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Étudier à l’étranger: oui, mais comment s’y prendre ?

Si tu as cliqué sur cet article, c’est que partir hors de France pour faire tes études (ou une partie) est une idée qui te plaît bien !
Étudier à l’étranger est aujourd’hui devenu de plus en plus répandu, et heureusement pour nous, de plus en plus facile ! Erasmus, accords bilatéraux, écoles de langues… Dans tout ce qui est proposé aujourd’hui sur le marché des études à l’étranger, chacun devrait pouvoir y trouver son compte !

D’ailleurs, si tu hésites encore à partir étudier un p’tit bout de temps dans un autre pays, je te conseille de regarder mon #TOP10 des raisons de partir !

 Mais pourtant, ce n’est pas toujours facile de savoir ou commencer: entre démarches administratives, délais, équivalences de diplôme ou encore langues d’apprentissage, tu te retrouve vite noyé sous une pile d’infos.

BREF, éclaircissons tout ça !


TROUVER ET DÉFINIR SON PROJET

A mes yeux, c’est bien la partie la plus importante: un projet mal défini, mal préparé, t’amènera à 90 % à une mauvaise expérience à l’étranger (ou en tout cas mitigée), et crois-moi, ça arrive !
Si certains savent dès le début ce qu’ils veulent faire et dans quel pays ils souhaitent partir, bah… C’est pas le cas de tout le monde !
L’important est tout d’abord de se poser les bonnes questions:

Pourquoi j’ai envie de partir ?
Si tu veux partir pour découvrir une autre culture, améliorer ton niveau dans une langue étrangère, découvrir de nouvelles manières d’apprendre, BINGO !

Est-ce que j’ai une opportunité d’études à l’étranger en ce moment ?
> Oui: si tu es dans un programme te permettant de faire un échange universitaire, si tu es en phase de postuler pour un programme d’études, si tu veux reprendre tes études !

> Non: si tu as fini tes études par exemple. Mais ne t’inquiètes pas, il existe toujours des possibilités pour étudier !

Est-ce que j’ai déjà une idée de ce que je veux apprendre-faire sur place ?
Apprendre une langue spécifique, obtenir un double-diplôme ou encore découvrir une culture qu’on ne connaît pas du tout: définis un peu plus tes envies !

Est-ce que j’ai déjà un certain pays en tête ?
C’est très souvent comme ça que ça commence ! Moi, j’avais l’idée de partir étudier au Canada depuis bien longtemps.

Pendant mon échange universitaire, au Canada !


Une fois que tu as les réponses à ces questions, cela va réduire considérablement le champ des opportunités qui te conviennent. Et du coup, c’est ce qui nous amène au deuxième point !


EXPLORER LES DIFFÉRENTES OPPORTUNITÉS

Si tu penses que la seule solution pour partir étudier à l’étranger est de postuler dans une université étrangère, et bien tu es loin du compte !
Voici plusieurs possibilités qui te permettront de partir étudier dans le pays de ton choix, pour une durée plus ou moins longue:

Postuler directement dans une université étrangère.

Participer à un programme d’échange universitaire: il existe aussi bien ERAMUS+ pour l’Europe que le MICEFA pour les Etats-Unis/Canada, CRÉPUQ pour le Québec, STUDY ABROAD pour de nombreuses universités anglo-saxonnes (Irlande, Angleterre, Australie, etc), ou encore des accords-bilatéraux signés entre deux universités.  Il se peut même que ton école ait un campus à l’étranger:renseigne-toi directement auprès de ton école/université sur les opportunités d’échange !

Partir dans un école de langues: les écoles de langues sont NOMBREUSES, et te permettent de partir pendant quelques mois voire un an dans le pays de ton choix pour apprendre la langue. Il existe des organismes comme EF ou ESL, mais regarde également les centre de langues des universités.

Partir en échange au lycée: si tu n’es pas encore en études supérieures, tu as la possibilité de partir un an étudier dans un lycée étranger. Tu peux ici lire l’histoire de Pauline, qui a passé un an dans un lycée américain !

S’inscrire en étudiant libre: rien de plus facile que de s’inscrire en étudiant libre dans une université étrangère pour suivre quelques cours et découvrir la culture. Attention, être étudiant libre ne donne droit à aucun diplôme !

Pauline a étudié pendant un an dans un lycée américain, dans l’Utah.

 

AVANT DE DÉMARRER SON PROJET: LES FINANCES

Ça y est, tu sais où tu voudrais étudier et dans quel contexte. Maintenant, il ne reste plus qu’à se lancer !

Ok, c’est plus compliqué que ça, je te l’accorde.

Oui, il est temps de démarrer ton projet, mais avant de te lancer dans des inscriptions et démarches de visa en tous genres, je te conseille de te pencher sur une question cruciale avant de partir.

L’ARGENT.

Ah bah oui hein, ça serait trop facile sinon… étudier à l’étranger peut aller du simple au double dépendamment du programme et du pays. Renseigne-toi sur les potentiels accords universitaires ou bilatéraux, les bourses aussi !

