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Visiter la DMZ: voyage le long du 17ème parallèle

Près de 9 mois après mon voyage solo au Vietnam, je reviens ENFIN avec quelques articles sur ce fabuleux pays ! Mieux vaut tard que jamais me diras-tu…
Même après 2 voyages au Vietnam, j’ai eu l’occasion d’en apprendre davantage sur ce pays pendant ce 3ème périple: avec un itinéraire différent, et des occasions qui se sont présentées au bon moment. L’une d’entre elles a été de pouvoir visiter la DMZ vietnamienne, pendant mon séjour dans la ville de Hué: en effet, avec trois jours sur place, cela me laissait amplement le temps de consacrer une journée pour visiter cette zone.

Comment y aller ?

En plein mois de décembre, avec des pluies torrentielles, l’option d’aller visiter la DMZ par moi-même ne s’est pas franchement présentée: j’ai beau avoir conduit un scoot pendant près de 4 mois au Cambodge, le climat ne s’y prêtait pas du tout. De plus, j’avais entendu dire que les sites étaient particulièrement éloignés les uns des autres: j’ai donc décidé de booker une excursion.
Après avoir fait le tour de quelques agences, j’en ai finalement trouvé une pour 390 000 VND, soit un peu plus de 14 € la journée. Cela incluait le transport, un guide anglophone ainsi que les tickets d’entrée aux différents sites, et une bouteille d’eau (comme dans toutes les excursions que j’ai pu faire au Vietnam, ce qui me fait toujours assez rire !).

Depuis la ville de Hué, il faut environ 3h de route vers le nord pour se rendre à Dong Hoi, point de départ des différents sites qui constituent la DMZ. Personnellement, durant mon excursion, le bus a fait un premier stop dans la ville de Dong Ha, qui a également été une ville importante durant la guerre du Vietnam dans cette région: honnêtement, pas grand chose à voir dans ce premier stop, pour ne pas dire rien.


Premiers pas dans la DMZ

La DMZ du Vietnam se divise en plusieurs sites, assez éloignés les uns des autres. Pour être tout à fait franche, j’ai eu un peu de mal au début à comprendre le lien entre chaque site, et leur « rôle » durant la guerre: c’est pourquoi je conseille vraiment de booker une excursion pour avoir un guide avec vous, car on s’entend que le guide de voyage n’était pas suffisant au niveau des explications historiques (à mon humble avis).

La piste Hô-Chi-Minh

Première étape de cette excursion, la piste Hô-Chi-Minh. Pendant la guerre du Vietnam, cette piste fut utilisée pour ravitailler le sud en nourriture et en matériel. Contrairement à ce que son nom laisse penser, il ne s’agit pas d’une seule piste, mais bien d’un ensemble de routes !

Cette piste commençait au niveau du pont qui traverse la rivière Da Krong: le premier stop se fait donc ici.

La base militaire Khe Sanh

Assurément, l’étape de l’excursion où l’on se rend le plus compte de ce que représentait la DMZ. Ce que j’ai apprécié, c’est de pouvoir visiter à ma manière et de ne pas être obligée de suivre le guide dans tous les recoins.
Dans cette base militaire désormais convertie en musée consacré à la DMZ, on peut visiter des « tranchées » comme celles qui servaient aux vietnamiens, mais également aux américains à l’époque. Je trouve que cela permet davantage de se rendre compte de l’histoire, tout comme le musée qui aussi petit soit-il, explique vraiment l’intérêt de cette base américaine vraiment proche de la DMZ.

En effet, il s’agissait vraiment d’une base cruciale pour contrôler ce qu’il se passait dans cette zone de la DMZ, relativement proche de la mer: et qui donc bien sûr, pouvait également subir des attaques par voie maritime.
On peut aussi y voir différents hélicoptères, tanks et avions d’époque, mais les tranchées sont bien plus intéressantes et représentatives. 


