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Foire au Questions: Etudier au Canada

Je reçois très très souvent des questions concernant le Canada et les études que j’ai faites là bas. Voici TOUTES les questions que je reçois le plus fréquemment, avec leurs réponses ! 

N’oublie pas de vérifier la véracité de chaque information: même si je m’appuie toujours sur des informations officielles pour compléter mes réponse, tu n’es jamais à l’abri d’un changement de loi ou de procédure. 


Admission à l’université

Oui ! 
Il te sera demandé de payer ces frais avant que ta demande d’admission soit envoyée. Ces frais peuvent varier de manière générale entre 60 et 120 euros. 

Si ton programme est dispensé en anglais ou si tu intègres une université anglophone ou bilingue, un test d’anglais peut en effet t’être demandé.
Dépendamment de l’université, il peut s’agir d’un test en ligne imposé par l’université, ou bien d’un test conventionné comme le TOEFL, le TOEIC ou l’IELTS. Chaque université a ses préférences, et il est préférable de se renseigner sur le test demandé avant de s’inscrire. 

Renseigne-toi directement auprès du bureau de l’admission de l’université pour savoir quels cours tu dois prendre ou quels examens tu dois passer pour pouvoir être admis dans le programme que tu souhaites. 
Dépendamment de la réponse donnée, tu pourras peut être commencer l’université avec une session de « mise à niveau », où tu suivras tous les cours pré-requis pour entrer dans le programme.

Si tu dois prouver d’un certain niveau de langues, renseigne-toi sur les certifications que tu dois passer et les écoles de langues au Canada. 

Oui, il est possible de changer de programme d’études ! 
Si tu souhaites changer de programmes d’études au sein de ton université, il faudra se renseigner auprès de la faculté directement pour connaître la procédure.

Si tu souhaites changer de programme d’études pour un autre dans une autre université, alors il faudra adresser une demande d’admission classique, en demandant à ce que certains de tes crédits puissent être transférés s’ils sont reconnus/validés par ta nouvelle université. 

Les accords France-Québec sont des accords qui ont été ratifiés afin de faciliter la mobilité universitaire.
Ainsi, les étudiants français qui souhaitent étudier en Master ou en Doctorat au Québec, paieront les mêmes frais de scolarité qu’une étudiant québécois. Ils ne sont pas considérés, au regard des frais de scolarité, comme des étudiants internationaux.

Depuis le 1er Mars 2016, ces accords ne s’appliquent plus aux étudiants français qui viennent étudier en Baccalauréat (=licence) au Québec: ils sont de nouveau considérés, au regard des frais de scolarité, comme des étudiants internationaux. 

Le mieux est de savoir ce que tu priorises dans ton choix d’université:
– le programme d’études ?
– la localisation ?
– le campus ?
– la langue dans laquelle tu vas étudier ? 
– la réputation de l’université ?
– les frais de scolarité ?

En fonction de la réponse à ces différentes questions, tu devrais pouvoir faire un choix 😉 

Après avoir envoyé ton dossier d’admission, le délai d’attente peut être de trois à six mois pour obtenir une première réponse. 

Les demandes d’admission se font bien plus tôt pour le Canada que pour la France.
Au Canada, il est possible de commencer son programme d’études à chaque nouvelle session (=semestre): donc en septembre, en janvier ou en juin ! 

Peu importe la session à laquelle tu souhaites commencer, il faut t’y prendre environ 8 à 9 mois à l’avance. Par exemple, si tu souhaites commencer ton programme en septembre, il faudra envoyer ta demande d’admission à l’université au mois de janvier ou février, au plus tard en mars. Généralement, les dates limites d’envoi des dossiers d’admission sont précisées sur le site de l’université.

De manière générale, on retrouve ce schéma-là:
– Pour la rentrée de septembre: avant le 1er février
– Pour la rentrée de janvier : avant le 1er mai
– Pour la rentrée de juin: avant le 1er novembre

Ces dates changent en fonction des universités, donc n’oublie pas de vérifier par toi-même ! 

Pour faire certifier conforme tes relevés de notes, il faut généralement se rendre à la mairie de ta ville, en amenant les originaux et des photocopies. Il faut demander à les faire certifier conforme en précisant qu’il s’agit d’une procédure pour le Canada.

Si la mairie de ta ville ne propose pas ce service, il faut se renseigner sur quel avocat agréé peut procéder à la vérification de la conformité. 

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Papiers administratifs

Le permis d’études coûte pour un futur étudiant français 150 $CAD, soit 99 € (tarif au 28/08/2018). 
Pour un étudiant qui part étudier au Québec, il faut en plus payer les frais liés au CAQ, qui sont de 122 $CAD, soit 74 € (tarif au 1er janvier 2018). 

Tarifs pour le CAQ: https://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/immigrer-installer/etudiants/obtenir-autorisations/certificat-acceptation/frais-exiges.html
Tarifs pour le permis d’études: http://www.cic.gc.ca/francais/information/frais/resultat.asp?countrySelect=FR&lob=sp

Non. Pour étudier moins de six mois au Canada, il n’y a pas besoin de faire de demande de CAQ ou de permis d’études.
Cependant, il faudra présenter à l’arrivée au Canada la lettre d’acceptation de l’université (précisant la durée de ton programme d’études), et aussi une attestation de preuve de fonds suffisants pour six mois. 

Pour étudier au Québec, il faut d’abord faire une demande de Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ). Pour obtenir le CAQ, il faudra fournir divers papiers, dont ta lettre d’acceptation à l’université. Donc, tu ne pourras faire aucune démarche de visa sans lettre d’acceptation.

Après avoir obtenu ton CAQ, tu pourras faire ta demande de permis d’études.

Voici les liens utiles concernant ces deux papiers à obtenir:
– le CAQ: http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/services/caq-electronique/index.html 
– le permis d’études: http://www.cic.gc.ca/

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L’université

Il y en a à l’université, et beaucoup même ! L’onglet « Vie étudiante » du site de ton université devrait t’aiguiller sur les associations étudiantes et les clubs existants.
Dans les Cégeps, il en existe également, mais cela reste généralement plus rare. 

Cela varie en fonction de ton programme et de ton degré d’études, mais il faut fournir un travail continu.
Le nombre d’heure de cours par semaine est plus léger qu’à l’université en France (entre 9 et 12h de cours par semaine), mais les heures de travail demandées après les cours sont plus importantes.

En matière de travail personnel, il y a souvent beaucoup de lectures d’un cours à l’autre, des analyses ou rédactions à rendre, qui constituent plusieurs heures en plus par semaine. 

Bien sûr ! 
Il suffit de te renseigner sur les échanges universitaires proposés par ton université ou ton école, et quels sont les programmes d’échange auxquels tu peux prétendre: accord bilatéral, programme Study Abroad ou programme MICEFA par exemple. 

En français, et en anglais ! 
Tout dépend de la région où l’on souhaite partir étudier. Si au Québec et au Nouveau Brunswick on parle français, les autres provinces et territoires du Canada parlent anglais.

Par conséquent, tu auras plus de probabilités d’étudier en français au Québec et au Nouveau Brunswick. 
Néanmoins, il existe aussi des universités anglophones au Québec et au Nouveau Brunswick, comme il existe des universités bilingues dans les provinces anglophones ! Il suffit de se renseigner directement sur le site de l’université. 

Au Canada, les cours ne se déroulent pas de la même manière qu’en France. 
Si on retrouve bien sûr certains cours en amphi comme à l’université en France, il y a aussi de nombreux cours à 30, 40, 50 élèves. 

Les cours sont généralement plus interactifs qu’à l’université en France, où les élèves sont beaucoup plus sollicités à participer. 
Au niveau des devoirs, des lectures sont généralement données d’un cours à l’autre, ou des devoirs du style « contrôle continu ». En 2 ans d’études au Canada, je n’ai jamais eu le système « partiels » où la validation du cours consiste en un seul examen à la fin du semestre. 

A noter aussi, que les professeurs aiment les présentations orales et les projets de groupe. 

Chaque programme d’études se décompose non pas en semestres à valider comme en France, mais par crédits.
Les crédits correspondent à un certain nombre de cours à valider pour obtenir ton diplôme.

Par exemple, pour obtenir mon diplôme de master à Montréal, je devais valider 45 crédits en tout:
– 30 crédits de cours, 
– 15 crédits de stage.

Sachant que mes cours équivalaient à 3 crédits à chaque fois, je devais donc prendre 10 cours en tout pour valider mon master. 
Pour mes 15 crédits de stage, je devais réaliser un stage de 3 à 6 mois et rendre un mémoire à la fin de mon stage. Par session (=semestre), on prend généralement 3 ou 4 cours. 

Dans certains programmes d’études, tu peux être amené à choisir une spécialisation ou une option. 

Au Canada, le système d’études est assez similaire au système européen. On commence l’université par un baccalauréat (équivalent Licence), puis on peut continuer par une maîtrise (équivalent Master), et un doctorat. On y rentre directement après le lycée (le secondaire), SAUF au Québec.

Au Québec, il faudra d’abord aller dans un Cégep (qui est l’équivalent du community college aux Etats-Unis), pour obtenir un Diplôme d’Etudes Collégiales (DEC), avant de pouvoir entrer à l’université. 

Il existe des community colleges également dans le reste du Canada, dans lesquels on peut étudier après le lycée/secondaire. 

Les frais de scolarité dépendent de plusieurs choses: ton statut à l’université, ton programme, mais aussi la province où tu étudies et ton niveau d’études.
Ainsi, une personne qui bénéficie des accords France-Québec, qui étudie dans un baccalauréat en droit à Sherbrooke n’aura pas du tout les mêmes frais de scolarité qu’un étudiant international qui étudie les sciences industrielles à Toronto dans une maîtrise.

Tous les sites des universités disposent d’un outil pour estimer les frais de scolarité. Si tu ne trouves pas, le mieux est d’envoyer un mail au bureau des étudiants internationaux de l’université dans laquelle tu voudrais étudier. 

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Job étudiant

Le salaire que tu peux avoir avec un job étudiant dépend du salaire minimum de la province dans laquelle tu étudies. 
Au Québec, depuis mai 2018, le salaire minimum est de 12 $CAD de l’heure (7,92 €). 

Donc, en travaillant 20 heures par semaine, tu peux arriver à un salaire par mois de 960 $CAD (634 €). 
A noter cependant, que pour certains types de métiers (notamment ceux où il est courant de recevoir des pourboires), ce salaire minimum est plus faible (9,70 $CAD, soit 6,40 €). 

