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Hoi An, des lanternes et (beaucoup) d’eau

Hoi An, la ville aux mille lanternes : je l’ai souvent entendue celle-là. Et ce n’est qu’à mon troisième voyage au Vietnam qu’ENFIN, j’allais pouvoir visiter cette ville. C’était pas trop tôt ! Ville incontournable du centre du Vietnam, j’avais vraiment hâte de découvrir cette ville très authentique, au bord de la rivière des Parfums.
Evidemment, tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu (sinon, c’est pas drôle).

Comment se rendre à Hoi An ?

Depuis Hanoi, le bus de nuit est une bonne alternative, comme pour Hué : sauf qu’au lieu d’un trajet de 12h, ça sera 15h. Il vaut mieux être prévenu ! Sinon, des vols quotidiens depuis Hanoi et Hô-Chi-Minh Ville desservent Da Nang, qui est à 1h d’Hoi An.

Si vous souhaitez tester le bus ou le train jusqu’à Hô-Chi-Minh Ville, à votre guise, mais 30h de bus personnellement c’est au-dessus de mes limites… Le bus de nuit entre Hanoi et Hué était suffisant pour me fatiguer pendant 2 jours !

Hoi An : la ville des tailleurs, le long de la rivière des Parfums

Hoi An m’a semblée très calme et apaisante par rapport à Hué où j’avais passé trois jours juste avant. Pourtant, on ne peut pas dire que Hué soit la ville la plus bruyante du Vietnam, loin de là.

Ma guesthouse étant un peu excentrée du centre-ville, j’ai décidé de marcher pour cette première journée et ainsi de découvrir un peu la ville. Premier constat : on ne m’avait pas menti en disant qu’il s’agit de la ville des tailleurs. En effet, on en trouve à tous les coins de rue ! Si tu veux te faire tailler une veste, c’est le moment, tu as l’embarras du choix.

Le centre-ville ressemble en tous points à ce qui est décrit dans les guides, sur les blogs : des bâtiments de pierre jaune clair, des toits recourbés, une certaine influence chinoise dans l’architecture, des ruelles assez étroites qui en font le charme. Et bien évidemment, des lanternes partout !

                Pensez à vérifier quand se déroule le Lantern Festival : celui-ci se déroule une fois par mois et se calque sur le cycle lunaire. C’est un événement à ne pas rater !

J’avais très envie de visiter l’autre partie de la ville, qui se situe de l’autre côté du pont japonais. Sauf que, bien sûr, il a tellement plus que le centre-ville s’est rapidement retrouvé inondé. Pratique pour les visites… Du coup, les vietnamiens essayent de tirer profit de la situation, et faisaient payer le passage par le pont japonais 100 000 VND (4,02 €), soit un rein pour juste traverser et aller voir l’autre partie de la ville, qui devait sûrement être inondée également. Tant pis pour moi, ça sera (j’espère) pour une prochaine fois.

Ensuite, les inondations ne m’ont pas empêché de me balader dans la vieille ville pour autant: business oblige, il suffisait d’une ou deux pirogues pour que les locaux proposent des petits tours de 30 minutes dans les rues inondées. Et c’était déjà bien moins cher que pour traverser le pont japonais: après quelques minutes de négociations, on se retrouve à 5 sur la pirogue, pour un total de 50 000 VND (2,01 €, soit environ 0,40 € par personne).
Et là, on se croirait dans un autre monde: les locaux ne semblent même pas étonnés de la situation, ils vivent comme d’habitude. La ville prend quelques airs très lointains de Venise, mais c’était vraiment quelque chose à faire.

En ce qui concerne les plats locaux, je me devais de goûter le Cao Lau: cette soupe de nouilles avec du porc, de la salade et des herbes ne se trouve qu’à Hoi An. J’ai goûté le Cao Lau dans un des restaurants du centre d’Hoi An, et en effet, ça vaut le détour !
Par contre, j’ai été un peu déçue des restaurants: très touristiques, et le seul restaurant qui m’ai plu était un restaurant de cuisine indienne trouvé sur Trip Advisor. Tu l’as bien compris, rien de local ! Et la street food est je trouve, assez peu présente.
En ce qui concerne le prix, c’était plutôt fidèle à ce que j’avais vu sur d’autres blogs: 35 000 VND (1,40 €).

A l’extérieur d’Hoi An : les Montagnes des Cinq Eléments

Entre Hoi An et Da Nang, cinq montagnes karstiques se dressent : celles-ci ressemblent un peu aux énormes mogotes, sortant de la mer, dans la Baie d’Halong. Sauf que là, elles sont bien sur la Terre Ferme !

Dans la culture asiatique, les cinq éléments sont le marbre, le bois, le feu, l’acier et la terre. Personnellement, j’ai décidé de visiter la Marble Mountain (qui s’appelle également Thuy Son), qui offrait le plus d’endroits à visiter : notamment des caves assez impressionnantes, au moins 7 ou 8 différentes avec chacune une histoire différente, la pagode Tam Thai, et un point de vue imprenable sur la région entre Hoi An et Da Nang.
En effet, en visitant l’une des caves, tu peux accéder à un chemin assez pentu (et glissant en prime pendant la saison des pluies), on arrive tout en haut de la Marble Mountain, et si par chance la vue est dégagée, on voit Hoi An et même Da Nang (plus facilement reconnaissable avec ses grandes tours !).

 

Les bons spots

Little Leo Homestay, 39 Le Van Huu. L’auberge est sympa et propre, mais un peu excentrée. Ce que j’ai apprécié, c’est le nombre d’excursions et de services offerts par l’auberge (notamment la lessive à 10 000 VND le kilo et prêt en quelques heures !). Des vélos sont mis à disposition librement, sous dépôt d’une caution de 10 000 VND pour le cadenas. Hyper pratique si on veut se balader dans le centre-ville et s’y rendre rapidement (sinon,c’est environ 15 minutes à pied).

Le blog Good Morning Hoi An. Une vraie mine d’or, qui m’a bien servi pour me repérer dans les rues et savoir où trouver les jolis bâtiments ! Même si le temps n’a pas joué en ma faveur, ça m’a permis de faire une bonne balade et de bien découvrir la ville à pied. Dommage, certains restos qui sont cités sur le blog sont désormais fermés.

Je regrette un peu de ne pas avoir pu profiter davantage d’Hoi An, car j’en attendais beaucoup. J’ai vraiment apprécié ce que j’ai visité, mais j’attends d’y retourner !

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