Le fleuve Ben Hai: le no man’s land

C’est à coup sûr en prenant la route qui traverse le fleuve Ben Hai que je me suis rendue compte de l’ampleur de la DMZ vietnamienne, mais également de ce qu’il en reste aujourd’hui.
Pour te la faire courte, c’est un véritable no man’s land

Bon ok, il y a quelques habitations, je te l’accorde ! Mais mis à part cela, c’est une zone bien déserte, où l’on observe uniquement la présence de rizières des deux côtés du pont traversant le fleuve. Autre fait: bien que ce fleuve (qui servait de véritable zone de démarcation à l’époque) soit aujourd’hui utilisée par les locaux pour la culture du riz, il reste encore aujourd’hui des reliquats de bombes, mines, dans cette zone.
Même plus de 40 ans après la fin de la guerre, les habitants de la région de Dong Hoi ne sont donc toujours pas en sécurité. Même si j’avais déjà visité plusieurs musées à Hanoi et Hô-Chi-Minh Ville et vu par moi-même les cratères de bombe B52 aux tunnels de CuChi, voir l’abandon de cette zone suite à la guerre m’a profondément « choquée ». Ensuite, peut-être que le mauvais temps rendait l’image d’autant plus morose: c’est vrai qu’après tout, les vietnamiens habitent toujours ici, et ont réussi à reconvertir cette zone en rizières et vivent de ce fleuve.

Pourtant, j’ai trouvé que le lieu était encore empreint du souvenir de la guerre, notamment par les statues de deux côtés du fleuve, représentant respectivement le nord et le sud. 


Tunnels de Vinh Moc et base militaire: apprendre et se souvenir

Visiter les tunnels (ou plutôt le site) de Vinh Moc ainsi que la dernière base militaire m’a permis de vraiment en apprendre plus sur ce qu’il s’est passé autour de la DMZ et de ses enjeux pendant la guerre du Vietnam.
Ayant déjà visité les tunnels de CuChi auparavant, les tunnels de Vinh Moc y sont très clairement semblables, mais leur utilisation assez différente, car ceux-ci étaient utilisés par des villageois et non pas des résistants. J’en ai donc plus appris sur le mode de vie des locaux dans cette région du Vietnam pendant la guerre, et également les enjeux de ces tunnels à proximité de la mer. 

Mon excursion s’est terminée par la visite d’une base militaire (mais par contre, aucun souvenir du nom de cette base…), qui a été réhabilitée en cimetière du souvenir. J’ai trouvé ça intéressant de terminer la visite de la DMZ par ce cimetière, histoire de me rendre compte de ce que j’avais vu et de le ré-ancrer dans une profonde réalité: le caractère extrêmement meurtrier et violent de cette guerre.

 

La DMZ vietnamienne: à faire ou à ne pas faire ?

J’ai globalement un avis assez positif sur la visite de la DMZ: j’ai beaucoup appris sur l’histoire du Vietnam par cette excursion, mais également sur le rôle de cette zone et ce qu’il en reste aujourd’hui. Mais si c’était à refaire, je m’arrêterais une nuit à Dong Hoi sur la route entre Hanoi et Hué, pour limiter les temps de route: au final, j’ai quand même fait 6h de route dans la journée, plus les temps de trajet entre chaque site, ce qui est vraiment énorme !

En tout cas, je ne regrette pas cette visite: j’avais très peu entendu parler de la DMZ avant d’y aller: même si des excursions sont organisées, ça n’a pas l’air d’être la visite la plus prisée par les touristes: et honnêtement, je ne m’en suis pas plainte. 

Le Vietnam t’intéresse ? Découvre les autres articles sur ce pays en cliquant ICI !

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En pleine nature dans la province du Mondolkiri

Une semaine de vacances pour la Fête des Eaux, et l’envie de partir assez loin, dans un endroit calme et nature. Évidemment, pour ça, le Mondolkiri, c’était l’endroit parfait.
J’ai passé 5 jours dans cette province du nord-est du Cambodge, située à 40 km de la frontière vietnamienne, où le temps semble s’être arrêté pour que chacun profite au maximum de son séjour là- bas.

Comment y aller ?

A moins que tu décides de partager un taxi, le seul moyen d’aller jusqu’à Sen Monorom (c’est-à-dire la plus grande ville du Mondolkiri), c’est le bus.
Plusieurs compagnies font le trajet: j’ai pris Virak Buntham à l’aller pour 13 $, et Mondolkiri Express au retour pour 11 $ (autant te dire que le trajet retour était bien mieux !). Ces deux compagnies ont des bureaux dans le centre-ville de Sen Monorom, juste à côté du rond-point avec les deux taureaux. Pour Virak Buntham, il est possible de réserver directement en ligne sur le site Book Me Bus. Je ne sais pas si des gros bus vont jusque dans le Mondolkiri: devant toutes les compagnies de bus, je n’ai vu que des minivans. Plutôt cool !

