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Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage à Montréal

Montréal est la porte d’entrée du Canada sur l’Amérique du Nord: c’est un arrêt incontournable pour tout voyageur qui décide de visiter le Canada. Située au Québec, à seulement 40 minutes de la frontière américaine et 2 heures de la province anglophone de l’Ontario, Montréal est une ville francophone très hétéroclite, avec des quartiers très divers. Voilà donc quelques informations qui pourront sûrement vous aider à organiser votre voyage à Montréal !

En octobre 2015, le taux de change du dollar canadien est le suivant : 1 $ CAD = 0,67 €. En gros, si vous êtes européen, vous êtes bien gagnants !

Dans tous les prix mentionnés ci-dessous, les taxes sont incluses.

BUDGET

Transport

Se déplacer au Canada n’est pas si cher: le bus est le moyen de transport le plus pratique pour des longues distances, mais il existe plein d’astuces pour réduire le coût de son billet.

-Bus Montréal-Ottawa: 20 $ (13,52 €)
-Ticket de bus/métro 1 passage: 3,25 $ (2,17 €)
-Ticket de bus/métro 24h: 10 $ (6,70 €)
-Covoiturage Montréal-Québec: 20 $ (13,40 €)
-Location d’un Bixi aller simple: 2,75 $ (1,84 €)

Logement

Réserver une chambre d’hôtel au Canada est en général très onéreux… Les auberges de jeunesse le sont moins, mais chères par rapport à l’Asie, logique. Par contre, si vous souhaitez vous installer à Montréal, les loyers sont bien moins chers qu’en France !

– Loyer pour un 3 1/2 dans le quartier français: 700 $ (469 €)
– Un lit dans un dortoir en auberge de jeunesse: de 20 à 40 $ (13,40-26,80 €)
– Une chambre privée en auberge de jeunesse: 60 $ (40,20 €)


Nourriture et boissons

N’oubliez pas de rajouter les taxes et le pourboire au prix annoncé sur le menu, ça vous évitera une mauvaise surprise au moment de payer l’addition !

– Un pack de six bières en supermarché: 13,50 $ (9,05 €)
– Une bière dans un bar: 5,50 $ (3,69 €)
– Une poutine régulière: 6 $ (4,02 €)
– Une boisson taille grande au Starbucks: 5,25 $ (3,52 €)
– Un dîner dans un restaurant (plat + verre): environ 25 $ (16,75 €)

Sorties, activités et extras

Les activités ne manquent pas à Montréal, et beaucoup d’activités proposent des prix réduits pour les étudiants sur présentation de la carte ISIC.

– Une entrée au Piknik Elektronik: 15 $ (10,05 €)
– Une entrée étudiante au Biodôme: 14,25 $ (9,55 €)
– Une entrée adulte au Biodôme: 19,25 $ (12,90 €)
– Une entrée à l’Igloofest pour un week-end: 90 $ (60,30 €)
– Une carte postale: 2 $ (1,34 €)

BILAN ET CONSEILS

  •  Les québécois (et ici les Montréalais) sont très sociables, ils n’hésiteront pas à vous aider si vous êtes perdus dans la rue ou à vous conseiller des endroits sympas. Ecoutez-les, ça vous évitera sûrement de vous retrouver dans les endroits touristiques de Montréal !
  • Montréal regorge de français: surtout sur le Plateau Mont-Royal, qui est le quartier français. Mais ne vous inquiétez pas, vous avez bien d’autres quartiers à découvrir pour vous imprégner de la culture montréalaise !
  • Les graffitis sont très présents dans les rues de Montréal: ceux-ci sont de véritables œuvres d’art, n’hésitez pas à les prendre en photo (certains sont plus connus que d’autres !).
  • Ne soyez pas déçus: la ville souterraine ne s’étend que sur trois stations de métro. Et honnêtement, il s’agit plus de couloirs de métro aménagés que d’une véritable ville souterraine… Ne vous y attardez donc pas.
  • Le meilleur endroit pour observer le centre-ville de Montréal reste le Belvédère du Mont-Royal: y monter relève du parcours du combattant, mais été comme hiver, la vue est magnifique.
  • Si vous venez visiter Montréal en été, ne vous embêtez pas avec le métro: le Bixi sera votre meilleur ami, et vous permettra de visiter plusieurs quartiers en une seule journée. Les stations de Bixi se trouvent à presque chaque coin de rue, et très souvent à proximité des stations de métro.
  • Contrairement à l’Ontario, il est possible d’acheter du vin et de la bière en supermarché (alors qu’en Ontario, seuls les magasins gérés par le gouvernement fédéral ont cette autorisation). Il n’est cependant pas possible d’acheter de l’alcool après 22h, question de permis.

