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Hué, la ville impériale du centre du Vietnam

J’ai beau être allée déjà deux fois au Vietnam, je n’étais jamais partie visiter le centre: Hué et Hoi An, principalement. C’est désormais chose faite ! Hué, l’ancienne ville impériale, me faisait beaucoup envie: j’avais envie de retrouver un côté plus « traditionnel » du Vietnam, que j’avais un peu perdu après avoir vécu 4 mois dans la polluée Phnom Penh.

Arriver à Hué

J’arrivais personnellement d’Hanoi: donc j’ai pris un sleeping bus de 11h (qui au final en a duré 12, comme la plupart des bus au Vietnam), pour 18 dollars: la plupart des bus d’Hanoi à Hué coûtent entre 16 et 20 dollars.
Sinon, vous pouvez aussi venir en avion jusqu’à l’aéroport de Hué: il existe des vols directs avec Vietnam Airlines depuis Hanoi ou Hô-Chi Minh Ville, pour 20-30 euros environ.

Si vous venez du sud du Vietnam, alors vous viendrez sûrement de Da Nang (2h30 de bus) ou de Hoi An (3h30): les bus n’excèdent pas 10 dollars.

La rive nord de Hué: la Cité Impériale et la citadelle

La Cité Impériale est pour moi un must-have de Hué, comme c’est écrit sur à peu près tous les blogs de voyage/guides que vous lirez…
L’entrée à la Cité Impériale coûte 150 000 VND (6,11 €) : attention, ce tarif donne uniquement accès à la Cité et au musée des antiquités royales (que personnellement, je n’ai pas visité).
La Cité Impériale est magnifique: elle est composée de très nombreux bâtiments, très colorés (bon on ne dirait pas sur les photos, mais le temps n’était pas génial en décembre !) et avec chacun une histoire différente. Essayez de vous renseigner un peu avant ou de vous trouver un guide de voyage, car il y a assez peu de panneaux explicatifs. Les infos du Guide Michelin sont un peu brèves mais bien faites.

J’ai été assez surprise de voir autant de bâtiments et de détails faits à partir de bois: quand j’étais au Cambodge, les pagodes étaient majoritairement en pierre, avec certes des détails en bois, mais à la Cité Impériale, ils sont beaucoup mis en avant (en même temps, la peinture colorée doit aider). Il y a beaucoup de références à des influences chinoises, comme Confucius par exemple, qui apparaît à plusieurs reprises.

Contrairement à la Cité Impériale que j’ai beaucoup aimé, j’ai été assez déçue de la Citadelle. De ce que j’avais pu lire et entendre, il s’agissait vraiment de la vieille ville de Hué, avec un certaine charme et une authenticité. Au final, il ne s’agit pour moi que d’une partie de la ville entourée par des remparts… Je n’y ai pas vu de caractère vraiment authentique par rapport au quartier où se trouvait mon auberge.
Ensuite, ce que j’ai trouvé sympa, ce sont les canaux qui longent certaines rues de la ville: ça au moins, ça donnait du charme ! Mais c’est vrai qu’à part les remparts et la porte Sud (par laquelle on accède à la Cité Impériale), bah… Elle casse pas trois pattes à un canard la Citadelle.

Les tombeaux royaux de Hué

Visiter les tombeaux royaux de Hué est vraiment une expérience à faire, qui permet de sortir un peu de la ville et de passer aux alentours. Personnellement, j’ai visité trois tombeaux: l’entrée pour chacun des tombeaux est de 100 000 VND (4,79 €).
Honnêtement, je pense que sans guide, c’est assez dur « d’apprécier » la visite, vu qu’on n’a aucune information. Les tombeaux sont assez loin les uns des autres, donc si vous visitez le Vietnam en pleine saison des pluies (comme moi…), n’essayez pas de vous faire une petite balade bucolique à vélo, les routes sont embourbées.

J’ai visité en tout trois tombeaux: celui de Tu Duc, Thieu Tri et Khai Dinh. Les histoires autour de ces tombeaux sont super intéressantes, car on apprend en même temps l’histoire de la région du centre du Vietnam.

Les bons spots

Amy Hostel, 22 Trần Cao Vân. Une auberge super sympa, dans le nouveau centre de Hué, juste à côté d’une agence d’excursions. Les employées sont adorables, le petit déjeuner est très bon (avec des fruits A VOLONTÉ), et des dortoirs très propres (grands casiers individuels, rideaux et même des dortoirs pour femme !)
6 $ le lit en dortoir mixte avec petit-déjeuner inclus.
Pour réserver, c’est par ici

Mandarin Café24 Trần Cao Vân. Une sélection Trip Advisor, et ça vaut le coup: pourtant, le restaurant est tout le temps vide ! Le service est rapide, pas très cher, et le lemongrass chicken est à se damner.

Nina’s Café, 16/34 Nguyễn Tri Phương. Au fond d’une petite rue, le restaurant est totalement caché (n’hésitez pas à demander autour si vous ne trouvez pas). Pas cher du tout, et beaucoup de choix ! Le restaurant a une ambiance très typique, avec beaucoup de photos partout, assez intimiste, bref J’AIME.

Les bons tuyaux

  • Si tu as la possibilité, ne vas pas à Hué en pleine saison des pluies (et dans le centre du Vietnam de manière générale !).
  • Je n’ai pas eu le temps de le faire, mais se balader le long de la rivière des Parfums a l’air super sympa, à tester donc.
  • Le matin vers 9h30 il n’y avait personne à la Cité Impériale: les groupes d’excursion qui arrivent à 8h sont déjà passé et le reste des touristes ne sont pas encore arrivés, donc c’est une bonne heure.


Hué est une ville super sympa, surtout après avoir visité Hanoi et SURTOUT par rapport à Da Nang. Trois jours suffisent, mais sont bien remplis ! 🙂

> Plus d’articles sur le Vietnam ici !

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J’ai vécu dans une famille cambodgienne.

Quand je suis partie vivre au Cambodge, c’était dans le cadre de mon stage de fin d’études : 4 mois, à l’autre bout du monde, littéralement. On m’a donc proposé de louer une chambre chez une famille cambodgienne, et j’ai dit oui en me disant qu’au moins je vivrai mon aventure à fond.

L’article qui suit sera sûrement long, et rédigé à la manière d’un journal. Je l’ai mis à jour à chaque fois que quelque chose d’important selon moi, se passait au sein de la famille dans laquelle je vivais ou avec les cambodgiens que je voyais quotidiennement.
Il ne s’agit pas de voyeurisme de ma part, mais surtout d’une véritable claque que j’ai prise continuellement d’août à décembre 2016. J’ai voulu partager ce que d’autres ne connaissent pas ou ne soupçonnent pas (encore).

Par respect pour leur intimité, je ne citerai pas les noms et ne posterai pas de photos das cet article.

Samedi 20 août 2016

C’est aujourd’hui que je suis arrivée à l’appartement. L’autre stagiaire habite déjà dans cet appartement depuis 4 mois, elle en part bientôt. Elle m’avait déjà un peu briefé sur la vie au sein d’une famille cambodgienne : c’est pas facile tous les jours, parce que forcément nos cultures sont différentes, nos niveaux de vie et nos habitudes aussi.

Déjà, quand j’arrive, je remarque une première chose : niveau communication, on va pagayer dans la semoule. Le père et la mère ne parlent que deux mots de français… et en khmer, je dois pas en parler plus que 2 non plus. Bon, leur fils parle plutôt bien français, mais ça me gêne un peu de devoir passer par lui pour pouvoir communiquer avec ceux qui m’accueillent. Je vais littéralement faire partie de leur famille pendant les 4 prochains mois et je suis pas foutue de communiquer avec eux… Apprendre le khmer, c’est prévu, mais avant de pouvoir baragouiner un truc potable, ça va quand même prendre du temps.

Dimanche 21 août 2016

Au dîner, j’ai remarqué deux choses importantes. La première, c’est qu’avec l’autre stagiaire, ça ne sera jamais à notre tour de faire la vaisselle : c’est toujours un des deux fils qui s’en occupe, et quand j’ai proposé mon aide (ce que je trouve bien normal), il m’a paru un peu choqué et a refusé gentiment.
J’avais aussi proposé mon aide pour aider la mère de la famille à préparer le diner, et pareil, pas besoin, refus poli. J’ai l’impression d’être leur invitée et je voudrais ne pas l’être : ok, je vis chez eux, mais je vis aussi avec eux, et j’ai envie qu’ils puissent se dire la même chose.

