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Et dis moi, les cubains, ils sont comment ?

Mon voyage à Cuba remonte à il y a quatre mois déjà… Et pourtant les cubains, dur de les oublier ! Étonnants et complexes, c’est leur chaleur et leur personnalité qui fait leur singularité latine. Les cubains ont un avis bien tranché, et apprendre à les connaître permet de déconstruire pas mal de clichés qu’on peut avoir sur eux au premier abord !

Tour d’horizon des relations entre les cubains et certains sujets !


Les cubains et… l’argent

Contrairement à l’Asie, impossible de négocier à Cuba. Les cubains sont catégoriques: c’est leur prix, ou rien du tout ! Du coup, si le prix ne vous convient pas, allez directement voir ailleurs. Le seul sujet sur lequel vous pourrez potentiellement négocier, c’est le taxi. Mais ne vous attendez pas à baisser le prix de moitié, impossible.

Le salaire moyen par mois à Cuba est d’environ 25 CUC. Avec les deux monnaies qui ont cours à Cuba (le CUC, monnaie des touristes, et le peso cubain, monnaie des locaux), les cubains ne peuvent se permettre d’acheter certains produits. Du coup, le système D est roi, et le touriste est source de richesses ! C’est pourquoi les cubains ne négocient pas en partie. Un CUC est un CUC, et pour eux, contrairement à nous, c’est énorme. Du coup, tout est payant, y compris une noix de coco (plus grosse arnaque du voyage: 3 CUC au Parc National de Viñales …).

La fameuse noix de coco !


Les cubains et… leur pays

Culture latine oblige, les cubains ont un attachement très fort à leur pays. Ils n’hésitent pas à aborder les touristes qu’ils croisent dans la rue, pour leur demander ce qu’ils pensent de Cuba. En effet, la presse et les médias sont encore assez contrôlés sur l’île, et l’accès à Internet est quasiment impossible: il existe deux bornes Wi Fi seulement à la Havane, et forcément c’est payant. Donc logiquement, ils ne connaissent que très peu l’étranger, et considèrent que les relations du pays avec les Etats-Unis ont considérablement détérioré leur image à l’international.
Et forcément, ils veulent changer la donne et s’assurer que chaque touriste qui arrive à Cuba sache que c’est un pays chaleureux et accueillant !

Nombre de fois, les cubains essayent de nous rassurer sur leur pays: « Ici, personne ne vous volera dans la rue, les voleurs n’existent pas à Cuba.« , « N’allez pas là bas, les prix sont trop élevés« , « N’achetez pas vos cigares dans la rue, vous vous ferez arnaquer !« . Les cubains sont fiers de leur pays et tiennent à en préserver l’image, un peu écorchée pendant le XXème siècle.

Les cubains et… l’embargo

C’est justement du fait de cet embargo que les cubains sont aussi soucieux de l’image de leur pays ! En allant à Cuba en février dernier, l’annonce de la fin de l’embargo entre Cuba et les Etats-Unis était tout récent, les relations diplomatiques entre Obama et Castro commençaient à peine à se renouer. Du coup, c’était un sujet assez fréquent dans les conversations avec les cubains.
Un chauffeur de taxi avec qui le sujet est venu sur la table, nous a dit: « Je pense que la fin de l’embargo est une bonne chose, cela va créer de nouveaux emplois et nous allons vivre mieux. Mais Obama et Castro ne sont pas d’accord sur 20 % des conditions de fin de l’embargo. Pour moi, ça ne se fera pas. »

Les cubains sont cependant majoritairement d’accord sur le fait que la fin de l’embargo ne doit pas arriver trop vite, sinon le pays va totalement perdre de son charme et se dénaturer.

Je voulais tout d’abord en faire une vidéo, où je filmais les cubains nous donner leur avis sur l’embargo. Tous ont bien voulu répondre mais aucun n’a voulu être filmé.


Les cubains et… Varadero

Varadero est une presqu’île située à environ 2h à l’est de la Havane. A l’origine, Varadero était un petit village de pêcheurs, mais le gouvernement cubain a décidé d’en faire une destination touristique incontournable dès les années 1930, l’objectif étant d’en faire une destination concurrente de Cancun, au Mexique.
Désormais, les hôtels de luxe et les complexes touristiques s’étendent sur les 20 km de lagune, pour le plus grand bonheur des touristes étrangers. 
Aujourd’hui, les cubains n’ont pas le droit d’accès à la presqu’île de Varadero. C’est dans la vallée de Viñales que le campesino cubain qui m’a emmené en balade à cheval a dit quelque chose de fondamentalement vrai: « Varadero, ce n’est pas Cuba« .