Voici quelques exemples d’accords et de possibilités pour alléger les frais:
accords bilatéraux: exemption des frais de scolarité de l’université d’accueil.
Erasmus+: exemption des frais de scolarité de l’université d’accueil.
bourses départementales et régionales: beaucoup plus répandues que ce qu’on veut bien croire ! Renseigne-toi sur le site de ton département ou de ta région.
bourses Erasmus+: celles-ci sont de plus en plus nombreuses, donc si tu souhaites partir en Erasmus ça vaut le coup de jeter un oeil !
bourses du Conseil de l’Europe: peu connues encore, celles-ci se font sur critères sociaux.
aide à la mobilité internationale: d’environ 300 euros par mois, cette aide est à demander au service International de ton université/ton école.
bourse Fullbright: bourse dans le cadre du programme MICEFA aux Etats-Unis. Vu le niveau de vie, ça vaut très certainement le coût !

N’oublie pas également qu’étudier à l’étranger ne se résume pas à payer ses frais de scolarité. Avant d’entreprendre toute démarche, n’hésite pas à établir un budget prévisionnel te permettant d’anticiper certains coûts: inscription, visas, billets d’avion, logement, transport, téléphone,etc…
Pour avoir une idée du prix à débourser, n’hésite pas à demander conseil sur les groupe Facebook des français de l’étranger !

 

DÉMARRER SON PROJET: INSCRIPTION ET PRISE D’INFORMATIONS

La collecte d’infos ou l’inscription constitue la première étape de ton projet à l’étranger. C’est l’heure de faire des recherches en tout genre, de rassembler des papiers, de postuler !

Mais quand s’y prendre ?

Si tu pars dans le cadre d’un échange, ton université/école devrait normalement te transmettre toutes les dates limites et les papiers nécessaires (je dis bien NORMALEMENT hein… Souvent, c’est quand même toi qui partira à la pêche à l’info hahaha #Vécu).
Pour tout autre projet, le plus tôt sera le mieux ! Oui, facile à dire. Garde en tête que généralement, le processus est long et qu’il faudra être patient. Par exemple, quand je suis partie faire mes études au Canada j’ai dû postuler en Janvier pour une rentrée en Septembre: 9 mois avant !

Anticiper suffisamment tôt te permettra également de rassembler de nombreux papiers nécessaires à la constitution de ton dossier: qu’il s’agisse de relevés de notes certifiés conformes, d’un extrait d’acte de naissance ou de casier judiciaire (ne te fous pas de moi, j’ai déjà dû en fournir un !), ou d’être à jour sur ses vaccins (certains pays demandant une visite médicale par un médecin approuvé).
Le visa déterminera souvent ta date de départ: donc si tu souhaites partir à un moment spécifique, renseigne-toi sur les délais d’octroi des visas du pays dans lequel tu veux partir.

Anne-Sophie et Lisa pendant leur échange à Sydney, en Australie


PRÉPARER SON DÉPART

Cette période de préparation est longue et honnêtement, cela va te donner envie de vomir du papier jusqu’à la fin de tes jours: en gros, si tu n’aimes pas les procédures administratives, je te souhaite bonne chance. Au fil de mes études, j’ai toujours eu peur d’oublier de remplir une procédure, de faire migrer un dossier à un certain organisme, etc.

Voici donc une petite liste de choses auxquelles tu devrais peut-être penser en préparant ton départ à l’étranger (attention, dépendamment de ton projet, tout ne s’applique pas hein !):

validation de ton dossier auprès de l’université/l’école: reste-t-il des papiers à fournir comme une attestation de diplôme par exemple ?

visa: sous quelles conditions – quel prix – quels papiers – quelle date butoire ?

logement : qu’est ce qui est disponible sur place ? Possibilité de résidence étudiante ? Des bons plans ?

transport: dois-je demander une attestation de l’école pour obtenir une carte de transport ? Quels sont les prix des billets pour partir dans mon futur pays ?

assurance maladie – sécurité sociale :  au delà de 6 mois hors du territoire français, tu es radié de la Sécurité Sociale. Il faudra donc penser à souscrire à une assurance internationale ou à t’inscrire à la Caisse des Français de l’Étranger. Vérifie si une preuve d’assurance est requise, notamment pour les visas !
Certains pays demandent à ce que les étudiants souscrivent à leur système d’assurance santé. Vérifie quels papiers sont requis pour cette souscription !

régularisation de ta situation en France: faut-il fournir un papier à la fac attestant de ton échange ? Au lycée pour confirmer ton année d’échange à l’étranger ? A ton ancienne école pour le service alumni ?

langue: ai-je envie de prendre quelques cours avant mon départ pour me sentir plus à l’aise en arrivant ?

 

ET MAINTENANT ?

Si tu en es là, c’est que tu es déjà parti, ou sur le point de partir !
Il est difficile de détailler davantage les étapes à suivre pour partir étudier à l’étranger: tout dépendra de ton projet et de ta destination.

Mais une chose est sûre: si tu es certain(e) de ton projet, FONCE ! Étudier à l’étranger est une expérience incroyable et avec toutes les possibilités qui existent aujourd’hui, ce sera dommage de ne pas sauter le pas !

Encore un peu sceptique ? Alors voici encore quelques ressources pour te convaincre de franchir le cap.

Si tu hésites à partir faire un échange universitaire, alors tu peux suivre l’histoire de Gaël et Thomas en Corée du Sud, ou encore d’Anne-Sophie et Lisa en Australie !

