des aurevoirs. Mais le fait d’être habituée à voyager ne rend pas la tâche plus facile pour autant.

Quand je suis arrivée à Phnom Penh, j’ai rencontré des espagnols dans mon auberge de jeunesse, qui m’ont accueilli comme s’ils me connaissaient depuis des années. Je me suis sentie « chez moi » : et j’ai passé trois semaines à me sentir chez moi, avec eux, à apprendre à se connaître et à se découvrir des points communs.             
Mais hier, j’ai du dire aurevoir. Mon expatriation à Phnom Penh a commencé avec eux, mais je n’avais pas pensé au fait qu’elle ne se finirait pas avec eux. Dire aurevoir, c’est dur car rien ne te garantit que tu reverras ces personnes là un jour, si tu en auras l’opportunité ou pas. Et c’est d’autant plus difficile quand tu te rends compte des points communs que tu as avec ces personnes : leur vision de la vie, du voyage, l’ouverture d’esprit.

J’ai aussi du dire aurevoir à des endroits que j’appréciais particulièrement: le Canada bien sûr, et le Vietnam aussi. Des endroits qui m’ont appris autant que certaines personnes, et le fait de devoir dire aurevoir est tout aussi dur. Encore une fois, on sait qu’on va ou qu’on peut y retourner: mais on ne sait juste pas quand. Dire aurevoir à des personnes ou des endroits qui t’ont littéralement changé, construit, c’est dur. Tu as un peu l’impression de laisser une partie de toi.

Je pense que dans le fait de voyager, c’est bien la seule chose que je n’aime pas. Ensuite oui, choisir c’est renoncer, et voyager c’est s’adapter. Et oui, on s’habitue à tout, certes, mais pas à ça.

Dire aurevoir, c’est aussi un peu la fin d’un voyage. En quelque sorte.

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Partir vivre/voyager au Cambodge: informations pratiques

Le Cambodge, j’y suis déjà allée, en tant que touriste: j’avais peu de temps sur place, donc je n’avais eu le temps que de visiter Phnom Penh, Siem Reap et du coup les temples d’Angkor.
Deux ans après ce voyage, me voilà désormais expatriée à Phnom Penh. Ouais, tu peux le dire, gros changement, surtout après avoir vécu deux ans au Canada, où la culture n’est vraiment pas la même. Mais voilà,je vis pour quatre mois à Phnom Penh, pour mon stage de fin d’études. Tu te doutes bien, donc, que peu importe si on part vivre ou voyager au Cambodge, les préparations en amont sont nombreuses.

Passeport et visas

Pour partir au Cambodge, et peu importe le visa, le passeport doit obligatoirement être valide au minimum six mois après la sortie du territoire cambodgien (donc après ton retour en France, quoi).

        Pour voyager

Le visa nécessaire est le visa touristique (le visa T): il est valable trois mois à partir du moment où il est délivré, mais à partir de l’entrée sur le territoire cambodgien, la durée de séjour est d’un mois maximum.
J’avais lu PARTOUT qu’il était moins cher de faire son visa à l’arrivée au Cambodge, donc soit à l’aéroport, soit au poste-frontière par la frontière terrestre: au final, c’était vraiment kiff kiff. A l’Ambassade du Cambodge à Paris, le prix du visa est de 30 €, et il est censé être de 30 $ à la frontière… Corruption oblige, on m’avait demandé 35 $ (soit 31,6 €), et il faut négocier bien longtemps pour éviter de payer les 5 $ que le douanier va gentiment se mettre dans la poche (lis ici le passage de frontière de Marjorie et Bastien pour comprendre l’ambiance… ils sont pas commodes les douaniers khmers). Je viens d’y repasser (donc en 2016), et le prix a effectivement augmenté à 35 $ à la frontière, donc je pense qu’il est préférable de prendre son visa à l’ambassade.

Au final, quitte à payer quelques euros plus cher dans tous les cas si les négos avec le cher douanier n’aboutissent pas, autant faire son visa en France selon moi. Ca te fera gagner du temps à la frontière (aérienne ou terrestre), et le visa est délivré en seulement 48h à l’Ambassade du Cambodge.

Pour plus d’infos sur les papiers à fournir, allez voir la section des visas de l’Ambassade.

