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Foire au Questions: Etudier au Canada

Je reçois très très souvent des questions concernant le Canada et les études que j’ai faites là bas. Voici TOUTES les questions que je reçois le plus fréquemment, avec leurs réponses ! 

N’oublie pas de vérifier la véracité de chaque information: même si je m’appuie toujours sur des informations officielles pour compléter mes réponse, tu n’es jamais à l’abri d’un changement de loi ou de procédure. 


Admission à l’université

Oui ! 
Il te sera demandé de payer ces frais avant que ta demande d’admission soit envoyée. Ces frais peuvent varier de manière générale entre 60 et 120 euros. 

Si ton programme est dispensé en anglais ou si tu intègres une université anglophone ou bilingue, un test d’anglais peut en effet t’être demandé.
Dépendamment de l’université, il peut s’agir d’un test en ligne imposé par l’université, ou bien d’un test conventionné comme le TOEFL, le TOEIC ou l’IELTS. Chaque université a ses préférences, et il est préférable de se renseigner sur le test demandé avant de s’inscrire. 

Renseigne-toi directement auprès du bureau de l’admission de l’université pour savoir quels cours tu dois prendre ou quels examens tu dois passer pour pouvoir être admis dans le programme que tu souhaites. 
Dépendamment de la réponse donnée, tu pourras peut être commencer l’université avec une session de « mise à niveau », où tu suivras tous les cours pré-requis pour entrer dans le programme.

Si tu dois prouver d’un certain niveau de langues, renseigne-toi sur les certifications que tu dois passer et les écoles de langues au Canada. 

Oui, il est possible de changer de programme d’études ! 
Si tu souhaites changer de programmes d’études au sein de ton université, il faudra se renseigner auprès de la faculté directement pour connaître la procédure.

Si tu souhaites changer de programme d’études pour un autre dans une autre université, alors il faudra adresser une demande d’admission classique, en demandant à ce que certains de tes crédits puissent être transférés s’ils sont reconnus/validés par ta nouvelle université. 

Les accords France-Québec sont des accords qui ont été ratifiés afin de faciliter la mobilité universitaire.
Ainsi, les étudiants français qui souhaitent étudier en Master ou en Doctorat au Québec, paieront les mêmes frais de scolarité qu’une étudiant québécois. Ils ne sont pas considérés, au regard des frais de scolarité, comme des étudiants internationaux.

Depuis le 1er Mars 2016, ces accords ne s’appliquent plus aux étudiants français qui viennent étudier en Baccalauréat (=licence) au Québec: ils sont de nouveau considérés, au regard des frais de scolarité, comme des étudiants internationaux. 

Le mieux est de savoir ce que tu priorises dans ton choix d’université:
– le programme d’études ?
– la localisation ?
– le campus ?
– la langue dans laquelle tu vas étudier ? 
– la réputation de l’université ?
– les frais de scolarité ?

En fonction de la réponse à ces différentes questions, tu devrais pouvoir faire un choix 😉 

Après avoir envoyé ton dossier d’admission, le délai d’attente peut être de trois à six mois pour obtenir une première réponse. 

Les demandes d’admission se font bien plus tôt pour le Canada que pour la France.
Au Canada, il est possible de commencer son programme d’études à chaque nouvelle session (=semestre): donc en septembre, en janvier ou en juin ! 

Peu importe la session à laquelle tu souhaites commencer, il faut t’y prendre environ 8 à 9 mois à l’avance. Par exemple, si tu souhaites commencer ton programme en septembre, il faudra envoyer ta demande d’admission à l’université au mois de janvier ou février, au plus tard en mars. Généralement, les dates limites d’envoi des dossiers d’admission sont précisées sur le site de l’université.

De manière générale, on retrouve ce schéma-là:
– Pour la rentrée de septembre: avant le 1er février
– Pour la rentrée de janvier : avant le 1er mai
– Pour la rentrée de juin: avant le 1er novembre

Ces dates changent en fonction des universités, donc n’oublie pas de vérifier par toi-même ! 