La deuxième chose, c’est que la mère n’a passé que la moitié du dîner à table, avant de remonter dans sa chambre. Son fils ainé a ensuite expliqué que le plat qu’elle avait préparé, c’est-à-dire un soupe de poissons avec du riz, lui rappelait l’époque de Pol Pot. Petit choc sur le coup, de me rendre compte qu’elle avait vécu cette époque dont j’ai seulement entendu parler à la fac.

Mardi 23 août 2016

Hier soir, je suis sortie parce que vraiment j’en avais besoin. Je me doutais bien que le choc culturel serait grand, mais je ne le pensais pas aussi énorme et aussi vite. J’avais un peu besoin de me reconnecter à quelque chose de plus « occidental », moins éloigné de ma culture, au moins pour une soirée. Et pourtant à la base, j’adore être dépaysée, ce n’est vraiment quelque chose qui me pose problème. Mais là c’est tout de même un peu dur.

Mercredi 24 août 2016

Ca ne fait même pas une semaine que j’habite dans ma nouvelle famille cambodgienne, mais je remarque déjà la chose qui, je pense, va le plus me gêner : même si au fur et à mesure, on va apprendre à se connaître mutuellement, pour eux, je serai toujours la « baraing » : la blanche, l’occidentale, l’étrangère. Donc, c’est-à-dire, celle qui est naïve et pleine aux as, car c’est exactement ce que les cambodgiens pensent des occidentaux. Merci les amis expat’ qui ont pu me renseigner là-dessus !

Par exemple, aujourd’hui, j’ai commencé instinctivement à faire la vaisselle après le diner. Le fils ainé m’a directement arrêté parce que « je ne sais pas faire la vaisselle ». Bon, si ca se trouve, le fait d’être la « baraing » et de supposément ne pas savoir faire la vaisselle (j’ai vécu deux ans sans lave vaisselle, je pense savoir laver une assiette !) ne sont peut être pas reliés, mais j’ai direct eu l’impression que le fait d’être étrangère signifiait automatiquement certaines choses sur moi. J’ai essayé le plus possible d’arriver chez eux sans préjugés, et je comprends qu’eux en ont sur moi.

Update, un mois et demi après mon retour du Cambodge > au final, cette image là a très vite changé. Je pense avoir eu cette impression sur le coup parce que partout où j’allais au Cambodge, et même au bout de quatre mois, j’étais toujours la touriste, l’étrangère, la baraing, même si je baragouinais un peu de khmer et que j’avais mon propre scoot pour me déplacer. Au sein de ma famille d’accueil, j’ai rapidement été intégrée (aussi bien que l’on puisse s’intégrer dans une famille avec une culture si différente), et j’ai noué des liens avec eux qui ont beaucoup compté pendant ces quelques mois au Cambodge.

Jeudi 1er Septembre 2016

Je commence enfin à me sentir chez moi : quand je finis le boulot, et que je sais que je rentre à l’appartement où je vis, je le considère vraiment comme « chez moi », et pas juste comme un lieu de passage pour 4 mois.
Avant, au Canada, j’avais besoin de décorer ma chambre ou mon appart pour me sentir chez moi : ici, c’est pas vraiment le cas. Même si j’ai du mal à communiquer avec les parents, je m’y sens bien. Le fait qu’il y ait leur fils de 21 ans qui parle français qui soit là aide beaucoup aussi. Au moins, le soir, je peux parler avec quelqu’un au dîner…

D’ailleurs, j’ai remarqué qu’ici, les repas ne sont pas vraiment considérés comme un moment convivial en famille : dès que la mère a fini de manger, elle débarrasse son bol et remonte dans sa chambre. En soi elle fait comme elle veut, mais quand on est pas habitués à ça en France, c’est surprenant au début. Mais le dîner le soir, c’est aussi un bon moyen pour apprendre le khmer : aujourd’hui, j’ai appris à dire droite et gauche !

Samedi 3 Septembre 2016

Hier, j’ai parlé avec le fils aîné de la famille dans laquelle j’habite : il a 21 ans, et dans 3 semaines, il s’envole pour 3 semaines en France avec sa troupe de théâtre. C’est en parlant avec lui que je me suis rendue compte de la chance que je pouvais avoir : il n’a encore jamais pris l’avion. Alors quand je lui ai dit qu’il y avait des fenêtres dans l’avion pour voir à l’extérieur, il n’en revenait pas. Il avait du mal à croire aussi qu’il y avait moins de scooters en France qu’au Cambodge ! Il n’est jamais sorti de son pays, n’a jamais pris l’avion, il n’est même jamais allé jusqu’aux temples d’Angkor alors que c’est dans son propre pays.

Je me rends compte à quel point notre niveau de vie n’est pas le même, et à quel point j’ai de la chance.

Dimanche 4 Septembre 2016

Aujourd’hui, grand sujet de conversation : le riz. Forcément, moi, je me demande comment on fait pour ne pas se lasser quand on en mange matin midi et soir depuis qu’on a 3 ans… Et bien, le fils ainé de ma famille se pose la même question à propos des français sur… le pain et les pommes de terre. Forcément, vu comme ça…

 

Lundi 19 Septembre 2016

Je n’ai plus grand-chose à raconter en ce moment : je pense que c’est parce que je m’habitue petit à petit, le « gros » choc culturel est passé. Maintenant j’ai vraiment l’impression de rentrer et de dîner avec ma famille, même si bien sûr il y a encore la barrière de la langue avec les parents. On s’en accommode, au final on se comprend par gestes. Le fils ainé me donne quelques cours de khmer, mais ça reste assez difficile de s’exprimer, et c’est un peu frustrant vis-à-vis des parents.

Hier, je suis revenue de Kampot, et le fils ainé m’avait demandé de lui ramener un kilo de poivre de Kampot : clairement, le prix était exhorbitant, donc j’ai décidé de lui en faire cadeau. La maman était vraiment contente, elle a voulu me rembourser mais j’ai dit non : je ne voulais pas leur imposer ce coût, et ça me faisait plaisir. Ils m’accueillent chez eux, c’était la moindre des choses que je pouvais faire.
La semaine prochaine, j’ai une semaine de vacances avec mon boulot, pour la fête des Morts au Cambodge. Le fils ainé nous a proposé avec les autres stagiaires d’aller prier à la pagode un jour, tôt le matin. Bon me réveiller à 4h du matin c’est pas ce qui m’enchante le plus, mais j’ai envie de voir la manière dont ils vivent, et pas juste quand ils sont chez eux.

Lundi 24 Octobre 2016

La dernière fois que j’ai écrit, c’était il y a plus d’un mois : non pas que je n’avais rien à raconter, mais parce que je me suis rendue compte que vivre avec une famille cambodgienne, c’était aussi éviter de prendre ça pour une expérience sociologique et le vivre au jour le jour sans tout analyser.

Résultat, les trois enfants de ma famille ainsi que leur père sont partis en France pendant 3 semaines par le biais de l’ONG dans laquelle je bosse. Avant qu’ils partent, j’avais peur pour eux : du choc culturel, forcément, je l’ai vécu dans le sens inverse. En trois semaines, je me suis rendue compte qu’ils me manquaient, alors que ça ne fait que deux mois que je vis avec eux. Ils sont revenus il y a une semaine, et j’ai vraiment attendu ce jour : même si je m’entends très bien avec le fils aîné, j’étais aussi très contente de retrouver le père, qui pourtant ne parle ni anglais ni français (enfin 2-3 mots).
Je pense que c’est pour lui que le choc culturel a été le plus fort : 45 ans sans connaître rien d’autre que le Cambodge, et débarquer en France, ce n’est pas évident. Il a été particulièrement surpris du métro : pour lui, un train en pleine ville et sous la terre, c’était vraiment invraisemblable…

Et pourtant, quel bonheur quand il est revenu. J’ai vite compris que lui aussi avait l’air content de me voir : il avait un grand sourire aux lèvres, et se comportait comme s’il était mon père : il me sortait mon scoot de la maison, me rappelait avec des gestes de bien mettre mon casque et de faire le plein d’essence… Et quand je lui répondais en khmer avec le peu de mots que j’ai, il semblait vraiment heureux, comme s’il était soulagé de retrouver des gens qui parlaient sa langue (même si bon, mon niveau de khmer est encore rudimentaire.
En fait, je pense que leur retour en France m’a aussi fait un choc : de me rendre compte à quel point je tenais à eux, et de me rendre compte que je peux avoir une relation forte avec quelqu’un, mais sans aucun mot, une pure relation non-verbale. Par exemple, pendant 3 semaines, je montrais des photos de mes frères et sœurs d’accueil que je trouvais sur Facebook, pour les montrer à leur maman restée au Cambodge et qu’elle puisse voir un peu ce qu’ils faisaient en France : on ne se parlait pas mais le fait de lui « donner des nouvelles » de ses enfants, je voyais bien que ça lui faisait plaisir et que dans un sens, ça nous a rapprochées.