Afin de pouvoir chercher (et obtenir !) un job étudiant, tu dois obligatoirement être inscrit à la RAMQ (la Sécurité Sociale du Québec) et obtenir ton NAS (Numéro d’Assuré Social). 

Voici des liens utiles:
– s’inscrire à la RAMQ: http://www.ramq.gouv.qc.ca/fr/citoyens/assurance-maladie/inscription/Pages/ententes-autres-pays.aspx
– obtenir son NAS: https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/services/numero-assurance-sociale/rapports/demander.html

Si tu souhaites travailler au Canada, ouvrir un compte bancaire est un peu inévitable. La plupart des jobs sont payés par chèque (donc un peu galère à faire encaisser sur un compte français), et quand ils sont payés par virement, les RIB français ne sont pas acceptés. 

Oui, c’est possible ! 
Un permis d’études permet de travailler 20 heures par semaine. Attention, il n’est pas possible de travailler dans certains secteurs avec le permis d’études: notamment les domaines médicaux ou avec les enfants. 

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Santé et assurance maladie

Le NAS est le Numéro d’Assuré Social: il est obligatoire pour tout étudiant qui souhaite obtenir un job à côté de ses cours.

En savoir plus sur le NAS: ICI

Au Canada, la politique en matière d’assurance dépend de chaque province et territoire. Néanmoins, une assurance est obligatoire: il peut s’gair de l’assurance de la province dans laquelle tu étudies, ou une assurance privée. A toi de te renseigner sur la politique de ta province.

Au Québec, pour les étudiants provenant de certains pays, il est obligatoire de s’inscrire à la RAMQ (Régie de l’Assurance Maladie du Québec), car celle-ci bénéficie d’accords de réciprocité en matière de sécurité sociale.

En savoir plus sur la RAMQ et les ententes avec d’autres pays > http://www.ramq.gouv.qc.ca/fr/citoyens/assurance-maladie/inscription/Pages/ententes-autres-pays.aspx

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Le logement étudiant

Tout dépend, comme en France, de la région et surtout de la ville ! 
Pour un appartement seul, on peut commencer à partir de 600 $CAD, mais cela peu aller jusqu’à 1500 ou 2000 $CAD…

La colocation permet généralement de diviser ce prix par deux ou par 3.
Il ne faut pas oublier de rajouter à ça le prix de l’électricité, du chauffage et de la box Internet, soit de 50 à 120 $CAD en plus par mois. 

Pour chercher un logement étudiant, tu peux t’adresser directement au service Logement de ton université, qui propose souvent des logements en résidence étudiante.
Sinon, tourne-toi vers les groupes Facebook pour chercher un logement ! 

Voici aussi quelques sites qui pourront t’aider à commencer ta recherche de logement: 
www.toutmontreal.com
www.cherchetrouve.ca
www.rentaplacenow.com
www.canada.accommodationforstudents.com
www.craigslist.com
www.kijiji.ca
www.canada-annonces.com 

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Autres

Il existe plein d’écoles et de facultés de langues au Canada, et pas seulement des écoles privées: les universités ont leurs propres départements de langues aussi.
Si tu souhaites améliorer ton anglais, renseigne toi sur les différents programmes proposés.

Pas besoin.
Le Canada dispose de nombreuses boutiques spécialisées, qui fournissent des manteaux et des chaussures pour l’hiver qui sont de meilleure qualité et plus adaptés au climat en hiver. 

Certaines bourses d’études sont proposées directement par les universités canadiennes, mais sont octroyées aux meilleurs étudiants.
Certaines bourses françaises permettent d’étudier à l’étranger: renseigne-toi auprès de ta ville, de ton département ou même de ta région !

Bien sûr ! 
Il existe plusieurs moyens de rester au Canada après ses études, mais la plus répandue est le permis de travail post-diplôme.

Plus d’infos ici: https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/etudier-canada/travail/apres-obtention-diplome.html

Avec un permis d’études canadien, tu peux te déplacer dans tout le Canada sans aucun problème. ATTENTION, le permis d’études n’est pas un papier d’identité, il indique juste que tu es en règle au Canada. Il doit toujours être accompagné de ton passeport, et de ton CAQ si tu étudies au Québec.

Pour voyager hors du Canada, tu dois toujours avoir ces documents avec toi, pour pouvoir rentrer de nouveau au Canada après ton voyage. A toi de te renseigner sur les papiers et visas nécessaires à avoir pour ta destination de voyage 🙂 

Les diplômes québécois sont reconnus en France grâce à l’accord cadre franco-québécois sur la reconnaissance des diplômes et la validation des études: cet accord établit que le baccalauréat en France et le DEC (diplôme d’études collégiales ) au Québec permettent d’entrer à l’Université.
Donc, même si le baccalauréat et la maîtrise au Québec ne sont pas officiellement reconnus en France, en vertu des accords France-Québec, ils sont largement acceptés.

Dans le reste du Canada, le système d’études est similaire au système français, mais demander une équivalence de diplôme sera plus fréquemment demandée. 

Attention, pour certaines disciplines par contre, ils ne sont pas reconnus: un diplôme de droit obtenu au Canada n’est pas reconnu en France, étant donné que le droit enseigné est différent.

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Hésite pas à commenter pour me poser davantage de questions: je rajouterai les réponses le plus vite possible ! 

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Un retour d’expatriation.

Je me souviens, le jour où j’ai emménagé dans mon appartement tout vide, fin août. Je ne savais pas ce qui allait m’attendre pour cette année, j’avais tout à construire et à découvrir, pour cette deuxième année d’expatriation au Canada.
Montréal était une ville que je ne connaissais pas. Que j’ai appris à découvrir et à aimer sur cette dernière année. C’était le début de ma deuxième année d’expatriation au Canada.

Voilà maintenant presque deux semaines que mes deux ans d’expatriation au Canada se sont terminées. C’est encore un peu irréel, à vrai dire: déjà, parce que la première fois que je suis partie, en août 2014, je ne devais rester que 4 mois. Au final, je suis restée deux ans. Quand je suis repartie d’Ottawa, l’année dernière, je n’ai pas pleuré: je ne sais pas, peut-être qu’inconsciemment je savais que j’allais revenir très vite, que mon aventure canadienne n’était pas terminée. Alors qu’il y a deux semaines, mon dieu que j’ai pleuré, la vraie madeleine !
Revenir d’expatriation, c’est un peu comme sortir du coma: tu reviens chez toi, dans ton pays d’origine, et tu redécouvres tout (bon on s’entend que j’ai jamais été dans le coma, j’imagine un peu, mais t’as compris l’image). En fait, tout t’es familier et étranger à la fois. Tu reconnais tout, tu as des souvenirs, mais ce n’est plus chez toi.

Et puis surtout, tu ne peux pas t’empêcher, mais tu compares, comme tu l’as fait quand tu as commencé ton expatriation, sauf que là, c’est dans le sens inverse: ce qui me semblait étranger au Canada, ou loufoque, je le trouve maintenant complètement normal par rapport à d’autres choses en France.

Par exemple, quand tu te rends compte qu’en France c’est toi qui pèse tes légumes et qui met le ticket sur le sac plastique, alors qu’au Canada c’est la caissière. Au bout de deux ans, ça te fait un peu bizarre.

Revenir d’expatriation, ça me faisait peur. Retourner chez mes parents (la régression totale), le retour à un quotidien qui n’était plus le mien depuis deux ans. Et surtout, le fait de se dire que c’est bel et bien terminé. En fait, je ne savais plus à quoi m’attendre, parce que ma vie d’avant, je ne la connais plus, je m’y suis déshabituée bien vite. Et puis forcément, je ne voyais que les côtés négatifs de la France, je m’étais mise dans une spirale de pessimisme toute seule. Tu vas me dire que quand tu reviens de deux ans d’expatriation, ça n’aide pas beaucoup…

Je te le confirme, ça ne m’a pas aidé du tout. Surtout quand tout le monde me disait: « Mais t’inquiètes pas Sixtine, tu vas y retourner au Canada« . Oui, ça je sais que j’y retournerai. Mais quand ? Tu peux me le dire, toi, quand j’aurai l’opportunité d’y retourner ? Et dans quel contexte ? Parce que les études c’est terminé, et dire aurevoir à ta vie étudiante, ça fait quand même un peu peur.
En fait, mon expatriation a signifié deux choses: quand je suis partie, qu’il était le temps de grandir, d’apprendre des choses par moi-même, et pas uniquement sur les bancs d’une fac. Je pense que sur mes deux dernières années, le contrat a été plus que rempli.

Et mon retour d’expatriation, signifiait autre chose: que maintenant, il fallait un peu vieillir. Pas trop quand même hein, mais juste assez pour se rendre compte que toutes les bonnes choses ont une fin, et que parfois il faut avancer, même si on en a pas l’envie. J’avais assez grandi, je devais maintenant vieillir un peu.

Mon expatriation a signifié deux choses: pour mon départ, qu’il fallait un peu grandir. Pour mon retour, qu’il était temps de vieillir.

C’est vrai que s’expatrier à 20 ans à 5500 km de chez soi, ce n’est pas anodin, et ce n’est pas donné à tout le monde, on ne va pas se mentir. Je pense que c’est ce qui a rendu cette expérience d’autant plus extraordinaire: la jeunesse, et surtout l’inconnu de l’expatriation avant de partir. C’était aussi ce que je voulais bien sûr, et ce dont j’avais sûrement besoin au moment de partir.
Deux ans plus tard, faire le bilan de mon expatriation est un peu compliqué: c’est comme quand on me pose la question « Alors, c’était bien ?« , et que je ne sais pas quoi répondre. Oui, évidemment que c’était bien ! Mais c’était tellement plus que ça.

Ça a été extraordinaire, dur parfois, déroutant, dépaysant, fatiguant, surprenant, initiatique, plein de rencontres, chiant aussi, excitant, effrayant, mais plus que tout, ça a été la meilleure expérience de ma vie. Et ça m’a donné l’assurance que les prochaines expériences seront toutes aussi riches et inoubliables.

Alors si toi aussi tu vas bientôt rentrer de ta première expatriation, ne t’en fais pas, ça va aller. Tu vas ressentir plein de sentiments contraires, tu vas te remémorer tellement de choses, tu vas vouloir en parler tout le temps, parfois plus du tout, mais dans le fond ça ira.

Je ne suis pas complètement de chez eux, mais une chose est sûre, je ne suis plus d’ici non plus.