En effet, j’ai passé une journée à Varadero, et cela m’a suffi pour ne pas aimer l’endroit: uniquement des hôtels, aucune trace de « charme cubain » et d’authenticité comme on peut en avoir à la Havane ou dans le reste du pays. La presqu’île de Varadero ressemble tout autant à une chaîne d’hôtels le long de la plage en Floride… Une chose est sûre, vous ne découvrirez pas Cuba en vous posant à Varadero. Et c’est bien ce qui désole les cubains: que de nombreux touristes ne connaissent leur pays que par le biais de cette presqu’île.

Source: unmondecuba.com


Les cubains et… la prison ?!

Étrange comme sujet dans un article de blog ! Mais c’est pourtant sur le trajet La Havane-Varadero, que le chauffeur de taxi aborde ce sujet… Car bien malgré eux, la prison est très présente dans le quotidien des cubains. En effet, le gouvernement répressif ne souhaite pas de chômage, et réprime à grands coups de sentences pénales. Par exemple, si un cubain est au chômage, alors il part automatiquement deux ans en prison: ainsi, le gouvernement évite le chômage. C’est pourquoi tous les cubains ouvrent des casas particulares, car le travail est assez rare.

Il en est de même pour le service militaire: il est obligatoire, de trois ans pour les hommes et de deux ans pour les femmes, et cinq ans de prison s’il n’est pas fait !  Il en est de même pour la liberté d’expression: tout commentaire déplacé à l’encontre du gouvernement engendre une peine de deux ans de prison. Au moins, vous êtes prévenus !


Les cubains et… Internet

Autant dire que la relation est presque inexistante. Comme je le disais précédemment, accéder à Internet depuis Cuba relève de l’impossible. Pour avoir essayé, j’ai mis 25 minutes à charger une seule page, pour finalement me retrouver devant une erreur de chargement. De ce fait, il est quasiment impossible pour les cubains de communiquer avec le reste du monde… On pourrait croire que la donne change à Varadero du fait du tourisme, mais pas du tout: on n’y trouve pas plus de WiFi que dans le reste du pays.

Avez-vous envie de mieux connaître les cubains maintenant ?

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Trois jours dans la vallée de Viñales

Après avoir visité La Havane pendant quelques jours, il était temps de s’échapper un peu de la capitale pour aller vraiment visiter Cuba, en allant un peu plus profond dans les terres ! C’est comme ça que j’ai passé 3 jours dans la vallée de Viñales, à environ 2h de route de la Havane.

L’itinéraire

Comme dans tout voyage, entre l’itinéraire qu’on a prévu et ce qu’on se retrouve à faire, il y a un fossé…

Ce que je devais faire
– Un jour/une nuit à Pinar del Rio,

– Deux jours/ deux nuits à Viñales et alentours.

Ce que j’ai fait
Trois jours/trois nuits à Viñales.

Mais pourquoi t’as fait ça ?!
Euh parce qu’on m’a dit que Pinar del Rio ne valait pas le coup. Il y a apparemment plein de choses à faire aux alentours, mais la ville n’a pas grand intérêt, et quitte à être dans cette région pour seulement trois jours, autant se concentrer sur une seule ville et ses alentours. Et franchement, aucun regret !

 

Jour 1: Arrivée et découverte de la ville de Viñales

Départ de la Havane à 10h le matin, après un parcours du combattant pour trouver un moyen de transport… En effet, la veille, j’ai attendu 1h dans une file d’attente qui remplissait toute la salle, pour finalement avancer de seulement 2 mètres, et ne même pas être sûre d’obtenir un billet de bus pour le lendemain.

ET LA, coup de chance, les deux gars derrière moi dans la file nous proposent de partager un taxi pour le lendemain, pour justement aller à Viñales.
Le prix du bus: 12 CUC, pour environ 3h30 de route.
Le prix du taxi partagé: 15 CUC, pour 1h30 à 2h de route.

N’étant pas certaine d’avoir un billet pour le lendemain, l’option n°2 est vite choisie. Et le comble de l’histoire: les deux gars sont logés dans la même casa particular que moi. La blague !

Du coup, j’arrive à Viñales à midi. Ma casa particular se trouve au kilomètre 25, exactement à l’entrée la ville (enfin vu la taille de la ville, je suis limite en centre-ville).