      Pour y vivre/travailler

Vivre au Cambodge inclut nécessairement de bosser ! En stage, dans une entreprise locale ou dans une filiale d’une boîte française, le visa d’affaires (visa K) est requis (ensuite si ton entreprise s’occupe de ton visa, tu peux passer à la section suivante !). Celui-ci coûte 35 € à l’Ambassade du Cambodge à Paris, et est aussi délivré en 2 jours, ce qui est plutôt rapide par rapport à la plupart des visas que j’ai du faire pour d’autres pays !

Ce visa peut aussi être délivré à l’entrée sur le territoire cambodgien, il faut juste penser à apporter une preuve d’emploi (pour moi par exemple, il s’agissait de mon contrat de stage) et la preuve d’un billet de retour Et là, tu te dis, POURQUOI un billet de retour si je viens vivre au Cambodge ?
Parce que le visa d’affaires n’est valable qu’un mois, mais peut être renouvelé.

      Renouvellement de visa

Les visas de tourisme et d’affaires sont tous les deux valables uniquement un mois, mais peuvent être renouvelés au Département des Étrangers du Ministère de l’Intérieur à Phnom Penh, moyennant forcément un coût
Je compléterai cette partie mi-septembre, lorsque je serai allée faire renouveler mon visa.

A l’Ambassade, tous les visas peuvent être délivrés en urgence, mais pour cela, il faudra payer 15 € de plus…

Santé

Les vaccins

Pour partir au Cambodge (et en Asie du Sud-Est de manière générale), il est fortement recommandé d’être à jour sur ses vaccins obligatoires (DT Polio et tout le tintouin).
MAIS évidemment, il y a d’autres vaccins fortement recommandés hein, sinon c’est pas drôle…

L’hépatite A est fortement recommandée: la vaccination a une durée de plus de 10 ans, donc pas de souci à se faire si le rappel n’a pas été fait au bout de 11 ans ! Et au pire, si tu n’as pas la possibilité de faire ton rappel ou ton vaccin en France (comme en ce moment, août 2016, où il existe une rupture de stock des vaccins d’hépatite A en métropole), sache qu’il y a également un Institut Pasteur à Phnom Penh 🙂

Il est également fortement recommandé de prendre un traitement anti paludique, surtout si on part en zone rurale.

 

Les moustiques, ces chers amis

Mis à part le palu, les moustiques en Asie sont un véritable démon, surtout en période de la mousson. C’est simple, il y en a PARTOUT ! Donc, forcément, rien de mieux que l’anti-moustique bien hardcore, celui qui les met tous KO. Personnellement, j’ai pris celui conçu par l’Institut Pasteur, qui s’appelle Insect Ecran.

En plus de prendre un anti-moustique peau, prends aussi un anti-moustique vêtements si tu le sens nécessaire. L’odeur est ignoble, mais il est d’une efficacité redoutable !

 Et si tu commences à avoir des bleus autour de tes boutons de moustique, c’est normal. En Asie, les moustiques sont vraiment bioniques

Téléphone

Si tu viens vivre au Cambodge un petit bout de temps, il va sûrement falloir te prendre un forfait local. Smart, Cellcard, Metfone… A savoir déjà, c’est qu’avoir un forfait ici, c’est vraiment pas ce qui va te coûter le plus cher.
Pour acheter un carte SIM (1$), il faut aller dans les petits bouibouis qui ont pignon sur rue. Ils ne les vendent pas tous, donc il faut parfois aller en voir deux ou trois avant de trouver. Ils sont censés te demander ton passeport, mais personnellement ça n’a pas été le cas ! 

Ensuite, comme en France, tu as pas mal de forfaits différents: personnellement, j’ai pris un forfait à 1 $ renouvelable toutes les semaines qui te permet d’appeler et d’envoyer des messages: sur une semaine, le maximum est de 429 mins d’appels, donc ça va, t’en as bien pour ton argent !
Avec, j’ai pris une recharge à 5 $ par mois pour avoir 3.5 GB de données Internet. Encore une fois, pas cher non plus. Pour activer ton forfait il faut taper un code qui va te permettre d’activer ta carte SIM, et ensuite il faudra taper le code pour te permettre d’activer ton forfait et tes options. Littéralement, ça va te prendre 10 minutes !

Si ton forfait ne marche pas directement, ne t’inquiètes pas, il faut faire une manip dans tes réglages avec l’option VPN ! Pour Cellcard par exemple, il faut entrer « cellcard » comme nom de VPN pour que l’option Internet fonctionne. Au pire, va dans un magasin Cellcard/Smart/Metfone agréé à Phnom Penh, les employés parlent français et sont très efficaces. Testé, approuvé !