Un graffiti sur l’Avenue Mont-Royal

 

BONNES ADRESSES

Pour manger

Le marché Jean-Talon, pour goûter de vrais bons produits dans un marché local. C’est le marché le plus connu de Montréal, et il vaut le coup. Si vous comptez vous faire à manger au lieu d’aller dans un restaurant, faire vos courses au marché Jean-Talon vous reviendra nécessairement moins cher.

Métro Jean-Talon, lignes bleue et orange.

Le supermarché Milano, dans le quartier de Petite Italie. Parce que Montréal, c’est aussi une diversité de cultures, autant en profiter: vous ne trouverez jamais autant de produits italiens que dans ce supermarché (et des VRAIS produits italiens hein).

6862 boulevard Saint-Laurent, métro Jean-Talon, lignes bleue et orange.

Le restaurant Patati Patata, pour sa poutine du tonnerre. C’est un petit restaurant qui ne paye pas de mine, avec littéralement trois ou quatre places pour s’asseoir: mais quand on voit la queue qui s’étend jusque dans la rue, on comprend qu’on est tombés sur une pépite.

4177 boulevard Saint-Laurent, entre les stations Mont-Royal et Sherbrooke, ligne orange.

Le restaurant Via Roma, le vrai restaurant italien de quartier. On voit ce qui se passe en cuisine, il n’y a que deux serveurs, la devanture ne fait pas envie (la terrasse couverte est vide en hiver, logique). Mais je n’ai jamais aussi bien mangé italien de toute ma vie (et avec des vraies portions de maousse). Mention spéciale pour les pâtes à la vongole.

7064 boulevard Saint-Laurent, métro De Castelnau, ligne bleue.


Pour boire une bière

Pub Le Pourvoyeur, parce qu’il y a toujours une bonne ambiance et c’est un vrai pub à la canadienne, avec de grosses tables en bois et la retransmission des matchs de hockey sur grand écran. Mieux vaut y aller en groupe, ambiance garantie.

184 rue Jean-Talon Est, métro Jean-Talon, lignes bleue et orange. 

Le bar Sainte-Elizabeth, pour sa terrasse gigantesque, ses murs en lierre qui coupent du reste de la ville et son deuxième étage qui rend ce bar énorme (dans tous les sens du terme). Situé dans le centre-ville, le bar donne sur la rue Saint-Denis, si vous souhaitez ensuite continuer la soirée dans un autre bar ou en boîte.

1412 rue Sainte-Elizabeth, métro Berri-UQAM, lignes verte, orange et jaune.

Le bar La Maisonnée, qui est le bar universitaire du quartier Côte des Neiges. Tous les étudiants de l’Université de Montréal, de HEC et Polytechnique s’y rendent, donc si vous voulez danser boire et chanter, vous allez être littéralement servis.

5385 Avenue Gatineau, métro Côte-des-Neiges, ligne bleue.

La Taverne Saint-Sacrement, si la bière vous lasse et que vous avez envie d’un bon verre de vin dans un cadre sympa. No worries, ils servent de la bière aussi ! Mais si vous voulez boire un bon verre de vin, allez là-bas 😉

775, Avenue du Mont-Royal Est, métro Mont-Royal, ligne orange.

Pour sortir

De manière générale, les rues Saint-Denis et le boulevard Saint-Laurent sont les endroits où on sort à Montréal: on y trouve des bars tous les trois mètres et pareil pour les boîtes de nuit.

– L’Appartement 200, une boîte de nuit montée dans un ancien appartement montréalais, entre véritable boîte branchée et bar dansant chill.

3643 boulevard Saint Laurent, métro Sherbrooke, ligne orange.

Le quartier Beaudry (quartier gay), à proximité de Berri-UQAM.

 

Pour faire du shopping (magasiner)

La rue Sainte-Catherine, une des plus longues rues de Montréal, s’étend sur 4 stations de métro et est le centre névralgique pour les achats. Toutes les grandes boutiques de vêtements et les grandes chaînes de magasins internationales se trouvent sur cette rue. C’est également une rue très passante, où se déroulent toutes sortes de manifestations, comme par exemple le défilé de la Saint-Patrick en mars.