Le centre-ville de Viñales, on en fait vite le tour: toute la ville est construite autour de la calle Salvador Cisneros. On y trouve la foule de restaurants et de casas particulares, à vrai dire la plupart des maisons sont également des casas particulares. Il y a même un musée qui explique la naissance de Viñales, mais bon ça ne m’a pas trop tenté. Mais le centre-ville est vraiment accueillant, il y a beaucoup d’ambiance au niveau de l’Eglise, avec des enfants qui dansent et des étals de souvenirs (parce que oui parfois, on aime bien se la jouer touriste !)

Tout au bout de la calle Salvador Cisneros, en face de la station essence, vous pourrez aller visiter le Jardin Botanico de Viñales. Pourtant, l’entrée ne paye pas de mine, et fait limite un peu peur (il y a des têtes de poupée empalées sur des piquets, j’ai connu plus joyeux…)

Dès que vous passez le portail, un homme vient vous accueillir et vous fait la visite du Jardin. En fait, ce jardin a été crée par deux femmes avec le but de réunir toute la végétation que l’on pouvait trouver dans la vallée, et à plus large échelle à Cuba ! Et en effet, on se croirait dans la forêt amazonienne, c’est très dépaysant. Le guide présente toutes les sortes de végétaux qu’on y trouve, ainsi que les fleurs et les fruits, c’est très intéressant.

A la fin de la visite, on vous propose de goûter (gratuitement) des fruits qui sont cultivés dans le jardin, et il est possible de faire une donation, mais celle-ci est complètement libre: pas du tout de pression comme en Asie, je ne me suis pas sentie forcée !

J’ai quand même donné 3 CUC, car la visite vaut le coup, je recommande vivement, c’est un vrai moment de dépaysement. Ensuite, il existe des champs de tabac partout autour de Viñales, à vous d’aller demander aux locaux si vous pouvez y aller.


Jour 2: Randonnée dans le parc national de Viñales et visite de fincas de tabac

Pour ce deuxième jour, un passage au Parc National de Viñales paraissait incontournable. Celui-ci se situe à 4 kilomètres de Viñales, et on décide d’y aller à pied.

Le premier arrêt se fait lorsque le panneau pour aller au Mural de la Prehistorica apparaît: cette fresque a été réalisée dans les années 1960 sous l’ordre de Fidel Castro, qui voulait une fresque racontant l’histoire de la région. Selon le LP, soit on aime, soit on déteste. Ma première réaction en voyant la fresque: « Mon dieu c’est immonde !« . Pour faire court, des couleurs criades renversées sur de la roche… Ce n’est que mon avis, mais vraiment je n’y ai vu aucun intérêt ! Et pour cause, je n’ai même pas pris de photos.

Depuis le Mural de la Prehistorica, il est possible d’aller au point de vue qui se situe un kilomètre plus loin. La balade est courte mais sympa: on découvre peut à peu les paysages du Parc National en marchant entre les mogotes, ces espèces d’énormes roches qui semblent avoir été posées là par hasard. Elles m’ont un peu rappelé les roches de la baie d’Ha Long.

Au point de vue, le paysage est magnifique, on a un vrai panorama à 360 degrés, et c’est vraiment l’idéal pour se poser et profiter un peu de la vue. Le jour où j’y étais le ciel était totalement dégagé, donc vraiment le bonheur !

Après le point de vue, j’avais vraiment envie d’aller faire le chemin des Aquaticos, qui mène à une ancienne communauté vivant dans le parc National, et qui ne se soignerait qu’avec les bienfaits d’une eau bénite (d’où leur nom, logique). Mais évidemment, il fallait qu’il y ait un problème…
Je pensais vraiment qu’il était possible de pouvoir y aller par ses propres moyens. Mais c’était sans compter sur les cubains qui habitent dans le parc National: tous les 5 mètres, il y en a un pour vous arrêter et vous dire qu’il vous faut obligatoirement un guide (et bizarrement il se propose d’être le guide). Proposant forcément des prix exhorbitants pour y aller, on a finalement continué notre chemin et marché encore 5 km dans le parc, bien déçus de ne pas avoir pu voir les Aquaticos. Mais au moins, j’ai pris du paysage plein les yeux sur les 5 kilomètres ! Des paysages, et plein d’animaux 🙂

Au final, je ne sais toujours pas si le guide est effectivement obligatoire pour aller à los Aquaticos.