Se déplacer

Si tu viens juste voyager pour quelques semaines, les bus, tuktuks et autres motodops suffiront largement ! Mais quand t’y habites bah… Au bout d’un moment, ça revient un peu cher. Personnellement, je n’ai pas encore sauté le pas d’acheter un scooter, mais je pense que c’est ce que je vais faire.
Après m’être renseignée, il est assez facile de trouver un scooter pour 350 $ environ sur des groupes Facebook comme Phnom Penh Buy and Sell. A vérifier cependant que le scooter/la moto est bien vendue avec la Owner Card, ce qui évitera d’avoir des problèmes en cas de contrôle avec la police.

J’essaierai de compléter cet article au fur et à mesure de mes quatre mois au Cambodge ! 🙂

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Ce parfait voyageur hypocrite.

Aujourd’hui, je voulais écrire un article sur Toronto, mais au final je me suis dit que j’allais pousser un petit coup de gueule. Ce n’est pas mon genre de faire ça sur un domaine aussi public qu’un blog, mais vu que ca touche au voyage, je trouve cela nécessaire. Si tu n’as pas envie de lire mon pamphlet, ne le lis pas et va plutôt regarder mes vidéos, au moins j’aurai le sourire !

Je ne me considère pas du tout comme parfaite ou comme étant un modèle à suivre en terme de voyage: chaque personne est différente, et vit à sa manière. Mais le manque d’ouverture d’esprit et la critique (très, trop) facile de certains voyageurs m’ont poussé à me lâcher aujourd’hui.

J’ai toujours voyagé: merci paps et mams de m’avoir donné ces opportunités, parce que tu te doutes bien que je ne suis pas partie toute seule avec mon sac à dos en Tanzanie quand j’avais neuf ans… J’ai commencé à voyager seule à 19 ans, donc il y a trois ans. Sur les trois dernières années, j’ai créé ce blog, qui m’a permis d’en découvrir plein d’autres, et du coup toute une communauté de voyageurs avec.
J’ai découvert une communauté qui pensait la même chose que moi du voyage, qui a tout le temps envie de partir ou de s’expatrier, qui aime partager ses bons plans et ses souvenirs, et qui aime tout simplement découvrir. J’ai découvert la blogosphère voyage, puis la communauté voyage sur Youtube, et enfin les groupes Facebook. Jusque là tu me diras tout va bien, dès que j’avais besoin d’une info j’avais tous les moyens du monde de la trouver, quand je voulais partager il me suffisait de publier un article, pour en apprendre plus sur une destination je n’avais qu’à lire certains blogs.

Sauf que tout ça, ça a changé. Et ça me fait c****.

Je m’explique.

Pour moi, un voyageur est quelqu’un d’ouvert d’esprit, qui accepte les opinions différentes, veut découvrir de nouvelles cultures, et qui est une personne tolérante. Sans pour autant avoir le même avis sur tout, j’ai toujours pensé que les personnes accros au voyage avaient au moins ce point commun d’accepter les différences et de passer au dessus en respectant l’avis de l’autre. Et bah je suis peut être naïve, mais je me suis bien fourrée le doigt dans l’œil. Alors avant que je me fasse incendier, je ne parle d’ici que d’une minorité de personnes ! Sauf que ces personnes-là prennent trop de place, et m’ont plus d’une fois gâché mon plaisir de découvrir, partager, voyager.

Aujourd’hui, il n’est plus possible de publier, partager, demander des infos, sans que l’on soit critiqué de tous les côtés. Certains voyageurs, pour je ne sais quelle raison obscure, se sentent supérieurs du fait qu’ils pensent que leur manière de voyager est meilleure, plus écolo, moins touristique, enfin bref mieux que la tienne quoi. 

 

Voyager « touristique »

Il suffit de sortir qu’on part un mois en Thaïlande ou à New York pour que les réflexions fusent: c’est trop touristique, il n’y a que des touristes, c’est plus du tout authentique, c’est un piège à touristes, c’est de l’arnaque, et j’en passe. 

Et bien écoute, ça me fait une belle jambe.