Sen Monorom et ses alentours

La ville de Sen Monorom n’est vraiment pas grande: n’espère pas y trouver un supermarché, je n’ai même pas trouvé le bureau de poste… En soi, la ville en elle-même n’a pas grand intérêt: mais on trouve énormément de bons spots et de jolis points de vue aux alentours.

L’idéal est de louer un scooter ou une moto: toutes les guesthouses en louent, pour environ 7 $ la journée et 4 $ la demi-journée. Vérifiez quand même les pneus et les freins, certains scooters sont vraiment en fin de vie…

Bien sûr il y a plein d’autres choses à faire dans le Mondolkiri, là je t’ai juste listé ce que j’avais vu !

  • A proximité

A proximité de Sen Monorom, à environ 15 minutes en scooter, il est possible de monter en haut d’une colline où se dresse une petite pagode: Top Hill Pagoda. Une terrasse est aménagée pour admirer la vue sur Sen Monorom et la région: si vous trouvez qu’il y a trop de monde, continuez un peu en scoot et posez vous dans l’herbe, vous serez tout seul et avec la même vue !  C’est assez impressionnant de voir des paysages vallonnés, le Cambodge étant un pays assez plat de base. Le paysage est à la fois assez vert et en même temps un peu aride, avec des chemins en terre ocre. 

  • A l’est

A l’est de Sen Monorom, une grande route vous permet de rejoindre à 40 km une des plus grandes cascades de la région, Bousra Waterfall. Le chemin pour y aller est vraiment magnifique, on en prend plein les yeux ! Mais la cascade en question… est assez touristique (uniquement des locaux), mais cela dénature totalement l’endroit. Pourtant, la cascade en question est belle et l’endroit pourrait être sympa, mais c’est devenu une vraie attraction, au point de faire payer l’entrée: 1000 riels pour les cambodgiens, et 2,50 $ pour les étrangers.
Conclusion, cherche toi-même une plus petite cascade moins fréquentée.

Sur cette même route, on trouve aussi des plantations de café et de poivre, qui peuvent se visiter.

Romnea Waterfall

  • Au sud

Au sud de Sen Monorom, en prenant la route qui retourne vers Phnom Penh, on trouve plusieurs cascades, dont celles de Romnea: au nombre de trois, il faut un peu chercher pour les trouver… Je n’en ai personnellement trouvé qu’une, Romnea 2, à laquelle on accède par un petit chemin en terre depuis la route principale, directement à gauche après le deuxième pont.
On arrive au niveau d’un petit village avec trois ou quatre maisons : vous pouvez laisser vos scoots ici, les habitants vous les garderont sans problème.

Pour être bien tranquille, descendez un peu en contrebas de la cascade: vous serez bien plus tranquilles !

Passer une journée avec des éléphants

C’est une des grosses activités à faire dans le Mondolkiri: cependant, regardez bien où vous décidez d’aller, on ne sait jamais comment les animaux sont traités…
J’ai booké une excursion à 35 dollars (le moins cher que j’ai trouvé) au Mountain Center: Monsieur Hong, le guide, vit dans un petit village à environ 15 minutes de Sen Monorom, et nous emmène pour 3 km dans la « jungle », avant de se poser le long d’une rivière. On fait la cuisine avec lui: cuisine traditionnelle, on cuit le tout sur le feu ou dans un bambou ! Les éléphants se baignent dans la rivière et on peut se baigner avec eux: ce sont des éléphants qui étaient auparavant utilisés pour des gros travaux et soulever des charges lourdes. Aujourd’hui, ils vivent dans la forêt près du village, mais des « protecteurs » (comme on le dit en khmer) leur rendent régulièrement visite pour s’assurer qu’ils se réadaptent bien.

Honnêtement, j’étais un peu sceptique avant de partir, mais en effet le « protecteur » n’utilise pas de bâton ni rien avec l’éléphant, juste des mots. Quelque peu rassurant.

Certes, 35 $ c’est une somme, mais c’était une journée géniale et qui comprend transport, petit-déjeuner et déjeuner. Je recommande !