Pour faire certifier conforme tes relevés de notes, il faut généralement se rendre à la mairie de ta ville, en amenant les originaux et des photocopies. Il faut demander à les faire certifier conforme en précisant qu’il s’agit d’une procédure pour le Canada.

Si la mairie de ta ville ne propose pas ce service, il faut se renseigner sur quel avocat agréé peut procéder à la vérification de la conformité. 

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Papiers administratifs

Le permis d’études coûte pour un futur étudiant français 150 $CAD, soit 99 € (tarif au 28/08/2018). 
Pour un étudiant qui part étudier au Québec, il faut en plus payer les frais liés au CAQ, qui sont de 122 $CAD, soit 74 € (tarif au 1er janvier 2018). 

Tarifs pour le CAQ: https://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/immigrer-installer/etudiants/obtenir-autorisations/certificat-acceptation/frais-exiges.html
Tarifs pour le permis d’études: http://www.cic.gc.ca/francais/information/frais/resultat.asp?countrySelect=FR&lob=sp

Non. Pour étudier moins de six mois au Canada, il n’y a pas besoin de faire de demande de CAQ ou de permis d’études.
Cependant, il faudra présenter à l’arrivée au Canada la lettre d’acceptation de l’université (précisant la durée de ton programme d’études), et aussi une attestation de preuve de fonds suffisants pour six mois. 

Pour étudier au Québec, il faut d’abord faire une demande de Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ). Pour obtenir le CAQ, il faudra fournir divers papiers, dont ta lettre d’acceptation à l’université. Donc, tu ne pourras faire aucune démarche de visa sans lettre d’acceptation.

Après avoir obtenu ton CAQ, tu pourras faire ta demande de permis d’études.

Voici les liens utiles concernant ces deux papiers à obtenir:
– le CAQ: http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/services/caq-electronique/index.html 
– le permis d’études: http://www.cic.gc.ca/

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L’université

Il y en a à l’université, et beaucoup même ! L’onglet « Vie étudiante » du site de ton université devrait t’aiguiller sur les associations étudiantes et les clubs existants.
Dans les Cégeps, il en existe également, mais cela reste généralement plus rare. 

Cela varie en fonction de ton programme et de ton degré d’études, mais il faut fournir un travail continu.
Le nombre d’heure de cours par semaine est plus léger qu’à l’université en France (entre 9 et 12h de cours par semaine), mais les heures de travail demandées après les cours sont plus importantes.

En matière de travail personnel, il y a souvent beaucoup de lectures d’un cours à l’autre, des analyses ou rédactions à rendre, qui constituent plusieurs heures en plus par semaine. 

Bien sûr ! 
Il suffit de te renseigner sur les échanges universitaires proposés par ton université ou ton école, et quels sont les programmes d’échange auxquels tu peux prétendre: accord bilatéral, programme Study Abroad ou programme MICEFA par exemple. 

En français, et en anglais ! 
Tout dépend de la région où l’on souhaite partir étudier. Si au Québec et au Nouveau Brunswick on parle français, les autres provinces et territoires du Canada parlent anglais.

Par conséquent, tu auras plus de probabilités d’étudier en français au Québec et au Nouveau Brunswick. 
Néanmoins, il existe aussi des universités anglophones au Québec et au Nouveau Brunswick, comme il existe des universités bilingues dans les provinces anglophones ! Il suffit de se renseigner directement sur le site de l’université. 

Au Canada, les cours ne se déroulent pas de la même manière qu’en France. 
Si on retrouve bien sûr certains cours en amphi comme à l’université en France, il y a aussi de nombreux cours à 30, 40, 50 élèves. 