Je ne comprends pas ce principe de toujours vouloir « casser » une personne sous prétexte qu’elle part dans un pays que l’on a pas aimé, et de la dénigrer parce que « tu pars dans un pays trop touristique, c’est pas un voyage ». Ou pire, ceux qui partent en formule tout compris, ah bah là c’est le diable !
Moi non plus, je ne suis pas fan de partir en formule tout compris, mais quand on a pas trop de temps et si on trouve un bon deal, et bien c’est une bonne solution. Pourquoi vouloir toujours venir troller partout sur la toile ou même de vive voix juste parce qu’on considère que l’autre ne voyage pas comme nous ? Donc parce qu’il ne voyage pas comme nous, il ne voyage pas bien ? Il n’y a pas de manière parfaite de voyager, point. Tu peux en privilégier une, ok, mais elle n’est pas meilleure qu’une autre, elle est différente. Celui qui voyage le plus loin des endroits touristiques pour être au plus près des locaux ne vit pas la même chose, mais c’est pas pour autant qu’il a atteint le Nirvana du voyage et rejoint Bouddha, cette tendance à hiérarchiser prend (je trouve) trop de place dans ce monde.

 

Le voyageur est hypocrite

Ce que j’ai remarqué, de la « naissance » de ces voyageurs à la critique rapide et facile, c’est que dans leurs discours, on distingue une certaine forme de supériorité ou de perfection. Personnellement, ça m’horripile.
Je ne suis pas parfaite non plus en matière de voyage. Mais encore une fois, l’ouverture d’esprit manque chez certains: pourquoi critiquer la manière de voyager d’une personne alors qu’on voyage pour découvrir d’autres cultures ? Quelle gloire ces gens-là en tirent ?

Certains prennent leur manière de voyager comme une tribune pour leurs convictions: l’ouverture d’esprit, c’est accepter l’avis et la décision de l’autre, alors pourquoi l’attaquer ? Alors que souvent, sous toutes ces convictions bien tranchées, se cache aussi une belle hypocrisie.
Le voyageur hypocrite vit son voyage de la manière qu’il pense la meilleure en critiquant celle des autres, mais quand ça l’arrange: et c’est souvent sur des débats écologiques et alimentaires, que je n’approfondirai pas ici. Mais quelle hypocrisie, et pour quoi au final ? Pour rien. C’est beau de défendre ses convictions, mais si c’est juste pour tacler des gens, où est l’intérêt.

Il n’y a aucune leçon à tirer de ce que je viens d’écrire: il s’agit juste d’un bon coup de gueule parce que l’ouverture d’esprit se perd, et la passion du voyage aussi. Personne n’a à se justifier de la manière dont il voyage, et malheureusement c’est l’impression que j’ai aujourd’hui. Chaque manière de voyager serait associée à un type de personne ? C’est bien dommage et ce n’est pas comme ça que je pense.

Je ne m’entends pas avec tout le monde, mais chacun sa manière de vivre: et si on a l’envie de découvrir et de respecter des cultures à l’autre bout du monde, commençons déjà à respecter la manière dont pense et voyage notre voisin de dortoir.

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Inspirations: Departures, pour voyager depuis son écran

Le pire dans un voyage, c’est l’attente. Surtout quand ce voyage n’est prévu que dans quelques mois ou quelques années: pour ma part, mon tour du monde, dans un peu plus d’un an et demi maintenant. Parfois, on a des coups de mou, on a l’impression que ce voyage n’arrivera jamais, ne se fera pas finalement. Alors je me remotive, je vais regarder quelques vidéos de voyage sur Youtube. Mais quand j’ai découvert Departures, c’était une autre perspective !

De quoi ça parle ?

Deux amis canadiens, Scott Wilson et Justin Lukach, décident de partir un an sur les routes du monde. Ils vont donc ainsi découvrir leur propre pays, le Canada, puis la Jordanie, l’Inde, l’Ile de l’Ascension, le Japon, les îles Cook, la Nouvelle-Zélande, la Thaïlande et le Cambodge. Filmé par le caméraman André Dupuis, chaque pays a son épisode consacré, voire parfois deux épisodes pour certains (l’Inde et la Nouvelle-Zélande par exemple).
Sur le principe, en effet ça semble sympa. Mais le but premier de Scott et Justin est de sortir des chemins que tout voyageur prend en arrivant dans un pays. Ainsi, on les voit vivre dans un village d’une minorité khmer au Cambodge, assister à un mariage en Jordanie, fêter Diwali chez des locaux en Inde, etc. Partis en sac à dos, on les voit essayer de se débrouiller en rencontrant des locaux, ou en visitant grâce à des contacts, souvent des amis de fac ou de lycée.