Quelques bonnes adresses

  • Pour dormir

Chantha Sreypich Guesthouse: en centre-ville de Sen Monorom, c’est une bonne adresse quand on arrive. A 8 dollars la chambre pour deux, c’est bien propre, avec un petit rooftop qui offre une vue sur Sen Monorom.

Nature Lodge: le coup de coeur du Mondolkiri. Certes, c’est plus cher que dans d’autres guesthouses (15 $ la nuit pour deux), mais à côté de ça, on paye l’emplacement: des petits bungalows perdus en pleine campagne cambodgienne, avec vue sur le coucher de soleil, forcément ça coûte plus cher. Ne vous attardez pas sur la nourriture, et surtout pas sur le BLT. 

Indigenous People Lodge: dans le même style que le Nature Lodge, mais un peu moins perdu dans la campagne et un peu moins cher (12 $ la nuit pour deux). Possibilité d’y manger des plats des « minorités » locales, c’est très bon ! Le gérant parle bien anglais et est très serviable.

  • Pour manger

Chili on the Rocks, un bar-restaurant sympa tenu par un couple de suédois. Ils font uniquement de la cuisine occidentale, mais l’endroit est cool et pas cher !

Pour réserver, c’est par ici !

Pour visiter

Pour un trek avec les éléphants: contactez Mr Hong au +855 97 45 36 011 ou au +855 12 90 84 05, ou allez directement au Mountain Center (à gauche des bureaux de Elephant and Wildlife Sanctuary, quand on descend la grande rue qui part du rond-point avec les taureaux.

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Autour de Phnom Penh: l’île de la Soie

Après un mois à Phnom Penh, je commençais sérieusement à en avoir marre des bruits incessants de klaxons, de scooters, de « tuk-tuk lady »… J’avais besoin de VERDURE ! Sauf que bon, quand on bosse la semaine et qu’on a que ses week-ends de libre, on peut pas non plus partir en roadtrip.
C’est donc finalement sur un coup de tête que je suis partie à l’île de la Soie, qui se trouve en périphérie de Phnom Penh et MON DIEU ça vaut vraiment le détour !

Comment y aller ?

Depuis Phnom Penh, il faut remonter le boulevard Monivong au nord et prendre le pont à droite, sur le rond-point qui se trouve juste après l’Ambassade de France (rond point Old Stadium). Ensuite, il faut continuer une bonne vingtaine de minutes avant de tourner à droite au niveau d’une arche qui rappelle les pagodes.
Clairement, soyez très attentifs parce que trouver cette arche n’est pas du tout évident. Après avoir passé cette arche, bifurquez à gauche et suivez les scooters, vous arrivez à l’embarcadère !

Le ferry pour aller sur l’île de la Soie fonctionne de 8h du matin à 8h du soir, et il y en a toutes les 15 minutes environ (A COMPLETER). Et ce n’est pas là que tu vas te ruiner: la traversée coûte 1000 riels par personne (0,25 $) et 3000 riels si on veut prendre le ferry avec son scooter (0,75 $).

Sur le ferry qui traverse le Mékong pour rejoindre l’île de la Soie

Comment visiter l’île ?

Tout dépend du temps que l’on a sur place, mais selon moi, le scooter ou le vélo reste le plus pratique: personnellement je n’avais qu’une journée à passer sur place, et prendre un scooter m’a permis de voir une bonne partie des deux îles sans pour autant me presser. Je pense que si l’on reste 2 ou 3 jours, le vélo peut être plus sympa. Pour visiter à pied, il faudrait bien plusque 2 ou 3 jours pour voir suffisamment de l’île…

Attention cependant si vous décidez de le faire en vélo: pendant la saison des pluies (donc de juin à octobre environ), certains chemins en terre sont extrêmement boueux et il est facile de s’embourber. Vous verrez peut-être moins de l’île en restant sur les routes e béton, mais au moins vous ne risquez pas de rester coincés ! 🙂
Il est possible de louer des scooters et des vélos pour pas très cher à l’arrivée sur l’île: pour les scooters, pensez à regarder les prix à la journée dans certaines guesthouses de Phnom Penh, les prix seront peut-être moins chers. De manière générale, le prix tourne aux alentours de 5 $.

Que faire sur place ?

          En apprendre plus sur le tissage de la soie… Un peu mitigée !

