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Vivre au Brésil: les démarches administratives

Voilà maintenant presque trois mois que j’habite au Brésil: honnêtement, ces trois mois sont passés très vite et très lentement à la fois.
Pourquoi lentement ? Parce que j’ai du faire face à la hmmm…. RIGUEUR ADMINISTRATIVE brésilienne: en arrivant sur place, mais également avant même de venir, quand je préparais mon expatriation !
Après trois mois, je me suis enfin sortie de ce bordel sans-nom: oui, parce que clairement, les démarches brésiliennes, c’est un vrai bordel. Mieux vaut faire preuve de patience.

Aujourd’hui, je viens t’expliquer toutes les démarches administratives pour s’expatrier au Brésil !

/!\ Cet article explique uniquement les démarches administratives à suivre concernant le visa VITEM IV, qui correspond à un visa étudiant-stage. Pour un autre type de visa, référez-vous au site du Consulat Brésilien. /!\


AVANT DE PARTIR : OBTENIR SON VISA


Littéralement, le Brésil dispose d’autant de visas qu’il existe d’États américains: déjà, ça t’annonce un peu la couleur, avant même d’avoir mis les pieds dans ce pays ! Le premier conseil que je vais te donner, c’est de bien te renseigner sur le visa qui correspond à ton projet au Brésil, car certains sont assez confus…

Pour partir au Brésil, j’avais donc besoin d’un visa VITEM IV, qui correspond au visa étudiant et qui permet également de faire un stage sur place.
Bon, je ne suis plus étudiante depuis bien 2 ans, mais trouver un boulot au Brésil sans être physiquement sur place et sans parler un pet de portugais, c’était mission quasi-impossible: BREF, je me suis rabattue sur un stage d’un an (rémunéré bien sûr, il faut bien que je vive !). Ce qui explique le choix de ce visa.

Pour obtenir le visa VITEM IV, voici les conditions:
– être scolarisé en France et venir faire un stage au Brésil (sous direction d’un professeur brésilien)
– venir faire un stage au Brésil en étant scolarisé au Brésil.
– être scolarisé en France et faire un échange universitaire au Brésil.

Le deuxième cas correspond donc au mien: je me suis ré-inscrite en université là-bas, comme étudiante libre (ce qui me permet aussi d’améliorer mon niveau de portugais, donc on fait d’une pierre deux coups !).


Quelle est la procédure ?

Tout d’abord, assure-toi de bien rassembler TOUS les papiers nécessaires pour le visa, et que ceux-ci soient tous CONFORMES aux normes brésiliennes:
formulaire de demande de visa (clique ICI): formulaire obligatoire, qui te donne à la fin un numéro de protocole à présenter pendant le rendez-vous au Consulat.
ton passeport: il doit être valable encore six mois après ta sortie du territoire brésilien, et disposer de deux pages vierges).
une photo d’identité: pour ne pas te casser la tête, fais ta photo selon les normes passeport, cela t’évitera que celle-ci soit refusée.
un extrait de casier judiciaire: celui-ci doit dater de moins de 3 mois.
la lettre d’acceptation en université brésilienne: elle s’appelle aussi la « Declaração de Matricula »,
le mandat-compte: en novembre 2017, celui-ci était de 180 euros.
un justificatif de capacité financière: une fiche de paie ou une fiche d’impôt sur le revenu fonctionne.
un justificatif d’assurance médicale et de rapatriement: celle-ci doit couvrir les frais de santé et le rapatriement. Il faut souscrire à cette assurance pour avoir son visa.

Il faut également fournir d’autres papiers pour les étudiants boursiers et également dans le cadre de thèses: la liste complètes des documents se trouve ici.

Après avoir rassemblé TOUS ces papiers, tu peux enfin prendre rendez-vous au Consulat Général du Brésil pour ton visa. La prise de rendez-vous se fait en ligne, sur le site du Consulat.
Attention, pense bien à vérifier les délais de traitement de ton visa avant de prendre un rendez-vous, pour être sûr de le prendre bien en avance et d’avoir ton visa à temps pour ton départ. Il faut aussi savoir que les rendez-vous partent très très vite: si tu n’es pas sûr de pouvoir te présenter à une date précise, alors réserve plusieurs créneaux et annule ceux auxquels tu ne pourras pas te rendre quand tu seras fixé. C’est malheureux, mais c’est ainsi que ça fonctionne.

Pour le visa VITEM IV, le délai de traitement est de deux semaines à partir du jour du rendez-vous. Tu pourras ensuite venir chercher ton visa au Consulat !

 

AVANT DE PARTIR : OBTENIR SON VISA

Se déclarer à la Police Fédérale

Avec le visa VITEM IV, il est obligatoire d’aller se déclarer à la Police Fédérale dans les 60 jours qui suivent ton arrivée au Brésil, pour que tu puisses être inscrit au RNE (Registro Nacional de Estrangeiros).

Personnellement, il était écrit sur mon visa que la déclaration à la Police Fédérale devait être faite dans les 30 jours, mais en arrivant pour me déclarer, on m’a gentiment annoncé que les délais avaient été rallongés. Plus pratique au moins, même si je te conseille de te débarrasser de ça le plus tôt possible.

Là encore, tu vas devoir prendre ton mal en patience !

