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Découvrir Kampot

Il y a deux ans, la première fois que je suis allée au Cambodge, j’avais déjà envie de passer par Kampot et Kep. Sauf que manque de temps, cette étape est passée à la trappe… Donc maintenant que j’habite au Cambodge, j’ai décidé de me rattraper !
Bon ensuite, vu que je travaille, je n’ai que mes week ends de libre, donc pas beaucoup de temps non plus pour découvrir: j’ai donc du faire des choix !

Jour 1: Le parc national de Bokor, et la rivière de Kampot

Pour mon premier jour, je voulais absolument visiter le parc national de Bokor, histoire de profiter de la vue depuis le haut de la montagne ! Sauf qu’en arrivant le vendredi soir à 21h, un peu compliqué pour s’organiser…
Je voulais louer un scooter, mais on m’a dit que la route était 1) super longue, 2) pas mal raide. Avec exactement trois semaines de scoot à mon actif, je me suis dit qu’on n’allait pas prendre de risque. J’ai donc booké une excursion d’une journée avec Bison Tours.

Départ à 8h30 du matin, pour 1h de trajet jusqu’au Bokor: première étape, c’est une énorme statue qui surplombe la montagne, extrêmement colorée et vraiment imposante: il s’agit de la statue de Lok Yeay Mao, qui est une héroïne mythique dans la religion bouddhiste, et qui de ce fait est extrêmement respectée. Celle du parc national de Bokor veillerait sur la vallée de Kampot et sur ses habitants. Attention par contre, en haut de la montagne, il y a vraiment beaucoup de vent et il peut faire froid… En gros, prévois un pull et un kway 🙂
Après, je suis partie pour la suite de la visite au niveau d’une pagode, qui offrait encore une fois un magnifique point de vue. C’est je pense, ce qui m’a le plus scotchée en visitant Bokor: la multitude de vues à couper le souffle que j’ai pu voir.

Pour moi, ce qui est vraiment à voir à Bokor, ça reste le casino-palace abandonné: honnêtement, au début, je n’étais pas convaincue DU TOUT, je me disais que visiter un vieux casino alors que je suis dans un parc national, bon… Pas grand intérêt.

Sauf qu’en fait, il n’est pas franchement possible de se balader hors des routes dans le parc national… A cause du génocide des Khmers Rouges, et même si le parc a été nettoyé des mines, il existe toujours un risque de tomber sur une mine abandonnée si l’on s’éloigne des sentiers battus. J’ai trouvé ça un peu dommage de ne pas pouvoir s’organiser un petit trek dans le parc national, surtout que les paysages sont vraiment magnifiques. Mais bon, on ne va pas tenter le diable !
Donc, au final, ce qui est à visiter dans le Bokor se limite au casino-palace abandonné, la vieille église et la statue géante, et également la cascade de Pokopvil. Mais surtout, les points de vue. Je m’en suis pris plein les yeux toute la journée ! Et même sans la possibilité de faire de trek, je trouve que le Bokor reste un incontournable de Kampot.

A la fin de la journée, j’ai profité d’une croisière de deux heures sur un petit bateau local pour admirer le coucher de soleil et potentiellement voir des lucioles (je t’avoue que les lucioles c’est bien mignon, mais moi je voulais surtout voir le coucher de soleil) ! Et alors là, j’ai plus les mots. Je te laisse la photo, je pense que ça sera bien plus parlant !

Pour tous les détails sur l’excursion, allez voir en bas de l’article !


Jour 2: Les plantations de poivre de la vallée de Kampot

Pour mon deuxième jour à Kampot, je voulais aller visiter des plantations de poivre et si possible acheter du poivre de Kampot, qui apparemment est un des meilleurs de monde !
Pour le coup, pas envie de prendre une excursion: la seule chose que j’avais besoin de payer (mis à part le poivre si j’en achetais), c’était la location du scooter. Pour le coup, un peu de liberté ! Chose faite, je vais encore une fois chez Bison Tours, et c’est parti pour un scooter à 4 $ la journée, en très bon état: il faut payer le plein en plus bien sûr, mais un plein coûtant environ 3 $ au Cambodge, je ne me suis pas vraiment ruinée.

Ensuite, il faut que t’y ailles jusqu’à la plantation… Une des plus connues s’appelle tout simplement « La Plantation« , et fait du poivre biologique. A l’aller, j’ai quand même mis deux heures à m’y rendre, parce que c’était pas l’endroit le mieux indiqué sur la route…
Pour y aller, il faut prendre la route qui va de Kampot à Kep: un panneau indique sur la gauche au bout de quelques kilomètres, « Pepper Agri Tourism« : c’est là que tu dois tourner ! Ensuite, il suffit de suivre les panneaux « La Plantation »: attention, il y a bien 10 kilomètres pour y aller. Même si la route ressemble davantage à de la piste qu’à une route de ville, on passe par beaucoup de petits villages et on peut voir des rizières magnifiques, très très vertes pendant la saison des pluies (sérieusement, quand j’y étais, elles étaient presque vertes fluo !).

