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Dire aurevoir.

Je trouve qu’il existe une différence entre dire aurevoir, et à bientôt. Dire aurevoir, j’y suis habituée, ça fait maintenant plus de deux ans que je n’habite plus en France. Pendant mes allers-retours entre la France et le Canada, j’ai dit aurevoir plusieurs fois. Quand je suis partie vivre au Cambodge, j’ai aussi dit aurevoir.

En fait, je me rends compte que je ne disais pas aurevoir, je disais juste à bientôt. Je savais que j’allais revoir mes parents et mes amis. Les gens qu’on rencontre en voyage, on leur dit rarement à bientôt, on voudrait les revoir mais on ne sait pas quand ça sera possible. Alors, on dit aurevoir.
Je sais qu’en ayant pris la décision de voyager, j’ai aussi pris la décision de me confronter à des aurevoirs. Mais le fait d’être habituée à voyager ne rend pas la tâche plus facile pour autant.

Quand je suis arrivée à Phnom Penh, j’ai rencontré des espagnols dans mon auberge de jeunesse, qui m’ont accueilli comme s’ils me connaissaient depuis des années. Je me suis sentie « chez moi » : et j’ai passé trois semaines à me sentir chez moi, avec eux, à apprendre à se connaître et à se découvrir des points communs.             
Mais hier, j’ai du dire aurevoir. Mon expatriation à Phnom Penh a commencé avec eux, mais je n’avais pas pensé au fait qu’elle ne se finirait pas avec eux. Dire aurevoir, c’est dur car rien ne te garantit que tu reverras ces personnes là un jour, si tu en auras l’opportunité ou pas. Et c’est d’autant plus difficile quand tu te rends compte des points communs que tu as avec ces personnes : leur vision de la vie, du voyage, l’ouverture d’esprit.

J’ai aussi du dire aurevoir à des endroits que j’appréciais particulièrement: le Canada bien sûr, et le Vietnam aussi. Des endroits qui m’ont appris autant que certaines personnes, et le fait de devoir dire aurevoir est tout aussi dur. Encore une fois, on sait qu’on va ou qu’on peut y retourner: mais on ne sait juste pas quand. Dire aurevoir à des personnes ou des endroits qui t’ont littéralement changé, construit, c’est dur. Tu as un peu l’impression de laisser une partie de toi.

Je pense que dans le fait de voyager, c’est bien la seule chose que je n’aime pas. Ensuite oui, choisir c’est renoncer, et voyager c’est s’adapter. Et oui, on s’habitue à tout, certes, mais pas à ça.

Dire aurevoir, c’est aussi un peu la fin d’un voyage. En quelque sorte.

Ces comportements de voyageurs qui m’énervent

Avouons-le: en tant que voyageurs, nous ne sommes pas tous pareils, on ne se comporte pas tous de la même manière. On n’appréhende pas non plus le voyage de la même manière… Chacun sa vision des choses me direz-vous: oui, je suis d’accord. Jusqu’au moment où les comportements de voyageurs nous gâche notre plaisir…

Alors voilà un petit article coup de gueule, à prendre à la légère quand même ! Parce que parfois, ça fait du bien de se lâcher 😉

Celui qui se prend pour un local (l’expatrié ?)

C’est celui que je connais le mieux pour l’instant. En voyage, ce voyageur se traduit par la panoplie totale appareil photo – guide de voyage – lunettes de soleil – bob (ok le bob c’est juste parce que c’est drôle). A peine posé à la table du resto local du coin, le voyageur en question essaye de communiquer dans la langue locale: jusque là, tout va bien, c’est même plutôt une bonne chose !