          Comment faire ?

D’abord, tu vas devoir remplir un formulaire en ligne: celui-ci est obligatoire, car le numéro de protocole qui te sera attribué à la fin te permettra de prendre rendez-vous à la Police Fédérale, et de générer les taxes que tu devras payer pour ta déclaration.
Clique ici pour accéder au formulaire en ligne.

Personnellement, le formulaire ne fonctionnait pas quand j’ai du le remplir. Je suis donc allée directement à la Police Fédérale pour leur signifier le problème, et ils ont rempli directement le formulaire pour moi dans leur système, et m’ont donné un rendez-vous pour 3 semaines plus tard.

          Quels papiers fournir ?

En attendant ton rendez-vous, assure-toi d’avoir tous les papiers demandés:
une photocopie du passeport et de toutes les pages tamponnéesoui oui, toutes les pages,
le formulaire rempliou à défaut, une attestation de rendez-vous qui te sera donnée par la Police Fédérale si, comme pour moi, le formulaire ne fonctionne pas,
le paiement des taxes GRU: tu dois d’abord remplir un formulaire en ligne (ICI), ce qui te permettra de générer un boleto (pour faire simple, c’est une facture typiquement brésilienne, à payer directement au comptoir à la banque).
une preuve de résidence: soit une facture d’eau ou d’électricité, soit une déclaration sur l’honneur du propriétaire, avec signature RECONNUE (pour cela, il faut aller au cartorio faire reconnaître la signature. Ça, c’est une autre histoire !).
2 photos d’identité: celles-ci doivent être au format 3×4 cm.
le formulaire original de demande de visa: normalement, quand tu as reçu ton visa, ce formulaire a dû être accroché dans ton passeport.

Il te suffira ensuite de te présenter à la Police Fédérale avec tes papiers. En échange, un papier provisoire sur lequel figure ton numéro de RNE te sera remis, en attendant l’émission de ta vraie carte 3 mois plus tard (ah oui hein: le brésilien n’est pas quelqu’un de pressé dirons-nous).

!! À noter pour les taxes GRU à payer: on m’avait d’abord informé que j’aurais deux taxes à payer, la taxe du Registro de Estrangeiros (R$106,45), et la taxe de la Carteira de identidade de Estrangeiro (R$ 204,77). Au final, quand je suis allée à la Police Fédérale pour le formulaire en ligne, on m’a indiqué que je n’avais que la deuxième taxe à payer. Renseigne-toi donc pour éviter de payer des frais supplémentaires. !!

 

Obtenir son CPF

Le CPF (Cadastro de Pessoas Físicas), est un numéro fiscal obligatoire pour toute personne habitant au Brésil. Le CPF est demandé pour énormément de démarches administratives et autres: genre acheter des billets de bus en ligne, ouvrir un compte en banque, louer un appartement.

Sur le principe, avoir son CPF semble moins galère que de se déclarer à la Police Fédérale.

FAUX !

En fait, même s’il y a moins de papiers à fournir, c’est d’autant plus galère qu’on te demande le RNE pour avoir le CPF. Donc tu peux bien passer (comme moi) deux mois sans CPF, ce qui peut être un peu handicapant dans certaines situations.
Pour  obtenir ton CPF, tu devras donc avoir ton passeport, ton RNE (le papier provisoire suffit), et ta preuve de résidence.

          Comment faire ?

D’abord, tu vas devoir aller au bureau de poste (Correios) pour demander à créer un CPF et payer les frais (7 reais). On te donnera une facture, qu’il faudra absolument garder pour obtenir ton CPF.
Ensuite, tu devras te présenter à la Receita Federal (pas la Policia hein, la Receita ! Ce n’est pas le même bâtiment !) avec la facture du Correios dans les 30 jours suivant le paiement au Correios. Essaye d’y aller tôt le matin, sinon risque de te faire refouler car il n’y aura plus de tickets valables pour la journée: c’est ce qui m’est arrivé, et j’ai du revenir le lendemain à 6h30 du matin, alors que la Receita Federal ouvrait à 7h (il y avait déjà une queue de 50 mètres). Cela dépend certainement de la Receita Federal dans laquelle tu vas: mais la mienne était bondée !
On te délivrera ensuite le CPF en quelques minutes.

 

Ouvrir un compte en banque

Avec ton numéro de RNE et ton CPF, il est très certainement possible d’ouvrir un compte en banque: pour moi, ça a été la galère, donc j’en ai pas ouvert. En fait, je n’en avais pas spécialement besoin, ma carte bancaire n’ayant pas de frais à l’étranger.

En fait, l’ouverture d’un compte bancaire se heurte à plusieurs obstacles pour un étranger:
– il est impossible de faire une demande d’ouverture de compte en ligne pour les étrangers sur les sites des banques brésiliennes (mais bien sûr, ce n’est pas spécifié sur le site web).
– il faut apporter les mêmes papiers que d’habitude, mais certaines formes ne sont pas acceptées. Par exemple, ma preuve de résidence (une déclaration sur l’honneur) n’était pas acceptée, et je n’avais pas d’autre preuve de résidence à fournir.
certains types de comptes ne sont pas ouverts aux étrangers, ou seulement sous certaines conditions spéciales. Il faut donc bien se renseigner en amont pour voir si cela vaut le coup.