Les cours sont généralement plus interactifs qu’à l’université en France, où les élèves sont beaucoup plus sollicités à participer. 
Au niveau des devoirs, des lectures sont généralement données d’un cours à l’autre, ou des devoirs du style « contrôle continu ». En 2 ans d’études au Canada, je n’ai jamais eu le système « partiels » où la validation du cours consiste en un seul examen à la fin du semestre. 

A noter aussi, que les professeurs aiment les présentations orales et les projets de groupe. 

Chaque programme d’études se décompose non pas en semestres à valider comme en France, mais par crédits.
Les crédits correspondent à un certain nombre de cours à valider pour obtenir ton diplôme.

Par exemple, pour obtenir mon diplôme de master à Montréal, je devais valider 45 crédits en tout:
– 30 crédits de cours, 
– 15 crédits de stage.

Sachant que mes cours équivalaient à 3 crédits à chaque fois, je devais donc prendre 10 cours en tout pour valider mon master. 
Pour mes 15 crédits de stage, je devais réaliser un stage de 3 à 6 mois et rendre un mémoire à la fin de mon stage. Par session (=semestre), on prend généralement 3 ou 4 cours. 

Dans certains programmes d’études, tu peux être amené à choisir une spécialisation ou une option. 

Au Canada, le système d’études est assez similaire au système européen. On commence l’université par un baccalauréat (équivalent Licence), puis on peut continuer par une maîtrise (équivalent Master), et un doctorat. On y rentre directement après le lycée (le secondaire), SAUF au Québec.

Au Québec, il faudra d’abord aller dans un Cégep (qui est l’équivalent du community college aux Etats-Unis), pour obtenir un Diplôme d’Etudes Collégiales (DEC), avant de pouvoir entrer à l’université. 

Il existe des community colleges également dans le reste du Canada, dans lesquels on peut étudier après le lycée/secondaire. 

Les frais de scolarité dépendent de plusieurs choses: ton statut à l’université, ton programme, mais aussi la province où tu étudies et ton niveau d’études.
Ainsi, une personne qui bénéficie des accords France-Québec, qui étudie dans un baccalauréat en droit à Sherbrooke n’aura pas du tout les mêmes frais de scolarité qu’un étudiant international qui étudie les sciences industrielles à Toronto dans une maîtrise.

Tous les sites des universités disposent d’un outil pour estimer les frais de scolarité. Si tu ne trouves pas, le mieux est d’envoyer un mail au bureau des étudiants internationaux de l’université dans laquelle tu voudrais étudier. 

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Job étudiant

Le salaire que tu peux avoir avec un job étudiant dépend du salaire minimum de la province dans laquelle tu étudies. 
Au Québec, depuis mai 2018, le salaire minimum est de 12 $CAD de l’heure (7,92 €). 

Donc, en travaillant 20 heures par semaine, tu peux arriver à un salaire par mois de 960 $CAD (634 €). 
A noter cependant, que pour certains types de métiers (notamment ceux où il est courant de recevoir des pourboires), ce salaire minimum est plus faible (9,70 $CAD, soit 6,40 €). 

Afin de pouvoir chercher (et obtenir !) un job étudiant, tu dois obligatoirement être inscrit à la RAMQ (la Sécurité Sociale du Québec) et obtenir ton NAS (Numéro d’Assuré Social). 

Voici des liens utiles:
– s’inscrire à la RAMQ: http://www.ramq.gouv.qc.ca/fr/citoyens/assurance-maladie/inscription/Pages/ententes-autres-pays.aspx
– obtenir son NAS: https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/services/numero-assurance-sociale/rapports/demander.html

Si tu souhaites travailler au Canada, ouvrir un compte bancaire est un peu inévitable. La plupart des jobs sont payés par chèque (donc un peu galère à faire encaisser sur un compte français), et quand ils sont payés par virement, les RIB français ne sont pas acceptés. 

Oui, c’est possible ! 
Un permis d’études permet de travailler 20 heures par semaine. Attention, il n’est pas possible de travailler dans certains secteurs avec le permis d’études: notamment les domaines médicaux ou avec les enfants. 