En visitant l’île de la Soie, j’avais forcément envie de voir comment se tissait la soie et d’en apprendre plus ! Et même si ça a été le cas, j’ai été quelque peu déçue. En sortant du ferry, remontez la route et prenez la bifurcation à droite qui indique le chemin vers « Community Silk Island ». En plus de voir des paysages magnifiques, de plantations et de maisons sur pilotis, vous allez rapidement trouver LE coin touristique de l’île… Bon ok, ce n’est pas hyper touristique, je n’ai vu personne, mais c’est l’attrape-touristes du coin

                  

Cet attrape-touristes n’est autre qu’un point d’arrêt avec boutique souvenirs, restaurant et tout ce qui s’en suit. Bon évidemment, quand on arrive devant, on ne se doute pas trop de tout ça… Je vous laisse donc deviner qui s’est fait prendre au jeu (oui, c’est bien moi, pigeon bonjour). Donc, pour la modique somme de 1 $, vous pourrez découvrir tout le processus de fabrication et de tissage de la soie.
Pour le coup, c’était intéressant d’en apprendre plus sur l’activité principale de l’île et de voir le tout mis en pratique, mais je pense honnêtement que c’était le seul avantage de cette visite. Pour le reste, c’est-à-dire les restaurants, la boutique souvenirs qui croule sous les tissus (sans avoir de certitude qu’ils ont été fabriqués sur l’île), et les animaux en cage, non, je ne suis pas fan du concept. Ce qui est dommage, c’est que c’est le seul endroit de l’île que j’ai vu qui propose une visite pour expliquer tout ce processus, mais on tombe directement dans des endroits un peu aseptisés.

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          Se balader

Mis à part ça, se balader reste l’activité principale de l’île. C’est ce que j’ai aimé en visitant l’île de la Soie: on fait tout à son rythme, et contrairement à Phnom Penh, je n’ai pas du tout été alpaguée par les locaux pour voir leurs tissages ou manger dans leurs restaurants.
Mais bon, je pense aussi que je ne me suis pas baladée dans les coins les plus visités: l’île de la Soie est en fait constituée de deux îles différentes. La principale est celle sur laquelle on arrive en prenant le ferry, et la deuxième se trouve plus au sud: j’ai passé la majeure partie de ma journée sur cette deuxième île, et là  c’est la campagne cambodgienne pure et dure, avec des habitants qui sont peu habitués à croiser des touristes. Prenez votre temps pour vous balader, arrêtez vous le long du Mékong si le paysage en vaut la peine, et prenez le temps de regarder les pagodes, on en trouve quelques unes très jolies !

Apparemment, il y a même une plage à la pointe de l’île. Je n’y suis personnellement pas allée, mais pendant la saison sèche quand l’eau du Mékong est claire, ça doit être bien sympa pour se baigner !


Où manger ?

Pour trouver un petit restaurant local sur l’île de la Soie, j’ai trouvé que c’était quand un même un peu galère… Ensuite, j’étais principalement sur la plus petite île, qui m’a semblé moins touristique: peut être que sur l’île principale, on en trouve davantage.

En fait, on a souvent l’impression de trouver des petits restaurants le long des routes, mais il ne s’agit que de petites boutiques qui vendent des boissons et tout au mieux des sandwiches. J’ai trouvé un restaurant à tout hasard en voyant des locaux manger des nouilles devant. C’était un vrai restaurant local, qui ne coûtait presque rien: pour un gros plat de nouilles avec de la viande et une bière, j’ai payé 4100 riels, c’est-à-dire 1,20 $.

Où dormir ?

N’ayant passé qu’une journée à l’île de la Soie, je n’ai pas dormi sur place. Mais une copine m’avait quand même recommandé la Red House: il s’agit d’une guesthouse tenue par un français et une cambodgienne. La guesthouse n’est pas très loin de l’embarcadère, sur l’île principale, et des vélos y sont mis à disposition pour se balader !

Pour moi, l’île de la Soie est vraiment un détour à faire pour sortir un peu de l’effervescence de Phnom Penh et des grandes villes asiatiques en général. Ça sera le meilleur moyen de se dépayser pour une journée ! 🙂

Galerie photo: Baie d’Ha Long (Vietnam)

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Autour d’Hô-Chi-Minh Ville: les excursions à faire

La capitale économique du sud du Vietnam regorge de musées et de bâtiments historiques à visiter. Cependant, la région du delta du Mékong regorge d’excursions à la journée ou sur deux jours qui permettent de visiter et de découvrir d’autant mieux le Vietnam du sud.