 

 

Louer un appartement

Honnêtement, ce n’est pas la partie de cet article où tu vas pouvoir espérer recevoir le plus de conseils de ma part: j’avais, par chance, déjà un appart qui m’attendais quand je suis arrivée. Je n’ai donc pas fait de recherches pour un appartement ou quoi que çe soit.

Je sais juste que les plafonds pour être garant (fiador) sont parfois plus élevés pour les étrangers.
Aussi, si tu loues un appartement, tu recevras une lettre te demandant de payer l’ITPU: il s’agit d’un impôt qui doit être payé par le propriétaire, et qui concentre en fait les charges communes.

 

Comme tu peux le voir, s’expatrier au Brésil c’est assez lourd administrativement: sois bien préparé(e) et surtout, PATIENCE ! 🙂

Tu peux retrouver le reste de mes articles sur le Brésil ICI, ou cliquer sur la playlist juste en dessous pour découvrir mon année au Brésil en vidéos !

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Voyager autrement: Lucas, son enfance au Mali

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Dire aurevoir.

Je trouve qu’il existe une différence entre dire aurevoir, et à bientôt. Dire aurevoir, j’y suis habituée, ça fait maintenant plus de deux ans que je n’habite plus en France. Pendant mes allers-retours entre la France et le Canada, j’ai dit aurevoir plusieurs fois. Quand je suis partie vivre au Cambodge, j’ai aussi dit aurevoir.

En fait, je me rends compte que je ne disais pas aurevoir, je disais juste à bientôt. Je savais que j’allais revoir mes parents et mes amis. Les gens qu’on rencontre en voyage, on leur dit rarement à bientôt, on voudrait les revoir mais on ne sait pas quand ça sera possible. Alors, on dit aurevoir.
Je sais qu’en ayant pris la décision de voyager, j’ai aussi pris la décision de me confronter à des aurevoirs. Mais le fait d’être habituée à voyager ne rend pas la tâche plus facile pour autant.

Quand je suis arrivée à Phnom Penh, j’ai rencontré des espagnols dans mon auberge de jeunesse, qui m’ont accueilli comme s’ils me connaissaient depuis des années. Je me suis sentie « chez moi » : et j’ai passé trois semaines à me sentir chez moi, avec eux, à apprendre à se connaître et à se découvrir des points communs.             
Mais hier, j’ai du dire aurevoir. Mon expatriation à Phnom Penh a commencé avec eux, mais je n’avais pas pensé au fait qu’elle ne se finirait pas avec eux. Dire aurevoir, c’est dur car rien ne te garantit que tu reverras ces personnes là un jour, si tu en auras l’opportunité ou pas. Et c’est d’autant plus difficile quand tu te rends compte des points communs que tu as avec ces personnes : leur vision de la vie, du voyage, l’ouverture d’esprit.

J’ai aussi du dire aurevoir à des endroits que j’appréciais particulièrement: le Canada bien sûr, et le Vietnam aussi. Des endroits qui m’ont appris autant que certaines personnes, et le fait de devoir dire aurevoir est tout aussi dur. Encore une fois, on sait qu’on va ou qu’on peut y retourner: mais on ne sait juste pas quand. Dire aurevoir à des personnes ou des endroits qui t’ont littéralement changé, construit, c’est dur. Tu as un peu l’impression de laisser une partie de toi.

Je pense que dans le fait de voyager, c’est bien la seule chose que je n’aime pas. Ensuite oui, choisir c’est renoncer, et voyager c’est s’adapter. Et oui, on s’habitue à tout, certes, mais pas à ça.

Dire aurevoir, c’est aussi un peu la fin d’un voyage. En quelque sorte.

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Partir vivre/voyager au Cambodge: informations pratiques

Le Cambodge, j’y suis déjà allée, en tant que touriste: j’avais peu de temps sur place, donc je n’avais eu le temps que de visiter Phnom Penh, Siem Reap et du coup les temples d’Angkor.
Deux ans après ce voyage, me voilà désormais expatriée à Phnom Penh. Ouais, tu peux le dire, gros changement, surtout après avoir vécu deux ans au Canada, où la culture n’est vraiment pas la même. Mais voilà,je vis pour quatre mois à Phnom Penh, pour mon stage de fin d’études. Tu te doutes bien, donc, que peu importe si on part vivre ou voyager au Cambodge, les préparations en amont sont nombreuses.

Passeport et visas

Pour partir au Cambodge, et peu importe le visa, le passeport doit obligatoirement être valide au minimum six mois après la sortie du territoire cambodgien (donc après ton retour en France, quoi).

        Pour voyager

Le visa nécessaire est le visa touristique (le visa T): il est valable trois mois à partir du moment où il est délivré, mais à partir de l’entrée sur le territoire cambodgien, la durée de séjour est d’un mois maximum.
J’avais lu PARTOUT qu’il était moins cher de faire son visa à l’arrivée au Cambodge, donc soit à l’aéroport, soit au poste-frontière par la frontière terrestre: au final, c’était vraiment kiff kiff. A l’Ambassade du Cambodge à Paris, le prix du visa est de 30 €, et il est censé être de 30 $ à la frontière… Corruption oblige, on m’avait demandé 35 $ (soit 31,6 €), et il faut négocier bien longtemps pour éviter de payer les 5 $ que le douanier va gentiment se mettre dans la poche (lis ici le passage de frontière de Marjorie et Bastien pour comprendre l’ambiance… ils sont pas commodes les douaniers khmers). Je viens d’y repasser (donc en 2016), et le prix a effectivement augmenté à 35 $ à la frontière, donc je pense qu’il est préférable de prendre son visa à l’ambassade.