Si tu souhaites partir étudier au Canada, que ce soit en échange ou directement pour un programme universitaire, alors je te laisse découvrir mes conseils ! Et tu peux aussi écouter ma playlist #CANADA101, où je te donne tous mes bons conseils pour étudier au Canada, monter son projet, et même pour t’installer une fois sur place !

 


Tu es encore au lycée mais tu veux déjà partir étudier ailleurs ? Alors je te laisse lire l’histoire de Pauline, qui a étudié un an dans un lycée de l’Utah, aux Etats-Unis !

Et toi, c’est quoi ton projet d’études à l’étranger ?

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Voyager autrement: Lucas, son enfance au Mali

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Voyager autrement: Pauline, un an dans un lycée américain

J’aime beaucoup voir qu’il existe différentes manières de voyager: le temps d’un weekend, voyages au long cours, expatriation, voyage humanitaire/volontariat, études à l’étranger: j’avais déjà fait deux interviews avec des étudiants français partis en Australie et en Corée du Sud !
Le jour où je suis tombée sur la page Facebook de Pauline, je me suis rendue compte que voyager dès qu’on est jeunes, même quand on est encore au lycée, c’est possible: la preuve en est qu’à 18 ans, Pauline est partie à 10 000 kilomètres de chez elle, étudier un an dans un lycée américain de l’Utah.

Mais laissons là parler elle-même, pour voir ce qu’un an aux Etats-Unis lui a apporté 🙂

Pauline avec son amie Mathilde à New York, au début de leur aventure

– Pauline, tu es en ce moment dans un programme d’échange aux Etats-Unis dans un lycée américain. Peux-tu nous en dire plus sur en quoi consiste ce programme ?

Oui, je suis actuellement dans un programme d’échange aux Etats-Unis avec WEP: il s’agit d’un organisme français, belge et italien, qui s’occupe de différents programmes. Le programme dans lequel je suis est d’une durée de 10 mois, c’est-à-dire une année scolaire, mais il est possible aussi de partir pour un semestre seulement. J’habite donc dans une famille d’accueil et je vais dans un lycée américain, mais il est possible de partir dans le pays de son choix. Il faut aussi avoir entre 15 et 18 ans et demi pour pouvoir partir aux USA dans le programme avec WEP.

 

 

– Comment t’y es-tu prise pour partir ? 

J’ai eu de la chance, car je n’ai pas eu à convaincre mes parents, ils m’ont toujours soutenu depuis le premier jour! Mon père m’a tout de même avoué avant que je parte qu’il pensait que je ne l’aurais jamais fait, que c’était juste une idée passagère. En même temps, j’ai commencé à parler de partir aux Etats-Unis quand j’étais en 6ème, mais plus particulièrement vers la fin du collège et le début du lycée.
De plus, malgré le prix élevé du programme mes parents ont fait tout leur possible pour me permettre de partir: je me suis finalement inscrite en janvier 2016. Je dois avouer que les papiers à remplir, les rendez-vous à prendre et les visites médicales avant le départ, sont des démarches très longues à faire et prennent beaucoup de temps.

Pour être accepté dans le programme, il faut avoir une moyenne générale pas trop mauvaise et passer un test. Ceci dit, je vous rassure, ce n’est pas très compliqué à réussir.

(Plus d’informations sur le programme High School avec WEP dans cette vidéo de Pauline)

 

– Comment t’es venue l’idée de faire ce programme et dans ce pays ? Quelles étaient tes attentes par rapport à ton expérience dans une high school et aux Etats-Unis en général ?

Ça fait tellement longtemps que je pense à partir aux Etats-Unis que je ne peux même pas vous dire la raison première de ce rêve… Peut-être tout simplement pour vivre le rêve américain qu’on voit dans les films. Mais ensuite, j’ai voulu partir principalement pour mon anglais: avec le temps, j’ai fini par acquérir un niveau plutôt pas mal et j’ai mûri, donc tout ce que je voulais c’était vivre quelque chose de nouveau et d’extraordinaire.
Je pensais à beaucoup de choses quand je préparais mon départ : comment allait être ma famille, mon lycée… En gros il y avait une toute nouvelle vie qui m’attendait quelque part. C’est fou comme je n’aurais jamais pensé que tout ce qui m’est arrivé ici pourrait être possible, je n’aurais jamais pu rêver mieux.

J’avais également beaucoup d’objectifs: principalement améliorer mon anglais un maximum, et aujourd’hui, après 9 mois d’aventure, je peux vous assurer que je m’étonne tous les jours et de plus en plus, je me rend compte de l’évolution de mon anglais et j’adore !
J’ai également
souhaité m’améliorer personnellement, changer, grandir… et c’est le point le plus magnifique que je veux vous expliquer. J’ai tellement grandi depuis que je suis ici, j’ai appris à faire des choses que je n’aurais jamais faites en temps normal. Je me surpasse, et j’apprécie mieux la personne que je regarde dans le miroir tous les matins. Une aventure de ce type est la meilleure façon d’évoluer. On me l’avait dit avant de partir, mais je ne pensais pas que ça serait vrai…

 

 

– Au final, maintenant que tu es presque à la fin de ton expérience, est ce que ce que tu as vécu ressemble à ce à quoi tu t’attendais ou non ? Si non, est-ce mieux/moins bien, pourquoi ?