 

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Quelques conseils pour partir étudier au Canada

Voilà maintenant un an et demi que j’ai déménagé au Canada, pour mes études: faire ses études ici est devenu quelque chose de très répandu chez les étudiants français. Mais je me souviens m’être posé beaucoup de questions, et j’ai du souvent creuser pour trouver des réponses

Si tu veux partir étudier au Canada, en échange universitaire ou en t’inscrivant dans un programme, cet article est pour toi !

 

Le système universitaire canadien

Le système universitaire canadien se rapproche beaucoup du système des Etats-Unis. Après le bac, les étudiants ont la possibilité d’aller en college, pour une durée de deux ou trois ans, ou directement à l’université (sauf au Québec, où le collège est obligatoire).

A l’université, les étudiants s’inscrivent en licence, qui ici s’appelle le baccalauréat (oui je sais, perturbant). Après le baccalauréat, on peut s’inscrire en maîtrise (master) puis en doctorat. Pas mal d’étudiants canadiens commencent directement à travailler après leur baccalauréat (merci marché du travail avec plein de boulot).
Contrairement à notre système français, ici les programmes ne se déroulent pas en années, mais en crédits: en gros, il faut prendre un certain nombre de cours pour valider un certain nombre de crédits (un cours = 3 crédits généralement). Donc plus on prend de cours par semestre, plus on va terminer rapidement son programme et être diplômé ! Bon ensuite, généralement les étudiants prennent 3 ans pour le baccalauréat, et 2 ans pour la maîtrise, comme en France quoi, mais le fait est qu’on peut plus ou moins « choisir » la durée de son programme, si on veut être diplômé plus ou moins vite.

En ce qui concerne les cours, les étudiants en ont bien moins qu’en France: pour être considéré à temps plein, un étudiant doit prendre quatre cours (le nombre dépend en fonction de l’université, mais ça tourne généralement autour de ça), ce qui représente 12 h de cours par semaine. Par contre, contrairement à l’université française, le travail continu est bien plus important ! Les profs demandent en général de lire beaucoup de textes d’une semaine à l’autre pour préparer le prochain cours, ce qui demande pas mal de travail à la maison (et de patience, ça je vous le dit !).

 

Combien ça coûte ?

Parlons peu, parlons bien: c’est l’Amérique du Nord, donc les frais de scolarité sont plus élevés que dans une université publique française !

Les frais de scolarité au Canada varient en fonction du statut de l’étudiant. En gros, un québécois et un canadien hors-Québec (donc un étudiant de Colombie Britannique, d’Alberta ou autre) ne paieront pas le même prix. Pareil pour un étudiant international… C’est dans ces cas-là que le prix monte pas mal !
Ensuite, au Québec, c’est là que ça devient intéressant: la France et le Québec ont des accords, qui permettent aux étudiants français d’être exemptés des frais de scolarité applicables aux étudiants étrangers (ô joie !). Du coup, un étudiant français qui veut étudier au Québec paiera les mêmes frais de scolarité qu’un étudiant québécois. Du coup, au lieu de payer 14 000 $ l’année, il n’en paye « que » 4000 $ (ah bah oui ça reste l’Amérique du Nord, c’est pas gratuit non plus) !

La conséquence est que beaucoup beaucoup beaucoup de français partent étudier au Québec. Si vous voulez être dépaysés, vous êtes prévenus !

Les accords France-Québec s’appliquent uniquement aux étudiants français souhaitant s’inscrire dans des programmes de cycles supérieurs: master et doctorat. Ces accords ne s’appliquent plus aux étudiant français qui souhaitent entrer en licence au Québec depuis Mars 2015 (je sais, c’est naze…).

Dans les autres provinces du Canada, il faudra payer les frais de scolarité applicables aux étudiants étrangers: forcément, le prix varie en fonction de la réputation de l’université et de la province, mais on peut au minimum doubler le prix… Le prix varie aussi en fonction du programme dans lequel on s’inscrit: un programme de médecine coûte plus cher qu’un programme de science politique.

 

Parlons paperasse !

           – L’admission

Bon je ne vais pas vous faire un dessin, remplir une demande d’admission, c’est le même processus partout dans le monde ! Sauf qu’au Canada, les demandes d’admission doivent être transmises à l’université au début de l’année: les dates butoires sont souvent le 1er février ou le 1er mars. Et quand on voit tous les papiers qu’ils demandent, mieux vaut s’y prendre tôt…

Les universités demandent systématiquement les derniers relevés de notes, mais elles demandent des copies certifiées conformes. HEIN ?
En effet, la photocopie du relevé de note envoyée dans le dossier d’admission doit être certifiée conforme à l’original par un organisme agrée. La plupart des mairies le font, mais il faut préciser que les copies certifiées conformes sont pour le Canada (sinon, ils vous diront qu’ils ne le font plus, ce qui est le cas. Monde bizarre). Il faut y penser un peu en amont, en plus des lettres de recommandation et tout le tintouin.

 

Quand t’as enfin tes papiers, t’es tellement content que t’affiches même ta tête avec sur ton blog.

          – Permis d’études et autres

C’est bon, tu es accepté(e) dans ton université au Canada ! Maintenant, il va falloir s’occuper du fameux visa étudiant.

Tu pars étudier au Québec ? Alors avant le permis d’études, tu auras besoin de faire le Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ). C’est une procédure spécifique au Québec qui atteste que tu as le droit de rentrer sur le territoire québécois en statut d’étudiant, sous condition que la demande de permis d’études qui suivra soit approuvée.

Pour les autres provinces du Canada, le permis d’études est la seule procédure requise. Voici un petit récap’ des papiers à rassembler pour obtenir les fameux sésames:

Partir en échange universitaire au Canada

Partir en échange universitaire au Canada est un peu différent. En effet, en échange universitaire, l’étudiant est toujours relié à son école en France (oui bon jusque là logique).
Mais ce qui est BIEN COOL, c’est que l’étudiant en échange est exempté des frais de scolarité de l’université d’accueil au Canada ! Du coup, à mon avis, autant partir du côté anglophone du Canada: pour parler anglais, et surtout parce que les frais de scolarité sont généralement plus élevés du côté anglophone. Avec les exonérations, autant en profiter ! C’est comme ça que je suis partie en échange universitaire à Ottawa pendant un an.

          Combien de temps partir, quelle saison ?

Quand on s’inscrit dans un programme au Canada, on ne se pose pas la question de quelle saison partir, on vivra forcément l’été et l’hiver. En échange, c’est autre chose, si on ne part que pour un semestre: le choix se fait souvent entre le semestre d’automne et le semestre d’hiver (même si le semestre d’été est proposé dans les universités canadiennes).
C’est en recevant un mail à propos d’un futur échange universitaire au Canada d’une lectrice que je me suis demandée quelle saison partir…

Comme je lui ai répondu, chaque saison a ses avantages et ses inconvénients. En automne (donc de septembre à décembre), on peut encore profiter de l’été indien jusqu’à la mi-octobre environ. Ensuite, l’automne est vraiment magnifique et c’est le moment d’aller visiter les parcs naturels du Canada ! Après, en décembre, c’est le début de la neige (enfin sauf cette année… la première neige est tombée le 27 décembre… Il faisait 18 degrés le jour de Noël… Bref.), donc vous aurez normalement un petit aperçu de l’hiver canadien.
Pour le semestre d’hiver (donc de janvier à avril-mai), là c’est l’hiver pur et dur ! L’avantage, c’est de pouvoir faire toutes les activités d’hiver qu’on s’imagine au Canada: du ski, du skidoo, du chien de traîneau, des raquettes, visiter les cabanes à sucre, manger de la tire à l’érable, enfin vous voyez le toppo. Si vous avez trop froid et que ça vous tente, en février, les compagnies aériennes bradent littéralement leurs billets vers « le Sud » (comprendre l’Amérique Centrale), pour aller à Cuba ou au Mexique. Si la plupart des canadiens vont dans des resorts en formules tout compris, il est aussi possible d’y aller par soi-même en prenant simplement un aller-retour: j’avais payé le mien 400 dollars l’année dernière pour Cuba, soit environ 260 euros. C’est vraiment une aubaine !

Sinon, pour ce qui est de la durée de l’échange, j’avais d’abord demandé à partir un semestre. Finalement, au bout de trois semaines sur place, j’ai décidé d’étendre mon séjour à un an, histoire de profiter à fond. Bien sûr, il faut pouvoir l’assumer financièrement ! Mais si vous en avez la possibilité, faites le, personnellement je ne l’ai pas du tout regretté. La preuve, je suis même repartie pour mon master !

 

Tu préfères le format vidéo ? J’en ai faite une série, je t’invite à la regarder ! 😉

Voilà pour ce qui est de l’essentiel à savoir si vous envisagez de partir étudier au Canada: il y a bien sûr bien plus à dire, mais je ne voulais pas non plus faire un article trop fouillis, donc d’autres suivront !  N’hésitez pas à me demander pour plus de détails 🙂

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Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage à Montréal

Montréal est la porte d’entrée du Canada sur l’Amérique du Nord: c’est un arrêt incontournable pour tout voyageur qui décide de visiter le Canada. Située au Québec, à seulement 40 minutes de la frontière américaine et 2 heures de la province anglophone de l’Ontario, Montréal est une ville francophone très hétéroclite, avec des quartiers très divers. Voilà donc quelques informations qui pourront sûrement vous aider à organiser votre voyage à Montréal !

En octobre 2015, le taux de change du dollar canadien est le suivant : 1 $ CAD = 0,67 €. En gros, si vous êtes européen, vous êtes bien gagnants !

Dans tous les prix mentionnés ci-dessous, les taxes sont incluses.

BUDGET

Transport

Se déplacer au Canada n’est pas si cher: le bus est le moyen de transport le plus pratique pour des longues distances, mais il existe plein d’astuces pour réduire le coût de son billet.

-Bus Montréal-Ottawa: 20 $ (13,52 €)
-Ticket de bus/métro 1 passage: 3,25 $ (2,17 €)
-Ticket de bus/métro 24h: 10 $ (6,70 €)
-Covoiturage Montréal-Québec: 20 $ (13,40 €)
-Location d’un Bixi aller simple: 2,75 $ (1,84 €)

Logement

Réserver une chambre d’hôtel au Canada est en général très onéreux… Les auberges de jeunesse le sont moins, mais chères par rapport à l’Asie, logique. Par contre, si vous souhaitez vous installer à Montréal, les loyers sont bien moins chers qu’en France !