Au final, quitte à payer quelques euros plus cher dans tous les cas si les négos avec le cher douanier n’aboutissent pas, autant faire son visa en France selon moi. Ca te fera gagner du temps à la frontière (aérienne ou terrestre), et le visa est délivré en seulement 48h à l’Ambassade du Cambodge.

Pour plus d’infos sur les papiers à fournir, allez voir la section des visas de l’Ambassade.

      Pour y vivre/travailler

Vivre au Cambodge inclut nécessairement de bosser ! En stage, dans une entreprise locale ou dans une filiale d’une boîte française, le visa d’affaires (visa K) est requis (ensuite si ton entreprise s’occupe de ton visa, tu peux passer à la section suivante !). Celui-ci coûte 35 € à l’Ambassade du Cambodge à Paris, et est aussi délivré en 2 jours, ce qui est plutôt rapide par rapport à la plupart des visas que j’ai du faire pour d’autres pays !

Ce visa peut aussi être délivré à l’entrée sur le territoire cambodgien, il faut juste penser à apporter une preuve d’emploi (pour moi par exemple, il s’agissait de mon contrat de stage) et la preuve d’un billet de retour Et là, tu te dis, POURQUOI un billet de retour si je viens vivre au Cambodge ?
Parce que le visa d’affaires n’est valable qu’un mois, mais peut être renouvelé.

      Renouvellement de visa

Les visas de tourisme et d’affaires sont tous les deux valables uniquement un mois, mais peuvent être renouvelés au Département des Étrangers du Ministère de l’Intérieur à Phnom Penh, moyennant forcément un coût
Je compléterai cette partie mi-septembre, lorsque je serai allée faire renouveler mon visa.

A l’Ambassade, tous les visas peuvent être délivrés en urgence, mais pour cela, il faudra payer 15 € de plus…

Santé

Les vaccins

Pour partir au Cambodge (et en Asie du Sud-Est de manière générale), il est fortement recommandé d’être à jour sur ses vaccins obligatoires (DT Polio et tout le tintouin).
MAIS évidemment, il y a d’autres vaccins fortement recommandés hein, sinon c’est pas drôle…

L’hépatite A est fortement recommandée: la vaccination a une durée de plus de 10 ans, donc pas de souci à se faire si le rappel n’a pas été fait au bout de 11 ans ! Et au pire, si tu n’as pas la possibilité de faire ton rappel ou ton vaccin en France (comme en ce moment, août 2016, où il existe une rupture de stock des vaccins d’hépatite A en métropole), sache qu’il y a également un Institut Pasteur à Phnom Penh 🙂

Il est également fortement recommandé de prendre un traitement anti paludique, surtout si on part en zone rurale.

 

Les moustiques, ces chers amis

Mis à part le palu, les moustiques en Asie sont un véritable démon, surtout en période de la mousson. C’est simple, il y en a PARTOUT ! Donc, forcément, rien de mieux que l’anti-moustique bien hardcore, celui qui les met tous KO. Personnellement, j’ai pris celui conçu par l’Institut Pasteur, qui s’appelle Insect Ecran.

En plus de prendre un anti-moustique peau, prends aussi un anti-moustique vêtements si tu le sens nécessaire. L’odeur est ignoble, mais il est d’une efficacité redoutable !

 Et si tu commences à avoir des bleus autour de tes boutons de moustique, c’est normal. En Asie, les moustiques sont vraiment bioniques

Téléphone

Si tu viens vivre au Cambodge un petit bout de temps, il va sûrement falloir te prendre un forfait local. Smart, Cellcard, Metfone… A savoir déjà, c’est qu’avoir un forfait ici, c’est vraiment pas ce qui va te coûter le plus cher.
Pour acheter un carte SIM (1$), il faut aller dans les petits bouibouis qui ont pignon sur rue. Ils ne les vendent pas tous, donc il faut parfois aller en voir deux ou trois avant de trouver. Ils sont censés te demander ton passeport, mais personnellement ça n’a pas été le cas ! 

Ensuite, comme en France, tu as pas mal de forfaits différents: personnellement, j’ai pris un forfait à 1 $ renouvelable toutes les semaines qui te permet d’appeler et d’envoyer des messages: sur une semaine, le maximum est de 429 mins d’appels, donc ça va, t’en as bien pour ton argent !
Avec, j’ai pris une recharge à 5 $ par mois pour avoir 3.5 GB de données Internet. Encore une fois, pas cher non plus. Pour activer ton forfait il faut taper un code qui va te permettre d’activer ta carte SIM, et ensuite il faudra taper le code pour te permettre d’activer ton forfait et tes options. Littéralement, ça va te prendre 10 minutes !