J’ai un peu répondu à cette question précédemment, mais maintenant que je suis à la fin de mon expérience, ou presque (et je n’arrive pas à y croire), je regarde tout ce que j’ai accompli et je suis très satisfaite. Je ne sais pas si quelqu’un qui n’a jamais été un étudiant d’échange peut comprendre ce sentiment, mais personnellement, c’est la meilleure chose que j’ai faite dans ma vie. J’ai accompli les objectifs que je m’étais fixé et bien plus que ça. Pour moi, tout a été génial. Je suis super heureuse quand j’en parle mais je suis déjà très nostalgique…


– Qu’est ce que vivre dans un pays étranger t’as appris ?

J’ai appris beaucoup de choses sur le monde, sur les autres et surtout sur moi-même. J’ai appris la tolérance, car je vis avec une famille mormone. J’ai appris une culture et une façon de vivre totalement différente de la mienne. J’ai beaucoup appris sur moi, je me suis rendue compte de quoi j’étais capable et de qui j’étais vraiment. Depuis que je suis ici, j’ai d’autant plus envie de voyager et de rencontrer des gens/cultures du monde entier.

 

– Maintenant, penses-tu un jour renouveler l’expérience de t’expatrier ?

J’aurais énormément aimé aller à l’université aux Etats-Unis, mais ce n’est vraiment pas donné. En revanche, je veux revenir aux Etats-Unis et rendre visite à ma famille d’accueil. On verra pour la suite…

 

 

Pauline est très présente sur sa chaîne Youtube, où elle parle de beaucoup d’aspects de la vie américaine et du lycée aux Etats-Unis: même si je suis trop vieille pour faire ce programme (#regrets), on apprend pas mal de choses et on voyage d’une autre manière !

Pour retrouver l’aventure de Pauline dans l’Utah, vous pouvez la suivre sur Youtube, Facebook et Instagram.

 

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Quelques conseils pour partir étudier au Canada

Voilà maintenant un an et demi que j’ai déménagé au Canada, pour mes études: faire ses études ici est devenu quelque chose de très répandu chez les étudiants français. Mais je me souviens m’être posé beaucoup de questions, et j’ai du souvent creuser pour trouver des réponses

Si tu veux partir étudier au Canada, en échange universitaire ou en t’inscrivant dans un programme, cet article est pour toi !

 

Le système universitaire canadien

Le système universitaire canadien se rapproche beaucoup du système des Etats-Unis. Après le bac, les étudiants ont la possibilité d’aller en college, pour une durée de deux ou trois ans, ou directement à l’université (sauf au Québec, où le collège est obligatoire).

A l’université, les étudiants s’inscrivent en licence, qui ici s’appelle le baccalauréat (oui je sais, perturbant). Après le baccalauréat, on peut s’inscrire en maîtrise (master) puis en doctorat. Pas mal d’étudiants canadiens commencent directement à travailler après leur baccalauréat (merci marché du travail avec plein de boulot).
Contrairement à notre système français, ici les programmes ne se déroulent pas en années, mais en crédits: en gros, il faut prendre un certain nombre de cours pour valider un certain nombre de crédits (un cours = 3 crédits généralement). Donc plus on prend de cours par semestre, plus on va terminer rapidement son programme et être diplômé ! Bon ensuite, généralement les étudiants prennent 3 ans pour le baccalauréat, et 2 ans pour la maîtrise, comme en France quoi, mais le fait est qu’on peut plus ou moins « choisir » la durée de son programme, si on veut être diplômé plus ou moins vite.

En ce qui concerne les cours, les étudiants en ont bien moins qu’en France: pour être considéré à temps plein, un étudiant doit prendre quatre cours (le nombre dépend en fonction de l’université, mais ça tourne généralement autour de ça), ce qui représente 12 h de cours par semaine. Par contre, contrairement à l’université française, le travail continu est bien plus important ! Les profs demandent en général de lire beaucoup de textes d’une semaine à l’autre pour préparer le prochain cours, ce qui demande pas mal de travail à la maison (et de patience, ça je vous le dit !).

 

Combien ça coûte ?

Parlons peu, parlons bien: c’est l’Amérique du Nord, donc les frais de scolarité sont plus élevés que dans une université publique française !

Les frais de scolarité au Canada varient en fonction du statut de l’étudiant. En gros, un québécois et un canadien hors-Québec (donc un étudiant de Colombie Britannique, d’Alberta ou autre) ne paieront pas le même prix. Pareil pour un étudiant international… C’est dans ces cas-là que le prix monte pas mal !
Ensuite, au Québec, c’est là que ça devient intéressant: la France et le Québec ont des accords, qui permettent aux étudiants français d’être exemptés des frais de scolarité applicables aux étudiants étrangers (ô joie !). Du coup, un étudiant français qui veut étudier au Québec paiera les mêmes frais de scolarité qu’un étudiant québécois. Du coup, au lieu de payer 14 000 $ l’année, il n’en paye « que » 4000 $ (ah bah oui ça reste l’Amérique du Nord, c’est pas gratuit non plus) !

La conséquence est que beaucoup beaucoup beaucoup de français partent étudier au Québec. Si vous voulez être dépaysés, vous êtes prévenus !