– Loyer pour un 3 1/2 dans le quartier français: 700 $ (469 €)
– Un lit dans un dortoir en auberge de jeunesse: de 20 à 40 $ (13,40-26,80 €)
– Une chambre privée en auberge de jeunesse: 60 $ (40,20 €)


Nourriture et boissons

N’oubliez pas de rajouter les taxes et le pourboire au prix annoncé sur le menu, ça vous évitera une mauvaise surprise au moment de payer l’addition !

– Un pack de six bières en supermarché: 13,50 $ (9,05 €)
– Une bière dans un bar: 5,50 $ (3,69 €)
– Une poutine régulière: 6 $ (4,02 €)
– Une boisson taille grande au Starbucks: 5,25 $ (3,52 €)
– Un dîner dans un restaurant (plat + verre): environ 25 $ (16,75 €)

Sorties, activités et extras

Les activités ne manquent pas à Montréal, et beaucoup d’activités proposent des prix réduits pour les étudiants sur présentation de la carte ISIC.

– Une entrée au Piknik Elektronik: 15 $ (10,05 €)
– Une entrée étudiante au Biodôme: 14,25 $ (9,55 €)
– Une entrée adulte au Biodôme: 19,25 $ (12,90 €)
– Une entrée à l’Igloofest pour un week-end: 90 $ (60,30 €)
– Une carte postale: 2 $ (1,34 €)

Le parc Lafontaine, dans le quartier du Plateau Mont-Royal

BILAN ET CONSEILS

  •  Les québécois (et ici les Montréalais) sont très sociables, ils n’hésiteront pas à vous aider si vous êtes perdus dans la rue ou à vous conseiller des endroits sympas. Ecoutez-les, ça vous évitera sûrement de vous retrouver dans les endroits touristiques de Montréal !
  • Montréal regorge de français: surtout sur le Plateau Mont-Royal, qui est le quartier français. Mais ne vous inquiétez pas, vous avez bien d’autres quartiers à découvrir pour vous imprégner de la culture montréalaise !
  • Les graffitis sont très présents dans les rues de Montréal: ceux-ci sont de véritables œuvres d’art, n’hésitez pas à les prendre en photo (certains sont plus connus que d’autres !).
  • Ne soyez pas déçus: la ville souterraine ne s’étend que sur trois stations de métro. Et honnêtement, il s’agit plus de couloirs de métro aménagés que d’une véritable ville souterraine… Ne vous y attardez donc pas.
  • Le meilleur endroit pour observer le centre-ville de Montréal reste le Belvédère du Mont-Royal: y monter relève du parcours du combattant, mais été comme hiver, la vue est magnifique.
  • Si vous venez visiter Montréal en été, ne vous embêtez pas avec le métro: le Bixi sera votre meilleur ami, et vous permettra de visiter plusieurs quartiers en une seule journée. Les stations de Bixi se trouvent à presque chaque coin de rue, et très souvent à proximité des stations de métro.
  • Contrairement à l’Ontario, il est possible d’acheter du vin et de la bière en supermarché (alors qu’en Ontario, seuls les magasins gérés par le gouvernement fédéral ont cette autorisation). Il n’est cependant pas possible d’acheter de l’alcool après 22h, question de permis.

Un graffiti sur l’Avenue Mont-Royal

 

BONNES ADRESSES

Pour manger

Le marché Jean-Talon, pour goûter de vrais bons produits dans un marché local. C’est le marché le plus connu de Montréal, et il vaut le coup. Si vous comptez vous faire à manger au lieu d’aller dans un restaurant, faire vos courses au marché Jean-Talon vous reviendra nécessairement moins cher.

Métro Jean-Talon, lignes bleue et orange.

Le supermarché Milano, dans le quartier de Petite Italie. Parce que Montréal, c’est aussi une diversité de cultures, autant en profiter: vous ne trouverez jamais autant de produits italiens que dans ce supermarché (et des VRAIS produits italiens hein).

6862 boulevard Saint-Laurent, métro Jean-Talon, lignes bleue et orange.

Le restaurant Patati Patata, pour sa poutine du tonnerre. C’est un petit restaurant qui ne paye pas de mine, avec littéralement trois ou quatre places pour s’asseoir: mais quand on voit la queue qui s’étend jusque dans la rue, on comprend qu’on est tombés sur une pépite.

4177 boulevard Saint-Laurent, entre les stations Mont-Royal et Sherbrooke, ligne orange.

Le restaurant Via Roma, le vrai restaurant italien de quartier. On voit ce qui se passe en cuisine, il n’y a que deux serveurs, la devanture ne fait pas envie (la terrasse couverte est vide en hiver, logique). Mais je n’ai jamais aussi bien mangé italien de toute ma vie (et avec des vraies portions de maousse). Mention spéciale pour les pâtes à la vongole.

7064 boulevard Saint-Laurent, métro De Castelnau, ligne bleue.


Pour boire une bière

Pub Le Pourvoyeur, parce qu’il y a toujours une bonne ambiance et c’est un vrai pub à la canadienne, avec de grosses tables en bois et la retransmission des matchs de hockey sur grand écran. Mieux vaut y aller en groupe, ambiance garantie.

184 rue Jean-Talon Est, métro Jean-Talon, lignes bleue et orange. 

Le bar Sainte-Elizabeth, pour sa terrasse gigantesque, ses murs en lierre qui coupent du reste de la ville et son deuxième étage qui rend ce bar énorme (dans tous les sens du terme). Situé dans le centre-ville, le bar donne sur la rue Saint-Denis, si vous souhaitez ensuite continuer la soirée dans un autre bar ou en boîte.

1412 rue Sainte-Elizabeth, métro Berri-UQAM, lignes verte, orange et jaune.

Le bar La Maisonnée, qui est le bar universitaire du quartier Côte des Neiges. Tous les étudiants de l’Université de Montréal, de HEC et Polytechnique s’y rendent, donc si vous voulez danser boire et chanter, vous allez être littéralement servis.

5385 Avenue Gatineau, métro Côte-des-Neiges, ligne bleue.

La Taverne Saint-Sacrement, si la bière vous lasse et que vous avez envie d’un bon verre de vin dans un cadre sympa. No worries, ils servent de la bière aussi ! Mais si vous voulez boire un bon verre de vin, allez là-bas 😉

775, Avenue du Mont-Royal Est, métro Mont-Royal, ligne orange.

Pour sortir

De manière générale, les rues Saint-Denis et le boulevard Saint-Laurent sont les endroits où on sort à Montréal: on y trouve des bars tous les trois mètres et pareil pour les boîtes de nuit.

– L’Appartement 200, une boîte de nuit montée dans un ancien appartement montréalais, entre véritable boîte branchée et bar dansant chill.

3643 boulevard Saint Laurent, métro Sherbrooke, ligne orange.

Le quartier Beaudry (quartier gay), à proximité de Berri-UQAM.

 

Pour faire du shopping (magasiner)

La rue Sainte-Catherine, une des plus longues rues de Montréal, s’étend sur 4 stations de métro et est le centre névralgique pour les achats. Toutes les grandes boutiques de vêtements et les grandes chaînes de magasins internationales se trouvent sur cette rue. C’est également une rue très passante, où se déroulent toutes sortes de manifestations, comme par exemple le défilé de la Saint-Patrick en mars.

Le Plaza Saint-Hubert, qui est une rue commerçante couverte entre les stations Jean-Talon et Rosemont. On y trouve davantage de petits magasins indépendants, mais on peut y faire de bonnes affaires (et on y trouve aussi quelques bons restos).

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Montréal en septembre, premières impressions.

Me voilà au début de ma deuxième d’année d’expatriation: il y a un peu plus d’un an maintenant, le 28 août 2014, je m’envolais pour un an à Ottawa. Un an plus tard, le 29 août, j’ai repris l’avion, cette fois-ci direction Montréal (ça va, pas trop loin de ma zone de confort, c’est à 2h d’Ottawa !). Cette fois-ci, l’expatriation est différente: je m’installe vraiment, je ne suis plus reliée au système universitaire français, ma banque et ma sécurité sociale sont canadiennes…

Voilà trois semaines que je suis arrivée à Montréal: après plus d’un mois d’absence sur ce blog, j’ai ENFIN le temps de poser mes premières impressions dans un article, de mes premières découvertes montréalaises (qui se suivront de plein d’autres, j’en suis sûre) !

Le retour au Canada, une nouvelle vie d’expat’

Je suis rentrée pour seulement 4 mois en France: et pourtant, cela a été largement suffisant pour que je reprenne mes bonnes habitudes françaises, et que mon retour au Canada sonne comme une redécouverte totale.

Alors pour la sortie de l’avion et le passage frontière, le visa et autres papiers administratifs, ça, pas de problème, je n’avais pas perdu la main. L’arrivée au centre-ville (surtout à Montréal, qui est une ville que je connais encore peu), j’ai retrouvé ce que j’avais l’impression d’avoir oublié depuis le mois d’avril: les rues qui font 20m de large, les panneaux à l’américaine, les traduction approximatives depuis l’anglais (voir fin de l’article pour mes petites perles québécoises), et les restaurants qu’on ne retrouve qu’au Canada (Tim Hortons, la vie !).

Une des rues du quartier chinois de Montréal

J’avais l’impression d’être partie depuis des mois (oui bon c’était le cas en effet), et en même temps de n’être partie que depuis la veille. J’ai retrouvé le tutoiement à chaque bout de phrase, le métro montréalais, et bien sûr j’ai commencé ma nouvelle vie, avec l’emménagement et toutes les réjouissances administratives qui suivent un début d’expatriation.


Montréal, un peu d’appréhension

Quand on parle du Canada en France, beaucoup pensent à Montréal. Ce qui semble logique, c’est la deuxième ville la plus francophone du monde et la première ville francophone d’Amérique du Nord. J’avais un peu d’appréhensions par rapport à cette ville: beaucoup de français, même trop selon certains. Et même s’il s’agit pour moi d’une expatriation, j’avais aussi besoin d’être un peu dépaysée et de ne pas me retrouver qu’avec des français. J’avais aussi entendu dire que la ville n’était pas accueillante, un peu froide… Enfin, pas rassurant quand on s’installe là bas en somme.