Au final, je me suis arrêtée après ce dernier paragraphe: je n’avais plus l’envie d’écrire sur le quotidien dans cette famille, ma famille pendant quatre mois. Je préférais vivre le moment présent.
Ce que je retiens de cette expérience: vivre avec eux a été un voyage en lui-même. J’ai appris tous les jours sur leur manière de vivre, leur culture, leurs rapports humains. Je pense que même un article ne serait pas suffisant pour décrire l’intensité de mes quatre mois dans leur vie de famille. J’ai tissé des liens avec une famille du bout du monde, aux antipodes de ce que je connaissais.


Je leur serai indéfiniment reconnaissante de m’avoir accueillie sans même connaître mon nom.

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Profiter de Kep pour un week end

Située sur la côte sud du Cambodge, j’ai voulu consacrer un week end entier à Kep (comme j’avais fait pour Kampot quelques semaines avant). On m’avait dit de ne pas m’attarder dans la ville de Kep, et de plutôt prendre le ferry et de passer deux jours à Rabbit Island…

j’ai fait tout le contraire.

Kep, la station balnéaire du sud du Cambodge

Pendant la colonisation française, Kep était même appelée Kep-sur-Mer, et était la station balnéaire par excellence pour les français. C’est vrai que ce n’est pas loin de Phnom Penh: en 3h de minivan et pour 8 dollars, on y est !

La promenade longe le bord de mer: on passe devant la fameuse statue du crabe de Kep, devant la plage qui est bien peuplée, et on arrive ensuite vers le marché aux crabes: voilà, tu as fait le tour de Kep, ce n’est pas très grand ! Enfin si, en fait Kep s’étend plus, mais niveau centre-ville, tu auras vite fait le tour.


Pour dormir, je te conseille de t’éloigner un peu, et de prendre un peu de hauteur: Khmer House Bungalow, au sud de Kep, est à seulement 5 minutes en scoot du centre-ville, et pour 10 dollars, tu peux dormir dans un bungalow sans aucun bruit autour. Oui je te jure, c’est dur à croire au Cambodge, mais AUCUN BRUIT.

En fait, tu comprends vite la différence entre Kampot et Kep: la première semble bien plus habitée, touristique et du coup vivante, tandis que la deuxième, la plupart n’y passent qu’en coup de vent, après avoir visité Kampot et pour profiter un peu de la plage. Grand bien m’en fasse, je voulais être au calme !

Kep, entre terre et mer

C’est ce qui m’a surprise à Kep: on peut rapidement se retrouver en pleine montagne, et quelques minutes après au bord de la mer.

J’ai retrouvé la terre en visitant le parc National de Kep. Si l’entrée est censée être payante, je n’ai jamais vu un seul garde aux huit checkpoints…
En scoot, on fait le tour en une heure: le parc national fait une boucle, pas de risque de se perdre donc ! En soi, tu ne verras pas d’animaux comme le vend si bien le Guide du Routard, mais en faisant un peu attention et en s’arrêtant au niveau des bancs un peu perdus partout le long du chemin, tu devrais pouvoir trouver des points de vue plutôt pas mal ! Il y a même un point de vue sur la baie de Kep, à la fin de la boucle, avec une terrasse en bois, plus confortable où l’on peut faire une pause. L’endroit est vraiment apaisant, parce que le parc National n’est que peu fréquenté: on y accède par une route un peu galère, derrière un hôtel… N’hésite pas à demander ton chemin, ce n’est pas indiqué et trouver l’entrée n’est pas évident. Néanmoins, je recommande cet endroit, j’ai adoré pouvoir être seule en pleine nature !

J’ai retrouvé la mer le long du bord de mer de Kep. Déjà, avec son énorme crabe: ça annonce la couleur, ici on se pète le bide à base de fruits de mer. Et ensuite en se baladant vers la plage: ça sent la mer, les algues et le sel, odeur quand même plutôt agréable quand on est habituée à la pollution de Phnom Penh, aux odeurs de fumée des cuisines de rue et des poubelles à ciel ouvert. En allant au marché aux crabes, on retrouve d’autant plus cette ambiance plus apaisante.
En effet, même en étant au plein coeur d’un marché à l’asiatique, celui-ci n’a rien de touristique: pas de stands vendant des pantalons sarouels à motif éléphant, personne ne t’alpague pour que tu viennes voir ce qui se vend chez lui/elle. Non, ici c’est un vrai marché de nourriture (enfin, ici surtout de fruits de mer), où tu regardes, tu achètes, tu t’assoies et tu manges (oui, la suite logique des choses).
On y voit aussi les pêcheurs aux casiers revenir pour montrer le fruit de leur pêche: en gros, tu peux observer le petit crabe que tu vas manger ensuite avec une sauce au poivre vert ! J’ai aimé me retrouver dans un marché qui se rapprochait bien plus d’un marché local que touristique.

Enfin, qui dit mer dit activités nautiques: ça tombe bien, Kep a un Sailing Club qui est vraiment pas mal, même si les prix vont avec les activités… Du coup, si comme moi tu ne roules pas sur l’or, tu peux toujours opter pour une heure de kayak (7 dollars de l’heure, et tu peux être à deux !). En s’éloignant un peu, on a une superbe vue sur Kep, et pour peu qu’il fasse beau, la balade est sympa 🙂

Kep et ses bons coins

Le Sailing Club, NR33A, Krong Kaeb – en partant de l’office du tourisme, prendre la grande route qui rentre dans les terres: deuxième rond point à gauche ! C’est vraiment un endroit sympa, au bout d’un petit chemin qui mène vers la mer. Forcément, c’est le lieu un peu fancy du coin, alors les boissons sont un peu plus chères, mais le cadre est super sympa, ça vaut le détour (surtout pour l’heure de kayak).

Khmer House Bungalow, # 33 Roads, Kep 07503 – apparemment nouveau, le proprio est super sympa et le petit restaurant donne vraiment l’impression d’être perdu au milieu des champs avec les vaches qui se la coulent douce (et en plus, c’est bon). Le bungalow pour 2 personnes coûte 10 dollars la nuit, et ça vaut vachement le coup ! 
Pour réserver, c’est par ici !

Holy Crab, Crab Market, Kep 07503 – étant a proximité du Crab Market, les prix sont un peu chers, et encore ça reste raisonnable pour du crabe. D’ailleurs, le crabe au poivre vert est une tuerie, et le cadre aussi: face à la mer, pour voir les pêcheurs aux casiers. 

J’ai beaucoup aimé Kep, c’était vraiment un week end reposant pour deux jours. Ensuite, si je devais y revenir, j’aimerais plutôt découvrir Rabbit Island, histoire de changer un peu !

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En pleine nature dans la province du Mondolkiri

Une semaine de vacances pour la Fête des Eaux, et l’envie de partir assez loin, dans un endroit calme et nature. Évidemment, pour ça, le Mondolkiri, c’était l’endroit parfait.
J’ai passé 5 jours dans cette province du nord-est du Cambodge, située à 40 km de la frontière vietnamienne, où le temps semble s’être arrêté pour que chacun profite au maximum de son séjour là- bas.

Comment y aller ?

A moins que tu décides de partager un taxi, le seul moyen d’aller jusqu’à Sen Monorom (c’est-à-dire la plus grande ville du Mondolkiri), c’est le bus.
Plusieurs compagnies font le trajet: j’ai pris Virak Buntham à l’aller pour 13 $, et Mondolkiri Express au retour pour 11 $ (autant te dire que le trajet retour était bien mieux !). Ces deux compagnies ont des bureaux dans le centre-ville de Sen Monorom, juste à côté du rond-point avec les deux taureaux. Pour Virak Buntham, il est possible de réserver directement en ligne sur le site Book Me Bus. Je ne sais pas si des gros bus vont jusque dans le Mondolkiri: devant toutes les compagnies de bus, je n’ai vu que des minivans. Plutôt cool !

Sen Monorom et ses alentours

La ville de Sen Monorom n’est vraiment pas grande: n’espère pas y trouver un supermarché, je n’ai même pas trouvé le bureau de poste… En soi, la ville en elle-même n’a pas grand intérêt: mais on trouve énormément de bons spots et de jolis points de vue aux alentours.