Le Plaza Saint-Hubert, qui est une rue commerçante couverte entre les stations Jean-Talon et Rosemont. On y trouve davantage de petits magasins indépendants, mais on peut y faire de bonnes affaires (et on y trouve aussi quelques bons restos).

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Montréal en septembre, premières impressions.

Me voilà au début de ma deuxième d’année d’expatriation: il y a un peu plus d’un an maintenant, le 28 août 2014, je m’envolais pour un an à Ottawa. Un an plus tard, le 29 août, j’ai repris l’avion, cette fois-ci direction Montréal (ça va, pas trop loin de ma zone de confort, c’est à 2h d’Ottawa !). Cette fois-ci, l’expatriation est différente: je m’installe vraiment, je ne suis plus reliée au système universitaire français, ma banque et ma sécurité sociale sont canadiennes…

Voilà trois semaines que je suis arrivée à Montréal: après plus d’un mois d’absence sur ce blog, j’ai ENFIN le temps de poser mes premières impressions dans un article, de mes premières découvertes montréalaises (qui se suivront de plein d’autres, j’en suis sûre) !

Le retour au Canada, une nouvelle vie d’expat’

Je suis rentrée pour seulement 4 mois en France: et pourtant, cela a été largement suffisant pour que je reprenne mes bonnes habitudes françaises, et que mon retour au Canada sonne comme une redécouverte totale.

Alors pour la sortie de l’avion et le passage frontière, le visa et autres papiers administratifs, ça, pas de problème, je n’avais pas perdu la main. L’arrivée au centre-ville (surtout à Montréal, qui est une ville que je connais encore peu), j’ai retrouvé ce que j’avais l’impression d’avoir oublié depuis le mois d’avril: les rues qui font 20m de large, les panneaux à l’américaine, les traduction approximatives depuis l’anglais (voir fin de l’article pour mes petites perles québécoises), et les restaurants qu’on ne retrouve qu’au Canada (Tim Hortons, la vie !).

Une des rues du quartier chinois de Montréal

J’avais l’impression d’être partie depuis des mois (oui bon c’était le cas en effet), et en même temps de n’être partie que depuis la veille. J’ai retrouvé le tutoiement à chaque bout de phrase, le métro montréalais, et bien sûr j’ai commencé ma nouvelle vie, avec l’emménagement et toutes les réjouissances administratives qui suivent un début d’expatriation.


Montréal, un peu d’appréhension

Quand on parle du Canada en France, beaucoup pensent à Montréal. Ce qui semble logique, c’est la deuxième ville la plus francophone du monde et la première ville francophone d’Amérique du Nord. J’avais un peu d’appréhensions par rapport à cette ville: beaucoup de français, même trop selon certains. Et même s’il s’agit pour moi d’une expatriation, j’avais aussi besoin d’être un peu dépaysée et de ne pas me retrouver qu’avec des français. J’avais aussi entendu dire que la ville n’était pas accueillante, un peu froide… Enfin, pas rassurant quand on s’installe là bas en somme.

Vue sur le centre-ville de Montréal depuis le belvédère du Mont-Royal

Verdict: des français, il y en a à la pelle. Pour ne pas être dépaysée, il suffit de s’installer au Plateau Mont-Royal, ils y sont tous ! Mais ce n’est pas dérangeant, car Montréal est très cosmopolite. J’habite dans le quartier indien, et là aucun français à l’horizon. J’en connais quelques uns bien sûr, je ne vais pas me déraciner non plus 😉

Question accueil de la ville, je pense que cela dépend: en été, aucun problème, la ville est super accueillante et avec pleins d’activités. Ensuite en hiver, pour y avoir été un week end, je comprends que cela puisse paraitre froid… Mais la ville n’en est pas morte pour autant.


Université, sorties, routine: prendre ses marques

Arriver trois jours avant le début de la fac, oui c’était un peu un défi… Du coup, je n’avais pas eu trop le temps de marcher dans la ville et de connaître véritablement l’endroit où j’allais vivre. Mais ce que j’ai remarqué en premier, c’est la diversité des quartiers: un peu comme New York, mais version Québec. Les gros buildings à l’américaine, on ne les retrouve que dans le centre-même de Montréal: dès qu’on s’éloigne de quelques stations de métro, on retrouve des immeubles bien plus bas, avec les devantures des maisons si typiquement montréalaises, les nombreux parcs.