En arrivant à « La Plantation », le cadre est idyllique: zen, aucun bruit. La visite de 20 minutes des plantations de poivre est gratuite: en gros, si tu ne veux rien acheter, tu n’as rien à dépenser. Mais je recommande quand même de prendre un verre ou de déjeuner sur la terrasse où le poivre est vendu: en plus de la vue sur les plantations, il y a peu de monde. Même si le déjeuner est plus cher que dans la plupart des petits restos de Kampot, le cadre en vaut la peine !

Conseils, adresses et prix

• Une bonne adresse pour des excursions et des locations de scooter: Bison Tours, sur la rue 730. Le personnel est gentil, les prix sont très abordables, et le service rapide !

• Une guesthouse sympa pour découvrir Kampot: Monkey Republic, sur la rue 730 (en face de Bison Tours !). C’est une petite guesthouse assez familiale, avec des chambres et des salles de bain super clean et des prix à toute épreuve: 7 $ la nuit la chambre pour deux ! Ensuite, c’est sûr que la guesthouse n’est pas située sur la rivière: mais on est à 5 minutes à pied de la Kampot River, et pour ce prix-là je veux bien m’éloigner un peu. Pour réserver ou en savoir plus, c’est par ICI !

• L’excursion que j’ai prise pour visiter le Bokor coûtait 13 dollars et comprenait:
– le transport,
– le déjeuner,
– l’entrée dans le parc national,
– un guide anglophone,
– la croisière sur la Kampot River pour voir le coucher du soleil.

A noter que si vous voulez aller au Bokor et faire la croisière par vous-même, l’entrée au parc national coûte 5 $, la croisière 5$ également et la location de scooter 4 $ la journée (sans compter le déjeuner). Donc au final, vous aurez plus de liberté, mais ça vous reviendra plus cher. A vous de choisir !

• Le poivre de Kampot à « La Plantation » a quand même un certain prix. Un kilo de poivre noir coûte 40 $, et 100 g coûte 5,50 $. Si vous trouvez des petits producteurs, cela coûtera sûrement moins cher, et avec une possibilité de négocier le prix !

• Pensez à regarder la météo avant d’aller visiter une plantation de poivre: si la pluie tombe, vous aurez vite fait de vous embourber dans les chemins de terre totalement inondés !

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Itinéraire et conseils pour un roadtrip en Gaspésie

La Gaspésie, ses grands espaces, ses immenses parcs nationaux, et ses côtes maritimes remplies de phoques et de fous de bassan

Idéal pour un roadtrip !

Sauf qu’en une semaine, il faut sélectionner quels endroit son visite, parce que la Gaspésie est remplie d’endroits à voir… Il faut donc choisir ! Je suis donc partie 7 jours dans cette région, et je ne le regrette pas du tout. J’en ai même fait une vidéo ! N’hésitez pas à vous abonner 😉


L’itinéraire

 

Etape 1: Ottawa – Québec (2 jours)

D’Ottawa à Québec, on met environ 5h par la route: en bus, il faut compter environ 50 $, et en covoiturage, 30 $ (voir le site Amigo Express). Le choix est vite fait ! Pour le logement, rien de mieux que le couchsurfing, totalement gratuit.

Je ne vais pas m’éterniser sur la ville de Québec, j’en ferais un article complet très prochainement.

 

Etape 2: Québec – Sainte-Anne des Monts/Cap-Chat

Cette fois-ci, le trajet se fait en bus, car le covoiturage en Gaspésie n’est pas encore très répandu.. Ou sinon, les dates ne correspondent pas. De Québec à Sainte-Anne des Monts, il faut compter 8 heures de trajet, avec un stop à Rimouski. La ville de Sainte-Anne des Monts regorge de choses à voir… Pendant la saison touristique ! Et évidemment, à une semaine près, tout était fermé…
Mais si vous décidez de partir en Gaspésie entre juin et fin septembre, alors vous pourrez faire une foule d’activités avec Exploramer, qui est le complexe d’activités nautiques et maritimes de Sainte-Anne des Monts. Si vous venez hors saison, vous avez toujours la possibilité de monter en haut du promontoire d’Exploramer pour admirer la vue…

 

Pour Cap-Chat, c’est la même chose: en dehors de la période juin-septembre, il y a peu de choses à faire. Apparemment, la ville doit son nom à un célèbre rocher qui aurait la forme d’un chat.