Le temple de Cao Dai

Considéré comme le Saint-Siège du caodaïsme, une religion à mi-chemin entre bouddhisme, hindouisme et confucianisme, le temple de Cao Dai est à environ 3 heures de route d’Hô-Chi-Minh Ville. La visite dure environ une demi-journée.

Points positifs : un temple hors du commun, avec une architecture et des couleurs magnifiques. La plupart des excursions proposent d’assister à une messe, le temps d’une demi-heure environ, très impressionnant aussi.

Points négatifs : très contradictoire de la part d’une touriste qui écrit cet article, mais certains touristes participant aux excursions sont vraiment insupportables… Aucun respect par rapport aux fidèles en train de prier, j’en ai même vu marcher sur les pieds de certains juste pour trouver un meilleur cadrage photo.

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Les tunnels de Cu Chi

Un peu plus touristique, mais vraiment une des excursions incontournables à faire dans le Vietnam du Sud. Lieu emblématique de la guerre du Vietnam, la visite des tunnels de Cu Chi permet de découvrir comment la résistance vietnamienne s’organisait dans cette partie du pays, via le réseau bien sûr, des tunnels souterrains.

Points positifs : une visite très intéressante et vivante, par des reconstitutions des différentes pièces des souterrains, mais sur la terre ferme (sinon la totalité de la visite serait interdite aux claustrophobes…). Il y a la possibilité de descendre dans un des tunnels et de parcourir jusqu’à 100 mètres dedans ! Enfin, un stand de tirs est proposé : revolver, fusil, AK47…

Points négatifs : la popularité du site fait qu’il est souvent impossible de voir le film projeté sur les tunnels de Cuchi, pourtant très intéressant. Le climat de la forêt tropicale fait qu’il n’y a pas d’air, mais bon là c’est vraiment pour chipoter…

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Comment y aller ?

Il est possible d’effectuer ces deux excursions dans la même journée : la plupart des agences de voyages d’Hô-Chi-Minh Ville proposent la formule one-day tour, où la visite du temple de Cao Dai est dispensée le matin, et la visite des tunnels l’après midi. Surtout en période creuse, il est possible de négocier les prix des excursions et de faire jouer la concurrence, mais généralement les prix varient assez peu entre la haute et la basse saison. Méfiez-vous des agences qui proposent des tarifs exceptionnellement bas : l’état du bus pour le transport ou même de la qualité du service s’en ressent souvent avec.

Exemple type : en juillet 2013, je paye 130 000 dong ma demi-journée d’excursion aux tunnels de Cu Chi (soit environ 4 euros et des poussières). Résultat, un guide qui a fait les ¾ de la visite en vietnamien et qui nous a donné des dépliants en anglais, et un bus plus que précaire pour le transport. Mouais… Merci Thanh Hai Travel !

Une agence vraiment fiable et qui propose de nombreuses excursions dans le sud du Vietnam est Vietsea Travel.
Pour une journée d’excursion Cao Dai – Cu Chi, voilà ce qui était compris pour 228 000 dong (environ 7,5 euros) :

– trajet en bus climatisé et avec WiFi (non pas que ce soit indispensable mais bon),
– guide bilingue (et vraiment cette fois-ci, anglais totalement compréhensible, même avec un accent vietnamien).
– projection du film des tunnels de Cu Chi dans le bus (gain de temps et bien plus audible !)
– arrêt dans un restaurant pour le déjeuner,
– et bien évidemment, visite du temple et des tunnels.

Ce qui n’était pas compris dans le prix :

– le déjeuner,
– le prix d’entrée par personne pour les tunnels, soit 90 000 dong.

En comptabilisant tout ça, ça équivaut à une journée à 12 euros environ : plus que rentable, mais encore négociable !


Les autres excursions à faire

De nombreuses agences de voyages à Hô-Chi-Minh Ville peuvent réserver pour vous des excursions dans tout le Vietnam, y compris des séjours à la baie d’Halong, à Nha Trang ou à Sapa. Autour du delta du Mékong, les excursions les plus courues sont :
– La visite du delta du Mékong en un ou deux jours,
– La visite du marché flottant.