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Santé et assurance maladie

Le NAS est le Numéro d’Assuré Social: il est obligatoire pour tout étudiant qui souhaite obtenir un job à côté de ses cours.

En savoir plus sur le NAS: ICI

Au Canada, la politique en matière d’assurance dépend de chaque province et territoire. Néanmoins, une assurance est obligatoire: il peut s’gair de l’assurance de la province dans laquelle tu étudies, ou une assurance privée. A toi de te renseigner sur la politique de ta province.

Au Québec, pour les étudiants provenant de certains pays, il est obligatoire de s’inscrire à la RAMQ (Régie de l’Assurance Maladie du Québec), car celle-ci bénéficie d’accords de réciprocité en matière de sécurité sociale.

En savoir plus sur la RAMQ et les ententes avec d’autres pays > http://www.ramq.gouv.qc.ca/fr/citoyens/assurance-maladie/inscription/Pages/ententes-autres-pays.aspx

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Le logement étudiant

Tout dépend, comme en France, de la région et surtout de la ville ! 
Pour un appartement seul, on peut commencer à partir de 600 $CAD, mais cela peu aller jusqu’à 1500 ou 2000 $CAD…

La colocation permet généralement de diviser ce prix par deux ou par 3.
Il ne faut pas oublier de rajouter à ça le prix de l’électricité, du chauffage et de la box Internet, soit de 50 à 120 $CAD en plus par mois. 

Pour chercher un logement étudiant, tu peux t’adresser directement au service Logement de ton université, qui propose souvent des logements en résidence étudiante.
Sinon, tourne-toi vers les groupes Facebook pour chercher un logement ! 

Voici aussi quelques sites qui pourront t’aider à commencer ta recherche de logement: 
www.toutmontreal.com
www.cherchetrouve.ca
www.rentaplacenow.com
www.canada.accommodationforstudents.com
www.craigslist.com
www.kijiji.ca
www.canada-annonces.com 

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Autres

Il existe plein d’écoles et de facultés de langues au Canada, et pas seulement des écoles privées: les universités ont leurs propres départements de langues aussi.
Si tu souhaites améliorer ton anglais, renseigne toi sur les différents programmes proposés.

Pas besoin.
Le Canada dispose de nombreuses boutiques spécialisées, qui fournissent des manteaux et des chaussures pour l’hiver qui sont de meilleure qualité et plus adaptés au climat en hiver. 

Certaines bourses d’études sont proposées directement par les universités canadiennes, mais sont octroyées aux meilleurs étudiants.
Certaines bourses françaises permettent d’étudier à l’étranger: renseigne-toi auprès de ta ville, de ton département ou même de ta région !

Bien sûr ! 
Il existe plusieurs moyens de rester au Canada après ses études, mais la plus répandue est le permis de travail post-diplôme.

Plus d’infos ici: https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/etudier-canada/travail/apres-obtention-diplome.html

Avec un permis d’études canadien, tu peux te déplacer dans tout le Canada sans aucun problème. ATTENTION, le permis d’études n’est pas un papier d’identité, il indique juste que tu es en règle au Canada. Il doit toujours être accompagné de ton passeport, et de ton CAQ si tu étudies au Québec.

Pour voyager hors du Canada, tu dois toujours avoir ces documents avec toi, pour pouvoir rentrer de nouveau au Canada après ton voyage. A toi de te renseigner sur les papiers et visas nécessaires à avoir pour ta destination de voyage 🙂 

Les diplômes québécois sont reconnus en France grâce à l’accord cadre franco-québécois sur la reconnaissance des diplômes et la validation des études: cet accord établit que le baccalauréat en France et le DEC (diplôme d’études collégiales ) au Québec permettent d’entrer à l’Université.
Donc, même si le baccalauréat et la maîtrise au Québec ne sont pas officiellement reconnus en France, en vertu des accords France-Québec, ils sont largement acceptés.