Si ton forfait ne marche pas directement, ne t’inquiètes pas, il faut faire une manip dans tes réglages avec l’option VPN ! Pour Cellcard par exemple, il faut entrer « cellcard » comme nom de VPN pour que l’option Internet fonctionne. Au pire, va dans un magasin Cellcard/Smart/Metfone agréé à Phnom Penh, les employés parlent français et sont très efficaces. Testé, approuvé !

Se déplacer

Si tu viens juste voyager pour quelques semaines, les bus, tuktuks et autres motodops suffiront largement ! Mais quand t’y habites bah… Au bout d’un moment, ça revient un peu cher. Personnellement, je n’ai pas encore sauté le pas d’acheter un scooter, mais je pense que c’est ce que je vais faire.
Après m’être renseignée, il est assez facile de trouver un scooter pour 350 $ environ sur des groupes Facebook comme Phnom Penh Buy and Sell. A vérifier cependant que le scooter/la moto est bien vendue avec la Owner Card, ce qui évitera d’avoir des problèmes en cas de contrôle avec la police.

J’essaierai de compléter cet article au fur et à mesure de mes quatre mois au Cambodge ! 🙂

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Un retour d’expatriation.

Je me souviens, le jour où j’ai emménagé dans mon appartement tout vide, fin août. Je ne savais pas ce qui allait m’attendre pour cette année, j’avais tout à construire et à découvrir, pour cette deuxième année d’expatriation au Canada.
Montréal était une ville que je ne connaissais pas. Que j’ai appris à découvrir et à aimer sur cette dernière année. C’était le début de ma deuxième année d’expatriation au Canada.

Vue Belvédère Mont Royal

Voilà maintenant presque deux semaines que mes deux ans d’expatriation au Canada se sont terminées. C’est encore un peu irréel, à vrai dire: déjà, parce que la première fois que je suis partie, en août 2014, je ne devais rester que 4 mois. Au final, je suis restée deux ans. Quand je suis repartie d’Ottawa, l’année dernière, je n’ai pas pleuré: je ne sais pas, peut-être qu’inconsciemment je savais que j’allais revenir très vite, que mon aventure canadienne n’était pas terminée. Alors qu’il y a deux semaines, mon dieu que j’ai pleuré, la vraie madeleine !
Revenir d’expatriation, c’est un peu comme sortir du coma: tu reviens chez toi, dans ton pays d’origine, et tu redécouvres tout (bon on s’entend que j’ai jamais été dans le coma, j’imagine un peu, mais t’as compris l’image). En fait, tout t’es familier et étranger à la fois. Tu reconnais tout, tu as des souvenirs, mais ce n’est plus chez toi.

Et puis surtout, tu ne peux pas t’empêcher, mais tu compares, comme tu l’as fait quand tu as commencé ton expatriation, sauf que là, c’est dans le sens inverse: ce qui me semblait étranger au Canada, ou loufoque, je le trouve maintenant complètement normal par rapport à d’autres choses en France.

Par exemple, quand tu te rends compte qu’en France c’est toi qui pèse tes légumes et qui met le ticket sur le sac plastique, alors qu’au Canada c’est la caissière. Au bout de deux ans, ça te fait un peu bizarre.

Revenir d’expatriation, ça me faisait peur. Retourner chez mes parents (la régression totale), le retour à un quotidien qui n’était plus le mien depuis deux ans. Et surtout, le fait de se dire que c’est bel et bien terminé. En fait, je ne savais plus à quoi m’attendre, parce que ma vie d’avant, je ne la connais plus, je m’y suis déshabituée bien vite. Et puis forcément, je ne voyais que les côtés négatifs de la France, je m’étais mise dans une spirale de pessimisme toute seule. Tu vas me dire que quand tu reviens de deux ans d’expatriation, ça n’aide pas beaucoup…

écureuil parc du mont royal

Je te le confirme, ça ne m’a pas aidé du tout. Surtout quand tout le monde me disait: « Mais t’inquiètes pas Sixtine, tu vas y retourner au Canada« . Oui, ça je sais que j’y retournerai. Mais quand ? Tu peux me le dire, toi, quand j’aurai l’opportunité d’y retourner ? Et dans quel contexte ? Parce que les études c’est terminé, et dire aurevoir à ta vie étudiante, ça fait quand même un peu peur.
En fait, mon expatriation a signifié deux choses: quand je suis partie, qu’il était le temps de grandir, d’apprendre des choses par moi-même, et pas uniquement sur les bancs d’une fac. Je pense que sur mes deux dernières années, le contrat a été plus que rempli.

Et mon retour d’expatriation, signifiait autre chose: que maintenant, il fallait un peu vieillir. Pas trop quand même hein, mais juste assez pour se rendre compte que toutes les bonnes choses ont une fin, et que parfois il faut avancer, même si on en a pas l’envie. J’avais assez grandi, je devais maintenant vieillir un peu.

Mon expatriation a signifié deux choses: pour mon départ, qu’il fallait un peu grandir. Pour mon retour, qu’il était temps de vieillir.

C’est vrai que s’expatrier à 20 ans à 5500 km de chez soi, ce n’est pas anodin, et ce n’est pas donné à tout le monde, on ne va pas se mentir. Je pense que c’est ce qui a rendu cette expérience d’autant plus extraordinaire: la jeunesse, et surtout l’inconnu de l’expatriation avant de partir. C’était aussi ce que je voulais bien sûr, et ce dont j’avais sûrement besoin au moment de partir.
Deux ans plus tard, faire le bilan de mon expatriation est un peu compliqué: c’est comme quand on me pose la question « Alors, c’était bien ?« , et que je ne sais pas quoi répondre. Oui, évidemment que c’était bien ! Mais c’était tellement plus que ça.