Mais tout se corse quand le voyageur se rend compte que le local ne le comprend pas… Bah oui hein, on a pas tous un accent inné. Donc ledit voyageur s’énerve et commande finalement le plat typique tradi du coin proposé sur le menu. Mais il reste énervé, parce qu’on n’a pas compris son dialecte local si parfait pourtant.
Ce même voyageur ne se mêle pas aux autres voyageurs: bah non, il est ici chez lui voyons, il ne s’adresse qu’aux locaux, et veut tout faire comme eux. Sauf que quand on ne connaît pas la culture, ses rites et ses moeurs, la situation tourne vite au ridicule. Je pense notamment à un homme qui était dans la même auberge de jeunesse que moi à Phnom Penh, et qui ne parlait qu’au personnel, parce qu’il voulait faire le moins touriste possible (on s’entend qu’on peut être un voyageur sans pour autant tomber dans le stéréotype…). Résultat, il a touché la tête du fils du patron, alors que c’est très mal vu au Cambodge. L’immersion ratée !

La panoplie du touriste: manque plus que le guide de voyage !

Et puis dans le même type de voyageur qui se prend pour un local, il y a l’expatrié. Alors pas tous hein ! Mais je parle de celui qui habite donc dans un pays étranger depuis plus ou moins longtemps, et qu’il en vient presque à renier son origine. J’en ai déjà vu certains, à Montréal, qui critiquaient les français en disant qu’il y en avait trop et qu’il faudrait qu’il y en ait moins au Québec, alors qu’eux mêmes étaient français. Bon… On voit tous le ridicule de la situation ?

Source: www.mauditfrancais.com

Au final, ce n’est pas vraiment énervant comme comportement… Plutôt drôle, et un peu ridicule. Mieux vaut en rire qu’en pleurer !

Celui qui se sent supérieur

Bon celui-là, c’est sûrement un des pires… Ce voyageur-là se sent surtout supérieur aux locaux, comme si sa venue dans le pays était un honneur ultime pour la population. Ce voyageur-là ne respecte donc pas les coutumes locales (voyons, manquerait plus qu’il s’adapte !), et encore pire il s’en plaint. Cette supériorité s’accompagne souvent d’une ouverture d’esprit équivalente à la taille d’une huître: on ne citera pas les réflexions telles que « Non mais comment ils font pour vivre ici » ou encore « Pourquoi j’irais manger de la cuisine de rue, je vais choper le choléra !« .

Source: www.memgen.com

Bon encore une fois, j’exagère dans cet article. Mais malheureusement, pas mal de voyageurs réagissent de telle ou telle manière qui leur donne une impression de supériorité par rapport à la population locale, et c’est vraiment dommage. Déjà, parce que c’est le meilleur moyen de passer à côté de son voyage, et deuxièmement c’est garanti que les locaux vont avoir une mauvaise image des étrangers après ça. Et ensuite, ce sont les voyageurs respectueux et désireux de découvrir la culture (et LA NOURRITURE) qui payent les pots cassés.
Je me souviendrai par exemple d’une fille au Vietnam, qui a commencé à s’énerver parce que son plat n’arrivait pas assez vite au restaurant. Ok, on avait une excursion 20 minutes plus tard, mais s’énerver en Asie est un signe de faiblesse, et a tendance à déstabiliser l’interlocuteur. Au final, ca n’a rien changé à la rapidité d’arrivée de son plat, elle a juste gâché l’ambiance…

 

Celui qui ne respecte rien (et qui ne s’en rend pas compte)

Celui-là, il nous énerve un peu… Mais il nous fait surtout rire, parce qu’il se fout la honte. C’est le voyageur qui veut tout découvrir, mais qui n’a pas pris le temps de lire un blog ou un guide de voyage, et qui ne connaît rien à propos des coutumes… Et qui va rentrer dans un temple bouddhiste avec ses chaussures (toi-même tu sais que c’est un blasphème).