L’idéal est de louer un scooter ou une moto: toutes les guesthouses en louent, pour environ 7 $ la journée et 4 $ la demi-journée. Vérifiez quand même les pneus et les freins, certains scooters sont vraiment en fin de vie…

Bien sûr il y a plein d’autres choses à faire dans le Mondolkiri, là je t’ai juste listé ce que j’avais vu !

  • A proximité

A proximité de Sen Monorom, à environ 15 minutes en scooter, il est possible de monter en haut d’une colline où se dresse une petite pagode: Top Hill Pagoda. Une terrasse est aménagée pour admirer la vue sur Sen Monorom et la région: si vous trouvez qu’il y a trop de monde, continuez un peu en scoot et posez vous dans l’herbe, vous serez tout seul et avec la même vue !  C’est assez impressionnant de voir des paysages vallonnés, le Cambodge étant un pays assez plat de base. Le paysage est à la fois assez vert et en même temps un peu aride, avec des chemins en terre ocre. 

  • A l’est

A l’est de Sen Monorom, une grande route vous permet de rejoindre à 40 km une des plus grandes cascades de la région, Bousra Waterfall. Le chemin pour y aller est vraiment magnifique, on en prend plein les yeux ! Mais la cascade en question… est assez touristique (uniquement des locaux), mais cela dénature totalement l’endroit. Pourtant, la cascade en question est belle et l’endroit pourrait être sympa, mais c’est devenu une vraie attraction, au point de faire payer l’entrée: 1000 riels pour les cambodgiens, et 2,50 $ pour les étrangers.
Conclusion, cherche toi-même une plus petite cascade moins fréquentée.

Sur cette même route, on trouve aussi des plantations de café et de poivre, qui peuvent se visiter.

Romnea Waterfall

  • Au sud

Au sud de Sen Monorom, en prenant la route qui retourne vers Phnom Penh, on trouve plusieurs cascades, dont celles de Romnea: au nombre de trois, il faut un peu chercher pour les trouver… Je n’en ai personnellement trouvé qu’une, Romnea 2, à laquelle on accède par un petit chemin en terre depuis la route principale, directement à gauche après le deuxième pont.
On arrive au niveau d’un petit village avec trois ou quatre maisons : vous pouvez laisser vos scoots ici, les habitants vous les garderont sans problème.

Pour être bien tranquille, descendez un peu en contrebas de la cascade: vous serez bien plus tranquilles !

Passer une journée avec des éléphants

C’est une des grosses activités à faire dans le Mondolkiri: cependant, regardez bien où vous décidez d’aller, on ne sait jamais comment les animaux sont traités…
J’ai booké une excursion à 35 dollars (le moins cher que j’ai trouvé) au Mountain Center: Monsieur Hong, le guide, vit dans un petit village à environ 15 minutes de Sen Monorom, et nous emmène pour 3 km dans la « jungle », avant de se poser le long d’une rivière. On fait la cuisine avec lui: cuisine traditionnelle, on cuit le tout sur le feu ou dans un bambou ! Les éléphants se baignent dans la rivière et on peut se baigner avec eux: ce sont des éléphants qui étaient auparavant utilisés pour des gros travaux et soulever des charges lourdes. Aujourd’hui, ils vivent dans la forêt près du village, mais des « protecteurs » (comme on le dit en khmer) leur rendent régulièrement visite pour s’assurer qu’ils se réadaptent bien.

Honnêtement, j’étais un peu sceptique avant de partir, mais en effet le « protecteur » n’utilise pas de bâton ni rien avec l’éléphant, juste des mots. Quelque peu rassurant.

Certes, 35 $ c’est une somme, mais c’était une journée géniale et qui comprend transport, petit-déjeuner et déjeuner. Je recommande !


Quelques bonnes adresses

  • Pour dormir

Chantha Sreypich Guesthouse: en centre-ville de Sen Monorom, c’est une bonne adresse quand on arrive. A 8 dollars la chambre pour deux, c’est bien propre, avec un petit rooftop qui offre une vue sur Sen Monorom.

Nature Lodge: le coup de coeur du Mondolkiri. Certes, c’est plus cher que dans d’autres guesthouses (15 $ la nuit pour deux), mais à côté de ça, on paye l’emplacement: des petits bungalows perdus en pleine campagne cambodgienne, avec vue sur le coucher de soleil, forcément ça coûte plus cher. Ne vous attardez pas sur la nourriture, et surtout pas sur le BLT. 

Indigenous People Lodge: dans le même style que le Nature Lodge, mais un peu moins perdu dans la campagne et un peu moins cher (12 $ la nuit pour deux). Possibilité d’y manger des plats des « minorités » locales, c’est très bon ! Le gérant parle bien anglais et est très serviable.

  • Pour manger

Chili on the Rocks, un bar-restaurant sympa tenu par un couple de suédois. Ils font uniquement de la cuisine occidentale, mais l’endroit est cool et pas cher !

Pour réserver, c’est par ici !

Pour visiter

Pour un trek avec les éléphants: contactez Mr Hong au +855 97 45 36 011 ou au +855 12 90 84 05, ou allez directement au Mountain Center (à gauche des bureaux de Elephant and Wildlife Sanctuary, quand on descend la grande rue qui part du rond-point avec les taureaux.

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Siem Reap et ses alentours

Il y a deux ans, ma première visite aux temples d’Angkor ne m’avait pas laissé le temps de voir un peu les alentours de Siem Reap, la ville où tous les touristes voulant aller aux temples se logent. Pour mon deuxième séjour à Angkor, j’ai décidé de rattraper un peu le coup et de voir ce que valait cette ville.

Bon, j’ai vite compris qu’il n’y avait pas non plus la masse de choses à faire à Siem Reap… J’ai donc décidé de me focaliser sur deux choses qui pour moi représentaient bien ce qu’on pouvait découvrir dans la région: la visite d’ateliers d’artisans locaux, et la découverte des villages flottants.

Les artisans d’Angkor

A Siem Reap, a été créée en 1995 une entreprise qui a décidé de travailler à la formation et à l’insertion professionnelle des artisans de la province. Aujourd’hui, les ateliers se visitent gratuitement avec des guides anglophones, francophones et hispanophones (rien que ça).

L’entreprise des Artisans d’Angkor propose des formations en sculpture sur pierre et sur bois, en peinture sur soie, en céramique et porcelaine, laquage. En plus d’être très intéressante, le travail est vraiment impressionnant. Bien sûr, à la fin de la visite, on peut aller dans la boutique acheter les produits en question. Bon évidemment, vu le travail fourni, le prix est plus élevé qu’au marché de nuit d’à côté… Mais pour la qualité, on peut bien payer un peu plus. En plus, le nombre de produits vendu est énorme, il y a le choix ! Il existe bien sûr d’autres ateliers dans la province de Siem Reap et des boutiques dans le reste du Cambodge, mais le centre de Siem Reap est celui qui propose des visites sur place des ateliers

Je trouve que c’est une visite super sympa à faire entre deux journées aux temples, en plein coeur de Siem Reap, et en plus gratuite (quand tu voyages sur un budget, tu ne vas pas t’en plaindre). Bon ensuite, tu te rattrapes bien sur la boutique, tu peux me croire…

Artisans d’Angkor: Stung Thmey Street, Siem Reap. 


Les villages flottants de la province de Siem Reap

Je n’avais pas eu l’occasion de visiter ni des marchés, ni des villages flottants pendant mes précédents voyages en Asie. Mais à partir de Siem Reap, il est possible d’en visiter à la journée ! Personnellement, j’ai demandé directement à la réception de mon auberge de jeunesse les bons plans pour y aller.
Première chose: y aller par soi-même, ça coûte un rein. Il faut déjà aller jusqu’au village flottant, la plupart étant à environ 40 minutes de Siem Reap minimum (donc il faut payer le transport pour y aller), et ensuite le bateau pour visiter, qui coûte une cinquantaine de dollars. En gros, si tu veux y aller seul, ce n’est pas avantageux. A 10, ça se négocie

Du coup, l’alternative, c’est l’excursion. Je me doute bien que beaucoup de personnes n’aiment pas cette solution, de peur de finir dans le cliché de « tout le monde suit le guide à la casquette verte avec les 50 autres touristes derrière ». Le mieux, c’est donc de demander comment ça se passe. De beaucoup d’excursions que j’ai pu faire en Asie, je ne me suis jamais retrouvée dans ce genre de visites, mais dans des minivans à 10 tout au plus, ce qui reste je trouve très correct. Du coup, c’est une solution que j’aime bien privilégier si ça me permet d’économiser un peu d’argent.