Ça a été extraordinaire, dur parfois, déroutant, dépaysant, fatiguant, surprenant, initiatique, plein de rencontres, chiant aussi, excitant, effrayant, mais plus que tout, ça a été la meilleure expérience de ma vie. Et ça m’a donné l’assurance que les prochaines expériences seront toutes aussi riches et inoubliables.

Alors si toi aussi tu vas bientôt rentrer de ta première expatriation, ne t’en fais pas, ça va aller. Tu vas ressentir plein de sentiments contraires, tu vas te remémorer tellement de choses, tu vas vouloir en parler tout le temps, parfois plus du tout, mais dans le fond ça ira.

Je ne suis pas complètement de chez eux, mais une chose est sûre, je ne suis plus d’ici non plus.

 

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Montréal en septembre, premières impressions.

Me voilà au début de ma deuxième d’année d’expatriation: il y a un peu plus d’un an maintenant, le 28 août 2014, je m’envolais pour un an à Ottawa. Un an plus tard, le 29 août, j’ai repris l’avion, cette fois-ci direction Montréal (ça va, pas trop loin de ma zone de confort, c’est à 2h d’Ottawa !). Cette fois-ci, l’expatriation est différente: je m’installe vraiment, je ne suis plus reliée au système universitaire français, ma banque et ma sécurité sociale sont canadiennes…

Voilà trois semaines que je suis arrivée à Montréal: après plus d’un mois d’absence sur ce blog, j’ai ENFIN le temps de poser mes premières impressions dans un article, de mes premières découvertes montréalaises (qui se suivront de plein d’autres, j’en suis sûre) !

Le retour au Canada, une nouvelle vie d’expat’

Je suis rentrée pour seulement 4 mois en France: et pourtant, cela a été largement suffisant pour que je reprenne mes bonnes habitudes françaises, et que mon retour au Canada sonne comme une redécouverte totale.

Alors pour la sortie de l’avion et le passage frontière, le visa et autres papiers administratifs, ça, pas de problème, je n’avais pas perdu la main. L’arrivée au centre-ville (surtout à Montréal, qui est une ville que je connais encore peu), j’ai retrouvé ce que j’avais l’impression d’avoir oublié depuis le mois d’avril: les rues qui font 20m de large, les panneaux à l’américaine, les traduction approximatives depuis l’anglais (voir fin de l’article pour mes petites perles québécoises), et les restaurants qu’on ne retrouve qu’au Canada (Tim Hortons, la vie !).

Une des rues du quartier chinois de Montréal

J’avais l’impression d’être partie depuis des mois (oui bon c’était le cas en effet), et en même temps de n’être partie que depuis la veille. J’ai retrouvé le tutoiement à chaque bout de phrase, le métro montréalais, et bien sûr j’ai commencé ma nouvelle vie, avec l’emménagement et toutes les réjouissances administratives qui suivent un début d’expatriation.


Montréal, un peu d’appréhension

Quand on parle du Canada en France, beaucoup pensent à Montréal. Ce qui semble logique, c’est la deuxième ville la plus francophone du monde et la première ville francophone d’Amérique du Nord. J’avais un peu d’appréhensions par rapport à cette ville: beaucoup de français, même trop selon certains. Et même s’il s’agit pour moi d’une expatriation, j’avais aussi besoin d’être un peu dépaysée et de ne pas me retrouver qu’avec des français. J’avais aussi entendu dire que la ville n’était pas accueillante, un peu froide… Enfin, pas rassurant quand on s’installe là bas en somme.

Vue sur le centre-ville de Montréal depuis le belvédère du Mont-Royal

Verdict: des français, il y en a à la pelle. Pour ne pas être dépaysée, il suffit de s’installer au Plateau Mont-Royal, ils y sont tous ! Mais ce n’est pas dérangeant, car Montréal est très cosmopolite. J’habite dans le quartier indien, et là aucun français à l’horizon. J’en connais quelques uns bien sûr, je ne vais pas me déraciner non plus 😉

Question accueil de la ville, je pense que cela dépend: en été, aucun problème, la ville est super accueillante et avec pleins d’activités. Ensuite en hiver, pour y avoir été un week end, je comprends que cela puisse paraitre froid… Mais la ville n’en est pas morte pour autant.


Université, sorties, routine: prendre ses marques

Arriver trois jours avant le début de la fac, oui c’était un peu un défi… Du coup, je n’avais pas eu trop le temps de marcher dans la ville et de connaître véritablement l’endroit où j’allais vivre. Mais ce que j’ai remarqué en premier, c’est la diversité des quartiers: un peu comme New York, mais version Québec. Les gros buildings à l’américaine, on ne les retrouve que dans le centre-même de Montréal: dès qu’on s’éloigne de quelques stations de métro, on retrouve des immeubles bien plus bas, avec les devantures des maisons si typiquement montréalaises, les nombreux parcs.