C’est donc en me baladant et en sortant que j’ai commencé peu à peu à apprivoiser Montréal: en découvrant tout d’abord le Parc Jarry, qui est juste à côté de chez moi. Un tout tout petit Central Park selon moi, où les mamans promènent leurs enfants pendant que des adultes jouent au baseball.

La Place d’Armes, dans le Vieux Montréal

J’ai découvert le quartier Jean-Talon, avec son marché et surtout la Plaza St Hubert, une rue commerçante tellement longue qu’on peut y accéder à partir de 3 stations de métro différentes. Je me suis aussi baladée dans le Vieux-Montréal, qui est un quartier tellement différent du centre de Montréal avec ses buildings.
La rue Sainte-Catherine et le belvédère du Mont-Royal, que j’avais déjà vus il y a six mois mais complètement sous la neige, m’ont paru bien différents

Niveau sorties, le mois de septembre à Montréal est rempli: j’ai fait un tour à Poutinefest, histoire de bien reprendre les bonne habitudes culinaires canadiennes, et aux Pikniks Elektroniks, au Parc Jean Drapeau. Enfin, j’ai participé à la Color Run Night, début septembre.

Ottawa-Montréal, les différences

Ottawa a pour moi une valeur sentimentale, c’est la première ville dans laquelle j’ai vécu au Canada ! Mais Montréal est une ville bien plus grande, bien plus centrale aussi par rapport aux Etats-Unis: il s’y passe plus de choses, alors qu’après un an à Ottawa, je connaissais quasiment toute la ville. Montréal est une ville qui fait assez américaine au niveau de l’architecture, avec des buildings assez hauts dans le centre-ville: on ne retrouve pas ça à Ottawa. Ensuite, Ottawa est une ville très proche de la nature, et même avec ses nombreux parcs, Montréal ne rivalise pas sur ce point là 😉

Je ne sais pas encore ce que Montréal va m’offrir cette année, mais je pense que ça sera épique !

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Trek dans le parc national de la Gaspésie

Pendant mon roadtrip en Gaspésie, il m’était impossible de ne pas passer par le parc national de la Gaspésie: c’est le plus grand de la région, et surtout celui où on a le plus de chances de croiser pas mal d’espèces (dont des orignaux !). En plus, au mois d’octobre, les grand espaces canadiens deviennent rapidement oranges, rouges, en bref des couleurs magnifiques.

Comment y accéder ?

Le seul moyen d’aller au parc national de la Gaspésie est de prendre la route 299 à partir de Sainte-Anne des Monts. Il faut compter environ 40-45 minutes de trajet. Pendant la saison touristique (de juin à mi-octobre), une navette part de Sainte-Anne des Monts le matin à 9h et s’arrête au Centre de découvertes et de services, au centre du parc. Attention cependant, il n’y a que deux bus dans la journée ! Un le matin pour aller au parc, et un qui repart à 16h le soir. Le bus coûte 16,50 $ pour un adulte.

Si vous décidez de trekker après la mi-octobre, alors vous devrez trouver un autre moyen d’y aller… Deux moyens:
le stop: je n’ai pas testé mais ça me semble un peu impossible. En 40 minutes de trajet jusqu’au parc, j’ai croisé une seule voiture, et qui repartait vers Sainte-Anne des Monts. Pourquoi pas, mais prenez de la marge.
le taxi: l’avantage du hors-saison, c’est qu’on peut négocier le prix. Au final, pour 4 personnes, on a réussi à baisser le prix à 100$ aller-retour, donc 25$ aller-retour par personne, soit 17,80 € ! Pour un aller-retour je trouve ça plutôt raisonnable !

Tarifs sur place

Le parc national de la Gaspésie fait partie du réseau SEPAQ, il faut donc payer son entrée dans le parc: pour une journée, l’entrée coûte 7,50$ par adulte (5,30 €). Il existe aussi des tarifs famille et des tarifs groupe: pour voir toutes les tarifications, allez voir par ici.