Jour 3: Cuevas de Santo Tomas et balade à cheval à Viñales

C’est à 20 kilomètres de Viñales que commençe cette dernière journée. Selon le LP, la Cueva del Indio est un incontournable, mais selon les locaux, c’est bien trop touristique et ça ne vaut pas vraiment le coup pour seulement 15 minutes de visite. Alors que les Cuevas de Santo Tomas semblent bien plus intéressantes: la visite coûte 10 CUC, dure 1h30 et on y va au casque et à la frontale !
Avec mes tendances un peu claustrophobes, ça ne s’annonçait pas très bien… Et au final, j’ai adoré. Les cuevas sont très ouvertes sur l’extérieur, et on s’est retrouvés en visite privée avec le guide, car le matin il y a vraiment peu de monde qui s’y rend ! Bon il faut un peu grimper pour accéder aux Cuevas, mais rien de bien méchant, et en prime on a un magnifique panorama sur la vallée (encore un) !

Contrejour bonjour !

Mais le meilleur souvenir, reste la balade à cheval dans la vallée de Viñales: il suffit de demander dans les casas particulares s’ils savent qui propose ce genre d’activité, et il n’hésiterons pas à vous orienter vers quelqu’un. Il faut cependant comparer les prix: mais pour 2h, j’ai payé 10 CUC et cela vaut largement son prix.

Le guide, cubain bien sûr, était très intéressant et a fait un premier arrêt dans une fabrique de tabac pas touristique pour un sou, où le fermier qui y travaillait s’est fait un plaisir de montrer le procédé de fabrication d’un cigare cubain.

Pour voir comment on fait, regardez la vidéo juste en dessous 🙂

La balade à cheval a commencé à 16h et c’était l’heure idéale car le soleil commençait à se coucher. C’est vraiment une activité que je conseille, même si c’est très typique du touriste local, elle a au moins le mérite de vous permettre d’être peinard pendant 2h en plein milieu de la campagne cubaine, et de voir la vie locale de plus près !


Bonnes adresses: logement, restos, activités

– Pour dormir, la Villa El Isleño, km 25, à l’entrée de Viñales, pour 25 CUC la nuit pour 2. Comme je l’ai dit dans cet article, la gérante est sympa mais un peu trop commerciale, mais bon il faut de tout pour faire un monde.

– Pour manger, la Casa de Don Tomas, mention spéciale pour le poisson qui était une véritable tuerie. Le rapport qualité-prix est imbattable, presque pas de temps d’attente, et les employés sont super cools !

– Activité: le Jardin Botanico est vraiment intéressant, gratuit mais franchement faites une donation car c’est une visite à faire !


Conseils

  • Ici plus qu’ailleurs, comparez les prix, surtout pour les restaurants et les casas particulares. La principale activité étant le tourisme, la concurrence est rude, et en basse saison on peut même essayer de négocier (même si ce n’est pas dans les habitudes cubaines).
  • Faites attention dans le Parc National de Viñales, car vous serez d’autant plus considéré comme une banque sur pattes. Le contact humain avec les cubains est clairement inexistant, ils ne viendront ici vous aborder que dans le but de tirer profit (au sens littéral du terme) de la situation. Un peu dommage de repartir du Parc National avec cette impression…

 

 

 

Alors, envie de partir à Viñales ? 🙂

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le cigare cubain

Quand on pense cigare, on pense à Cuba. Et pour cause, Cuba est le seul pays au monde à en produire ! Dans la région de Pinar del Rio, à l’ouest de la Havane, les champs de tabac s’étendent à perte de vue. Mais que faut-il savoir sur le cigare cubain ?

Entre cigares professionnels et cigares de campesinos

Logiquement, les cigares qui intéressent les touristes sont les cigares dits « professionnels », c’est-à-dire les cigares de marque connue : Cohiba, Montecristo, Romeo y Julieta. Ces cigares sont fabriqués dans des usines spécialisées et passent par différents procédés : fumigation, ajout d’arômes de miel, vanille et sucre, passage dans une presse et autres.
A la fin du processus, ressortent des cigares à la forme parfaite, avec le sceau de la fabrique et de la marque. A l’unité, un cigare peut coûter entre 3 et 25 CUC.
Si vous passez faire un tour dans la vallée de Viñales, alors vous aurez sûrement l’occasion de visiter une finca de tabac et de voir le procédé de fabrication d’un cigare de campesino (un vrai cigare de fermier cubain en somme !). Fabriqué sans produits chimiques et sans additifs, le processus est beaucoup plus manuel : de ce fait, pas d’addiction possible. Si vous voulez en savoir plus, regardez la vidéo juste en dessous ! 🙂

 

Alors si vous n’êtes pas un grand fumeur de cigares, les cigares de campesinos devraient largement vous suffire. En plus d’être moins chers que les cigares de grande marque, vous les achèterez directement au producteur qui sera bien content de recevoir quelques CUC en plus (le salaire moyen à Cuba est de 20 à 25 CUC par mois).
Si vous préférez vous tourner vers les cigares plus renommés, alors attention aux arnaques…

