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Voyager autrement: Lucas, son enfance au Mali

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Voyager autrement: Pauline, un an dans un lycée américain

J’aime beaucoup voir qu’il existe différentes manières de voyager: le temps d’un weekend, voyages au long cours, expatriation, voyage humanitaire/volontariat, études à l’étranger: j’avais déjà fait deux interviews avec des étudiants français partis en Australie et en Corée du Sud !
Le jour où je suis tombée sur la page Facebook de Pauline, je me suis rendue compte que voyager dès qu’on est jeunes, même quand on est encore au lycée, c’est possible: la preuve en est qu’à 18 ans, Pauline est partie à 10 000 kilomètres de chez elle, étudier un an dans un lycée américain de l’Utah.

Mais laissons là parler elle-même, pour voir ce qu’un an aux Etats-Unis lui a apporté 🙂

Pauline avec son amie Mathilde à New York, au début de leur aventure

– Pauline, tu es en ce moment dans un programme d’échange aux Etats-Unis dans un lycée américain. Peux-tu nous en dire plus sur en quoi consiste ce programme ?

Oui, je suis actuellement dans un programme d’échange aux Etats-Unis avec WEP: il s’agit d’un organisme français, belge et italien, qui s’occupe de différents programmes. Le programme dans lequel je suis est d’une durée de 10 mois, c’est-à-dire une année scolaire, mais il est possible aussi de partir pour un semestre seulement. J’habite donc dans une famille d’accueil et je vais dans un lycée américain, mais il est possible de partir dans le pays de son choix. Il faut aussi avoir entre 15 et 18 ans et demi pour pouvoir partir aux USA dans le programme avec WEP.

 

 

– Comment t’y es-tu prise pour partir ? 

J’ai eu de la chance, car je n’ai pas eu à convaincre mes parents, ils m’ont toujours soutenu depuis le premier jour! Mon père m’a tout de même avoué avant que je parte qu’il pensait que je ne l’aurais jamais fait, que c’était juste une idée passagère. En même temps, j’ai commencé à parler de partir aux Etats-Unis quand j’étais en 6ème, mais plus particulièrement vers la fin du collège et le début du lycée.
De plus, malgré le prix élevé du programme mes parents ont fait tout leur possible pour me permettre de partir: je me suis finalement inscrite en janvier 2016. Je dois avouer que les papiers à remplir, les rendez-vous à prendre et les visites médicales avant le départ, sont des démarches très longues à faire et prennent beaucoup de temps.

Pour être accepté dans le programme, il faut avoir une moyenne générale pas trop mauvaise et passer un test. Ceci dit, je vous rassure, ce n’est pas très compliqué à réussir.

(Plus d’informations sur le programme High School avec WEP dans cette vidéo de Pauline)

 

– Comment t’es venue l’idée de faire ce programme et dans ce pays ? Quelles étaient tes attentes par rapport à ton expérience dans une high school et aux Etats-Unis en général ?

Ça fait tellement longtemps que je pense à partir aux Etats-Unis que je ne peux même pas vous dire la raison première de ce rêve… Peut-être tout simplement pour vivre le rêve américain qu’on voit dans les films. Mais ensuite, j’ai voulu partir principalement pour mon anglais: avec le temps, j’ai fini par acquérir un niveau plutôt pas mal et j’ai mûri, donc tout ce que je voulais c’était vivre quelque chose de nouveau et d’extraordinaire.
Je pensais à beaucoup de choses quand je préparais mon départ : comment allait être ma famille, mon lycée… En gros il y avait une toute nouvelle vie qui m’attendait quelque part. C’est fou comme je n’aurais jamais pensé que tout ce qui m’est arrivé ici pourrait être possible, je n’aurais jamais pu rêver mieux.