Dans le reste du Canada, le système d’études est similaire au système français, mais demander une équivalence de diplôme sera plus fréquemment demandée. 

Attention, pour certaines disciplines par contre, ils ne sont pas reconnus: un diplôme de droit obtenu au Canada n’est pas reconnu en France, étant donné que le droit enseigné est différent.

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Hésite pas à commenter pour me poser davantage de questions: je rajouterai les réponses le plus vite possible ! 

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Étudier à l’étranger: oui, mais comment s’y prendre ?

Si tu as cliqué sur cet article, c’est que partir hors de France pour faire tes études (ou une partie) est une idée qui te plaît bien !
Étudier à l’étranger est aujourd’hui devenu de plus en plus répandu, et heureusement pour nous, de plus en plus facile ! Erasmus, accords bilatéraux, écoles de langues… Dans tout ce qui est proposé aujourd’hui sur le marché des études à l’étranger, chacun devrait pouvoir y trouver son compte !

D’ailleurs, si tu hésites encore à partir étudier un p’tit bout de temps dans un autre pays, je te conseille de regarder mon #TOP10 des raisons de partir !

 Mais pourtant, ce n’est pas toujours facile de savoir ou commencer: entre démarches administratives, délais, équivalences de diplôme ou encore langues d’apprentissage, tu te retrouve vite noyé sous une pile d’infos.

BREF, éclaircissons tout ça !


TROUVER ET DÉFINIR SON PROJET

A mes yeux, c’est bien la partie la plus importante: un projet mal défini, mal préparé, t’amènera à 90 % à une mauvaise expérience à l’étranger (ou en tout cas mitigée), et crois-moi, ça arrive !
Si certains savent dès le début ce qu’ils veulent faire et dans quel pays ils souhaitent partir, bah… C’est pas le cas de tout le monde !
L’important est tout d’abord de se poser les bonnes questions:

Pourquoi j’ai envie de partir ?
Si tu veux partir pour découvrir une autre culture, améliorer ton niveau dans une langue étrangère, découvrir de nouvelles manières d’apprendre, BINGO !

Est-ce que j’ai une opportunité d’études à l’étranger en ce moment ?
> Oui: si tu es dans un programme te permettant de faire un échange universitaire, si tu es en phase de postuler pour un programme d’études, si tu veux reprendre tes études !

> Non: si tu as fini tes études par exemple. Mais ne t’inquiètes pas, il existe toujours des possibilités pour étudier !

Est-ce que j’ai déjà une idée de ce que je veux apprendre-faire sur place ?
Apprendre une langue spécifique, obtenir un double-diplôme ou encore découvrir une culture qu’on ne connaît pas du tout: définis un peu plus tes envies !

Est-ce que j’ai déjà un certain pays en tête ?
C’est très souvent comme ça que ça commence ! Moi, j’avais l’idée de partir étudier au Canada depuis bien longtemps.

Pendant mon échange universitaire, au Canada !


Une fois que tu as les réponses à ces questions, cela va réduire considérablement le champ des opportunités qui te conviennent. Et du coup, c’est ce qui nous amène au deuxième point !


EXPLORER LES DIFFÉRENTES OPPORTUNITÉS

Si tu penses que la seule solution pour partir étudier à l’étranger est de postuler dans une université étrangère, et bien tu es loin du compte !
Voici plusieurs possibilités qui te permettront de partir étudier dans le pays de ton choix, pour une durée plus ou moins longue:

Postuler directement dans une université étrangère.

Participer à un programme d’échange universitaire: il existe aussi bien ERAMUS+ pour l’Europe que le MICEFA pour les Etats-Unis/Canada, CRÉPUQ pour le Québec, STUDY ABROAD pour de nombreuses universités anglo-saxonnes (Irlande, Angleterre, Australie, etc), ou encore des accords-bilatéraux signés entre deux universités.  Il se peut même que ton école ait un campus à l’étranger:renseigne-toi directement auprès de ton école/université sur les opportunités d’échange !