/!\ Je viens de voir sur le site que pour la saison 2015, les tarifs augmentent et passe à 8,50 $ par jour (6 €). /!\

Pendant la saison touristique, il faut payer le droit d’entrée au Centre de découvertes et de services, soit aux postes d’autoperception (en gros, des petites boîtes aux lettres réparties partout dans le parc). En échange du paiement, vous récupérez un talon qu’on peut vous demander à tout moment.
Quand j’y suis allée, le Centre de découvertes et de services avait fermé la veille (fin de saison !). Mais comme les gardes du parc étaient encore en train de ranger, j’ai eu un accès VIP au Centre de découvertes pour récupérer 2-3 cartes avant de partir trekker ! Du coup, j’ai payé mon droit d’entrée… Mais je n’aurais jamais su où le payer sinon, étant donné que les postes d’autoperception sont selon moi inexistants (j’en ai vu un seul). Et je ne me suis pas fait contrôler une seule fois, donc hors saison, vous êtes vraiment seuls dans le parc !

A bon entendeur…

 

Les Chutes du Diable et l’Abri de la Serpentine

Depuis le Centre de découvertes et de services, plusieurs chemins sont possibles: j’avais au début l’idée de faire le tour du Mont-Albert, qui est un trek de 6 à 8h. Comme je n’avais que la journée, ça aurait été parfait !

Sauf que bien sûr, qui dit hors-saison, dit certaines contraintes (sinon c’est pas drôle). Et hors de la saison touristique, le Mont-Albert est fermé car c’est la saison de gestation pour les orignaux ! Donc bye bye Mont-Albert. Un des gardes du parc nous propose alors d’aller voir les Chutes du Diable, qui sont à 7km. Bon, ce n’est pas très long (3h aller-retour), mais c’est déjà ça. Il nous indique qu’en arrivant aux Chutes du Diable, on peut continuer jusqu’à l’abri de la Serpentine, qui est à 12,6km du centre. Parfait, ça nous fera une bonne balade !

La randonnée vers les Chutes du Diable commence de manière plutôt soft: le chemin est bien balisé, le sentier suit même un cours d’eau. Comme il n’y a personne, on n’est pas gênés par le bruit des autres randonneurs et on avance à la vitesse qu’on veut. Et en plus, il ne fait pas trop froid ! Bref, le bonheur. Ensuite, au bout de 2km, le chemin commence à grimper, mais ça casse pas encore trois pattes à un canard.

Et au bout de 45 minutes, on arrive enfin à un premier spot sympa: un petit pont qui passe au dessus d’un cours d’eau, et qui donne une vue sur le mont d’en face !

Ensuite, ça continue de grimper. Au bout d’une heure et demie, j’arrive enfin aux chutes du Diable ! En prime, un belvédère en bois est installé avec des bancs pour s’installer et regarder un peu les chutes. Il fait beau, un peu plus chaud et en plus de la vue sur les chutes, on a la vue sur le parc, ce n’était pas la rando qui était prévue mais perso je ne regrette pas !

Sympa non ?

Comme il est à peine 10h30, on se décide à continuer, vers l’Abri de la Serpentine cette fois-ci. Le chemin monte encore un peu, puis ensuite descend ! On prend un peu notre temps, et vers midi on arrive à la dernière bifurcation avant d’arriver à l’Abri: sauf que comme son nom l’indique, le sentier mène à un abri, et on ne va pas se mentir, l’Abri je m’en fiche un peu, je ne passe pas la nuit ici ! On prend donc l’autre chemin, et 50m plus loin, on se retrouve à longer un lac énorme, magnifique, en contrebas entre deux monts, dont le mont Albert.
Idéal pour se poser pour le déjeuner ! Le chemin en bois qui contourne le lac a quelques bancs à certains endroits, mais bon vous n’aurez pas la vue. En se posant au bord du lac sur des pierres, vous serez bien mieux ! Attention cependant, le lac est un peu un entonnoir, le vent y circule beaucoup et il fait rapidement froid. Mis à part ça, on s’était trouvé un coin plutôt pas mal avec mes colocs, avec un banc à exactement 10 centimètres du lac ! Un pique-nique sympa quoi 🙂

En bref, une rando à faire quand on veut commencer soft ! Il n’y a pas besoin d’équipement particulier, juste des bonnes chaussures.