J’avais également beaucoup d’objectifs: principalement améliorer mon anglais un maximum, et aujourd’hui, après 9 mois d’aventure, je peux vous assurer que je m’étonne tous les jours et de plus en plus, je me rend compte de l’évolution de mon anglais et j’adore !
J’ai également
souhaité m’améliorer personnellement, changer, grandir… et c’est le point le plus magnifique que je veux vous expliquer. J’ai tellement grandi depuis que je suis ici, j’ai appris à faire des choses que je n’aurais jamais faites en temps normal. Je me surpasse, et j’apprécie mieux la personne que je regarde dans le miroir tous les matins. Une aventure de ce type est la meilleure façon d’évoluer. On me l’avait dit avant de partir, mais je ne pensais pas que ça serait vrai…

 

 

– Au final, maintenant que tu es presque à la fin de ton expérience, est ce que ce que tu as vécu ressemble à ce à quoi tu t’attendais ou non ? Si non, est-ce mieux/moins bien, pourquoi ?

J’ai un peu répondu à cette question précédemment, mais maintenant que je suis à la fin de mon expérience, ou presque (et je n’arrive pas à y croire), je regarde tout ce que j’ai accompli et je suis très satisfaite. Je ne sais pas si quelqu’un qui n’a jamais été un étudiant d’échange peut comprendre ce sentiment, mais personnellement, c’est la meilleure chose que j’ai faite dans ma vie. J’ai accompli les objectifs que je m’étais fixé et bien plus que ça. Pour moi, tout a été génial. Je suis super heureuse quand j’en parle mais je suis déjà très nostalgique…


– Qu’est ce que vivre dans un pays étranger t’as appris ?

J’ai appris beaucoup de choses sur le monde, sur les autres et surtout sur moi-même. J’ai appris la tolérance, car je vis avec une famille mormone. J’ai appris une culture et une façon de vivre totalement différente de la mienne. J’ai beaucoup appris sur moi, je me suis rendue compte de quoi j’étais capable et de qui j’étais vraiment. Depuis que je suis ici, j’ai d’autant plus envie de voyager et de rencontrer des gens/cultures du monde entier.

 

– Maintenant, penses-tu un jour renouveler l’expérience de t’expatrier ?

J’aurais énormément aimé aller à l’université aux Etats-Unis, mais ce n’est vraiment pas donné. En revanche, je veux revenir aux Etats-Unis et rendre visite à ma famille d’accueil. On verra pour la suite…

 

 

Pauline est très présente sur sa chaîne Youtube, où elle parle de beaucoup d’aspects de la vie américaine et du lycée aux Etats-Unis: même si je suis trop vieille pour faire ce programme (#regrets), on apprend pas mal de choses et on voyage d’une autre manière !

Pour retrouver l’aventure de Pauline dans l’Utah, vous pouvez la suivre sur Youtube, Facebook et Instagram.

 

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Quelques conseils pour partir étudier au Canada

Voilà maintenant un an et demi que j’ai déménagé au Canada, pour mes études: faire ses études ici est devenu quelque chose de très répandu chez les étudiants français. Mais je me souviens m’être posé beaucoup de questions, et j’ai du souvent creuser pour trouver des réponses

Si tu veux partir étudier au Canada, en échange universitaire ou en t’inscrivant dans un programme, cet article est pour toi !

 

Le système universitaire canadien

Le système universitaire canadien se rapproche beaucoup du système des Etats-Unis. Après le bac, les étudiants ont la possibilité d’aller en college, pour une durée de deux ou trois ans, ou directement à l’université (sauf au Québec, où le collège est obligatoire).

A l’université, les étudiants s’inscrivent en licence, qui ici s’appelle le baccalauréat (oui je sais, perturbant). Après le baccalauréat, on peut s’inscrire en maîtrise (master) puis en doctorat. Pas mal d’étudiants canadiens commencent directement à travailler après leur baccalauréat (merci marché du travail avec plein de boulot).
Contrairement à notre système français, ici les programmes ne se déroulent pas en années, mais en crédits: en gros, il faut prendre un certain nombre de cours pour valider un certain nombre de crédits (un cours = 3 crédits généralement). Donc plus on prend de cours par semestre, plus on va terminer rapidement son programme et être diplômé ! Bon ensuite, généralement les étudiants prennent 3 ans pour le baccalauréat, et 2 ans pour la maîtrise, comme en France quoi, mais le fait est qu’on peut plus ou moins « choisir » la durée de son programme, si on veut être diplômé plus ou moins vite.