Partir dans un école de langues: les écoles de langues sont NOMBREUSES, et te permettent de partir pendant quelques mois voire un an dans le pays de ton choix pour apprendre la langue. Il existe des organismes comme EF ou ESL, mais regarde également les centre de langues des universités.

Partir en échange au lycée: si tu n’es pas encore en études supérieures, tu as la possibilité de partir un an étudier dans un lycée étranger. Tu peux ici lire l’histoire de Pauline, qui a passé un an dans un lycée américain !

S’inscrire en étudiant libre: rien de plus facile que de s’inscrire en étudiant libre dans une université étrangère pour suivre quelques cours et découvrir la culture. Attention, être étudiant libre ne donne droit à aucun diplôme !

Pauline a étudié pendant un an dans un lycée américain, dans l’Utah.

 

AVANT DE DÉMARRER SON PROJET: LES FINANCES

Ça y est, tu sais où tu voudrais étudier et dans quel contexte. Maintenant, il ne reste plus qu’à se lancer !

Ok, c’est plus compliqué que ça, je te l’accorde.

Oui, il est temps de démarrer ton projet, mais avant de te lancer dans des inscriptions et démarches de visa en tous genres, je te conseille de te pencher sur une question cruciale avant de partir.

L’ARGENT.

Ah bah oui hein, ça serait trop facile sinon… étudier à l’étranger peut aller du simple au double dépendamment du programme et du pays. Renseigne-toi sur les potentiels accords universitaires ou bilatéraux, les bourses aussi !

Voici quelques exemples d’accords et de possibilités pour alléger les frais:
accords bilatéraux: exemption des frais de scolarité de l’université d’accueil.
Erasmus+: exemption des frais de scolarité de l’université d’accueil.
bourses départementales et régionales: beaucoup plus répandues que ce qu’on veut bien croire ! Renseigne-toi sur le site de ton département ou de ta région.
bourses Erasmus+: celles-ci sont de plus en plus nombreuses, donc si tu souhaites partir en Erasmus ça vaut le coup de jeter un oeil !
bourses du Conseil de l’Europe: peu connues encore, celles-ci se font sur critères sociaux.
aide à la mobilité internationale: d’environ 300 euros par mois, cette aide est à demander au service International de ton université/ton école.
bourse Fullbright: bourse dans le cadre du programme MICEFA aux Etats-Unis. Vu le niveau de vie, ça vaut très certainement le coût !

N’oublie pas également qu’étudier à l’étranger ne se résume pas à payer ses frais de scolarité. Avant d’entreprendre toute démarche, n’hésite pas à établir un budget prévisionnel te permettant d’anticiper certains coûts: inscription, visas, billets d’avion, logement, transport, téléphone,etc…
Pour avoir une idée du prix à débourser, n’hésite pas à demander conseil sur les groupe Facebook des français de l’étranger !

 

DÉMARRER SON PROJET: INSCRIPTION ET PRISE D’INFORMATIONS

La collecte d’infos ou l’inscription constitue la première étape de ton projet à l’étranger. C’est l’heure de faire des recherches en tout genre, de rassembler des papiers, de postuler !

Mais quand s’y prendre ?

Si tu pars dans le cadre d’un échange, ton université/école devrait normalement te transmettre toutes les dates limites et les papiers nécessaires (je dis bien NORMALEMENT hein… Souvent, c’est quand même toi qui partira à la pêche à l’info hahaha #Vécu).
Pour tout autre projet, le plus tôt sera le mieux ! Oui, facile à dire. Garde en tête que généralement, le processus est long et qu’il faudra être patient. Par exemple, quand je suis partie faire mes études au Canada j’ai dû postuler en Janvier pour une rentrée en Septembre: 9 mois avant !