Vue sur le centre-ville de Montréal depuis le belvédère du Mont-Royal

Verdict: des français, il y en a à la pelle. Pour ne pas être dépaysée, il suffit de s’installer au Plateau Mont-Royal, ils y sont tous ! Mais ce n’est pas dérangeant, car Montréal est très cosmopolite. J’habite dans le quartier indien, et là aucun français à l’horizon. J’en connais quelques uns bien sûr, je ne vais pas me déraciner non plus 😉

Question accueil de la ville, je pense que cela dépend: en été, aucun problème, la ville est super accueillante et avec pleins d’activités. Ensuite en hiver, pour y avoir été un week end, je comprends que cela puisse paraitre froid… Mais la ville n’en est pas morte pour autant.


Université, sorties, routine: prendre ses marques

Arriver trois jours avant le début de la fac, oui c’était un peu un défi… Du coup, je n’avais pas eu trop le temps de marcher dans la ville et de connaître véritablement l’endroit où j’allais vivre. Mais ce que j’ai remarqué en premier, c’est la diversité des quartiers: un peu comme New York, mais version Québec. Les gros buildings à l’américaine, on ne les retrouve que dans le centre-même de Montréal: dès qu’on s’éloigne de quelques stations de métro, on retrouve des immeubles bien plus bas, avec les devantures des maisons si typiquement montréalaises, les nombreux parcs.

C’est donc en me baladant et en sortant que j’ai commencé peu à peu à apprivoiser Montréal: en découvrant tout d’abord le Parc Jarry, qui est juste à côté de chez moi. Un tout tout petit Central Park selon moi, où les mamans promènent leurs enfants pendant que des adultes jouent au baseball.

La Place d’Armes, dans le Vieux Montréal

J’ai découvert le quartier Jean-Talon, avec son marché et surtout la Plaza St Hubert, une rue commerçante tellement longue qu’on peut y accéder à partir de 3 stations de métro différentes. Je me suis aussi baladée dans le Vieux-Montréal, qui est un quartier tellement différent du centre de Montréal avec ses buildings.
La rue Sainte-Catherine et le belvédère du Mont-Royal, que j’avais déjà vus il y a six mois mais complètement sous la neige, m’ont paru bien différents

Niveau sorties, le mois de septembre à Montréal est rempli: j’ai fait un tour à Poutinefest, histoire de bien reprendre les bonne habitudes culinaires canadiennes, et aux Pikniks Elektroniks, au Parc Jean Drapeau. Enfin, j’ai participé à la Color Run Night, début septembre.

Ottawa-Montréal, les différences

Ottawa a pour moi une valeur sentimentale, c’est la première ville dans laquelle j’ai vécu au Canada ! Mais Montréal est une ville bien plus grande, bien plus centrale aussi par rapport aux Etats-Unis: il s’y passe plus de choses, alors qu’après un an à Ottawa, je connaissais quasiment toute la ville. Montréal est une ville qui fait assez américaine au niveau de l’architecture, avec des buildings assez hauts dans le centre-ville: on ne retrouve pas ça à Ottawa. Ensuite, Ottawa est une ville très proche de la nature, et même avec ses nombreux parcs, Montréal ne rivalise pas sur ce point là 😉

Je ne sais pas encore ce que Montréal va m’offrir cette année, mais je pense que ça sera épique !

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Ce qu’on apprend quand on vit au Canada

Avant de partir vivre au Canada, j’avais comme tout le monde des idées préconçues sur ce pays: l’hiver qui dure 10 mois sur 12, les caribous, le sirop d’érable et les chemises à carreaux (ne m’en voulez pas, vous pensez la même chose, je le sais ! ).

A force de vivre au quotidien avec franco-ontariens et québécois, on se rend compte que certains stéréotypes se valident, d’autres non. Et surtout, on découvre plein d’autres coutumes et habitudes qui nous surprennent !


Les stéréotypes: ce que les français s’imaginent du Canada

En huit mois, j’ai réussi à regrouper les 10 stéréotypes qu’on entend le plus souvent de la part des français sur le Canada:

– Montréal est la capitale du Canada
Et non, Montréal n’est pas la capitale du Canada ! C’est bien Ottawa. Pour la petite histoire, c’est la reine Victoria qui a choisi Ottawa comme capitale bilingue du Canada, pour mettre fin à la rivalité entre Montréal-Québec et Toronto-Edmonton, qui se disputaient le titre de capitale. Ottawa est située à 2h de Montréal, est bien plus petite, mais très sympa !

– Un québécois est français
Voici le meilleur moyen de vous faire des ennemis. Un québécois n’est pas français, il est francophone ! Sans être tous indépendantistes, les québécois en ont en général un peu assez qu’on les considère comme français, sous prétexte qu’ils parlent la même langue que nous ! Après tout, nous ne sommes pas canadiens 😉

– Le Canada, c’est le Québec
Un peu réducteur comme concept ! Mais oui, j’ai souvent entendu des gens me demander si j’habitais au Québec, quand je disais que je vivais au Canada. Le Québec est une des provinces les plus peuplées du Canada, mais il y a tellement d’autres choses à voir dans les autres régions ! Par exemple, les chutes du Niagara sont en Ontario, et Vancouver se situe en Colombie Britannique. Et pour voir des aurores boréales, il faudra plutôt aller au Yukon ou dans le Nunavut !

– Le Canada est un pays souterrain
Hé non, les canadiens sortent de chez eux l’hiver ! Il existe bel et bien une ville souterraine à Montréal, ou des boutiques se sont installées dans les couloirs du métro et ou certaines sorties mènent à des magasins. Mais pas de ça à Québec, Toronto ou Vancouver. On sort, et on brave le froid.

– Au Canada, il n’y a que des caribous des élans et des castors
Impossible de ne pas parler de cette idée reçue, ça doit être une des plus répandues ! Pour être honnête, en huit mois au Canada, je n’ai pas vu un seul caribou ni un seul élan. Par contre, j’ai vu un orignal, des renards, et des putois.

– Le Canadien typique porte une chemise de bûcheron, mange/boit du sirop d’érable et coupe du bois
Vrai pour certains… Faux pour la plupart. Beaucoup de canadiens portent la chemise carreautée (à carreaux quoi), mais pas tous les jours et ils ne vont pas tous couper du bois ! Par contre pour le sirop d’érable, je ne peux rien dire: il y en a partout, il y a juste à rentrer dans un duty free à l’aéroport de Montréal pour comprendre l’ampleur du phénomène…

– « Mais vous avez la voiture au Canada » ?
A prendre au second degré bien sûr ! Bien sûr que la plupart des français savent que les canadiens utilisent la voiture… Mais pas mal pensent aussi qu’ils utilisent tout autant les moto neiges ou les skidoo. Là, tout dépend de la région, au fin fond des forêts du nord vous aurez du mal à trouver quelqu’un circulant avec une voiture lambda. Mais en pleine ville, personne n’utilise de moto-neige ! Et quand il tombe 1m de neige pendant la nuit, tout le monde roule normalement.

– Le Canada, c’est comme l’Antarctique
Bon oui il fait -30 degrés pendant l’hiver, mais au Canada l’été existe aussi, et il fait chaud !

– Tout le monde y parle français
Hé non, seulement 25% de la population ! On parle français au Québec, au Nouveau Brunswick et à la frontière de l’Ontario. Le Canada est un pays bilingue à majorité anglophone.

– Le Canada est un pays super cher
VRAI ! Beaucoup de produits sont des produits d’importation, car avec l’hiver, l’agriculture est un peu compromise. Les taxes entrent donc en jeu, et ne sont pas les mêmes en fonction de la province. L’alcool est fortement taxé également,
mais a contrario les loyers sont moins chers, sauf à Vancouver. Pour voyager pas cher au Canada, le couchsurfing sera votre meilleur ami !

Le brunch, une institution canadienne !

 

Les stéréotypes: qu’est ce que les canadiens peuvent bien penser de nous ?

Je vous préviens, c’est hilarant.

– La Française est forcément blonde
Quelle déception
quand mes amis canadiens ont compris que non, il y avait aussi des Françaises brunes et rousses !

– Le Français boit du vin, mange de la baguette et va en haut de la tour Eiffel tous les dimanches matins
Vrai pour les deux premiers, mais alors pour le coup de la tour Eiffel, ils étaient vraiment sérieux, et j’ai bien ri !

– En France tout est petit et on ne se déplace qu’à vélo
Bon c’est sûr que par rapport à l’Amérique du Nord, nos buildings et nos routes sont un peu minuscules

– Les françaises sont poilues (des jambes, des bras, de partout)
Bon, là j’ai rien pu faire pour me justifier sur le sujet, j’ai juste explosé de rire…

– Les français utilisent des mots bizarres et râlent tout le temps
Alors là commence l’éternel débat sur les anglicismes utilisés par les français et les mots moyenâgeux utilisés par les québécois. Pour le deuxième, on ne peut que confirmer que oui, on est quand même râleurs !

Source: http://afbangalore.ning.com/

Et parfois, on ne se comprend pas…

Vivre avec des canadiens, c’est s’exposer à des situations où l’on ne se comprend pas forcément ! Voici un petit guide des mots les plus drôles que vous pourriez entendre.

– Un calorifère: un radiateur.
– Une danseuse: une stripteaseuse (en soi le mot n’est pas drôle, mais n’a pas la même signification qu’en France…)
– Un piment: un poivron.
– Un chum: un ami.
– Une pièce (enfin prononcez piasse): un dollar.
– Un sou: un centime.
– La gang: la bande.
– Niaiser: plaisanter.
– Botcher: tout faire à la va-vite.
– Canceller: annuler (et après c’est nous qui utilisons des anglicismes…).
– Un coton ouaté: un pull.
– Une débarbouillette: une serviette pour le visage (oui, pour se débarbouiller, logique…).

Cette liste est un peu succinte, mais ce sont les mots qui m’ont le plus surpris durant mon séjour au Canada !

Ce que j’ai appris sur le Canada (et vraiment je ne m’y attendais pas)

En vivant avec des Canadiens, on en apprend forcément sur eux, ça semble logique ! Et parfois, j’ai vraiment été surprise.

– Traverser au feu rouge est limite un crime ici: traversez quand vous n’y êtes pas autorisés, et vous vous ferez dévisager du regard.
– L’alcool n’est pas vendu en supermarché comme en France: il est vendu dans des magasins spécialisés, tenus par le gouvernement (LCBO en Ontario, SAQ au Québec). En Ontario, c’est le seul endroit où acheter de l’alcool, alors qu’au Québec, on peut quand même acheter de la bière et du vin au supermarché, mais c’est tout !
– L’âge de la majorité diffère en fonction des provinces: 19 en Ontario, 18 au Québec par exemple.
– Au Canada, on déjeune, on dîne et on soupe, au lieu de petit-déjeuner, de déjeuner et de dîner.
On mange de l’orignal et des queues de castor (pour le deuxième, c’est juste une pâtisserie, no worries).
– Tout est ouvert le dimanche (et ça change la vie !).
– Les taxes ne sont presque jamais incluses dans les prix (ça aussi ça change la vie, mais dans le mauvais sens du terme).
– Les canadiens se moquent bien plus des français et de notre accent qu’il n’y paraît.
– Toutes les serrures s’ouvrent à l’envers (bon c’est peut-être pas spécifique au Canada, mais dieu que c’est énervant…)
– Les impôts sont remboursés aux étudiants, REMBOURSES !