C’est donc en me baladant et en sortant que j’ai commencé peu à peu à apprivoiser Montréal: en découvrant tout d’abord le Parc Jarry, qui est juste à côté de chez moi. Un tout tout petit Central Park selon moi, où les mamans promènent leurs enfants pendant que des adultes jouent au baseball.

La Place d’Armes, dans le Vieux Montréal

J’ai découvert le quartier Jean-Talon, avec son marché et surtout la Plaza St Hubert, une rue commerçante tellement longue qu’on peut y accéder à partir de 3 stations de métro différentes. Je me suis aussi baladée dans le Vieux-Montréal, qui est un quartier tellement différent du centre de Montréal avec ses buildings.
La rue Sainte-Catherine et le belvédère du Mont-Royal, que j’avais déjà vus il y a six mois mais complètement sous la neige, m’ont paru bien différents

Niveau sorties, le mois de septembre à Montréal est rempli: j’ai fait un tour à Poutinefest, histoire de bien reprendre les bonne habitudes culinaires canadiennes, et aux Pikniks Elektroniks, au Parc Jean Drapeau. Enfin, j’ai participé à la Color Run Night, début septembre.

Ottawa-Montréal, les différences

Ottawa a pour moi une valeur sentimentale, c’est la première ville dans laquelle j’ai vécu au Canada ! Mais Montréal est une ville bien plus grande, bien plus centrale aussi par rapport aux Etats-Unis: il s’y passe plus de choses, alors qu’après un an à Ottawa, je connaissais quasiment toute la ville. Montréal est une ville qui fait assez américaine au niveau de l’architecture, avec des buildings assez hauts dans le centre-ville: on ne retrouve pas ça à Ottawa. Ensuite, Ottawa est une ville très proche de la nature, et même avec ses nombreux parcs, Montréal ne rivalise pas sur ce point là 😉

Je ne sais pas encore ce que Montréal va m’offrir cette année, mais je pense que ça sera épique !

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Ce qu’on apprend quand on vit au Canada

Avant de partir vivre au Canada, j’avais comme tout le monde des idées préconçues sur ce pays: l’hiver qui dure 10 mois sur 12, les caribous, le sirop d’érable et les chemises à carreaux (ne m’en voulez pas, vous pensez la même chose, je le sais ! ).

A force de vivre au quotidien avec franco-ontariens et québécois, on se rend compte que certains stéréotypes se valident, d’autres non. Et surtout, on découvre plein d’autres coutumes et habitudes qui nous surprennent !


Les stéréotypes: ce que les français s’imaginent du Canada

En huit mois, j’ai réussi à regrouper les 10 stéréotypes qu’on entend le plus souvent de la part des français sur le Canada:

– Montréal est la capitale du Canada
Et non, Montréal n’est pas la capitale du Canada ! C’est bien Ottawa. Pour la petite histoire, c’est la reine Victoria qui a choisi Ottawa comme capitale bilingue du Canada, pour mettre fin à la rivalité entre Montréal-Québec et Toronto-Edmonton, qui se disputaient le titre de capitale. Ottawa est située à 2h de Montréal, est bien plus petite, mais très sympa !

– Un québécois est français
Voici le meilleur moyen de vous faire des ennemis. Un québécois n’est pas français, il est francophone ! Sans être tous indépendantistes, les québécois en ont en général un peu assez qu’on les considère comme français, sous prétexte qu’ils parlent la même langue que nous ! Après tout, nous ne sommes pas canadiens 😉

– Le Canada, c’est le Québec
Un peu réducteur comme concept ! Mais oui, j’ai souvent entendu des gens me demander si j’habitais au Québec, quand je disais que je vivais au Canada. Le Québec est une des provinces les plus peuplées du Canada, mais il y a tellement d’autres choses à voir dans les autres régions ! Par exemple, les chutes du Niagara sont en Ontario, et Vancouver se situe en Colombie Britannique. Et pour voir des aurores boréales, il faudra plutôt aller au Yukon ou dans le Nunavut !

– Le Canada est un pays souterrain
Hé non, les canadiens sortent de chez eux l’hiver ! Il existe bel et bien une ville souterraine à Montréal, ou des boutiques se sont installées dans les couloirs du métro et ou certaines sorties mènent à des magasins. Mais pas de ça à Québec, Toronto ou Vancouver. On sort, et on brave le froid.

– Au Canada, il n’y a que des caribous des élans et des castors
Impossible de ne pas parler de cette idée reçue, ça doit être une des plus répandues ! Pour être honnête, en huit mois au Canada, je n’ai pas vu un seul caribou ni un seul élan. Par contre, j’ai vu un orignal, des renards, et des putois.

– Le Canadien typique porte une chemise de bûcheron, mange/boit du sirop d’érable et coupe du bois
Vrai pour certains… Faux pour la plupart. Beaucoup de canadiens portent la chemise carreautée (à carreaux quoi), mais pas tous les jours et ils ne vont pas tous couper du bois ! Par contre pour le sirop d’érable, je ne peux rien dire: il y en a partout, il y a juste à rentrer dans un duty free à l’aéroport de Montréal pour comprendre l’ampleur du phénomène…

– « Mais vous avez la voiture au Canada » ?
A prendre au second degré bien sûr ! Bien sûr que la plupart des français savent que les canadiens utilisent la voiture… Mais pas mal pensent aussi qu’ils utilisent tout autant les moto neiges ou les skidoo. Là, tout dépend de la région, au fin fond des forêts du nord vous aurez du mal à trouver quelqu’un circulant avec une voiture lambda. Mais en pleine ville, personne n’utilise de moto-neige ! Et quand il tombe 1m de neige pendant la nuit, tout le monde roule normalement.