Anticiper suffisamment tôt te permettra également de rassembler de nombreux papiers nécessaires à la constitution de ton dossier: qu’il s’agisse de relevés de notes certifiés conformes, d’un extrait d’acte de naissance ou de casier judiciaire (ne te fous pas de moi, j’ai déjà dû en fournir un !), ou d’être à jour sur ses vaccins (certains pays demandant une visite médicale par un médecin approuvé).
Le visa déterminera souvent ta date de départ: donc si tu souhaites partir à un moment spécifique, renseigne-toi sur les délais d’octroi des visas du pays dans lequel tu veux partir.

Anne-Sophie et Lisa pendant leur échange à Sydney, en Australie


PRÉPARER SON DÉPART

Cette période de préparation est longue et honnêtement, cela va te donner envie de vomir du papier jusqu’à la fin de tes jours: en gros, si tu n’aimes pas les procédures administratives, je te souhaite bonne chance. Au fil de mes études, j’ai toujours eu peur d’oublier de remplir une procédure, de faire migrer un dossier à un certain organisme, etc.

Voici donc une petite liste de choses auxquelles tu devrais peut-être penser en préparant ton départ à l’étranger (attention, dépendamment de ton projet, tout ne s’applique pas hein !):

validation de ton dossier auprès de l’université/l’école: reste-t-il des papiers à fournir comme une attestation de diplôme par exemple ?

visa: sous quelles conditions – quel prix – quels papiers – quelle date butoire ?

logement : qu’est ce qui est disponible sur place ? Possibilité de résidence étudiante ? Des bons plans ?

transport: dois-je demander une attestation de l’école pour obtenir une carte de transport ? Quels sont les prix des billets pour partir dans mon futur pays ?

assurance maladie – sécurité sociale :  au delà de 6 mois hors du territoire français, tu es radié de la Sécurité Sociale. Il faudra donc penser à souscrire à une assurance internationale ou à t’inscrire à la Caisse des Français de l’Étranger. Vérifie si une preuve d’assurance est requise, notamment pour les visas !
Certains pays demandent à ce que les étudiants souscrivent à leur système d’assurance santé. Vérifie quels papiers sont requis pour cette souscription !

régularisation de ta situation en France: faut-il fournir un papier à la fac attestant de ton échange ? Au lycée pour confirmer ton année d’échange à l’étranger ? A ton ancienne école pour le service alumni ?

langue: ai-je envie de prendre quelques cours avant mon départ pour me sentir plus à l’aise en arrivant ?

 

ET MAINTENANT ?

Si tu en es là, c’est que tu es déjà parti, ou sur le point de partir !
Il est difficile de détailler davantage les étapes à suivre pour partir étudier à l’étranger: tout dépendra de ton projet et de ta destination.

Mais une chose est sûre: si tu es certain(e) de ton projet, FONCE ! Étudier à l’étranger est une expérience incroyable et avec toutes les possibilités qui existent aujourd’hui, ce sera dommage de ne pas sauter le pas !

Encore un peu sceptique ? Alors voici encore quelques ressources pour te convaincre de franchir le cap.

Si tu hésites à partir faire un échange universitaire, alors tu peux suivre l’histoire de Gaël et Thomas en Corée du Sud, ou encore d’Anne-Sophie et Lisa en Australie !

Si tu souhaites partir étudier au Canada, que ce soit en échange ou directement pour un programme universitaire, alors je te laisse découvrir mes conseils ! Et tu peux aussi écouter ma playlist #CANADA101, où je te donne tous mes bons conseils pour étudier au Canada, monter son projet, et même pour t’installer une fois sur place !

 


Tu es encore au lycée mais tu veux déjà partir étudier ailleurs ? Alors je te laisse lire l’histoire de Pauline, qui a étudié un an dans un lycée de l’Utah, aux Etats-Unis !

Et toi, c’est quoi ton projet d’études à l’étranger ?