C’est aussi celui (ou plutôt celle) qui ne va pas prêter attention aux coutumes vestimentaires, et qui va gambader en short et mini débardeur dans un pays où la tendance est plutôt à la pudeur. Bon ok, cette voyageuse-là rentre aussi dans la catégorie du dessus, mais on va laisser le bénéfice du doute à certaines 🙂
Le plus drôle reste le voyageur qui ne respecte pas les habitudes alimentaires: ne pas manger avec la main gauche dans les pays d’Afrique du Nord par exemple. Le choc des locaux est souvent au rendez-vous, mais surtout la honte assurée pour le voyageur quand il se rend compte de sa bêtise. Encore une fois, mieux vaut en rire qu’en pleurer !

Les panneaux d’interdiction fleurissent, souvent à cause de certains voyageurs.

Somme toute, on est tous le voyageur insupportable de quelqu’un d’autre: on n’a pas tous la même vision du voyage, encore une fois. Alors, d’autres idées de comportement de voyageurs qui vous énervent ? Faisons preuve de second degré ! 🙂

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Parle avec tes tripes: dis moi pourquoi tu voyages.

Je suis presque sûre qu’il t’es déjà arrivé, cher lecteur, d’expliquer pourquoi tu voyages à quelqu’un. D’expliquer le sentiment immense qui t’envahis quand tu parles de voyages, quand tu te souviens de ceux que tu as fait, et quand tu imagines ceux que tu vas entreprendre. Les mots ne viennent pas forcément, hein ? Ou ils ne sont pas assez forts pour expliquer le déversement d’émotions liés au voyage, à ce mode de vie, à cette philosophie.

J’ai moi aussi essayé d’expliquer ma philosophie du voyage, ce qui me motivait et comment ça avait commencé. Quand j’arrive à bien expliquer mon ressenti, je me heurte souvent à une mauvaise compréhension de la part des gens à qui j’exprime mon point de vue. Oui c’est rageant de ne pas être compris, franchement.
Donc aujourd’hui, j’ai eu envie d’écrire cet article, pour expliquer ce point de vue si personnel, cette philosophie si intime qui me lie à ma passion du voyage. Oui, il s’agit d’un article personnel, c’est bien rare. Mais pourquoi voyager, si je n’arrive pas à exprimer ce que cela me procure.

Le commencement

Le 6 juillet 2013, c’est-à-dire il y a pile deux ans au moment où j’écris ces lignes. Je sors de l’aéroport Tân Sơn Nhất d’Hô-Chi-Minh Ville, au Vietnam. Je suis en jogging et en pull, évidemment je ne me suis pas dit une seule seconde que j’allais mourir de chaud dans un pays en pleine période de mousson. Je regarde autour de moi: je ne comprends rien à ce qu’il y a écrit sur les panneaux, cette langue n’est pas la mienne. Cette culture non plus d’ailleurs, je la contemple avec des yeux ébahis.

Premier choc: quand les portes automatiques de l’aéroport se sont ouvertes, je me suis pris une bourrasque d’air chaud et humide dans le visage. Un vacarme de rue qui m’est bien inconnu se fait entendre, la vie se déroule sous mes yeux, sans que j’y comprenne quoi que ce soit.
C’est comme quand vous remettez le son de votre télévision après l’avoir laissé longtemps en mode Muet: il faut un temps d’adaptation pour reprendre le cours du film, refaire les connexions.

J’ai perdu mes yeux dans les lumières d’Hô-Chi-Minh Ville, avec la boule au ventre: aucun repère, dans ce pays que je ne connaissais pas, et qui avait pourtant tout à m’offrir. J’étais à exactement 14 098,3 kilomètres de chez moi (merci Google Maps). Résultat: j’ai exulté.

Ce qu’il s’est passé ensuite

Je suis rentrée en France un mois plus tard, et j’ai décidé que j’y retournerai l’été suivant, et en visitant le Cambodge également. J’ai bossé, et je suis repartie.
Avant même de me rendre compte que j’avais pris le virus du voyage, j’avais pris le virus de l’Asie. C’est un continent dont je suis tombée amoureuse, par la culture, le dépaysement, la nourriture aussi (SUPER important). J’ai besoin de me perdre dans cette culture pour me sentir vivante: c’est sûrement un mal pour certains, pour moi c’est crucial. C’est ce que j’aime, me dépayser.