Sorti en 2008, la série a connu un succès de dingue, et a été reconduite pour deux autres saisons, qui pour les avoir regardées aussi, sont toutes aussi géniales que la première !


En quoi ça se différencie ?

C’est simple: ce n’est pas un documentaire, c’est une histoire. On retrouve vraiment des liens entre les épisodes et les pays, parce que Scott et Justin comparent leurs expériences. Il leur arrive aussi de recroiser des gens connus dans d’autres pays. Même si Scott aime expliquer les coutumes et l’histoire du pays qu’ils traversent, on a davantage l’impression de suivre une histoire. C’est d’ailleurs exactement comme ça que Scott Wilson et André Dupuis ont défini leur série: « Le but n’est pas de documenter sur le pays traversé, mais sur le voyage en lui-même« .

Ce qui m’a fait également aimer cette série, c’est le fait que les pays traversés ne sont pas ceux dont on entend généralement parler dans le domaine du voyage: Scott et Justin partent donc en Antarctique, au Groenland, et même en Corée du Nord. Cela m’a aussi permis de « connaître » certains pays d’Afrique moins touristiques comme l’Ethiopie ou le Rwanda.

Scott Wilson, Justin Lukach et André Dupuis


Ce que cette série m’a rappelé

Departures a permis de me souvenir que peu importe le voyage, l’attente en vaut la peine. Cette série est très naturelle, vivante et m’a redonné un coup de boost en attendant mon tour du monde !

Cette série m’a donné envie de visiter des pays qui ne faisaient pas partie de mes « pays prioritaires avant ». J’ai bien envie de partir dans les îles Cook et au Groenland, j’ai découvert la Corée du Nord d’un autre oeil.

Je suis aussi retombée amoureuse de certains pays: le Cambodge, mais surtout le Vietnam, pays duquel je suis tombée amoureuse et qui m’a donné envie de voyager.

Departures donne une nouvelle dimension à la philosophie du voyage: on le voit bien avec Scott et Justin, qui sont tous les deux très différents, mais qui pourtant en viennent aux mêmes réflexions en fonction des épisodes. On les voit oser et surpasser chacun leurs peurs au fur et à mesure (Justin qui affronte sa phobie des serpents au Brésil par exemple). Et tout ce qu’on a envie de faire, c’est de faire la même chose !

Enfin, cette série m’a rappelé de ne pas me contenter d’exister. Il faut vivre.


Où est ce qu’on trouve cette série ?

Les deux premières saisons sont disponibles sur Netflix. Pour la troisième saison, il faut creuser sur Youtube, sinon il est possible d’acheter les différentes saisons sur le site de Departures.

Et si après vous être avalé les trois saisons vous en voulez encore, alors ne ratez pas la nouvelle série de Scott Wilson et André Dupuis, Descending. Le trailer ici:

Et vous, quelles séries vous permettent d’attendre avant de voyager ?

Ces comportements de voyageurs qui m’énervent

Avouons-le: en tant que voyageurs, nous ne sommes pas tous pareils, on ne se comporte pas tous de la même manière. On n’appréhende pas non plus le voyage de la même manière… Chacun sa vision des choses me direz-vous: oui, je suis d’accord. Jusqu’au moment où les comportements de voyageurs nous gâche notre plaisir…

Alors voilà un petit article coup de gueule, à prendre à la légère quand même ! Parce que parfois, ça fait du bien de se lâcher 😉

Celui qui se prend pour un local (l’expatrié ?)

C’est celui que je connais le mieux pour l’instant. En voyage, ce voyageur se traduit par la panoplie totale appareil photo – guide de voyage – lunettes de soleil – bob (ok le bob c’est juste parce que c’est drôle). A peine posé à la table du resto local du coin, le voyageur en question essaye de communiquer dans la langue locale: jusque là, tout va bien, c’est même plutôt une bonne chose !

Mais tout se corse quand le voyageur se rend compte que le local ne le comprend pas… Bah oui hein, on a pas tous un accent inné. Donc ledit voyageur s’énerve et commande finalement le plat typique tradi du coin proposé sur le menu. Mais il reste énervé, parce qu’on n’a pas compris son dialecte local si parfait pourtant.
Ce même voyageur ne se mêle pas aux autres voyageurs: bah non, il est ici chez lui voyons, il ne s’adresse qu’aux locaux, et veut tout faire comme eux. Sauf que quand on ne connaît pas la culture, ses rites et ses moeurs, la situation tourne vite au ridicule. Je pense notamment à un homme qui était dans la même auberge de jeunesse que moi à Phnom Penh, et qui ne parlait qu’au personnel, parce qu’il voulait faire le moins touriste possible (on s’entend qu’on peut être un voyageur sans pour autant tomber dans le stéréotype…). Résultat, il a touché la tête du fils du patron, alors que c’est très mal vu au Cambodge. L’immersion ratée !