– Le Canada, c’est comme l’Antarctique
Bon oui il fait -30 degrés pendant l’hiver, mais au Canada l’été existe aussi, et il fait chaud !

– Tout le monde y parle français
Hé non, seulement 25% de la population ! On parle français au Québec, au Nouveau Brunswick et à la frontière de l’Ontario. Le Canada est un pays bilingue à majorité anglophone.

– Le Canada est un pays super cher
VRAI ! Beaucoup de produits sont des produits d’importation, car avec l’hiver, l’agriculture est un peu compromise. Les taxes entrent donc en jeu, et ne sont pas les mêmes en fonction de la province. L’alcool est fortement taxé également,
mais a contrario les loyers sont moins chers, sauf à Vancouver. Pour voyager pas cher au Canada, le couchsurfing sera votre meilleur ami !

Le brunch, une institution canadienne !

 

Les stéréotypes: qu’est ce que les canadiens peuvent bien penser de nous ?

Je vous préviens, c’est hilarant.

– La Française est forcément blonde
Quelle déception
quand mes amis canadiens ont compris que non, il y avait aussi des Françaises brunes et rousses !

– Le Français boit du vin, mange de la baguette et va en haut de la tour Eiffel tous les dimanches matins
Vrai pour les deux premiers, mais alors pour le coup de la tour Eiffel, ils étaient vraiment sérieux, et j’ai bien ri !

– En France tout est petit et on ne se déplace qu’à vélo
Bon c’est sûr que par rapport à l’Amérique du Nord, nos buildings et nos routes sont un peu minuscules

– Les françaises sont poilues (des jambes, des bras, de partout)
Bon, là j’ai rien pu faire pour me justifier sur le sujet, j’ai juste explosé de rire…

– Les français utilisent des mots bizarres et râlent tout le temps
Alors là commence l’éternel débat sur les anglicismes utilisés par les français et les mots moyenâgeux utilisés par les québécois. Pour le deuxième, on ne peut que confirmer que oui, on est quand même râleurs !

Source: http://afbangalore.ning.com/

Et parfois, on ne se comprend pas…

Vivre avec des canadiens, c’est s’exposer à des situations où l’on ne se comprend pas forcément ! Voici un petit guide des mots les plus drôles que vous pourriez entendre.

– Un calorifère: un radiateur.
– Une danseuse: une stripteaseuse (en soi le mot n’est pas drôle, mais n’a pas la même signification qu’en France…)
– Un piment: un poivron.
– Un chum: un ami.
– Une pièce (enfin prononcez piasse): un dollar.
– Un sou: un centime.
– La gang: la bande.
– Niaiser: plaisanter.
– Botcher: tout faire à la va-vite.
– Canceller: annuler (et après c’est nous qui utilisons des anglicismes…).
– Un coton ouaté: un pull.
– Une débarbouillette: une serviette pour le visage (oui, pour se débarbouiller, logique…).

Cette liste est un peu succinte, mais ce sont les mots qui m’ont le plus surpris durant mon séjour au Canada !

Ce que j’ai appris sur le Canada (et vraiment je ne m’y attendais pas)

En vivant avec des Canadiens, on en apprend forcément sur eux, ça semble logique ! Et parfois, j’ai vraiment été surprise.

– Traverser au feu rouge est limite un crime ici: traversez quand vous n’y êtes pas autorisés, et vous vous ferez dévisager du regard.
– L’alcool n’est pas vendu en supermarché comme en France: il est vendu dans des magasins spécialisés, tenus par le gouvernement (LCBO en Ontario, SAQ au Québec). En Ontario, c’est le seul endroit où acheter de l’alcool, alors qu’au Québec, on peut quand même acheter de la bière et du vin au supermarché, mais c’est tout !
– L’âge de la majorité diffère en fonction des provinces: 19 en Ontario, 18 au Québec par exemple.
– Au Canada, on déjeune, on dîne et on soupe, au lieu de petit-déjeuner, de déjeuner et de dîner.
On mange de l’orignal et des queues de castor (pour le deuxième, c’est juste une pâtisserie, no worries).
– Tout est ouvert le dimanche (et ça change la vie !).
– Les taxes ne sont presque jamais incluses dans les prix (ça aussi ça change la vie, mais dans le mauvais sens du terme).
– Les canadiens se moquent bien plus des français et de notre accent qu’il n’y paraît.
– Toutes les serrures s’ouvrent à l’envers (bon c’est peut-être pas spécifique au Canada, mais dieu que c’est énervant…)
– Les impôts sont remboursés aux étudiants, REMBOURSES !

A compléter au fur et à mesure ! 😉

 

Cet article est bien sûr à prendre au second degré: rigolons de nos voisins canadiens autant que de nous-mêmes, à vrai dire je pense que mes habitudes de frenchie les ont plus choqué que le contraire ! 🙂