En ce qui concerne les cours, les étudiants en ont bien moins qu’en France: pour être considéré à temps plein, un étudiant doit prendre quatre cours (le nombre dépend en fonction de l’université, mais ça tourne généralement autour de ça), ce qui représente 12 h de cours par semaine. Par contre, contrairement à l’université française, le travail continu est bien plus important ! Les profs demandent en général de lire beaucoup de textes d’une semaine à l’autre pour préparer le prochain cours, ce qui demande pas mal de travail à la maison (et de patience, ça je vous le dit !).

 

Combien ça coûte ?

Parlons peu, parlons bien: c’est l’Amérique du Nord, donc les frais de scolarité sont plus élevés que dans une université publique française !

Les frais de scolarité au Canada varient en fonction du statut de l’étudiant. En gros, un québécois et un canadien hors-Québec (donc un étudiant de Colombie Britannique, d’Alberta ou autre) ne paieront pas le même prix. Pareil pour un étudiant international… C’est dans ces cas-là que le prix monte pas mal !
Ensuite, au Québec, c’est là que ça devient intéressant: la France et le Québec ont des accords, qui permettent aux étudiants français d’être exemptés des frais de scolarité applicables aux étudiants étrangers (ô joie !). Du coup, un étudiant français qui veut étudier au Québec paiera les mêmes frais de scolarité qu’un étudiant québécois. Du coup, au lieu de payer 14 000 $ l’année, il n’en paye « que » 4000 $ (ah bah oui ça reste l’Amérique du Nord, c’est pas gratuit non plus) !

La conséquence est que beaucoup beaucoup beaucoup de français partent étudier au Québec. Si vous voulez être dépaysés, vous êtes prévenus !

Les accords France-Québec s’appliquent uniquement aux étudiants français souhaitant s’inscrire dans des programmes de cycles supérieurs: master et doctorat. Ces accords ne s’appliquent plus aux étudiant français qui souhaitent entrer en licence au Québec depuis Mars 2015 (je sais, c’est naze…).

Dans les autres provinces du Canada, il faudra payer les frais de scolarité applicables aux étudiants étrangers: forcément, le prix varie en fonction de la réputation de l’université et de la province, mais on peut au minimum doubler le prix… Le prix varie aussi en fonction du programme dans lequel on s’inscrit: un programme de médecine coûte plus cher qu’un programme de science politique.

 

Parlons paperasse !

           – L’admission

Bon je ne vais pas vous faire un dessin, remplir une demande d’admission, c’est le même processus partout dans le monde ! Sauf qu’au Canada, les demandes d’admission doivent être transmises à l’université au début de l’année: les dates butoires sont souvent le 1er février ou le 1er mars. Et quand on voit tous les papiers qu’ils demandent, mieux vaut s’y prendre tôt…

Les universités demandent systématiquement les derniers relevés de notes, mais elles demandent des copies certifiées conformes. HEIN ?
En effet, la photocopie du relevé de note envoyée dans le dossier d’admission doit être certifiée conforme à l’original par un organisme agrée. La plupart des mairies le font, mais il faut préciser que les copies certifiées conformes sont pour le Canada (sinon, ils vous diront qu’ils ne le font plus, ce qui est le cas. Monde bizarre). Il faut y penser un peu en amont, en plus des lettres de recommandation et tout le tintouin.

 

Quand t’as enfin tes papiers, t’es tellement content que t’affiches même ta tête avec sur ton blog.

          – Permis d’études et autres

C’est bon, tu es accepté(e) dans ton université au Canada ! Maintenant, il va falloir s’occuper du fameux visa étudiant.