Le Mont Olivine

Après la pause déj et en revenant vers la bifurcation, on trouve le sentier pour aller vers le Mont Olivine. Et là, ça se corse un peu: ce n’est pas encore l’Ultratrail, mais bon on prend un petit coup de chaud et les cuisses travaillent. Le chemin est plein de caillasse et en lacets. On arrive 1h15 plus tard en haut. Et là… RÉCOMPENSE !

Non mais admirez la vue !

En redescendant, on a croisé un couple de randonneurs qui nous ont dit qu’ils venaient de croiser des orignaux. Alors impossible de repartir de ce parc sans voir un orignal, hors de question ! On a donc marché tout le retour, soit 3h environ, sans dire un mot, en regardant de tous les côtés pour trouver la chose.
Et bah on en a pris plein les yeux ! Un orignal, à 5m à peine, couché par terre ! Alors j’avoue je n’étais pas très sereine… La bête fait peut-être 500 kilos et était avec son petit, elle aurait pu charger à tout moment. Donc il faut faire gaffe !

Ensuite, avec un peu de chances, vous croiserez peut-être d’autres animaux: j’ai vu des perdrix à la pelle ! Sinon, si vous avez encore un peu de temps dans la journée après avoir fait ces randonnées, il y en a d’autres qui partent du Centre de découvertes et de services, qui durent entre 30 minutes et 1 heure. Elles longent souvent le cours d’eau qu’on suivait au début.

Dormir au parc ?

Oui, c’est totalement possible ! Mais il faut absolument réserver un emplacement, une tente où un chalet, vous ne pourrez pas camper « à la sauvage », vu que les animaux se baladent un peu partout. Il faut donc camper dans un endroit balisé ou réserver un chalet. C’était l’idée que j’avais à l’origine, afin de pouvoir rester trekker deux jours dans le parc.
C’était sans compter sur les prix des emplacements ! 80$ par personne par nuit… Désolée mais trop cher pour moi, ça ne rentrait pas dans le budget ! Si ça ne rentre pas dans votre budget, vous avez toujours la possibilité de prendre un couchsurfing à Sainte-Anne des Monts, l’aller-retour en bus ou en taxi le lendemain vous coûtera toujours moins cher que l’emplacement de camping !

Conseils

  • Pensez à vous renseigner sur les sentiers ouverts lorsque vous comptez vous rendre au parc: en fonction de la période de l’année, certains peuvent être fermés. A noter qu’entre novembre et avril-mai, il n’y a presque rien d’ouvert !
  • Choisissez un secteur: le parc est grand, vous n’aurez pas le temps de tout faire à moins de rester deux semaines ! Les deux plus grands secteurs sont celui du Centre de découvertes et de services, et celui des Monts McGerrigle (à partir de la route 16).
  • Passez au Centre de découvertes et de services avant de partir: les gardes du parc connaissent bien les secteurs et m’ont vraiment aidée à choisir les sentiers ! Pensez à prendre le Guide du Visiteur, vous y retrouverez les différents sentiers et une carte générale du parc.
  • Prenez un pull, même en été ! Le vent est fréquent, surtout quand on monte.

 
Voilà pour cette journée de trek au parc national de la Gaspésie !

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Itinéraire et conseils pour un roadtrip en Gaspésie

La Gaspésie, ses grands espaces, ses immenses parcs nationaux, et ses côtes maritimes remplies de phoques et de fous de bassan

Idéal pour un roadtrip !

Sauf qu’en une semaine, il faut sélectionner quels endroit son visite, parce que la Gaspésie est remplie d’endroits à voir… Il faut donc choisir ! Je suis donc partie 7 jours dans cette région, et je ne le regrette pas du tout. J’en ai même fait une vidéo ! N’hésitez pas à vous abonner 😉


L’itinéraire

 

Etape 1: Ottawa – Québec (2 jours)

D’Ottawa à Québec, on met environ 5h par la route: en bus, il faut compter environ 50 $, et en covoiturage, 30 $ (voir le site Amigo Express). Le choix est vite fait ! Pour le logement, rien de mieux que le couchsurfing, totalement gratuit.

Je ne vais pas m’éterniser sur la ville de Québec, j’en ferais un article complet très prochainement.