A compléter au fur et à mesure ! 😉

 

Cet article est bien sûr à prendre au second degré: rigolons de nos voisins canadiens autant que de nous-mêmes, à vrai dire je pense que mes habitudes de frenchie les ont plus choqué que le contraire ! 🙂

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Visiter Ottawa: en long, en large et en travers !

Après plus de 5 mois d’expatriation au Canada, je commence un peu à connaître la ville où j’habite (encore heureux tu me diras). Je commence à connaître quelques bonnes adresses, et il faut se l’avouer c’est bien mieux que de fréquenter tout le temps les endroits touristiques !


Quand et comment partir à Ottawa ?

Même s’il fait froid, selon moi, la meilleure saison pour visiter Ottawa est l’hiver. Pour voir le Canada dans toute sa splendeur, c’est bien mieux ! Bien sûr, si vous n’avez pas le choix, visiter la capitale du Canada à une autre saison sera très bien aussi, mais vous n’aurez pas l’opportunité de faire toutes les activités si typiques de l’hiver !

En gros, l’idéal d’après mon expérience, c’est de venir entre novembre et février.

Ensuite, pour venir à Ottawa, ça se complique. Pourquoi ? Tout simplement parce que depuis la France, il n’existe pas de vol direct jusqu’à Ottawa. OUI je sais c’est la capitale du Canada et il n’y a pas de vol direct, je suis la première à me taper les escales et les bus, mais bon on fait avec 🙂
Le plus simple est de prendre un vol jusqu’à Montréal, et ensuite de prendre un bus Greyhound jusqu’à Ottawa. Ce qui donne à peu près ce prix là (en supposant qu’on part de Paris) :

 

Transport                     Destination                                       Prix
____________________________________________________________________________

Avion                                    Paris -Montréal                                   600 € A/R
Bus                                        Montréal – Ottawa                                        20 €
____________________________________________________________________________
TOTAL                                                                                   620 €


Informations pratiques pour visiter Ottawa

         • Temps sur place

Honnêtement, Ottawa est une ville minuscule: le centre-ville se fait en une journée. Ensuite, pour bien visiter la ville, prendre son temps et visiter quelques musées, je dirais que 3-4 jours sont largement suffisants.

          • Niveau budget

Ottawa est une ville plus chère que Montréal ou Québec: les prix sont généralement les mêmes qu’en France, MAIS la mauvaise surprise c’est que les prix affichés sont des prix hors taxes ! Il faut donc constamment penser à rajouter 13 % de taxes, plus le pourboire dans les restaurants et les bars. Quelques exemples de prix:

Pour information: 1 $ CAD = 0,72 € (en janvier 2014)

– Une bière (340 ml): 5,75 $ TTC
– Un brunch: 10,75 $ TTC
– Une location de patins de 2 heures: 17 $ TTC
– Une nuit en auberge de jeunesse (dortoir 4 personnes): 29 $ TTC (le résumé de l’aventure ICI !)
– Un chocolat chaud: 3,50 $ TTC
– Une entrée adulte au Musée canadien de l’histoire: 13 $ TTC
– Un ticket de bus (système OC Transpo): 3,45 $ TTC
– Un ticket de bus (système STO): 3,60 $ TTC


Se déplacer

A Ottawa, le système de transport est simple: que des bus. Pas un tram, pas un métro, RIEN, que des bus ! Si vous logez en centre-ville, alors vous n’aurez pas vraiment à prendre le bus, vu que tout est faisable à pied. Mais si vous décidez d’aller dans la ville voisine (Gatineau) pour aller au parc de la Gatineau ou visiter le Musée canadien de l’histoire, il vous faudra bien prendre le bus !

Deux systèmes de bus existent:
– le système de bus d’Ottawa, OC Transpo. C’est celui que vous utiliserez probablement. On remarque très bien les bus rouges et blancs ! Et pour connaître les lignes, les horaires et les arrêts de bus, il suffit de télécharger l’appli via l’Apple Store (ICI).
– le système de bus STO qui dessert la ville voisine de Gatineau, qui se trouve de l’autre côté de la rivière ! Les bus sont blancs, on les remarque bien car ils sont bien moins nombreux que les bus OC Transpo.

Un ticket de bus coûte aux alentours de 3,50 $ TTC (voir la rubrique au-dessus). Si vous planifiez de prendre le bus plutôt régulièrement, alors optez pour le Pass Journée, qui coûte 8,10 $ TTC.

 

Que faire à Ottawa ?

        • Les principaux sites

Étant la capitale du Canada, vous ne passerez pas à côté de la visite du Parlement ! La visite est gratuite, et dispensée soit en anglais, soit en français: il faut s’inscrire quelques heures à l’avance ! Vous pourrez y admirer la superbe bibliothèque tout en bois (la seule partie du Parlement qui n’ait pas brûlé après l’énorme incendie au début du XXème siècle). A la fin de la visite, pensez à faire un tour derrière le bâtiment sur la colline du Parlement, pour admirer la vue sur la rivière des Ouataouais et sur le Québec, qui est juste de l’autre côté de la rive ! 🙂

La vue sur la rivière des Ouataouais depuis la colline du Parlement

En contrebas du Parlement, on peut assister à l’ouverture (ou à la fermeture, au choix) des écluses ! Bon, vous vous douterez qu’en plein hiver, les écluses ne marchent pas, surtout qu’elles sont encore aujourd’hui ouvertes manuellement (oui oui, à la manivelle). Mais la balade vaut le coup: tout d’abord, si vous avez envie de visiter le Musée Bytown, qui raconte l’histoire de la ville d’Ottawa, ou tout simplement si vous voulez vous balader le long de la rivière.
Apparemment, il existe même une promenade d’une centaine de kilomètres le long de la rivière, faisable en vélo !

En descendant la rue Rideau vers le centre-ville, vous allez bien sûr, FORCEMENT, tomber sur le centre Rideau. Ah oui, on est en Amérique du Nord, le centre commercial gargantuesque est inévitable. A vous de voir si vous souhaitez faire du shopping 😉

Si vous passez votre chemin sur la dernière étape, alors continuez de descendre la rue Rideau et vous allez tomber sur le marché By (Bytown Market), qui est le quartier très typique d’Ottawa: on retrouve encore les anciennes halles du marché, et de nombreux magasins se sont installés autour. Le week end, un vrai petit marché s’installe au niveau des rues Clarence et Dalhousie, où vous pouvez acheter de tout et de rien (dont du sirop d’érable sous toutes ses formes: en sucre, en beurre, en bonbons, etc).

Si vous avez envie de visiter des musées, alors sachez qu’Ottawa en regorge:
– le Musée canadien de l’histoire,
– le Musée canadien de la guerre,
– le Musée canadien de la nature,
– le Diefenbunker,
– le Musée des Beaux-Arts,
– le Musée de l’Aviation et de l’Espace,
– et j’en passe, mais voici les principaux !

Dès que j’aurais le temps d’aller découvrir ces musées, je compléterais cette partie de l’article (en attendant, j’ai cours !) 😉 Mais le Musée canadien de l’histoire est apparemment un incontournable.


En sortant des sentiers battus

Comme dans chaque ville, il y a toujours moyen de s’éloigner des lieux touristiques ! Aller au parc de la Gatineau, par exemple. Bon ensuite le parc est assez connu, mais ça reste un parc, donc pas de visites guidées à l’horizon ! En automne, vous pourrez y admirer les superbes couleurs des arbres en automne, et en hiver, vous aurez la possibilité de faire du ski de fond. Si vous y allez au printemps ou en été, et bien profitez du soleil 😉

Pour découvrir le Canada dans toute sa splendeur, alors renseignez vous sur les fêtes qui sont organisées sur Sparks Street: en me baladant au niveau du Parlement, je me suis un jour retrouvée en plein fête du Travers de Porc (OUI ce genre de festival existe !). Il y a aussi la fête de la Poutine et autres réjouissances, enfin tout ce qu’il faut pour vous retrouver en plein festival de la gastronomie canadienne.

Bien sûr, une activité qui définit bien Ottawa, c’est le Canal Rideau. Ce canal traverse la ville, et il y a toujours des activités autour: en hiver, vous pouvez louer des patins et apprécier la balade de 7,8 km sur le canal (la plus longue patinoire du monde !). En été, des petits bars éphémères s’installent le long du canal, qui est bordé par une piste cyclable. En bref, le canal, c’est vraiment sympa.

Le Canal Rideau en été

Et enfin, une activité obligatoire quand vous venez au Canada: assister à un match de hockey ! Le hockey est le sport national, et c’est vraiment un truc à faire: pour l’ambiance, et surtout pour voir l’action d’un peu plus près ! Je suis allée voir un match Ottawa-Toronto en septembre, et je ne l’ai vraiment pas regretté (d’ailleurs, c’est Ottawa qui a gagné 😉 ) ! Pour réserver des places, c’est ICI.

Le Canadian Tire Centre d’Ottawa

Quelques bonnes adresses

        • Pour boire un verre

The Senate, 33 Clarence Street, dans le quartier du Marché By. Sympa pour boire une bière un soir de match ! Le bar s’appelle ainsi en référence à l’équipe de hockey d’Ottawa, les Sénateurs. Et quand l’équipe marque, une alarme se déclenche. Finissez vos verres ! 😉

Heart & Crown Irish Pub, 65 Clarence Street, encore dans le quartier du marché By. En général, tous les bars se trouvent dans ce quartier, qui est assez central ! Un vrai irish pub en somme, avec une bonne ambiance étudiante.

Les prix pratiqués dans ces bars sont sensiblement les mêmes: remontez un peu pour voir des exemples de prix !

Pour manger

Father’N’Sons, 112 Osgoode Street, près de l’université d’Ottawa. Pour un brunch super copieux, avec une vraie ambiance à la canadienne. Aussi très sympa pour boire un verre le soir, mais mention spéciale au brunch !