BREF, revenons aux villages flottants. L’excursion coûte de manière générale entre 18 et 30 $: la mienne coûtait 18 $, en comptant le transport et le bateau. Je suis allée au village de Kompong Pluk, qui se trouve à 50 minutes de Siem Reap. Je m’imaginais un peu à quoi pouvait ressembler un marché flottant, mais pas un village ! Honnêtement, voir un lycée perchée à 5 mètres de hauteur sur un pilotis, ce n’est pas très commun 🙂
L’endroit est hyper apaisant et se balader en bateau dans la mangrove est hors du commun. Hors du commun dans le sens où se balader dans des arbres à moitié noyés sous l’eau, ce n’est pas un expérience que je vis tous les quatre matins.

Normalement, il est possible d’aller voir le coucher du soleil sur le lac Tonlé Sap. Enfin, quand le soleil n’est pas caché par les nuages… Tu l’auras compris, je n’ai pas vu le coucher de soleil. Dommage.

Bon ça va, c’était pas trop moche quand même.


Quelques bonnes adresses à Siem Reap

  • Downtown Siem Reap Hostel, #0369 Wat Damnak Village. A 5 minutes de Pub Street et du centre de Siem Reap, les dortoirs sont très propres, avec casiers sécurisés, des salles de bain AVEC EAU CHAUDE (oui, c’est assez rare en Asie), une piscine et un staff bien cool. Pour 4 $ la nuit en dortoir et 10 $ la nuit en chambre, ça vaut le coup ! Pour réserver, c’est par ici !
  • Pub Street, pour faire la fête forcément. Ensuite, si tu veux te prendre un petit cocktail, les petits trucks dans la rue sont bien moins chers et c’est tout aussi bon. Pour les restaurants par contre, je ne recommande pas. Certes, la nourriture est bonne, mais ce sera nécessairement plus cher étant donné la réputation de la rue.
    Le night market de Siem Reap. Contrairement à plusieurs marchés que j’ai pu faire en Asie, on n’est pas alpagués tout le temps pour acheter et l’endroit est quand même plutôt calme. J’ai beaucoup aimé, et c’est toujours sympa de s’y balader !
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Découvrir Kampot

Il y a deux ans, la première fois que je suis allée au Cambodge, j’avais déjà envie de passer par Kampot et Kep. Sauf que manque de temps, cette étape est passée à la trappe… Donc maintenant que j’habite au Cambodge, j’ai décidé de me rattraper !
Bon ensuite, vu que je travaille, je n’ai que mes week ends de libre, donc pas beaucoup de temps non plus pour découvrir: j’ai donc du faire des choix !

Jour 1: Le parc national de Bokor, et la rivière de Kampot

Pour mon premier jour, je voulais absolument visiter le parc national de Bokor, histoire de profiter de la vue depuis le haut de la montagne ! Sauf qu’en arrivant le vendredi soir à 21h, un peu compliqué pour s’organiser…
Je voulais louer un scooter, mais on m’a dit que la route était 1) super longue, 2) pas mal raide. Avec exactement trois semaines de scoot à mon actif, je me suis dit qu’on n’allait pas prendre de risque. J’ai donc booké une excursion d’une journée avec Bison Tours.

Départ à 8h30 du matin, pour 1h de trajet jusqu’au Bokor: première étape, c’est une énorme statue qui surplombe la montagne, extrêmement colorée et vraiment imposante: il s’agit de la statue de Lok Yeay Mao, qui est une héroïne mythique dans la religion bouddhiste, et qui de ce fait est extrêmement respectée. Celle du parc national de Bokor veillerait sur la vallée de Kampot et sur ses habitants. Attention par contre, en haut de la montagne, il y a vraiment beaucoup de vent et il peut faire froid… En gros, prévois un pull et un kway 🙂
Après, je suis partie pour la suite de la visite au niveau d’une pagode, qui offrait encore une fois un magnifique point de vue. C’est je pense, ce qui m’a le plus scotchée en visitant Bokor: la multitude de vues à couper le souffle que j’ai pu voir.

Pour moi, ce qui est vraiment à voir à Bokor, ça reste le casino-palace abandonné: honnêtement, au début, je n’étais pas convaincue DU TOUT, je me disais que visiter un vieux casino alors que je suis dans un parc national, bon… Pas grand intérêt.

Sauf qu’en fait, il n’est pas franchement possible de se balader hors des routes dans le parc national… A cause du génocide des Khmers Rouges, et même si le parc a été nettoyé des mines, il existe toujours un risque de tomber sur une mine abandonnée si l’on s’éloigne des sentiers battus. J’ai trouvé ça un peu dommage de ne pas pouvoir s’organiser un petit trek dans le parc national, surtout que les paysages sont vraiment magnifiques. Mais bon, on ne va pas tenter le diable !
Donc, au final, ce qui est à visiter dans le Bokor se limite au casino-palace abandonné, la vieille église et la statue géante, et également la cascade de Pokopvil. Mais surtout, les points de vue. Je m’en suis pris plein les yeux toute la journée ! Et même sans la possibilité de faire de trek, je trouve que le Bokor reste un incontournable de Kampot.

A la fin de la journée, j’ai profité d’une croisière de deux heures sur un petit bateau local pour admirer le coucher de soleil et potentiellement voir des lucioles (je t’avoue que les lucioles c’est bien mignon, mais moi je voulais surtout voir le coucher de soleil) ! Et alors là, j’ai plus les mots. Je te laisse la photo, je pense que ça sera bien plus parlant !

Pour tous les détails sur l’excursion, allez voir en bas de l’article !


Jour 2: Les plantations de poivre de la vallée de Kampot

Pour mon deuxième jour à Kampot, je voulais aller visiter des plantations de poivre et si possible acheter du poivre de Kampot, qui apparemment est un des meilleurs de monde !
Pour le coup, pas envie de prendre une excursion: la seule chose que j’avais besoin de payer (mis à part le poivre si j’en achetais), c’était la location du scooter. Pour le coup, un peu de liberté ! Chose faite, je vais encore une fois chez Bison Tours, et c’est parti pour un scooter à 4 $ la journée, en très bon état: il faut payer le plein en plus bien sûr, mais un plein coûtant environ 3 $ au Cambodge, je ne me suis pas vraiment ruinée.

Ensuite, il faut que t’y ailles jusqu’à la plantation… Une des plus connues s’appelle tout simplement « La Plantation« , et fait du poivre biologique. A l’aller, j’ai quand même mis deux heures à m’y rendre, parce que c’était pas l’endroit le mieux indiqué sur la route…
Pour y aller, il faut prendre la route qui va de Kampot à Kep: un panneau indique sur la gauche au bout de quelques kilomètres, « Pepper Agri Tourism« : c’est là que tu dois tourner ! Ensuite, il suffit de suivre les panneaux « La Plantation »: attention, il y a bien 10 kilomètres pour y aller. Même si la route ressemble davantage à de la piste qu’à une route de ville, on passe par beaucoup de petits villages et on peut voir des rizières magnifiques, très très vertes pendant la saison des pluies (sérieusement, quand j’y étais, elles étaient presque vertes fluo !).

En arrivant à « La Plantation », le cadre est idyllique: zen, aucun bruit. La visite de 20 minutes des plantations de poivre est gratuite: en gros, si tu ne veux rien acheter, tu n’as rien à dépenser. Mais je recommande quand même de prendre un verre ou de déjeuner sur la terrasse où le poivre est vendu: en plus de la vue sur les plantations, il y a peu de monde. Même si le déjeuner est plus cher que dans la plupart des petits restos de Kampot, le cadre en vaut la peine !

Conseils, adresses et prix

• Une bonne adresse pour des excursions et des locations de scooter: Bison Tours, sur la rue 730. Le personnel est gentil, les prix sont très abordables, et le service rapide !

• Une guesthouse sympa pour découvrir Kampot: Monkey Republic, sur la rue 730 (en face de Bison Tours !). C’est une petite guesthouse assez familiale, avec des chambres et des salles de bain super clean et des prix à toute épreuve: 7 $ la nuit la chambre pour deux ! Ensuite, c’est sûr que la guesthouse n’est pas située sur la rivière: mais on est à 5 minutes à pied de la Kampot River, et pour ce prix-là je veux bien m’éloigner un peu. Pour réserver ou en savoir plus, c’est par ICI !

• L’excursion que j’ai prise pour visiter le Bokor coûtait 13 dollars et comprenait:
– le transport,
– le déjeuner,
– l’entrée dans le parc national,
– un guide anglophone,
– la croisière sur la Kampot River pour voir le coucher du soleil.

A noter que si vous voulez aller au Bokor et faire la croisière par vous-même, l’entrée au parc national coûte 5 $, la croisière 5$ également et la location de scooter 4 $ la journée (sans compter le déjeuner). Donc au final, vous aurez plus de liberté, mais ça vous reviendra plus cher. A vous de choisir !