Le cigare, produit de toutes les arnaques

A la Havane, la meilleure façon de se faire arnaquer, c’est bien d’acheter une boîte de cigares. En effet, dans la rue, les touristes attirent beaucoup les rabatteurs, qui se feront un plaisir de vous dire qu’aujourd’hui est un jour spécial à la Havane, car c’est le jour de la coopérative (el dia de la cooperativa), et que par conséquent les cigares sont vendus moitié prix.
La vérité est que le jour de la coopérative n’existe pas. Il existe bien sûr une coopérative, mais elle concerne plutôt les fermiers que le tabac en lui-même. Les rabatteurs vous proposeront d’aller voir différents cigares chez un de leurs amis (qui bizarrement, habite juste à côté !), en vous proposant une boite de 25 cigares entre 150 et 250 CUC (entre 108 et 180 € environ). On vous dira que c’est une affaire, parce qu’à l’usine (la fabrica), la même boîte coûtera 500 CUC… De plus, ce sont souvent des contrefaçons que vous achèterez.
A retenir donc, ne jamais acheter de cigares dans la rue et ne pas suivre les rabatteurs.

Où acheter des cigares ?

Le cigare est à Cuba ce que la baguette de pain est à la France : partout. Vous n’aurez aucun problème à vous en procurer, mais dans les grandes villes comme la Havane ou Santiago de Cuba, mieux vaut aller dans des adresses sûres.
A la Havane, rendez vous au Museo del Tabaco, 120 calle Mercaderes.
A Viñales, le magasin La Vega, en face de l’église, vend des cigares aux prix fixés par le gouvernement. Sinon, en vous rendant directement sur une plantation, vous n’aurez aucun problème à trouver quelqu’un pour vous vendre les siens !

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L’essentiel de la Havane

La Havane est une ville très contrastée, que j’ai adoré par certains aspects, et par d’autres… Un peu moins. Quand bien même, j’en garde un très bon souvenir !

Comment arriver à la Havane ?

Depuis l’Europe, en avion bien sûr ! Un trajet dure entre 8 et 9h, avec des liaisons quasi quotidiennes. Habitant au Canada, je suis partie de Montréal. Entre février et avril, les compagnies Sunwing, West Jet et Air Canada bradent littéralement leurs prix pour les vols vers l’Amérique Centrale: les canadiens en ont assez du froid, donc ils partent tous aux Caraïbes 😉 La plupart optent pour des formules tout compris à 500 $, mais j’ai préféré être libre de mes mouvements et prendre un vol sec.

Avec Air Canada, j’ai donc payé 360 € aller-retour taxes incluses. En bref, un super bon deal !

Depuis le reste de Cuba, les bus effectuent des liaisons quotidiennes jusqu’à Cuba. Néanmoins, pensez toujours à vérifier le prix pour un taxi partagé, qui peut s’avérer plus rapide et moins cher que le bus (voir cet article pour les exemples de prix). Voici donc les prix en CUC pour les voyages en bus en février 2015 😉

Que visiter à la Havane ?

Au niveau des musées, il n’y a rien de véritablement intéressant selon moi. J’ai quand même visité le Musée de la Révolution, qui retrace l’histoire de la révolution avec Che Guevara. L’entrée est de 8 CUC: avant elle était de 6 CUC mais il était impossible de prendre des photos, sauf si on mettait 2 CUC de plus. Maintenant, c’est direct intégré dans le prix.

Franchement, le musée n’a pas tant d’intérêt que ça. On a l’impression que certaines pièces ne sont pas terminées, le musée n’est pas très interactif, même si on apprend quand même quelque chose !

 

Pour faire une balade sympa, le bord de mer est incontournable. En effet, le Malecon s’étend sur 8km le long de la mer et on passe devant les différents quartiers de la Havane: le Vedado, Centro Habana, la Habana Vieja. Attention aux vagues, il n’est pas rare de s’en prendre une en plein figure…

Sympa, non ? 🙂


Je voulais vraiment visiter le Capitole, mais EVIDEMMENT il était en travaux quand j’étais à la Havane… Bon… L’architecture est jolie mais c’est un peu dommage !
Ensuite, le quartier qui s’étend autour du Capitole est vraiment sympa et très animé. A 200m du Capitole se trouve le Parque Central, qui ne ressemble pas vraiment à un parc mais plutôt à une place avec des arbres. C’est là que tous les cubains se retrouvent pour parler base-ball, et vous trouverez aussi tous les gentils rabatteurs qui se feront un plaisir d’essayer de vous arnaquer 🙂 Le Parque Central est assez sympa, c’est un endroit plus que local !