Zak’s Diner, 14 Byward Market Square. Un vrai diner typique, « comme dans les films », pour manger un bon burger dans un endroit sympa ! Il faut compter environ 15 $ HT pour un repas. La nourriture est simple (normal, c’est un diner), mais vraiment bonne.

        • Pour sortir

The Cabin, 95 York Street (encore près du marché By !). Un bar-boîte qui passe de la country, avec des tables de ping pong et Country Night tous les jeudis soirs (autant vous dire qu’il faut y aller ce soir-là !). Le samedi par contre, il n’y a pas grand monde. Mais l’ambiance est au top !


Les bons plans

– La relève de la garde sur la colline du Parlement est gratuite, tous les matins à 10h.

– L’entrée au Musée des Beaux-Arts et au Musée canadien de la nature est gratuite le jeudi soir, entre 17h et 20h, et entre 16h et 20h pour le Musée canadien de l’histoire.

– Sous présentation d’une carte étudiante (carte ISIC), vous avez des réductions dans les hostels, pour les entrées au musée et dans les bars.

 

La rue Rideau, dans le centre-ville d'Ottawa

La rue Rideau, dans le centre-ville d’Ottawa

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Trek dans le parc national de la Gaspésie

Pendant mon roadtrip en Gaspésie, il m’était impossible de ne pas passer par le parc national de la Gaspésie: c’est le plus grand de la région, et surtout celui où on a le plus de chances de croiser pas mal d’espèces (dont des orignaux !). En plus, au mois d’octobre, les grand espaces canadiens deviennent rapidement oranges, rouges, en bref des couleurs magnifiques.

Comment y accéder ?

Le seul moyen d’aller au parc national de la Gaspésie est de prendre la route 299 à partir de Sainte-Anne des Monts. Il faut compter environ 40-45 minutes de trajet. Pendant la saison touristique (de juin à mi-octobre), une navette part de Sainte-Anne des Monts le matin à 9h et s’arrête au Centre de découvertes et de services, au centre du parc. Attention cependant, il n’y a que deux bus dans la journée ! Un le matin pour aller au parc, et un qui repart à 16h le soir. Le bus coûte 16,50 $ pour un adulte.

Si vous décidez de trekker après la mi-octobre, alors vous devrez trouver un autre moyen d’y aller… Deux moyens:
le stop: je n’ai pas testé mais ça me semble un peu impossible. En 40 minutes de trajet jusqu’au parc, j’ai croisé une seule voiture, et qui repartait vers Sainte-Anne des Monts. Pourquoi pas, mais prenez de la marge.
le taxi: l’avantage du hors-saison, c’est qu’on peut négocier le prix. Au final, pour 4 personnes, on a réussi à baisser le prix à 100$ aller-retour, donc 25$ aller-retour par personne, soit 17,80 € ! Pour un aller-retour je trouve ça plutôt raisonnable !

Tarifs sur place

Le parc national de la Gaspésie fait partie du réseau SEPAQ, il faut donc payer son entrée dans le parc: pour une journée, l’entrée coûte 7,50$ par adulte (5,30 €). Il existe aussi des tarifs famille et des tarifs groupe: pour voir toutes les tarifications, allez voir par ici.

/!\ Je viens de voir sur le site que pour la saison 2015, les tarifs augmentent et passe à 8,50 $ par jour (6 €). /!\

Pendant la saison touristique, il faut payer le droit d’entrée au Centre de découvertes et de services, soit aux postes d’autoperception (en gros, des petites boîtes aux lettres réparties partout dans le parc). En échange du paiement, vous récupérez un talon qu’on peut vous demander à tout moment.
Quand j’y suis allée, le Centre de découvertes et de services avait fermé la veille (fin de saison !). Mais comme les gardes du parc étaient encore en train de ranger, j’ai eu un accès VIP au Centre de découvertes pour récupérer 2-3 cartes avant de partir trekker ! Du coup, j’ai payé mon droit d’entrée… Mais je n’aurais jamais su où le payer sinon, étant donné que les postes d’autoperception sont selon moi inexistants (j’en ai vu un seul). Et je ne me suis pas fait contrôler une seule fois, donc hors saison, vous êtes vraiment seuls dans le parc !

A bon entendeur…

 

Les Chutes du Diable et l’Abri de la Serpentine

Depuis le Centre de découvertes et de services, plusieurs chemins sont possibles: j’avais au début l’idée de faire le tour du Mont-Albert, qui est un trek de 6 à 8h. Comme je n’avais que la journée, ça aurait été parfait !

Sauf que bien sûr, qui dit hors-saison, dit certaines contraintes (sinon c’est pas drôle). Et hors de la saison touristique, le Mont-Albert est fermé car c’est la saison de gestation pour les orignaux ! Donc bye bye Mont-Albert. Un des gardes du parc nous propose alors d’aller voir les Chutes du Diable, qui sont à 7km. Bon, ce n’est pas très long (3h aller-retour), mais c’est déjà ça. Il nous indique qu’en arrivant aux Chutes du Diable, on peut continuer jusqu’à l’abri de la Serpentine, qui est à 12,6km du centre. Parfait, ça nous fera une bonne balade !

La randonnée vers les Chutes du Diable commence de manière plutôt soft: le chemin est bien balisé, le sentier suit même un cours d’eau. Comme il n’y a personne, on n’est pas gênés par le bruit des autres randonneurs et on avance à la vitesse qu’on veut. Et en plus, il ne fait pas trop froid ! Bref, le bonheur. Ensuite, au bout de 2km, le chemin commence à grimper, mais ça casse pas encore trois pattes à un canard.

Et au bout de 45 minutes, on arrive enfin à un premier spot sympa: un petit pont qui passe au dessus d’un cours d’eau, et qui donne une vue sur le mont d’en face !

Ensuite, ça continue de grimper. Au bout d’une heure et demie, j’arrive enfin aux chutes du Diable ! En prime, un belvédère en bois est installé avec des bancs pour s’installer et regarder un peu les chutes. Il fait beau, un peu plus chaud et en plus de la vue sur les chutes, on a la vue sur le parc, ce n’était pas la rando qui était prévue mais perso je ne regrette pas !

Sympa non ?

Comme il est à peine 10h30, on se décide à continuer, vers l’Abri de la Serpentine cette fois-ci. Le chemin monte encore un peu, puis ensuite descend ! On prend un peu notre temps, et vers midi on arrive à la dernière bifurcation avant d’arriver à l’Abri: sauf que comme son nom l’indique, le sentier mène à un abri, et on ne va pas se mentir, l’Abri je m’en fiche un peu, je ne passe pas la nuit ici ! On prend donc l’autre chemin, et 50m plus loin, on se retrouve à longer un lac énorme, magnifique, en contrebas entre deux monts, dont le mont Albert.
Idéal pour se poser pour le déjeuner ! Le chemin en bois qui contourne le lac a quelques bancs à certains endroits, mais bon vous n’aurez pas la vue. En se posant au bord du lac sur des pierres, vous serez bien mieux ! Attention cependant, le lac est un peu un entonnoir, le vent y circule beaucoup et il fait rapidement froid. Mis à part ça, on s’était trouvé un coin plutôt pas mal avec mes colocs, avec un banc à exactement 10 centimètres du lac ! Un pique-nique sympa quoi 🙂

En bref, une rando à faire quand on veut commencer soft ! Il n’y a pas besoin d’équipement particulier, juste des bonnes chaussures.

Le Mont Olivine

Après la pause déj et en revenant vers la bifurcation, on trouve le sentier pour aller vers le Mont Olivine. Et là, ça se corse un peu: ce n’est pas encore l’Ultratrail, mais bon on prend un petit coup de chaud et les cuisses travaillent. Le chemin est plein de caillasse et en lacets. On arrive 1h15 plus tard en haut. Et là… RÉCOMPENSE !

Non mais admirez la vue !

En redescendant, on a croisé un couple de randonneurs qui nous ont dit qu’ils venaient de croiser des orignaux. Alors impossible de repartir de ce parc sans voir un orignal, hors de question ! On a donc marché tout le retour, soit 3h environ, sans dire un mot, en regardant de tous les côtés pour trouver la chose.
Et bah on en a pris plein les yeux ! Un orignal, à 5m à peine, couché par terre ! Alors j’avoue je n’étais pas très sereine… La bête fait peut-être 500 kilos et était avec son petit, elle aurait pu charger à tout moment. Donc il faut faire gaffe !

Ensuite, avec un peu de chances, vous croiserez peut-être d’autres animaux: j’ai vu des perdrix à la pelle ! Sinon, si vous avez encore un peu de temps dans la journée après avoir fait ces randonnées, il y en a d’autres qui partent du Centre de découvertes et de services, qui durent entre 30 minutes et 1 heure. Elles longent souvent le cours d’eau qu’on suivait au début.

Dormir au parc ?

Oui, c’est totalement possible ! Mais il faut absolument réserver un emplacement, une tente où un chalet, vous ne pourrez pas camper « à la sauvage », vu que les animaux se baladent un peu partout. Il faut donc camper dans un endroit balisé ou réserver un chalet. C’était l’idée que j’avais à l’origine, afin de pouvoir rester trekker deux jours dans le parc.
C’était sans compter sur les prix des emplacements ! 80$ par personne par nuit… Désolée mais trop cher pour moi, ça ne rentrait pas dans le budget ! Si ça ne rentre pas dans votre budget, vous avez toujours la possibilité de prendre un couchsurfing à Sainte-Anne des Monts, l’aller-retour en bus ou en taxi le lendemain vous coûtera toujours moins cher que l’emplacement de camping !

Conseils

  • Pensez à vous renseigner sur les sentiers ouverts lorsque vous comptez vous rendre au parc: en fonction de la période de l’année, certains peuvent être fermés. A noter qu’entre novembre et avril-mai, il n’y a presque rien d’ouvert !
  • Choisissez un secteur: le parc est grand, vous n’aurez pas le temps de tout faire à moins de rester deux semaines ! Les deux plus grands secteurs sont celui du Centre de découvertes et de services, et celui des Monts McGerrigle (à partir de la route 16).
  • Passez au Centre de découvertes et de services avant de partir: les gardes du parc connaissent bien les secteurs et m’ont vraiment aidée à choisir les sentiers ! Pensez à prendre le Guide du Visiteur, vous y retrouverez les différents sentiers et une carte générale du parc.
  • Prenez un pull, même en été ! Le vent est fréquent, surtout quand on monte.

 
Voilà pour cette journée de trek au parc national de la Gaspésie !