• Le poivre de Kampot à « La Plantation » a quand même un certain prix. Un kilo de poivre noir coûte 40 $, et 100 g coûte 5,50 $. Si vous trouvez des petits producteurs, cela coûtera sûrement moins cher, et avec une possibilité de négocier le prix !

• Pensez à regarder la météo avant d’aller visiter une plantation de poivre: si la pluie tombe, vous aurez vite fait de vous embourber dans les chemins de terre totalement inondés !

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Autour de Phnom Penh: l’île de la Soie

Après un mois à Phnom Penh, je commençais sérieusement à en avoir marre des bruits incessants de klaxons, de scooters, de « tuk-tuk lady »… J’avais besoin de VERDURE ! Sauf que bon, quand on bosse la semaine et qu’on a que ses week-ends de libre, on peut pas non plus partir en roadtrip.
C’est donc finalement sur un coup de tête que je suis partie à l’île de la Soie, qui se trouve en périphérie de Phnom Penh et MON DIEU ça vaut vraiment le détour !

Comment y aller ?

Depuis Phnom Penh, il faut remonter le boulevard Monivong au nord et prendre le pont à droite, sur le rond-point qui se trouve juste après l’Ambassade de France (rond point Old Stadium). Ensuite, il faut continuer une bonne vingtaine de minutes avant de tourner à droite au niveau d’une arche qui rappelle les pagodes.
Clairement, soyez très attentifs parce que trouver cette arche n’est pas du tout évident. Après avoir passé cette arche, bifurquez à gauche et suivez les scooters, vous arrivez à l’embarcadère !

Le ferry pour aller sur l’île de la Soie fonctionne de 8h du matin à 8h du soir, et il y en a toutes les 15 minutes environ. Et ce n’est pas là que tu vas te ruiner: la traversée coûte 1000 riels par personne (0,25 $) et 3000 riels si on veut prendre le ferry avec son scooter (0,75 $).

Sur le ferry qui traverse le Mékong pour rejoindre l’île de la Soie

Comment visiter l’île ?

Tout dépend du temps que l’on a sur place, mais selon moi, le scooter ou le vélo reste le plus pratique: personnellement je n’avais qu’une journée à passer sur place, et prendre un scooter m’a permis de voir une bonne partie des deux îles sans pour autant me presser. Je pense que si l’on reste 2 ou 3 jours, le vélo peut être plus sympa. Pour visiter à pied, il faudrait bien plus que 2 ou 3 jours pour voir suffisamment de l’île…

Attention cependant si vous décidez de le faire en vélo: pendant la saison des pluies (donc de juin à octobre environ), certains chemins en terre sont extrêmement boueux et il est facile de s’embourber. Vous verrez peut-être moins de l’île en restant sur les routes e béton, mais au moins vous ne risquez pas de rester coincés ! 🙂
Il est possible de louer des scooters et des vélos pour pas très cher à l’arrivée sur l’île: pour les scooters, pensez à regarder les prix à la journée dans certaines guesthouses de Phnom Penh, les prix seront peut-être moins chers. De manière générale, le prix tourne aux alentours de 5 $.

Que faire sur place ?

          En apprendre plus sur le tissage de la soie… Un peu mitigée !

En visitant l’île de la Soie, j’avais forcément envie de voir comment se tissait la soie et d’en apprendre plus ! Et même si ça a été le cas, j’ai été quelque peu déçue. En sortant du ferry, remontez la route et prenez la bifurcation à droite qui indique le chemin vers « Community Silk Island ». En plus de voir des paysages magnifiques, de plantations et de maisons sur pilotis, vous allez rapidement trouver LE coin touristique de l’île… Bon ok, ce n’est pas hyper touristique, je n’ai vu personne, mais c’est l’attrape-touristes du coin

                  

Cet attrape-touristes n’est autre qu’un point d’arrêt avec boutique souvenirs, restaurant et tout ce qui s’en suit. Bon évidemment, quand on arrive devant, on ne se doute pas trop de tout ça… Je vous laisse donc deviner qui s’est fait prendre au jeu (oui, c’est bien moi, pigeon bonjour). Donc, pour la modique somme de 1 $, vous pourrez découvrir tout le processus de fabrication et de tissage de la soie.
Pour le coup, c’était intéressant d’en apprendre plus sur l’activité principale de l’île et de voir le tout mis en pratique, mais je pense honnêtement que c’était le seul avantage de cette visite. Pour le reste, c’est-à-dire les restaurants, la boutique souvenirs qui croule sous les tissus (sans avoir de certitude qu’ils ont été fabriqués sur l’île), et les animaux en cage, non, je ne suis pas fan du concept. Ce qui est dommage, c’est que c’est le seul endroit de l’île que j’ai vu qui propose une visite pour expliquer tout ce processus, mais on tombe directement dans des endroits un peu aseptisés.

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          Se balader

Mis à part ça, se balader reste l’activité principale de l’île. C’est ce que j’ai aimé en visitant l’île de la Soie: on fait tout à son rythme, et contrairement à Phnom Penh, je n’ai pas du tout été alpaguée par les locaux pour voir leurs tissages ou manger dans leurs restaurants.
Mais bon, je pense aussi que je ne me suis pas baladée dans les coins les plus visités: l’île de la Soie est en fait constituée de deux îles différentes. La principale est celle sur laquelle on arrive en prenant le ferry, et la deuxième se trouve plus au sud: j’ai passé la majeure partie de ma journée sur cette deuxième île, et là  c’est la campagne cambodgienne pure et dure, avec des habitants qui sont peu habitués à croiser des touristes. Prenez votre temps pour vous balader, arrêtez vous le long du Mékong si le paysage en vaut la peine, et prenez le temps de regarder les pagodes, on en trouve quelques unes très jolies !

Apparemment, il y a même une plage à la pointe de l’île. Je n’y suis personnellement pas allée, mais pendant la saison sèche quand l’eau du Mékong est claire, ça doit être bien sympa pour se baigner !


Où manger ?

Pour trouver un petit restaurant local sur l’île de la Soie, j’ai trouvé que c’était quand un même un peu galère… Ensuite, j’étais principalement sur la plus petite île, qui m’a semblé moins touristique: peut être que sur l’île principale, on en trouve davantage.

En fait, on a souvent l’impression de trouver des petits restaurants le long des routes, mais il ne s’agit que de petites boutiques qui vendent des boissons et tout au mieux des sandwiches. J’ai trouvé un restaurant à tout hasard en voyant des locaux manger des nouilles devant. C’était un vrai restaurant local, qui ne coûtait presque rien: pour un gros plat de nouilles avec de la viande et une bière, j’ai payé 4100 riels, c’est-à-dire 1,20 $.

Où dormir ?

N’ayant passé qu’une journée à l’île de la Soie, je n’ai pas dormi sur place. Mais une copine m’avait quand même recommandé la Red House: il s’agit d’une guesthouse tenue par un français et une cambodgienne. La guesthouse n’est pas très loin de l’embarcadère, sur l’île principale, et des vélos y sont mis à disposition pour se balader !

Pour moi, l’île de la Soie est vraiment un détour à faire pour sortir un peu de l’effervescence de Phnom Penh et des grandes villes asiatiques en général. Ça sera le meilleur moyen de se dépayser pour une journée ! 🙂

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Partir vivre/voyager au Cambodge: informations pratiques

Le Cambodge, j’y suis déjà allée, en tant que touriste: j’avais peu de temps sur place, donc je n’avais eu le temps que de visiter Phnom Penh, Siem Reap et du coup les temples d’Angkor.
Deux ans après ce voyage, me voilà désormais expatriée à Phnom Penh. Ouais, tu peux le dire, gros changement, surtout après avoir vécu deux ans au Canada, où la culture n’est vraiment pas la même. Mais voilà,je vis pour quatre mois à Phnom Penh, pour mon stage de fin d’études. Tu te doutes bien, donc, que peu importe si on part vivre ou voyager au Cambodge, les préparations en amont sont nombreuses.

Passeport et visas

Pour partir au Cambodge, et peu importe le visa, le passeport doit obligatoirement être valide au minimum six mois après la sortie du territoire cambodgien (donc après ton retour en France, quoi).