 

Etape 2: Québec – Sainte-Anne des Monts/Cap-Chat

Cette fois-ci, le trajet se fait en bus, car le covoiturage en Gaspésie n’est pas encore très répandu.. Ou sinon, les dates ne correspondent pas. De Québec à Sainte-Anne des Monts, il faut compter 8 heures de trajet, avec un stop à Rimouski. La ville de Sainte-Anne des Monts regorge de choses à voir… Pendant la saison touristique ! Et évidemment, à une semaine près, tout était fermé…
Mais si vous décidez de partir en Gaspésie entre juin et fin septembre, alors vous pourrez faire une foule d’activités avec Exploramer, qui est le complexe d’activités nautiques et maritimes de Sainte-Anne des Monts. Si vous venez hors saison, vous avez toujours la possibilité de monter en haut du promontoire d’Exploramer pour admirer la vue…

 

Pour Cap-Chat, c’est la même chose: en dehors de la période juin-septembre, il y a peu de choses à faire. Apparemment, la ville doit son nom à un célèbre rocher qui aurait la forme d’un chat.

Je suis peut-être aveugle, mais je cherche toujours le rocher !


Etape 3: Sainte-Anne des Monts – Parc national de la Gaspésie

Selon moi, la meilleure étape du voyage ! Et contrairement aux autres activités touristiques de la Gaspésie, je recommande fortement de se balader dans le parc national pendant l’automne. La raison est simple: les couleurs ! Les vallées sont totalement oranges et rouges, et c’est magnifique. Un bus permet d’aller de Sainte-Anne des Monts (la ville la plus proche) au parc de la Gaspésie: mais quand on est hors-saison, on fait avec les moyens du bord et on prend le taxi ! A savoir que le taxi au Canada esT bien moins cher qu’en France.
Il est possible de faire du stop, mais le résultat n’est pas garanti… Très peu de personnes se rendent à l’intérieur du parc après la fermeture de la saison.

 

 

Etape 4: Sainte-Anne des Monts – Percé

Encore une fois, c’est par bus qu’on se rend à Percé. Et cette fois-ci, ENFIN une activité maritime possible ! Et oui, on a pu faire une croisière d’une heure et demie autour du Rocher Percé et de l’île de Bonaventure, qui recueille une colonie de fous de bassan colossale. On a pu aussi apercevoir des phoques, mais pas de baleines… Il faut être un peu chanceux pour en apercevoir.

Pour déjeuner, il faut absolument aller au Resto du Village: à deux minutes à pied du bureau de croisières qui se trouve sur la jetée, l’endroit ressemble un peu à un mobil-home, mais c’est la meilleure poutine que j’ai jamais mangé de ma vie (et pour seulement 5 $).

      

Etape 5: Percé – Gaspé

Il y a seulement 1h de bus entre Percé et Gaspé, et le covoiturage est déjà plus possible que dans le reste de la Gaspésie, car ce sont deux villes relativement grandes pour la région.
L’avantage de Gaspé est la proximité avec la mer et la montagne: le parc Forillon est apparemment magnifique : mais comme il pleuvait des cordes, impossible de le faire ! Avec Eskamer, vous aurez aussi la possibilité de plonger avec des phoques, une activité incontournable. Mais encore une fois, le temps ne jouait pas en notre faveur…

Budget

 

Dépenses               Type                                                        Prix ($ CAD)                                  Prix (€)
________________________________________________________________________________________________________

Transport                   Bus, covoiturage, taxi                              296,63                                                 213,57

Nourriture                  Supermarché + restos                             80                                                        57,6

Logement                    Couchsurfing                                             0                                                          0

Activités                       Entrée parc + sortie en mer                  36                                                       25,92
________________________________________________________________________________________________________
TOTAL                                                                                            412,63                                               297,03

 

Alors bien sûr, il est largement possible de faire moins: en étant hors saison, on paye davantage pour les transports, et en s’y prenant plus tôt il est facile de trouver des covoiturages.

 

Conseils

  • La meilleure période pour visiter la Gaspésie est fin septembre – première semaine d’octobre: la saison n’est pas encore terminée, mais il y a moins de touristes et vous pourrez voir les jolies couleurs d’automne.
  • Pensez à vous renseigner sur les activités et si possible, réservez en avance.
  • Les gaspésiens sont très accueillants: faites du couchsurfing !
  • Si vous prenez le bus, vérifiez bien les horaires: en hors-saison, il n’y a souvent que deux bus par jour, et pas souvent aux meilleurs horaires…
  • Visitez les parcs nationaux tôt le matin: moins de monde, un lever de soleil magnifique et la possibilité de voir des orignaux.