D’après certains backpackers, le marché flottant est sympa, mais pas plus extraordinaire que ça: après avoir fait plusieurs marchés à Hô-Chi-Minh Ville (comme le marché Ben Thanh par exemple), le seul attrait du marché flottant réside dans le fait qu’il soit sur l’eau (en toute logique…). A choisir donc, j’opterais plutôt pour une visite du delta du Mékong, où les paysages sont paraît-il magnifiques, et où bien sûr il y a plus à visiter.

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A retenir

Agence de voyages Vietsea Travel: 252 De Tham Street, Quartier de Bui Vien – Pham Ngu Lao, Hô-Chi-Minh Ville.

L’agence a également un autre comptoir rue Pham Ngu Lao. Le personnel est accueillant, parle bien anglais, et les excursions sont fiables, avec des prix fixes. Je recommande !

 

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A voir avant de mourir: La baie d’Ha Long

A défaut d’être une des sept merveilles du monde (ouais, aussi improbable que cela puisse paraître), la baie d’Ha Long constitue un spot touristique incontournable du nord du Vietnam. Avec plus de 3000 îles, cette baie fait partie de l’un des paysages les plus incroyables que l’on puisse voir dans sa vie. Donc FORCEMENT, il fallait que j’y mette les pieds.

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Comment visiter la baie d’Halong ?

En partant de Hanoi, bien sûr. Dans le quartier routard, qui est situé dans le vieux quartier de la ville, bon nombre d’agences de voyages proposent des formules similaires.

La formule 2 jours/1 nuit: idéale si vous souhaitez visiter des îles peut être moins touristiques, spécialement pendant la haute saison.

La formule 1 journée: c’est celle que j’ai prise et qui donne déjà un bon aperçu de l’étendue de la baie d’Ha Long.

Je vais donc parler de la formule 1 journée. Je pense que c’est vraiment un bon compromis, si on a peu de temps mais qu’on ne veut pas rater cet endroit qui est vraiment magnifique.
J’ai réservé mon excursion par Viator, celle-ci coûtait 65 € par adulte (un peu moins cher pour les enfants). Pour ce prix, est compris dedans:

– un pick-up à l’hôtel le matin par une personne de l’agence sur place (en l’occurrence Urban Adventures Vietnam),
– le transport jusqu’à la Baie d’Ha Long en minivan (climatisé et doté d’un wifi gratuit) et retour jusqu’à notre hôtel à Hanoi,
– le billet d’entrée pour le bateau et celui pour l’île visitée,
– un buffet de fruits de mer pêchés dans la baie (et c’était vraiment Byzance).

Pendant le déjeuner (le buffet de fruits de mer donc), le bateau fait bien sûr une croisière entre les îles. Pour cette excursion, le bateau est allé derrière l’île de Cau Do, que nous avons visité auparavant.

Je recommande vraiment cette excursion, qui semble un peu chère au premier abord, mais qui est totalement rentabilisée. Le guide était très intéressant, et nous étions – presque – seuls au monde, puisque nous n’étions que 5 à faire cette excursion ce jour-là… Des paysages magnifiques.

Pour réserver l’excursion: ICI

Mais si vous décidez de passer un peu plus de temps à Halong, alors pensez à visiter l’île de Cat Ba: en demandant à notre guide, il nous a confié que c’était son île préférée, car elle est un peu éloignée des îles les plus touristiques et qu’elle est encore peu connue.  J’aurais bien aimé faire du kayak dans la baie aussi, mais manque de temps !

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Dormir à Ha Long ?

Si vous souhaitez passer plus d’une nuit à la baie d’Ha Long, alors il est parfaitement possible de se loger sur place. Mis à part les croisières proposées par les agences, on trouve aussi de nombreux hôtels, sur une île qui a même été rebaptisée Tourist Island… A interpréter comme on veut bien sûr, mais une mini-croisière est sûrement plus dépaysant.

Pour trouver un hôtel, rien de mieux qu’Agoda, qui est spécialisé dans la réservation d’hôtels en Asie du Sud-Est. Néanmoins, la solution hôtel sur place nécessite de se renseigner sur les bateaux  et les one-day tours disponibles sur place: peut-être plus cher sur place ? A voir.

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