Pas très loin du Parque Central, se trouve la calle Obispo, qui est assez connue pour son ambiance festive en fin d’après-midi. On y trouve plein de restos et de bars sympas, avec des groupes qui viennent chanter de la musique cubaine, en somme le gros cliché mais parfois c’est ce qu’on recherche 😉
Mais la rue devient plus intéressante au niveau de la Habana Vieja, c’est-à-dire en s’éloignant du Capitole et du Parque Central. Les restaurants sont plus authentiques, on retrouve vraiment le vrai côté cubain, et moins touristique.

En parlant de la Habana Vieja, c’est définitivement le quartier que j’ai préféré à la Havane. C’est déjà le plus authentique, et qui contrairement à ce qu’on pourrait penser, il ne fait pas si touristique que ça ! Enfin si il y a forcément des touristes, mais le quartier a vraiment gardé son charme, la plupart des rues sont piétonnes avec des vieilles pierres d’époque. J’ai adoré la Plaza Vieja, avec ses vieux bâtiments et ses couleurs ! La Habana Vieja regorge de petites places, avec toujours des panneaux informatifs pour vous expliquer l’histoire de l’endroit.

Le mieux à la Havane reste donc de se balader. C’est vraiment le meilleur moyen de découvrir la ville et ses habitants.

Où manger ou boire un verre ?

Mis à part le bar La Pergola qui se situe Calle Obispo et qui a une ambiance de petit patio, je n’ai pas vraiment d’adresse spécifique. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les bars et restaurants les moins chers que j’ai pu trouver étaient à la Habana Vieja: 1,25 CUC la bière contre 2 CUC dans Centro Habana !

Si vous désirez manger local, alors n’allez pas vers les stands de rue: vous n’y trouverez que des hamburgers et des pizzas, même si c’est bien sûr le meilleur moyen de manger pour pas cher (environ 1 € le repas dans la rue).

Vous ne savez pas ce qu’on mange à Cuba ? Alors allez voir mon article sur la nourriture cubaine ICI 🙂

Le top 3

  • Le quartier calme de la Habana Vieja
  • Les différentes architectures le long du Malecon
  • Les vieilles voitures américaines des années 1950

 

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La nourriture cubaine: ça donne quoi ?

Avec une culture hispanique comme celle de Cuba, on met la barre un peu haut niveau nourriture ! Avant de partir, j’avais pourtant lu dans le Lonely Planet et celui du National Geographic que la nourriture n’était pas très diversifiée, voire décevante… Et bien après une semaine à Cuba, je peux dire que je n’ai pas été déçue !

L’important: la quantité

A Cuba, vous ne serez pas déçus niveau quantité, généralement on est servis assez généreusement ! Pour le petit-déjeuner, rien de très spécifique: dans les casas particulares, j’ai toujours eu du pain, du beurre, de la confiture, des fruits frais, du café, du thé et du lait, donc très complet.
Avec ça, on m’a toujours proposé des œufs avec du jambon et du fromage. On m’a déjà proposé de rajouter du piment, mais j’ai vite refusé… Autre particularité, les jus: j’ai toujours eu du jus de goyave, d’ananas, ou de fruits de la passion, et FRAIS ! Un bonheur !

Un petit déjeuner à 5 CUC dans la casa de Cary et Lazaro, à la Havane. Magique !

Du riz, du poulet, et encore du riz

En effet, le Lonely Planet a raison sur un point: la nourriture n’est pas très diversifiée, dans le sens où l’on mange à Cuba des choses assez simples. Mais c’est comme partout la manière dont on les cuisine qui change tout ! A Cuba, on mange beaucoup de poulet: il y a tellement de poules et de coqs partout qu’on a l’impression qu’ils sont aussi sacrés que les vaches en Inde…

En mangeant dans une casa particular, vous serez sûrs de manger de la nourriture faite à la cubaine: la dame qui tenait la Villa El Isleño à Viñales a un soir cuisiné du poulet « comme elle le préfère ». Résultat: du poulet cuit dans une sauce aigre douce, un peu épicée, avec une soupe de maïs et des pommes de terre, un délice.
La plupart des plats, que ce soit dans les restaurants ou dans les casas particulares sont accompagnés de riz et d’haricots rouges. On propose toujours du boeuf, du poulet, du poisson, ou des œufs: en soit, rien de très original, mais en cherchant bien, on trouve des poisson très bien cuisinés.