Les accords France-Québec s’appliquent uniquement aux étudiants français souhaitant s’inscrire dans des programmes de cycles supérieurs: master et doctorat. Ces accords ne s’appliquent plus aux étudiant français qui souhaitent entrer en licence au Québec depuis Mars 2015 (je sais, c’est naze…).

Dans les autres provinces du Canada, il faudra payer les frais de scolarité applicables aux étudiants étrangers: forcément, le prix varie en fonction de la réputation de l’université et de la province, mais on peut au minimum doubler le prix… Le prix varie aussi en fonction du programme dans lequel on s’inscrit: un programme de médecine coûte plus cher qu’un programme de science politique.

 

Parlons paperasse !

           – L’admission

Bon je ne vais pas vous faire un dessin, remplir une demande d’admission, c’est le même processus partout dans le monde ! Sauf qu’au Canada, les demandes d’admission doivent être transmises à l’université au début de l’année: les dates butoires sont souvent le 1er février ou le 1er mars. Et quand on voit tous les papiers qu’ils demandent, mieux vaut s’y prendre tôt…

Les universités demandent systématiquement les derniers relevés de notes, mais elles demandent des copies certifiées conformes. HEIN ?
En effet, la photocopie du relevé de note envoyée dans le dossier d’admission doit être certifiée conforme à l’original par un organisme agrée. La plupart des mairies le font, mais il faut préciser que les copies certifiées conformes sont pour le Canada (sinon, ils vous diront qu’ils ne le font plus, ce qui est le cas. Monde bizarre). Il faut y penser un peu en amont, en plus des lettres de recommandation et tout le tintouin.

 

Quand t’as enfin tes papiers, t’es tellement content que t’affiches même ta tête avec sur ton blog.

          – Permis d’études et autres

C’est bon, tu es accepté(e) dans ton université au Canada ! Maintenant, il va falloir s’occuper du fameux visa étudiant.

Tu pars étudier au Québec ? Alors avant le permis d’études, tu auras besoin de faire le Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ). C’est une procédure spécifique au Québec qui atteste que tu as le droit de rentrer sur le territoire québécois en statut d’étudiant, sous condition que la demande de permis d’études qui suivra soit approuvée.

Pour les autres provinces du Canada, le permis d’études est la seule procédure requise. Voici un petit récap’ des papiers à rassembler pour obtenir les fameux sésames:

Partir en échange universitaire au Canada

Partir en échange universitaire au Canada est un peu différent. En effet, en échange universitaire, l’étudiant est toujours relié à son école en France (oui bon jusque là logique).
Mais ce qui est BIEN COOL, c’est que l’étudiant en échange est exempté des frais de scolarité de l’université d’accueil au Canada ! Du coup, à mon avis, autant partir du côté anglophone du Canada: pour parler anglais, et surtout parce que les frais de scolarité sont généralement plus élevés du côté anglophone. Avec les exonérations, autant en profiter ! C’est comme ça que je suis partie en échange universitaire à Ottawa pendant un an.

          Combien de temps partir, quelle saison ?

Quand on s’inscrit dans un programme au Canada, on ne se pose pas la question de quelle saison partir, on vivra forcément l’été et l’hiver. En échange, c’est autre chose, si on ne part que pour un semestre: le choix se fait souvent entre le semestre d’automne et le semestre d’hiver (même si le semestre d’été est proposé dans les universités canadiennes).
C’est en recevant un mail à propos d’un futur échange universitaire au Canada d’une lectrice que je me suis demandée quelle saison partir…

Comme je lui ai répondu, chaque saison a ses avantages et ses inconvénients. En automne (donc de septembre à décembre), on peut encore profiter de l’été indien jusqu’à la mi-octobre environ. Ensuite, l’automne est vraiment magnifique et c’est le moment d’aller visiter les parcs naturels du Canada ! Après, en décembre, c’est le début de la neige (enfin sauf cette année… la première neige est tombée le 27 décembre… Il faisait 18 degrés le jour de Noël… Bref.), donc vous aurez normalement un petit aperçu de l’hiver canadien.
Pour le semestre d’hiver (donc de janvier à avril-mai), là c’est l’hiver pur et dur ! L’avantage, c’est de pouvoir faire toutes les activités d’hiver qu’on s’imagine au Canada: du ski, du skidoo, du chien de traîneau, des raquettes, visiter les cabanes à sucre, manger de la tire à l’érable, enfin vous voyez le toppo. Si vous avez trop froid et que ça vous tente, en février, les compagnies aériennes bradent littéralement leurs billets vers « le Sud » (comprendre l’Amérique Centrale), pour aller à Cuba ou au Mexique. Si la plupart des canadiens vont dans des resorts en formules tout compris, il est aussi possible d’y aller par soi-même en prenant simplement un aller-retour: j’avais payé le mien 400 dollars l’année dernière pour Cuba, soit environ 260 euros. C’est vraiment une aubaine !

Sinon, pour ce qui est de la durée de l’échange, j’avais d’abord demandé à partir un semestre. Finalement, au bout de trois semaines sur place, j’ai décidé d’étendre mon séjour à un an, histoire de profiter à fond. Bien sûr, il faut pouvoir l’assumer financièrement ! Mais si vous en avez la possibilité, faites le, personnellement je ne l’ai pas du tout regretté. La preuve, je suis même repartie pour mon master !