Je suis peut-être aveugle, mais je cherche toujours le rocher !


Etape 3: Sainte-Anne des Monts – Parc national de la Gaspésie

Selon moi, la meilleure étape du voyage ! Et contrairement aux autres activités touristiques de la Gaspésie, je recommande fortement de se balader dans le parc national pendant l’automne. La raison est simple: les couleurs ! Les vallées sont totalement oranges et rouges, et c’est magnifique. Un bus permet d’aller de Sainte-Anne des Monts (la ville la plus proche) au parc de la Gaspésie: mais quand on est hors-saison, on fait avec les moyens du bord et on prend le taxi ! A savoir que le taxi au Canada esT bien moins cher qu’en France.
Il est possible de faire du stop, mais le résultat n’est pas garanti… Très peu de personnes se rendent à l’intérieur du parc après la fermeture de la saison.

 

 

Etape 4: Sainte-Anne des Monts – Percé

Encore une fois, c’est par bus qu’on se rend à Percé. Et cette fois-ci, ENFIN une activité maritime possible ! Et oui, on a pu faire une croisière d’une heure et demie autour du Rocher Percé et de l’île de Bonaventure, qui recueille une colonie de fous de bassan colossale. On a pu aussi apercevoir des phoques, mais pas de baleines… Il faut être un peu chanceux pour en apercevoir.

Pour déjeuner, il faut absolument aller au Resto du Village: à deux minutes à pied du bureau de croisières qui se trouve sur la jetée, l’endroit ressemble un peu à un mobil-home, mais c’est la meilleure poutine que j’ai jamais mangé de ma vie (et pour seulement 5 $).

      

Etape 5: Percé – Gaspé

Il y a seulement 1h de bus entre Percé et Gaspé, et le covoiturage est déjà plus possible que dans le reste de la Gaspésie, car ce sont deux villes relativement grandes pour la région.
L’avantage de Gaspé est la proximité avec la mer et la montagne: le parc Forillon est apparemment magnifique : mais comme il pleuvait des cordes, impossible de le faire ! Avec Eskamer, vous aurez aussi la possibilité de plonger avec des phoques, une activité incontournable. Mais encore une fois, le temps ne jouait pas en notre faveur…

Budget

 

Dépenses               Type                                                        Prix ($ CAD)                                  Prix (€)
________________________________________________________________________________________________________

Transport                   Bus, covoiturage, taxi                              296,63                                                 213,57

Nourriture                  Supermarché + restos                             80                                                        57,6

Logement                    Couchsurfing                                             0                                                          0

Activités                       Entrée parc + sortie en mer                  36                                                       25,92
________________________________________________________________________________________________________
TOTAL                                                                                            412,63                                               297,03

 

Alors bien sûr, il est largement possible de faire moins: en étant hors saison, on paye davantage pour les transports, et en s’y prenant plus tôt il est facile de trouver des covoiturages.

 

Conseils

  • La meilleure période pour visiter la Gaspésie est fin septembre – première semaine d’octobre: la saison n’est pas encore terminée, mais il y a moins de touristes et vous pourrez voir les jolies couleurs d’automne.
  • Pensez à vous renseigner sur les activités et si possible, réservez en avance.
  • Les gaspésiens sont très accueillants: faites du couchsurfing !
  • Si vous prenez le bus, vérifiez bien les horaires: en hors-saison, il n’y a souvent que deux bus par jour, et pas souvent aux meilleurs horaires…
  • Visitez les parcs nationaux tôt le matin: moins de monde, un lever de soleil magnifique et la possibilité de voir des orignaux.

 

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Partir en voyage: les 8 indispensables à mettre dans son sac à dos

Quand on part en voyage, et particulièrement quand on fait son sac, on pense surtout à quels vêtements on doit emporter. Mais souvent, on a le syndrome du dernier truc: « Hé m****, j’ai oublié un truc à la maison!« . Oui, ça nous est tous arrivé, et on va pas se mentir, c’est vraiment rageant.
 
Après deux ans et demi d’expatriation et plus ou moins 5 ans de voyage, j’ai réussi à dresser une liste de 8 indispensables que j’emporte tout le temps en voyage. Découvre-les dans cet article, ou en vidéo pour plus de démos !