A la Casa de Don Tomas à Viñales, le poisson est juste délicieux ! Allez vraiment à ce resto, c’est une adresse recommandée par le Lonely Planet et que je conseille 1000 fois ! Terrasse sympa, prix raisonnables, et les plats arrivent rapidement.

Et qu’est ce qu’on boit ?

Du jus ! Sans glaçons, car l’eau n’est pas potable, autant éviter de finir la fin du voyage au fond de son lit. Mais on trouve de tous les jus: orange, banane, goyave, fruits de la passion, et aussi un jus d’un fruit orange non identifié.  Sinon, les bières locales sont les bières Cristal et Bucanero: la Bucanero est plus forte. On compte environ 1,25 CUC pour une canette de bière.

En conclusion, la nourriture cubaine est vraiment bonne: pas très variée, il faut se l’avouer, on retrouve les mêmes plats dans tous les restaurants. Pour véritablement goûter la nourriture cubaine locale, mangez dans les casas particulares ! Vous aurez deux fois plus à manger et ce sera préparé sous vos yeux.

Alors, envie de goûter la nourriture cubaine ?

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Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage à Cuba

On ne revient jamais vraiment d’un voyage à Cuba. Pays coincé dans le temps, entre 30 et 40 ans en arrière, on ne peut être que dépaysé en arrivant sur l’île. Pourtant, la vie sur place coûte plus cher que ce qu’on pourrait s’imaginer de ce pays où de vieilles américaines roulent encore…

A Cuba, il existe un système à deux monnaies :
le CUC (peso convertible), qui est la monnaie utilisée par les touristes et pour les produits de la vie courante,
le peso cubain (moneda nacional), qui est utilisée surtout par les cubains.
En février 2015, 1 CUC=24 MN. Le salaire moyen d’un cubain est entre 20 et 25 CUC par mois.

Le taux de change du CUC est assez fluctuant, mais tourne en général autour de 1 CUC=0,80 €.

BUDGET

Transport

C’est à coup sûr le poste de budget le plus important lors d’un voyage à Cuba. Pour de longs trajets, il vaut parfois mieux privilégier le taxi partagé que le bus, qui est bien plus rapide et parfois moins cher !

– Bus Viazul La Havane- Viñales : 12 CUC (8,64 €) (+ 6 CUC de taxi pour se rendre à la station de bus depuis le Parque Central).
– Taxi partagé La Havane- Viñales : 15 CUC (12 €) (et on vient vous chercher devant votre casa !).
– Taxi partagé La Havane- Varadero : 15 CUC (12 €)
– Bus Viazul La Havane-Varadero : 10 CUC (7,2 €) (la même histoire, il faut compter le prix du taxi pour se rendre à son logement ensuite).
– Un ticket de bus local à la Havane : 1 MN (0,033 €)

 

Logement

Le meilleur moyen de se loger à Cuba reste les casas particulares, qui sont des chambres louées par l’habitant.

– Une chambre double dans une casa particular à la Havane : 25 CUC (20€)
– Une chambre double dans une casa particular à la Havane (prix internet) : 20 CUC (16 €)
– Une chambre double dans une casa particular à Viñales : 15-20 CUC (12-16 €)

 

Nourriture et boissons

Le prix peut varier du tout au tout en fonction de la région et du type de restaurant. Forcément à la Havane, il faut s’attendre à payer un peu plus qu’en province.

– Une bière Cristal ou Bucanero à La Havane : 1,50 CUC (1,2 €)
– Une assiette de poulet grillé à la Havane : 5 CUC (4€)
– Un mojito : 3 CUC (2,4 €)
– Un dîner dans une casa particular: 10 CUC (8 €)
– Un petit-déjeuner dans une casa particular : 5 CUC (4 €)
– Un sandwich dans un stand de rue : 1 CUC (23 MN=0,8 €)

 

Sorties, activités et extras

Pour les activités et comme partout, il faut toujours comparer les prix. A la Havane, mis à part les musées, vous n’aurez pas vraiment à dépenser niveau activités.

– Une entrée au Museo de la Revolucion à la Havane : 8 CUC (6,4 €)
– Une balade à cheval de 2 heures dans la vallée de Viñales : 10 CUC (8 €)
– Une entrée dans las Cuevas de Santo Tomas dans la vallée de Viñales : 10 CUC (8 €)
– Une boîte de rangement à cigares dans une boutique souvenir : entre 5 et 15 CUC (4-12 €)

Du coup, pour une semaine de voyage à Cuba, voilà ce que donne un budget… Une grande partie est allouée au budget, parce que le premier soir et comme tout bon touriste qui se respecte, j’ai eu l’immense honneur de me faire bien arnaquer et de payer un resto 55 CUC à deux, ô joie !
Cuba n’est donc pas un pays si économique que ça pour un voyageur petit budget.