 

Tu préfères le format vidéo ? J’en ai aussi faite une, je t’invite à la regarder ! 🙂 Et si tu cherches un appart, la deuxième vidéo sera pour toi 😉

Voilà pour ce qui est de l’essentiel à savoir si vous envisagez de partir étudier au Canada: il y a bien sûr bien plus à dire, mais je ne voulais pas non plus faire un article trop fouillis, donc d’autres suivront !  N’hésitez pas à me demander pour plus de détails 🙂

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Étudier à l’étranger: Gaël et Thomas à Séoul, en Corée du Sud

Pour continuer sur la série « Etudier à l’étranger« , on part cette fois ci dans un pays bien différent de l’Australie… Direction le pays du matin calme, autrement dit la Corée du Sud, avec Gaël et Thomas !

Tout d’abord, pourquoi avoir choisi Séoul ?

Gaël: N’ayant jamais été attiré plus que ça par l’Asie, j’ai décidé de prendre un risque pour mon échange universitaire de 3ème année. Donc j’ai sauté sur la possibilité qui s’est présentée à moi de partir à Séoul, capitale de la Corée du Sud, ville de plus de 15 millions d’habitants. Ce qui m’a le plus attiré, c’est de me dépayser le plus possible. Partir loin, se chambouler et découvrir un pays et une culture totalement différente de notre vie quotidienne française.

Qui plus est, d’un point de vue pratique la ville de Séoul reste une destination abordable, que ce soit pour des billets d’avions (à partir de 500 euros allez retour) tant que pour la vie sur place.

Est-il facile d’aller étudier en Corée du Sud ?

Pour étudier dans ce pays, il faut se procurer un visa. Il est relativement facile à avoir, qui ne prendra qu’une semaine et qui coûte 37,5 euros. La Corée a un système très américanisé, avec de grands campus qui réunissent des milliers d’étudiants. Cependant, les cours se font en plus petits comités par rapport à la fac en France, avec maximum 50 étudiants pour les lectures. L’échange avec le professeur est assez rare du fait de la très grande timidité des étudiants.

Qu’est ce qui change particulièrement au niveau culturel entre la Corée du Sud et la France ?

Tout d’abord, c’est un pays ou la nourriture vous surprendra.
Sur la gauche, test du toppoki: délicieux mais extrêmement épicé, car les coréens raffolent des épices. A droite, des cocons de verre à soie qu’on trouve dans des stands de street food (personnellement, je ne les conseille pas).
sur la droit de la nourriture provenant d’un food street, des cocons de verre à soie.


Niveau boisson, les coréens adorent le soju. Le soju est un alcool relativement peu fort, mais que les coréens boivent en toutes occasions. Pour deux raisons : première il coûte moins cher que l’eau, et également parce que l’alcool prend une place prépondérante dans cette société marquée par la timidité et la retenue. Si bien qu’il ne sera pas étonnant de retrouver à n’importe quelle heure de la journée des coréens littéralement étalés sur le sol à décuver.
(On remerciera Gaël de nous proposer ce site pour comprendre l’ampleur du phénomène: ICI). Car si les coréens peuvent de jour être très timide, baladez vous un soir dans le quartier jeune de Séoul appellé Hondgae, le quartier dit international Itaewon ou encore le célèbre quartier de Gangnam et vous verrez que les Coréens savent faire la fête et qu’ils ne la font pas à moitié.

PS: J’ai goûté le soju: pour ceux qui voudraient tester, cette boisson est immonde.

 

Quelques conseils pour partir en Corée du Sud ?

Tout d’abord au niveau de la langue, c’est un peu compliqué. Bien qu’une partie de la population parle un peu anglais, elle n’est pas universellement répandue en Corée et vous apprendrez à utiliser la langue des signes pour vous faire comprendre. Mais les coréens chercheront la plus part du temps à vous aider, pas de problème de ce côté-là.

Ensuite et comme partout, ne jamais se considérer comme au dessus des lois en tant qu’étranger, il existe beaucoup de cas ou les étrangers se considèrent comme tout puissant à l’étranger la police coréenne et la justice ne rigoleront pas avec vous.

Et enfin, ne pas paniquer par rapport à la Corée du Nord : ce pays semble être la dernière des considérations des Séoulites. Bien que vous trouviez des stigmates de ce conflit dans la ville (masque à gaz présent dans le métro, refuges à beaucoup d’endroits, etc …) vous ne ressentirez aucun danger dans votre quotidienne. En gros, c’est un pays qui parle beaucoup mais qui agit peu.

Et le mot de la fin ?

Vivre à Séoul pendant quatre mois aura été une des expériences les plus enrichissantes de ma vie. Que ce soit les voyages que nous ayons fait autour (notamment la Chine et Pékin ou encore l’île de Jeju) ou la découverte de la ville tout aura été plaisir. Cette ville vous fera découvrir une culture surprenante, charmante et raffinée.
Si un jour vous avez la possibilité, n’hésitez pas une seconde et venir découvrir la Corée.