        Pour voyager

Le visa nécessaire est le visa touristique (le visa T): il est valable trois mois à partir du moment où il est délivré, mais à partir de l’entrée sur le territoire cambodgien, la durée de séjour est d’un mois maximum.
J’avais lu PARTOUT qu’il était moins cher de faire son visa à l’arrivée au Cambodge, donc soit à l’aéroport, soit au poste-frontière par la frontière terrestre: au final, c’était vraiment kiff kiff. A l’Ambassade du Cambodge à Paris, le prix du visa est de 30 €, et il est censé être de 30 $ à la frontière… Corruption oblige, on m’avait demandé 35 $ (soit 31,6 €), et il faut négocier bien longtemps pour éviter de payer les 5 $ que le douanier va gentiment se mettre dans la poche (lis ici le passage de frontière de Marjorie et Bastien pour comprendre l’ambiance… ils sont pas commodes les douaniers khmers). Je viens d’y repasser (donc en 2016), et le prix a effectivement augmenté à 35 $ à la frontière, donc je pense qu’il est préférable de prendre son visa à l’ambassade.

Au final, quitte à payer quelques euros plus cher dans tous les cas si les négos avec le cher douanier n’aboutissent pas, autant faire son visa en France selon moi. Ca te fera gagner du temps à la frontière (aérienne ou terrestre), et le visa est délivré en seulement 48h à l’Ambassade du Cambodge.

Pour plus d’infos sur les papiers à fournir, allez voir la section des visas de l’Ambassade.

      Pour y vivre/travailler

Vivre au Cambodge inclut nécessairement de bosser ! En stage, dans une entreprise locale ou dans une filiale d’une boîte française, le visa d’affaires (visa K) est requis (ensuite si ton entreprise s’occupe de ton visa, tu peux passer à la section suivante !). Celui-ci coûte 35 € à l’Ambassade du Cambodge à Paris, et est aussi délivré en 2 jours, ce qui est plutôt rapide par rapport à la plupart des visas que j’ai du faire pour d’autres pays !

Ce visa peut aussi être délivré à l’entrée sur le territoire cambodgien, il faut juste penser à apporter une preuve d’emploi (pour moi par exemple, il s’agissait de mon contrat de stage) et la preuve d’un billet de retour Et là, tu te dis, POURQUOI un billet de retour si je viens vivre au Cambodge ?
Parce que le visa d’affaires n’est valable qu’un mois, mais peut être renouvelé.

      Renouvellement de visa

Les visas de tourisme et d’affaires sont tous les deux valables uniquement un mois, mais peuvent être renouvelés au Département des Étrangers du Ministère de l’Intérieur à Phnom Penh, moyennant forcément un coût
Je compléterai cette partie mi-septembre, lorsque je serai allée faire renouveler mon visa.

A l’Ambassade, tous les visas peuvent être délivrés en urgence, mais pour cela, il faudra payer 15 € de plus…

Santé

Les vaccins

Pour partir au Cambodge (et en Asie du Sud-Est de manière générale), il est fortement recommandé d’être à jour sur ses vaccins obligatoires (DT Polio et tout le tintouin).
MAIS évidemment, il y a d’autres vaccins fortement recommandés hein, sinon c’est pas drôle…

L’hépatite A est fortement recommandée: la vaccination a une durée de plus de 10 ans, donc pas de souci à se faire si le rappel n’a pas été fait au bout de 11 ans ! Et au pire, si tu n’as pas la possibilité de faire ton rappel ou ton vaccin en France (comme en ce moment, août 2016, où il existe une rupture de stock des vaccins d’hépatite A en métropole), sache qu’il y a également un Institut Pasteur à Phnom Penh 🙂

Il est également fortement recommandé de prendre un traitement anti paludique, surtout si on part en zone rurale.

 

Les moustiques, ces chers amis

Mis à part le palu, les moustiques en Asie sont un véritable démon, surtout en période de la mousson. C’est simple, il y en a PARTOUT ! Donc, forcément, rien de mieux que l’anti-moustique bien hardcore, celui qui les met tous KO. Personnellement, j’ai pris celui conçu par l’Institut Pasteur, qui s’appelle Insect Ecran.

En plus de prendre un anti-moustique peau, prends aussi un anti-moustique vêtements si tu le sens nécessaire. L’odeur est ignoble, mais il est d’une efficacité redoutable !

 Et si tu commences à avoir des bleus autour de tes boutons de moustique, c’est normal. En Asie, les moustiques sont vraiment bioniques

Téléphone

Si tu viens vivre au Cambodge un petit bout de temps, il va sûrement falloir te prendre un forfait local. Smart, Cellcard, Metfone… A savoir déjà, c’est qu’avoir un forfait ici, c’est vraiment pas ce qui va te coûter le plus cher.
Pour acheter un carte SIM (1$), il faut aller dans les petits bouibouis qui ont pignon sur rue. Ils ne les vendent pas tous, donc il faut parfois aller en voir deux ou trois avant de trouver. Ils sont censés te demander ton passeport, mais personnellement ça n’a pas été le cas ! 

Ensuite, comme en France, tu as pas mal de forfaits différents: personnellement, j’ai pris un forfait à 1 $ renouvelable toutes les semaines qui te permet d’appeler et d’envoyer des messages: sur une semaine, le maximum est de 429 mins d’appels, donc ça va, t’en as bien pour ton argent !
Avec, j’ai pris une recharge à 5 $ par mois pour avoir 3.5 GB de données Internet. Encore une fois, pas cher non plus. Pour activer ton forfait il faut taper un code qui va te permettre d’activer ta carte SIM, et ensuite il faudra taper le code pour te permettre d’activer ton forfait et tes options. Littéralement, ça va te prendre 10 minutes !

Si ton forfait ne marche pas directement, ne t’inquiètes pas, il faut faire une manip dans tes réglages avec l’option VPN ! Pour Cellcard par exemple, il faut entrer « cellcard » comme nom de VPN pour que l’option Internet fonctionne. Au pire, va dans un magasin Cellcard/Smart/Metfone agréé à Phnom Penh, les employés parlent français et sont très efficaces. Testé, approuvé !

Se déplacer

Si tu viens juste voyager pour quelques semaines, les bus, tuktuks et autres motodops suffiront largement ! Mais quand t’y habites bah… Au bout d’un moment, ça revient un peu cher. Personnellement, je n’ai pas encore sauté le pas d’acheter un scooter, mais je pense que c’est ce que je vais faire.
Après m’être renseignée, il est assez facile de trouver un scooter pour 350 $ environ sur des groupes Facebook comme Phnom Penh Buy and Sell. A vérifier cependant que le scooter/la moto est bien vendue avec la Owner Card, ce qui évitera d’avoir des problèmes en cas de contrôle avec la police.

J’essaierai de compléter cet article au fur et à mesure de mes quatre mois au Cambodge ! 🙂

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Le jour où j’ai découvert… La nourriture khmère

Ce jour là, j’ai revu en boucle TOUT ce que j’avais toujours pensé sur la nourriture asiatique. Exit les nems et le porc au caramel qu’on trouve dans tous les restos chinois de Paris, là je parle de la bouffe asiatique, la VRAIE ! Oui, celle qui arrache un peu la bouche parce que le cuisinier a confondu les épices avec l’accompagnement.

Mais ce jour-là, j’ai vraiment compris à quel point j’avais raté tellement de choses niveau culinaire en me limitant à la nourriture chinoise et aux sushis. Je connaissais déjà la nourriture vietnamienne, mais qui se limitait quand même à la soupe pho, aux rouleaux de printemps et au riz sauté avec du poulet et des légumes… Simple, mais efficace.

En arrivant au Cambodge, honnêtement, je m’attendais vraiment à la même chose, avec peut être plus d’épices. Et bah je me suis bien fourrée le doigt dans l’oeil !

La nourriture au Cambodge: commençons par les bases

Au Cambodge, comme dans la plupart des pays asiatiques, la base de la nourriture c’est le riz. Alors moi ça m’arrange bien, vu que j’adoooore le riz collant asiatique (pas comme le riz en boîte en France hein). Même si le plat commandé ne contient pas de riz, il n’est pas rare qu’on vous en apporte comme accompagnement !
Dans un stand de cuisine de rue, un bol de riz vous coûtera environ 1000 riels (0,25 €). Ça tient au corps, et on s’habitue vite à en manger à tous les repas !

Le soja et le tofu sont aussi assez présents: le soja est surtout présent dans les soupes et les salades, un peu en guise d’herbes, d’assaisonnement.


Ces plats cambodgiens TELLEMENT bons

La découverte de ma vie: le lok lak !

Autre nom: le plat du pauvre. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a que des trucs qui tiennent au corps: du riz, du boeuf, et de l’oeuf. Mais ce qui fait le tout, c’est la sauce lok-lak, un peu sucré-salé, une tuerie ! Bon vous aurez compris, j’ai a-do-ré ce plat 😉 On le trouve partout et il est très abordable, parce qu’il ne contient que des ingrédients peu chers. Dans un restaurant, on le trouve rarement pour plus de 3 $.