La panoplie du touriste: manque plus que le guide de voyage !

Et puis dans le même type de voyageur qui se prend pour un local, il y a l’expatrié. Alors pas tous hein ! Mais je parle de celui qui habite donc dans un pays étranger depuis plus ou moins longtemps, et qu’il en vient presque à renier son origine. J’en ai déjà vu certains, à Montréal, qui critiquaient les français en disant qu’il y en avait trop et qu’il faudrait qu’il y en ait moins au Québec, alors qu’eux mêmes étaient français. Bon… On voit tous le ridicule de la situation ?

Source: www.mauditfrancais.com

Au final, ce n’est pas vraiment énervant comme comportement… Plutôt drôle, et un peu ridicule. Mieux vaut en rire qu’en pleurer !

Celui qui se sent supérieur

Bon celui-là, c’est sûrement un des pires… Ce voyageur-là se sent surtout supérieur aux locaux, comme si sa venue dans le pays était un honneur ultime pour la population. Ce voyageur-là ne respecte donc pas les coutumes locales (voyons, manquerait plus qu’il s’adapte !), et encore pire il s’en plaint. Cette supériorité s’accompagne souvent d’une ouverture d’esprit équivalente à la taille d’une huître: on ne citera pas les réflexions telles que « Non mais comment ils font pour vivre ici » ou encore « Pourquoi j’irais manger de la cuisine de rue, je vais choper le choléra !« .

Source: www.memgen.com

Bon encore une fois, j’exagère dans cet article. Mais malheureusement, pas mal de voyageurs réagissent de telle ou telle manière qui leur donne une impression de supériorité par rapport à la population locale, et c’est vraiment dommage. Déjà, parce que c’est le meilleur moyen de passer à côté de son voyage, et deuxièmement c’est garanti que les locaux vont avoir une mauvaise image des étrangers après ça. Et ensuite, ce sont les voyageurs respectueux et désireux de découvrir la culture (et LA NOURRITURE) qui payent les pots cassés.
Je me souviendrai par exemple d’une fille au Vietnam, qui a commencé à s’énerver parce que son plat n’arrivait pas assez vite au restaurant. Ok, on avait une excursion 20 minutes plus tard, mais s’énerver en Asie est un signe de faiblesse, et a tendance à déstabiliser l’interlocuteur. Au final, ca n’a rien changé à la rapidité d’arrivée de son plat, elle a juste gâché l’ambiance…

 

Celui qui ne respecte rien (et qui ne s’en rend pas compte)

Celui-là, il nous énerve un peu… Mais il nous fait surtout rire, parce qu’il se fout la honte. C’est le voyageur qui veut tout découvrir, mais qui n’a pas pris le temps de lire un blog ou un guide de voyage, et qui ne connaît rien à propos des coutumes… Et qui va rentrer dans un temple bouddhiste avec ses chaussures (toi-même tu sais que c’est un blasphème).

C’est aussi celui (ou plutôt celle) qui ne va pas prêter attention aux coutumes vestimentaires, et qui va gambader en short et mini débardeur dans un pays où la tendance est plutôt à la pudeur. Bon ok, cette voyageuse-là rentre aussi dans la catégorie du dessus, mais on va laisser le bénéfice du doute à certaines 🙂
Le plus drôle reste le voyageur qui ne respecte pas les habitudes alimentaires: ne pas manger avec la main gauche dans les pays d’Afrique du Nord par exemple. Le choc des locaux est souvent au rendez-vous, mais surtout la honte assurée pour le voyageur quand il se rend compte de sa bêtise. Encore une fois, mieux vaut en rire qu’en pleurer !

Les panneaux d’interdiction fleurissent, souvent à cause de certains voyageurs.

Somme toute, on est tous le voyageur insupportable de quelqu’un d’autre: on n’a pas tous la même vision du voyage, encore une fois. Alors, d’autres idées de comportement de voyageurs qui vous énervent ? Faisons preuve de second degré ! 🙂