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Itinéraire et conseils pour un roadtrip en Gaspésie

La Gaspésie, ses grands espaces, ses immenses parcs nationaux, et ses côtes maritimes remplies de phoques et de fous de bassan

Idéal pour un roadtrip !

Sauf qu’en une semaine, il faut sélectionner quels endroit son visite, parce que la Gaspésie est remplie d’endroits à voir… Il faut donc choisir ! Je suis donc partie 7 jours dans cette région, et je ne le regrette pas du tout. J’en ai même fait une vidéo ! N’hésitez pas à vous abonner 😉


L’itinéraire

 

Etape 1: Ottawa – Québec (2 jours)

D’Ottawa à Québec, on met environ 5h par la route: en bus, il faut compter environ 50 $, et en covoiturage, 30 $ (voir le site Amigo Express). Le choix est vite fait ! Pour le logement, rien de mieux que le couchsurfing, totalement gratuit.

Je ne vais pas m’éterniser sur la ville de Québec, j’en ferais un article complet très prochainement.

 

Etape 2: Québec – Sainte-Anne des Monts/Cap-Chat

Cette fois-ci, le trajet se fait en bus, car le covoiturage en Gaspésie n’est pas encore très répandu.. Ou sinon, les dates ne correspondent pas. De Québec à Sainte-Anne des Monts, il faut compter 8 heures de trajet, avec un stop à Rimouski. La ville de Sainte-Anne des Monts regorge de choses à voir… Pendant la saison touristique ! Et évidemment, à une semaine près, tout était fermé…
Mais si vous décidez de partir en Gaspésie entre juin et fin septembre, alors vous pourrez faire une foule d’activités avec Exploramer, qui est le complexe d’activités nautiques et maritimes de Sainte-Anne des Monts. Si vous venez hors saison, vous avez toujours la possibilité de monter en haut du promontoire d’Exploramer pour admirer la vue…

 

Pour Cap-Chat, c’est la même chose: en dehors de la période juin-septembre, il y a peu de choses à faire. Apparemment, la ville doit son nom à un célèbre rocher qui aurait la forme d’un chat.

Je suis peut-être aveugle, mais je cherche toujours le rocher !


Etape 3: Sainte-Anne des Monts – Parc national de la Gaspésie

Selon moi, la meilleure étape du voyage ! Et contrairement aux autres activités touristiques de la Gaspésie, je recommande fortement de se balader dans le parc national pendant l’automne. La raison est simple: les couleurs ! Les vallées sont totalement oranges et rouges, et c’est magnifique. Un bus permet d’aller de Sainte-Anne des Monts (la ville la plus proche) au parc de la Gaspésie: mais quand on est hors-saison, on fait avec les moyens du bord et on prend le taxi ! A savoir que le taxi au Canada esT bien moins cher qu’en France.
Il est possible de faire du stop, mais le résultat n’est pas garanti… Très peu de personnes se rendent à l’intérieur du parc après la fermeture de la saison.

 

 

Etape 4: Sainte-Anne des Monts – Percé

Encore une fois, c’est par bus qu’on se rend à Percé. Et cette fois-ci, ENFIN une activité maritime possible ! Et oui, on a pu faire une croisière d’une heure et demie autour du Rocher Percé et de l’île de Bonaventure, qui recueille une colonie de fous de bassan colossale. On a pu aussi apercevoir des phoques, mais pas de baleines… Il faut être un peu chanceux pour en apercevoir.

Pour déjeuner, il faut absolument aller au Resto du Village: à deux minutes à pied du bureau de croisières qui se trouve sur la jetée, l’endroit ressemble un peu à un mobil-home, mais c’est la meilleure poutine que j’ai jamais mangé de ma vie (et pour seulement 5 $).

      

Etape 5: Percé – Gaspé

Il y a seulement 1h de bus entre Percé et Gaspé, et le covoiturage est déjà plus possible que dans le reste de la Gaspésie, car ce sont deux villes relativement grandes pour la région.
L’avantage de Gaspé est la proximité avec la mer et la montagne: le parc Forillon est apparemment magnifique : mais comme il pleuvait des cordes, impossible de le faire ! Avec Eskamer, vous aurez aussi la possibilité de plonger avec des phoques, une activité incontournable. Mais encore une fois, le temps ne jouait pas en notre faveur…

Budget

 

Dépenses               Type                                                        Prix ($ CAD)                                  Prix (€)
________________________________________________________________________________________________________

Transport                   Bus, covoiturage, taxi                              296,63                                                 213,57

Nourriture                  Supermarché + restos                             80                                                        57,6

Logement                    Couchsurfing                                             0                                                          0

Activités                       Entrée parc + sortie en mer                  36                                                       25,92
________________________________________________________________________________________________________
TOTAL                                                                                            412,63                                               297,03

 

Alors bien sûr, il est largement possible de faire moins: en étant hors saison, on paye davantage pour les transports, et en s’y prenant plus tôt il est facile de trouver des covoiturages.

 

Conseils

  • La meilleure période pour visiter la Gaspésie est fin septembre – première semaine d’octobre: la saison n’est pas encore terminée, mais il y a moins de touristes et vous pourrez voir les jolies couleurs d’automne.
  • Pensez à vous renseigner sur les activités et si possible, réservez en avance.
  • Les gaspésiens sont très accueillants: faites du couchsurfing !
  • Si vous prenez le bus, vérifiez bien les horaires: en hors-saison, il n’y a souvent que deux bus par jour, et pas souvent aux meilleurs horaires…
  • Visitez les parcs nationaux tôt le matin: moins de monde, un lever de soleil magnifique et la possibilité de voir des orignaux.

 

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A voir avant de mourir: Les chutes du Niagara

Même sans y avoir été, les chutes du Niagara sont connues de tous: et même si elles ne sont pas les plus impressionnantes du monde, elles n’en restent pas moins les plus connues ! Et à cause de leur réputation, beaucoup de touristes repartent déçus, ne trouvant pas les chutes impressionantes que ça…

2 800 m3/seconde, c’est sûr que c’est pas très impressionnant hein.

Enfin bref, en ayant entendu des vertes et des pas mûres sur ces fameuses chutes du Niagara et habitant au Canada, je me suis dit que j’allais vérifier par moi-même. Et je ne sais pas ce que les autres ont vu, mais moi je n’ai pas été déçue. Et pour voir le résultat en vidéo, c’est juste en dessous !

 

Comment y aller ?

La ville de Niagara est située à 1h30 de Toronto en bus, donc elle est très accessible. Plusieurs compagnies font la liaison plusieurs fois par jours: les deux plus connues sont Greyhound et Megabus (Megabus est une compagnie lowcost). J’avais pris Greyhound, et j’ai payé 24$ aller-retour (sans taxes).

Avec taxes, il faut compter environ 28$. Si vous passez plus d’une journée aux chutes et que vous logez à Niagara, alors il vous faudra prendre le bus local. En fonction de l’emplacement de votre hôtel/auberge de jeunesse, le trajet varie entre 10 minutes et une demi-heure, voire seulement 3 minutes à pied pour les plus chanceux, et le billet coûte 2,50 $.

Comme j’ai accédé aux chutes par le côté canadien, je ne sais pas comment on y va par le côté américain. Quelqu’un qui saurait ? 😉

 

Infos pratiques

Je pense que passer une journée aux chutes du Niagara suffit largement pour en voir l’étendue et faire quelques activités. Si vous désirez y passer plus d’une journée, la ville de Niagara fourmille d’hôtels de partout, donc vous n’aurez pas de problème à trouver une chambre. Bien sûr, les hôtels ayant vue sur les chutes du Niagara seront forcément plus chers… Il faut définir ses priorités !

Dans tous les cas, deux activités sont absolument à faire quand on visite les chutes du Niagara: le Hornblower Cruise, et la Table de Pierre.

Le Hornblower Cruise est une croisière d’une demi-heure au cœur des chutes: on passe donc d’abord devant les chutes américaines, qui à mon avis sont les moins impressionnantes, et ensuite devant les chutes du Fer-à-Cheval (Horseshoe Fall). Le bateau s’arrête au milieu-même de cette chute, et là c’est la mousson effet garanti. Le tour d’une demi-heure est vraiment génial, car cela permet d’avoir un nouveau panorama des chutes et d’être littéralement dedans ! Pour le Hornblower Cruise, j’avais payé 20$ taxes incluses, soit 14,50 €. On nous fournit aussi le fameux poncho pour nous protéger des nuages d’eau soulevés par les chutes. Je trouve le prix totalement raisonnable, et c’est pour moi l’activité incontournable, contrairement à tous les films 3D et 4D proposés dans la ville et aux abords des chutes.

La Table de Pierre, elle, est gratuite ! Il s’agit en fait juste d’un belvédère en pierre, qui permet de voir les chutes du Fer-à-cheval de plus près et de découvrir les chutes du Niagara d’un autre point de vue. On y voit réellement le débit d’eau des chutes et jusqu’où s’étend le bassin du Niagara (dans lequel se déversent les chutes).

 

Ça vaut vraiment le coup ou pas ?

Oui, clairement ça vaut le coup, et je pense que les chutes du Niagara ne sont pas célèbres pour rien. La plupart de ceux qui sont déçus le sont car ils pensaient découvrir des chutes bien plus hautes (« que » 57m de haut), alors qu’en fait celles-ci sont connues pour leur largeur ! La chute du Fer-à-Cheval qui est la plus imposante, mesure 945m de large.

Ensuite, on ne peut pas mentir sur le fait que la ville de Niagara est un piège à touristes: tout le quartier qui jouxte la promenade des chutes a été transformé en parc d’attractions urbain, qui ressemble un peu à une ville Disney fantôme quand on y passe tôt le matin… Les hôtels qui donnent sur les chutes sont vraiment moches et gâchent totalement le paysage, mais en même temps quand on visite les chutes du Niagara, c’est un truc auquel il faut s’attendre. Et de toute façon, vous y serez pour regarder les chutes, pas les hôtels !


Conseils

  • Allez aux chutes assez tôt le matin (environ 8h) pour pouvoir être seul et surtout admirer le lever de soleil sur les chutes (enfin si vous avez la chance d’avoir beau temps !), c’est magnifique.
  • Réservez les billets pour le Hornbower Cruise en avance, et réservez un horaire le matin, car encore une fois il y aura moins de monde ! Le site commence à se remplir vers 10-10h30.
  • Visitez les chutes du côté canadien pour avoir la plus belle vue et avoir les hôtels dans le dos quand vous ferez des photos.