 Pour les légumes, le lok lak est très souvent accompagné de tomates crues. Attention aux fruits et légumes en Asie du Sud-Est, ils ne sont pas forcément bien lavés. Mais bon, ça donne envie quand même, non ?

Où manger un bon lok lak ? Le meilleur que j’ai mangé était dans le resto de la Angkor Mythona Guesthouse, à l’angle de la rue 172 et de la rue 13.

 

        ● Le plat qu’on ne pensait pas khmer: le poulet au curry

Et bien si, le poulet curry vient bien du Cambodge ! Tout du moins pour la version avec du curry vert. Au Cambodge, le poulet curry est bien différent de ce qu’on s’imagine en France: on ne s’arrête pas seulement à une cuisse de poulet avec une petite sauce au curry, ici il s’agit d’un vrai plat en sauce, dans un BOL avec des légumes ! On retrouve souvent des tomates, du tofu et des herbes (type basilic-mais-c’est-pas-du-basilic), du céleri aussi parfois.

        Des nouilles sautées, tu mangeras

Bon les nouilles sautées on en retrouve dans toute l’Asie, et également au Cambodge, dans les marchés et dans les stands de cuisine de rue. Les nouilles sautées sont souvent au bœuf, au poulet ou aux crevettes. Ce qui change, ce sont les épices qui sont mises dedans: au Cambodge, ça peut aussi bien être le poivre de Kampot que les épices lok lak, le safran, le gingembre et la coriandre.

En guise de déco dans l’assiette, on trouve fréquemment du piment, donc ne faites pas comme moi, ne croyez pas qu’il s’agit d’une sorte de tomate toute mimi…


Ces autres plats excellents, mais qui ne sont pas forcément cambodgiens

Au Cambodge et comme dans tous les pays d’Asie du Sud-Est, on retrouve aussi des plats typiques, comme les rouleaux de printemps ou les soupes ! On trouve aussi, comme partout, des nems avec les sauces nuoc mam, soja et autres.

Le sucré-salé est assez répandu en Asie: donc jetez vous sur les cuisses de canard; qui sont délicieuses ! Ensuite, bien sûr, le meilleur moyen de manger local, c’est encore d’aller dans les cuisines de rue et de voir ce qui est proposé. En allant au marché de nuit de Phnom Penh, près du quai Sisowath, vous aurez aussi la chance de goûter aux tarentules grillées, scorpions et autres serpents si appétissants ! 😉

Voilà un peu tout pour la nourriture khmère: il existe bien d’autres plats typiques, comme par exemple l’amok, qui est du poisson à la noix de coco ! C’est une des meilleures nourritures que j’ai goûté, et j’ai hâte de pouvoir en remanger ! 😉 Et pour la fin, voilà la bière qu’on trouve au Cambodge: Angkor, bien sûr !

Quelques adresses pour manger à Phnom Penh : dans cet article !

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Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage au Cambodge

Le Cambodge est aussi surnommé « le pays du sourire », et franchement on comprend très vite pourquoi ! Les prix sont ridicules, comme partout en Asie du Sud-Est, mais le statut de touriste change vite la donne. Voilà un aperçu de ce que pourrait être votre budget au pays du peuple khmer !

A noter:
– les prix sont parfois ceux que l’on obtient après négociation ! Surtout pour ce qui est des extras et de la nourriture.
– pour des prix inférieurs à 1 $, les cambodgiens payent en riels, la monnaie locale. A savoir qu’1 $ = 4000 riels (en juillet 2014).

BUDGET

Logement

– Auberge de jeunesse à Phnom Penh  (en dortoir): 4 à 5 $ (3,5 à 4 €)
– Auberge de jeunesse à Siem Reap (en dortoir): 6 à 8 $ (4,9 à 6,5 €)
– Hôtel à Phnom Penh (pour 2 personnes): 23 $ (18,6 €)
– Hôtel à Siem Reap (pour 2 personnes): 17 $ (13,7 €)

Nourriture

– Un déjeuner dans une guesthouse: 5 $ (4,05 €)
– Un déjeuner dans un stand de street food: 1 $ (0,81 €)
– Une bouteille d’eau (500 ml): 1000 riels (0,20 €)
– Une bière: 1 $ (0,81 €)
– Une boisson type soda dans un supermarché: 1,5 $ (1,20 €)
– Un paquet de gâteaux: 2 $ (1,62 €)

Transport

– Bus Phnom Penh – Siem Reap: 10 $ (8 €). Minivan climatisé, 11 personnes, 5h de route. Parfait !
– Bus Siem Reap – Phnom Penh: 8 $ (6,48 €). Bus qui tombe en panne, 50 personnes, 7h de route, trajet pas terminé… La suite ICI !
– Un tuk-tuk à Phnom Penh: 1 $ (0,81 €). Tout dépend de la distance, mais la plupart du temps et en négociant bien, le prix sera dans ces eaux-là.
– Forfait d’un tuk-tuk pour 2 jours à Angkor: 15 $/jour (12,15 €).
– Un tuk-tuk à Siem Reap: 1 $ (0,81 €). Et encore, vous pouvez presque tout faire à pied !

Loisirs et activités

– Prix d’un pass 3 jours pour les temples d’Angkor: 40 $ (32,4 €)
– Prix de la Pagode Wat Phnom à Phnom Penh: 1 $ (0,81 €)
– Entrée au musée Tuol Seng Prison S-21) à Phnom Penh: 3 $ (2,43 €)
– Prix d’un bijou (en semi-toc) au Marché Central: 2 $ (1,60 €)
– Entrée au Musée National de Phnom Penh: 5 $ (4,05 €)

Extras

– Prix d’un cocktail à Siem Reap: 3 $ (2,43 €)
– Un petit sac au Marché Central de Phnom Penh: 20 $ (16,20 €). Alors oui, c’était un sac de contrefaçon… Pas le mien ! Mais super bien imité, il faut bien se l’avouer 😉
– Une cravate achetée auprès de l’association Artisans d’Angkor: 36 $ (29,16 €). Vraie soie, magnifique, papa je sais que tu l’aime cette cravate.
– Des souvenirs achetés à Angkor ou aux environs: 2 $ (1,60 €)

 

QUELQUES CONSEILS

N’achetez pas de babioles souvenirs aux enfants qui vous coursent dans les temples d’Angkor: ça ne fait qu’encourager les parents à les faire travailler et à ne pas les envoyer à l’école. Certains ont des bouilles trop craquantes je conçois, mais bon…

– Au Cambodge, la drogue est encore quelque chose de très présent. A Siem Reap, on m’a déjà proposé de l’opium comme si on me vendait un chou fleur… Il vaut mieux faire attention quand on décide d’aller dans un bar donc !

Toujours vérifier l’info avant d’acheter. Au Cambodge plus qu’au Vietnam, les cambodgiens peuvent vous dire yes yes autant qu’ils veulent, c’est parfois seulement pour vous amener à acheter.

– Un tuk-tuk ne sait pas forcément où il va: quand vous lui donnez l’adresse où vous voulez aller, mettez-lui un plan sous les yeux, ou demandez lui de vous déposer pas très loin, au niveau d’un endroit connu de tous (une artère principale ou une place assez connue).

– Pensez à toujours avoir des dollars et des riels sur vous: c’est bien plus pratique et surtout ça vous permettra de négocier davantage !

QUELQUES BONNES ADRESSES

Phnom Penh

– Un hôtel/guesthouse plutôt sympa et bien placé: le Sundance Inn & Saloon, 61 AB Street 172.

Pour le reste, je vous renvoie à l’article entièrement dédié aux bonnes adresses de Phnom Penh: « Phnom Penh, sortir, manger, danser !« 

Siem Reap

– Pour rencontrer d’autres backpackers: allez au X Bar, à la toute fin de Pub Street: le lundi, le mercredi et le vendredi à partir de 19h, un groupe d’expats/backpackers organise un marathon de bars ! Alors rien ne vous force à boire, mais pas mal de jeux sympas sont organisés et des prix plus que préférentiels sont proposés. Au final, vous passez votre soirée avec une cinquantaine d’étrangers, et c’est vraiment génial !

Plus d’infos sur leur page Facebook: ICI

– Pour boire un verre dans un endroit déjanté: le Angkor What ?, une institution de Pub Street pour ses murs entièrement tagués par les voyageurs. Peu importe l’heure, ça vaut le coup d’oeil !

– Un hôtel parfait: le Avatar Angkor Hôtel, 208 Taphul Road.