Voici le budget par jour par catégorie:
Transport: 9,94 €/jour
Nourriture: 17,14 €/jour
Logement: 11,57 €/jour
Sorties et activités: 3,42 €/jour
Extras:
2,28 €/jour

BILAN ET CONSEILS

● Il existe deux types de cubains : les cubains sociables qui sont toujours enclins à parler aux touristes, et ceux qui viendront avec l’idée en tête de vous vendre quelque chose, ou tout bonnement de vous arnaquer. Si un cubain vous propose d’aller boire un verre, assurez-vous d’abord que vous ne devrez pas lui payer son verre (expérience vécue !).

● Si possible, payez en moneda nacional (MN) : les prix sont toujours plus bas dans cette monnaie et vous économiserez un peu.

Les cubains ne sont pas des gens qui négocient, sauf pour les taxis : n’hésitez pas à baisser le prix et à partir si besoin, car ils ont tendance à bien gonfler la note, et parfois plus qu’en Asie !

● Au lieu des bus, privilégiez les taxis partagés, qui vous reviendront moins cher.

● Si vous voulez manger pour très peu cher, allez dans les stands de rue et évitez les restaurants en général : attention par contre, vous ne mangerez pas forcément local mais plutôt pizza/hamburger.

Toujours demander l’info à deux personnes différentes ! On se rend vite compte que les cubains arrangent souvent la vérité à leur sauce : le taxi ne peut pas venir je vous emmène, mes cigares sont meilleurs que les siens, et tutti quanti.

 

Je garde plutôt un bon souvenir de Cuba : les cubains sont très accueillants, et rien de mieux pour connaître la vie et la culture locale que de loger quelques jours dans une casa particular. Mais j’ai aussi un souvenir un peu plus mitigé, de toutes ces fois où j’ai failli me faire arnaquer : quand on est touriste ça semble logique, mis à Cuba plus qu’ailleurs, le touriste européen est considéré comme une véritable vache à lait, tellement que ça saute aux yeux !
Tout est sujet à arnaquer le touriste lambda, et quand on ose essayer de négocier, on peut parfois se prendre un regard qui n’est pas des plus sympathiques… Il faut tenir bon et on obtient généralement gain de cause. Mais bon, un peu éreintant !

 

BONNES ADRESSES

La Havane

Casa particular Cary y Lazaro, 403 calle San Raphael, entre les rues Manrique et Campanario. Chambre et salle de bain propres, la nourriture est à tomber par terre, Cary est une vraie mama cubaine qui s’occupe de ses clients comme de ses fils, toujours là pour donner un bon conseil et toujours souriante. Et pour ce qui est des conseils en matière de cigare, Lazaro se fera un plaisir de vous parler 😉 Pour commencer un voyage à Cuba, il n’y a pas mieux.

Bar la Pergola, calle Obispo. Un petit bar qui ne paye pas de mine, mais où le cadre est bien plus sympa que dans les bars voisins : on a plus l’impression d’être sur la terrasse au fond du jardin, avec un orchestre cubain qui vient jouer en début de soirée.

 

Viñales

Villa El Isleño, km 25, à l’entrée de Viñales. Le cadre de cette casa particular est magnifique, avec un patio pour dîner et la vue sur les champs de tabac et les mogotes du parc national de Viñales. Bon par contre, la gérante est un peu (trop) commerciale, et n’hésitera pas à vous demander de la recommander auprès du LP ou du Routard. Un peu fatigant après 3 jours là-bas.

Restaurant de la Casa de Don Tomas, calle Salvador Cisneros. C’était un peu le crash test du Lonely Planet, car vivement recommandé par ce guide. Et bien pas déçue du tout : les prix sont parfois plus bas que dans d’autres restaurants de la ville, le service est rapide et mon dieu que c’est bon !


Sites Internet

 

My Casa Particular: ce site permet de réserver une chambre dans une casa particular, ce qui est bien pratique dans un pays où l’utilisation d’Internet est peu répandue voire inexistante ! Le site est très efficace et fiable, approuvé pour la réservation de deux casas sur 3.
Pour la troisième casa, il s’est avéré que la casa en question n’était pas vraiment localisée à l’endroit annoncé par le site… En gros, je me suis retrouvée à la limite d’un « bidonville »…