 

La housse de protection pour sac à dos (Plane Cover de chez Décathlon)

J’ai vraiment compris l’utilisé de la travel cover le jour où je m’en suis servie pour la première fois. Le principe est simple, il s’agit purement et simplement d’un sac à sac !
En plus de protéger le sac à dos (notamment de s’accrocher avec d’autres sacs ou valises par les cordons et sangles dans les soutes), j’ai trouvé ça plus rassurant lorsque j’enregistrais mon bagage pour mes voyages en avion ou dans les soutes de bus.
En effet, même si ce n’est pas extrêmement dissuasif, la travel cover a au moins l’avantage de pouvoir se fermer avec un cadenas, ce qui n’est pas le cas de mon sac à dos ! Personnellement, j’utilise le modèle en toile de chez Décathlon: mais il existe des modèles plus résistants en toile cirée qui se trouvent sur Amazon, par exemple.
Le modèle que j’utilise > ICI
Le modèle trouvé sur Amazon > ICI


La serviette microfibre

La serviette microfibre, c’est pour moi un gain de place indéniable: roulé en sushi, elle est vraiment très compacte et peut aussi bien s’utiliser pour la douche que pour aller à la plage (bon lave-là peut-être entre temps quand même, hein). De plus, elle sèche très rapidement, contrairement à une serviette de bain classique. Ce n’est que mon avis, mais la serviette microfibre pour un voyage en sac à dos, c’est vraiment un must !

Le modèle que j’utilise > ICI
Le modèle trouvé sur Amazon > ICI


Un (ou plusieurs) adaptateurs

Évidemment, dans la plupart des pays, on ne peut pas partir sans un adaptateur. Mais dans certains pays (comme notamment en Asie), on peut parfois retrouver plusieurs types de prises différents, et là autant avoir prévu son adaptateur en amont ! Il existe des adaptateurs multi-destinations aujourd’hui: ce n’est pas ce que je préconise. Je les trouve gros et peu utiles (tu te retrouves toujours à utiliser seulement 2 prises sur les 5 ou 6 proposées).
Une autre solution: acheter une prise locale. Cette solution ne revient pas forcément plus cher qu’acheter un adaptateur, et permettra aussi d’alléger le contenu de ton sac (au moins a minima !).
Tu peux acheter un adaptateur ICI !


Le couteau suisse

Je pense que je n’ai pas besoin de passer en revue les avantages à avoir un couteau suisse en voyage, la raison même d’exister d’un couteau suisse veut déjà tout dire ! Je m’en suis servi des centaines de fois pour cuisiner, couper des fils (quand je couds des drapeaux sur mon sac par exemple), utiliser le tire-bouchon ou le décapsuleur…
Bien sûr, à ne pas transporter en bagage cabine, sinon tu ne risques pas de t’en servir longtemps.

Tu peux acheter un couteau suisse ICI


La pochette secrète

Ce sont des pochettes en toile de petite taille qui se ferment avec un zip et s’attachent à la ceinture en les rentrant à l’intérieur du pantalon: au moins, si on se fait voler son sac, il nous restera toujours la carte bleue et un peu de liquide pour rentrer à la maison. Cela permet aussi de garder certaines choses de valeur près de soi. C’est un accessoire d’une praticité incontestable, qui ne prend vraiment aucune place. En plus, aujourd’hui, on en trouve sous plusieurs formes: pochettes, ceintures, et même soutien-gorges ! 

 Le modèle que j’utilise > ICI
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La lampe dynamo

Autonome, petite et facile à utiliser. Si tu as besoin de lumière dans ton dortoir quand tout le monde dort, ou simplement en pleine nuit, voilà l’accessoire qu’il te faut (et ne me dit pas que la torche de ton portable suffit, le jour où tu tomberas en rade de batterie tu penseras à moi) !

Tu peux acheter une lampe dynamo ICI


Le kit de couture

Oui, le kit de couture gratuit distribué dans l’avion, c’est bien lui dont je te parle. Figure-toi qu’on s’en sert plus souvent qu’on ne le pense, surtout en voyage ! Un vêtement déchiré arrive rapidement, ou encore pour renforcer son sac quand il a vécu quelques épreuves.
Et si tu n’as pas ce fameux kit de couture, autant le confectionner toi-même: un peu de fil, 2 aiguilles et 3 boutons, le tour est joué !


Des sacs Ziploc

Rien de bien compliqué: les sachets en plastique refermables que tu utilises dans ta cuisine peuvent aussi être utilisés pour ranger et compartimenter tes affaires dans ton sac à dos. Cela t’aidera à retrouver tes affaires plus facilement et à éviter de te retrouver avec un sac qui part dans tous les sens au bout de quelques semaines de voyage.

Si tu as d’autres indispensables de voyage, n’hésite pas à m’en parler en commentaire !