Ensuite, en mai 2014, j’ai pris la décision de partir en tour du monde en 2017. En gros, depuis un an, j’économise tout ce que je peux pour pouvoir partir, et honnêtement peu de gens comprennent pourquoi « je me prive autant pour un voyage que je ne ferais probablement pas« . Mais je ne me prive pas ! Je suis motivée, c’est tout. Les soirées que je ne fais pas aujourd’hui vont me permettre de réaliser mon rêve dans deux ans maintenant.
Je voyage parce que j’aime ça. Je voyage parce que certains n’ont pas cette chance, et que je veux profiter de cette opportunité que j’ai de pouvoir découvrir le monde. Je voyage parce que rester chez moi sans connaître le monde extérieur me semble être une régression. Je voyage parce que ça me fait vivre, comme l’air que je respire: ça m’est vital.

Et maintenant ?

Voilà deux mois et demi que je suis rentrée en France, et le manque se fait sentir ! J’aime la France hein, qu’on se comprenne bien. Mais j’ai besoin d’aller voir ailleurs, pour me découvrir, pour ne pas m’enterrer dans une routine. Je repars dans un mois et demi, et j’ai hâte de voir ce que le Canada a encore à m’offrir.

Je travaille pour économiser pour mon tour du monde: c’est dur parfois, de voir qu’on est encore loin du but. Je n’ai jamais voulu abandonner ! Mais parfois, on a l’impression qu’on coure après une chimère, et deux ans ça reste long. J’ai parfois besoin de me reconnecter avec ce qui m’a motivée à commencer toute cette aventure, pour me rappeler pourquoi je fais tout ça.

Et dans ces moments-là, quoi de mieux que des vidéos Youtube 😉

 

Un an au Canada, par le blog voyage Seth et Lise.

 

Une autre vidéo de Seth et Lise, cette fois sur leur voyage en Asie. Ça me rappelle ce qui m’a donné envie de voyager.

 

 

Le tour du monde en 45 minutes de Charlotte et Mike. Pour voyager, il n’y a pas mieux !

Et toi alors ?

Et toi lecteur, c’est quoi ta philosophie de voyage ?


De Florence (via Facebook): « Pour ne pas avoir de regrets à la fin de ma vie… me dire que j’ai accompli des rêves, fait des rencontres, connu des expériences… que je ne suis pas passée à côté du temps que j’avais à passer sur cette terre. »

De Laurent (via le blog): « Pour trébucher, me prendre des claques, être déstabilisé face à un monde, une culture, que je ne maîtrise pas.« 

De Cécilia (via Facebook): « Voyager pour moi c’est avant tout sortir de sa zone de confort, je vois ça comme une sorte de lutte, avec la fatigue, la chaleur, la barrière de la langue, les douleurs aux jambes, les maladies improbables etc, c’est repousser ses limites, se montrer a soi même que même dans cette situation hyper délicate, ben je m’en suis sortie, avec le sourire, et plus forte.
Et puis voyager, c’est se vider la tête. Se délester de toutes ces choses qui nous emplissent le crane et se concentrer sur les pensées essentielles : c’est beau, j’ai faim, j’ai sommeil, je m’emmerde, j’ai soif. C’est vivre des expériences uniques qui n’appartiennent qu’à nous. « 

Continuez de partager vos expériences ! 🙂

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Et un jour, j’ai eu envie de rentrer.

Contradictoire de voir un tel titre sur un blog voyage, non ? On s’attend plus à l’inverse, à lire quelque chose sur l’envie de partir, de se dépayser, et de se couper de sa routine.