Jeju Island, Corée du Sud

 

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Etudier à l’étranger: Anne-Sophie et Lisa à Sydney, Australie

Chaque année, il y a en France plus de 120 000 jeunes en France qui partent étudier à l’étranger dans le cadre de leurs études, en programme d’échange. La durée de l’échange varie entre six mois et un an environ. Les destinations les plus prisées sont l’Espagne, l’Allemagne, l’Angleterre, et les pays d’Amérique (Nord et Sud).
Mais certains font le choix de partir bien plus loin, comme Anne-Sophie et Lisa, qui ont choisi de partir bien plus loin et d’aller étudier à Sydney, en Australie. Elles ont donc répondu à quelques questions pour faire un point trois mois après le départ. 

 


Pourquoi vous avez choisi l’Australie pour un échange universitaire ?

Lisa: Depuis toute petite, l’Australie est l’un des pays qui m’attire le plus. Tout est présent dans ce pays, le soleil, les grandes villes, le désert, la plage, l’immensité en un mot ! Et lorsqu’en terminale j’ai vu que ma fac proposait un échange avec une université en Australie, mon choix était vite fait.

Procédures administratives : ça consiste en quoi pour partir ?

Lisa: Avant même de savoir si l’on peut partir, il faut passer un examen d’anglais, le TOEFL, pour savoir si notre niveau d’anglais était admissible pour suivre des cours avec l’université d’échange. Le score demandé est plutôt élevé, donc il faut s’y prendre vraiment en avance pour se préparer à toute éventualité.
Je l’ai passé en octobre alors que les dossiers étaient à rendre en janvier, mais encore une fois s’y prendre à l’avance permet de le repasser une deuxième fois si le score n’est pas suffisant.

Une fois que la demande d’échange international est acceptée par l’université australienne, il faut faire une demande de visa par Internet. Les démarches sont assez longues, parce qu’il faut des numéros donnés par l’université d’accueil, et avec les décalages horaires et les dates de vacances qui sont totalement différentes, ça prend sont temps ! Après il faut s’occuper de tout ce qui est basique: banques, assurances, logement, mais ce n’est pas le plus long.


Qu’est ce que vous imaginiez sur l’Australie avant de partir ?

Anne-Sophie: Nous on avait un gros cliché sur l’Australie: notre échange est à Sydney donc je m’imaginais du soleil toute l’année, avec des surfeurs partout dans les rues, la plage qui serait notre deuxième maison. Je rêvais de voir les kangourous et les koalas !

Quelle vision de l’Australie avez-vous maintenant que vous y habitez ?

Anne-Sophie: L’arrivée nous a un peu choqué: c’était l’hiver, ce qui correspond au début de notre printemps à nous, donc la plage et les surfeurs pas pour tout de suite ! Mais ensuite le temps s’est amélioré, et là bien sûr tous les clichés de l’Australie reviennent, le beau temps et ce qui s’en suit.

Au niveau des cours, l’Australie est à l’opposé de la France: ici tout le monde a entre 6 et 12 heures de cours par semaine au maximum et l’ambiance en cours est très différente. Les gens mangent, envoient des messages, arrivent très en retard en cours sans que ça ne pose problème à qui que se soit. Il y a du bon et du mauvais, mais même s’il s’agit d’un pays occidental, le choc culturel se fait sentir


Quel bilan au bout de 2 mois ?

Lisa: Le temps d’adaptation est très différent selon les personnes… Pour ma part  j’ai eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal a m’adapter à la vie d’ici, mais Anne-Sophie s’est adaptée plus facilement. Ce qui me manquait le plus, c’était l’ambiance parisienne que j’aime tant et que naïvement je pensais retrouver ici ! Aujourd’hui, après deux mois dans le pays, je commence enfin à prendre mes marques et à apprécier chaque moment de la vie australienne.

Je ne regrette absolument pas mon choix d’être partie à l’autre bout du monde, même si ma famille, mes amis et mon copain me manquent, c’est une expérience a vivre et à ne pas rater.


Quelques conseils à donner avant de partir

• Faire attention aux dates limites pour tout !! Le visa, les dates importantes concernant l’université (inscription, choix des cours, assurances)… Les dates butoires arrivent très rapidement.

• L’Australie n’étant pas tout à côté de la France, les billets d’avion coûtent super cher. Je conseille de prendre les billets dès que vous connaissez la date de vos cours !

• Il ne faut pas oublier de vérifier la saison avant de partir, pour notre cas on avait un peu oublié le fait que lors de notre arrivée c’était l’hiver, donc il faut être un minimum équipé.

• Concernant la valise, on vous conseille de la préparer un peu en avance, parce qu’un départ de six mois demande plus d’attention qu’un départ en vacances, il faut penser à plein de petite choses (adaptateurs, médicaments sur ordonnance, etc). Et surtout que les deux dernières semaines avant le départ, tout s’accélère ! Entre les derniers détails à régler avant le grand départ, les derniers aurevoirs…

• Une fois sur place, on conseille de faire une liste des choses à voir et à faire dans votre « nouvelle ville », parce que six mois passent beaucoup plus vite que ce que l’on pense !