Tu pars étudier au Québec ? Alors avant le permis d’études, tu auras besoin de faire le Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ). C’est une procédure spécifique au Québec qui atteste que tu as le droit de rentrer sur le territoire québécois en statut d’étudiant, sous condition que la demande de permis d’études qui suivra soit approuvée.

Pour les autres provinces du Canada, le permis d’études est la seule procédure requise. Voici un petit récap’ des papiers à rassembler pour obtenir les fameux sésames:

Partir en échange universitaire au Canada

Partir en échange universitaire au Canada est un peu différent. En effet, en échange universitaire, l’étudiant est toujours relié à son école en France (oui bon jusque là logique).
Mais ce qui est BIEN COOL, c’est que l’étudiant en échange est exempté des frais de scolarité de l’université d’accueil au Canada ! Du coup, à mon avis, autant partir du côté anglophone du Canada: pour parler anglais, et surtout parce que les frais de scolarité sont généralement plus élevés du côté anglophone. Avec les exonérations, autant en profiter ! C’est comme ça que je suis partie en échange universitaire à Ottawa pendant un an.

          Combien de temps partir, quelle saison ?

Quand on s’inscrit dans un programme au Canada, on ne se pose pas la question de quelle saison partir, on vivra forcément l’été et l’hiver. En échange, c’est autre chose, si on ne part que pour un semestre: le choix se fait souvent entre le semestre d’automne et le semestre d’hiver (même si le semestre d’été est proposé dans les universités canadiennes).
C’est en recevant un mail à propos d’un futur échange universitaire au Canada d’une lectrice que je me suis demandée quelle saison partir…

Comme je lui ai répondu, chaque saison a ses avantages et ses inconvénients. En automne (donc de septembre à décembre), on peut encore profiter de l’été indien jusqu’à la mi-octobre environ. Ensuite, l’automne est vraiment magnifique et c’est le moment d’aller visiter les parcs naturels du Canada ! Après, en décembre, c’est le début de la neige (enfin sauf cette année… la première neige est tombée le 27 décembre… Il faisait 18 degrés le jour de Noël… Bref.), donc vous aurez normalement un petit aperçu de l’hiver canadien.
Pour le semestre d’hiver (donc de janvier à avril-mai), là c’est l’hiver pur et dur ! L’avantage, c’est de pouvoir faire toutes les activités d’hiver qu’on s’imagine au Canada: du ski, du skidoo, du chien de traîneau, des raquettes, visiter les cabanes à sucre, manger de la tire à l’érable, enfin vous voyez le toppo. Si vous avez trop froid et que ça vous tente, en février, les compagnies aériennes bradent littéralement leurs billets vers « le Sud » (comprendre l’Amérique Centrale), pour aller à Cuba ou au Mexique. Si la plupart des canadiens vont dans des resorts en formules tout compris, il est aussi possible d’y aller par soi-même en prenant simplement un aller-retour: j’avais payé le mien 400 dollars l’année dernière pour Cuba, soit environ 260 euros. C’est vraiment une aubaine !

Sinon, pour ce qui est de la durée de l’échange, j’avais d’abord demandé à partir un semestre. Finalement, au bout de trois semaines sur place, j’ai décidé d’étendre mon séjour à un an, histoire de profiter à fond. Bien sûr, il faut pouvoir l’assumer financièrement ! Mais si vous en avez la possibilité, faites le, personnellement je ne l’ai pas du tout regretté. La preuve, je suis même repartie pour mon master !

 

Tu préfères le format vidéo ? J’en ai aussi faite une, je t’invite à la regarder ! 🙂 Et si tu cherches un appart, la deuxième vidéo sera pour toi 😉

Voilà pour ce qui est de l’essentiel à savoir si vous envisagez de partir étudier au Canada: il y a bien sûr bien plus à dire, mais je ne voulais pas non plus faire un article trop fouillis, donc d’autres suivront !  N’hésitez pas à me demander pour plus de détails 🙂