 

A vrai dire, je n’ai pas vraiment eu envie de rentrer, je pense plutôt que j’en avais besoin. Le jour où j’ai ressenti cette nécessité m’a marquée, parce que c’est la première fois que j’ai eu ce sentiment depuis que j’ai découvert ma passion pour le voyage. Pourtant, le blues du voyageur est un mal assez répandu, rien de bien méchant et qui passe plutôt vite.

Mais ce qui m’a marqué, c’est d’avoir mon premier blues du voyage au Canada. Un pays occidental, avec une culture relativement proche de la France. Alors qu’après quelques voyages en Asie, je n’avais jamais ressenti cela.
Pourquoi au Canada ? Honnêtement je ne sais pas. Pourtant, aussi bizarre que cela puisse paraître, j’ai véritablement eu un choc culturel dans ce pays. Au début, parce qu’on ne me comprenait pas : en anglais aucun problème, mais en français, avec les québécois et les franco-ontariens. Quelle horreur de parler la même langue et de ne pas se comprendre, et quelle richesse en même temps, de découvrir cette culture qui est bien plus différente de la nôtre qu’il n’y paraît.

Ne pas réussir à se faire comprendre dans sa propre langue, c’est dur. C’est l’une des seules choses qui nous rattache encore à notre pays, mais malgré tout ça ne passe pas. Mon premier blues de voyage est arrivé comme ça, par la lassitude de devoir parler ma langue, mais sans avoir l’impression que ce soit la mienne : parce que chaque mot change, et qu’il faut s’adapter, et dieu sait que beeeaaaaucoup de mots changent quand on vient au Canada ! Cela fera l’objet d’un article très prochainement.
J’ai aussi eu envie de retrouver une routine. Non pas que je n’en ai pas ici, vu que j’habite au Canada, j’ai forcément un quotidien un peu répétitif parfois. Mais je sais que j’habite ici pour une période limitée, et se dire qu’on vit quelque part de manière temporaire m’a vraiment donné l’impression que je ne pouvais pas m’installer et profiter pleinement. J’avais un besoin de m’installer pour de vrai, de ne pas avoir l’impression de vivre version camping, de pouvoir vraiment m’installer.

Et pourtant, j’adore voyager et partir en sac à dos. Mais l’expatriation, c’est différent, on sait qu’on va vivre dans un autre pays, et il existe une différence entre vivre et voyager. Je vis au Canada, je n’y voyage pas. Et quand on habite quelque part, on a besoin de repères. Et là, je n’ai plus assez de repères, qui me disent que oui je suis bien chez moi.
J’ai toujours voulu partir vivre à l’étranger, et j’ai finalement rendu cela possible en déménageant ici en août 2014. C’est un rêve que beaucoup de personne sont en commun, de vivre entièrement dans une autre culture, parce qu’on veut se détacher de la sienne pour voir d’autres horizons. Mais au final, après 7 mois d’expatriation, je me suis rendue compte qu’on ne se détache jamais complètement. Après tout, comme on dit, « There is no place like home ».

Je considérerais toujours mon année d’expatriation comme l’une des expériences les plus enrichissantes de ma vie, et qui aura à coup sûr changé ma vision sur pas mal de choses. C’est une expérience incroyable que je recommande à tout le monde. Mais ce que j’ai toujours appréhendé dans l’expatriation et dans mon échange universitaire, c’est le retour, le retour « à la vie normale ». Je ne savais pas comment j’allais réagir face à mon ancien quotidien, le fait de se réhabituer en quelque sorte à des habitudes françaises que j’avais peu à peu perdues. C’est une question difficile à aborder, car comme tout bon voyageur, on ne veut jamais penser au retour.

Mais hier, j’y ai pensé. Dans exactement 3 semaines je terminerai mon expatriation canadienne pour revenir à ma vie française. Et mon blues du voyage à quelques semaines de mon retour m’ont appris une chose : que si l’on est toujours heureux de partir, on ne peut jamais être complètement malheureux de rentrer.

Et si un jour je regrette mon retour en France, ce sera pour mieux me souvenir de ma vie canadienne.