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Volontariat, volontourisme, humanitaire: mon expérience

L’humanitaire, c’est un mot qui est souvent un peu vague, c‘est un peu le mot entonnoir: pourtant, ce mot est utilisé à tort dans la plupart des cas.
Il y a quatre ans, j’ai réalisé un volontariat international au Vietnam, ce que j’appelais à l’époque de l’humanitaire. J’avais depuis longtemps envie de faire une mission de volontariat international, plutôt dans l’éducation, mais sans savoir vraiment où m’adresser ni comment mener à bout ce projet. Quand j’ai entendu parler d’une mission de 2-3 semaines en centre d’accueil pour enfants par le biais de l’association Enfants d’Asie, alors je n’ai pas hésité: billets d’avion achetés, je partais six mois plus tard.
Si tu veux connaître mon avis sur ce volontariat et sur ce système en général, ou tout simplement si tu souhaites partir en volontariat bientôt, alors je te conseille de regarder ma vidéo, juste en dessous.

 Je ne considère pas avoir la science infuse, je te rassure ! Mais si ça peut t’éviter de faire les mêmes erreurs que moi…


Le projet

Je suis donc partie un mois au Vietnam en juillet 2013 avec une copine, le but premier étant un projet humanitaire de trois semaines dans un centre d’accueil de jour pour enfants défavorisés. On avait finalement décider de rallonger notre séjour d’une semaine, histoire de visiter quand même Hô-Chi-Minh Ville et ses environs. 
 
Notre projet humanitaire consistait à être bénévoles dans le centre d’accueil de Thu Duc (un des cinq districts d’Hô-Chi-Minh Ville, en gros une des banlieues proches de la ville): donc s’occuper des enfants, aider en cuisine, aux repas et pendant l’après midi.
Un journée typique se décomposait de cette manière: nous donnions des cours d’anglais ou de français le matin jusqu’à 10h30, ensuite déjeuner (oui les vietnamiens déjeunent tôt!), après temps libre puis heure de détente avec les enfants l’après-midi. A 15h30, la journée était finie et les enfants pouvaient partir du centre: les parents venaient souvent les chercher. Jusqu’à 17h environ, j’en profitai pour jouer avec les derniers enfants qui restaient, ou à s’occuper des plus petits: à savoir les enfants de la crèche et de la pouponnière.

Pendant la classe, le matin


Mon bilan de cette expérience: la fausse bonne idée

Personnellement, j’ai adoré ces deux semaines de bénévolat: j’ai longtemps considéré cette expérience comme étant la plus belle expérience de ma vie pour plusieurs raisons.

La petite sœur de mon filleul, en décembre 2017: la première fois que je l’ai vue, elle avait 4 mois !

 
Avec le recul et mon expérience professionnelle dans le domaine (si t’es pas au courant, j’ai travaillé pendant 1 an et demi en ONG, en France et aussi au Cambodge), ce n’était pas un bon volontariat.
En effet, il y avait trop d’aspects néfastes à son bon déroulement et à son impact sur les enfants: la durée de mon volontariat tout d’abord, qui n’a été que de trois semaines. Même si j’ai créé des liens très forts avec certains enfants durant ces deux semaines, ce n’est clairement pas suffisant pour se sentir utile et avoir l’impression d’apporter un petit « plus » au centre: j’ai juste eu le temps de m’adapter, trouver une routine, et repartir. En restant au moins 3 mois, je pense que ça aurait été plus bénéfique.
Ensuite, la mission en elle-même: donner des cours d’anglais et de français à des enfants. Certes, sur le moment je me suis sentie utile. Mais quand tu y réfléchis, ma mission n’avait aucun sens.
Si cette mission s’était déroulée en France, PERSONNE, mais alors PERSONNE, ne m’aurait laissé enseigner à des enfants, n’ayant aucun diplôme, aucune formation et aucune expérience. Et là tu te dis:

Bah oui en effet c’est logique, enfin personnellement je confierai pas l’éducation de mon gosse à un enseignant qui n’a aucun diplôme et aucune formation dans le domaine.


Alors la question que je me pose maintenant, c’est: POURQUOI ce serait vu comme NORMAL, que quelqu’un sans diplôme, expérience, etc, fasse ça dans un autre pays, et dont il ne parle même pas la langue ??
Alors bien sûr, je ne blâme personne, et je ne blâme pas l’association avec laquelle je suis partie: c’était à moi de mieux me renseigner, d’avoir un peu de recul par rapport à ça. Je ne l’ai pas fait, mais j’ai réussi à me rendre compte de mon erreur.

Le documentaire qui m’a permis en partie de prendre conscience des mauvais aspects de mon volontariat, c’est ce documentaire:

Par la suite, mon boulot au Cambodge, sur le terrain m’a ouvert les yeux sur les dérives de ce système. Je ne m’étendrais pas sur le sujet, sinon je pourrais en écrire un roman, mais parmi les dérives, en voici quelques unes:
– trafic d’enfants,
– création de faux orphelinats,
– pédophilie,
– vente « d’excursions » à la journée pour aller visiter des orphelinats (euh, on est au zoo ou quoi ?)

Quelles actions mener, pour de meilleurs impacts ?

Un projet de volontariat doit se baser sur deux aspects fondamentaux:
– quelles compétences peut-on mettre à profit pour notre volontariat,
– le principe de gratuité: en aucun cas, quelqu’un devrait payer pour pouvoir faire un volontariat (sauf son logement, son transport et sa nourriture). Si tout autre frais annexe est demandé, ce n’est pas du volontariat mais du VOLONTOURISME.

 L’alternative: parrainer un enfant.
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