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Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage en Croatie

Une semaine en Croatie : assurément trop court pour apprécier toute la beauté et la richesse culturelle de ce pays, ça, c’est sûr. Ensuite, j’ai trouvé que c’était une durée raisonnable pour bien profiter de mes différentes étapes : Dubrovnik, Split puis Zagreb.

Trois villes avec un panel d’activités et des gammes de prix assez diverses (honnêtement, ça va du simple au triple !), et qui m’a permis, je pense, d’avoir une bonne vision d’ensemble de la culture croate et de ce que le pays a à offrir.

La Croatie n’ayant pas adopté la monnaie unique de l’Union Européenne, la monnaie nationale est le kuna.
Celui-ci a tendance à tendance à être plus avantageux en été, pour attirer les grosses devises étrangères dans le pays, mais reste sinon de manière globale assez stable.

En août 2017, 1 € = 7,4 KN.

Attention cependant : pour les conversions effectuées par les hôtels/auberges/appartements de location, le taux de change appliqué est généralement de 1 € = 7,5 KN.

 

BUDGET

Transport

Avec les compagnies low-cost comme Transavia par exemple, il est assez facile de trouver des allers-retours pour pas cher (de 70 à 120 €).

Alors bien sûr, et ça semble logique, en été et même après le 15 août, les billets sont chers… J’ai personnellement payé 300 € mon aller retour, en voulant vérifier la technique de la réservation 6 semaines à l’avance (qui apparemment, garantit les prix les plus bas). Comme tu peux le voir, ce n’est pas le plus efficace, mon aller avec Transavia étant 30 € moins cher deux semaines avant que je fasse enfin ma réservation. Bref, ça m’apprendra.

Pour se déplacer à l’intérieur du pays, rien ne vaut le bus, qui est aussi voire plus rapide que le train et pour moins cher.

– Aller Paris – Dubrovnik avec Transavia : 50 €   
– Bus Dubrovnik – Split : 126 KN (17 €)  
– Bus Split – Zagreb : 133 KN (18 €)         
– Un ticket de bus à Dubrovnik : 15 KN (2,02 €)
Un ticket de tram à Zagreb : 12 KN (1,6 €) en kiosque, 15 KN (2,02 €) dans le tram       

– Un bagage en soute dans un bus croate : 8-10 KN (1,08-1,35 €)

 

Logement

Tout comme à Cuba, la Croatie bénéficie d’un système d’Apartmans : il en existe partout, et les logos sont très visibles depuis les façades extérieures des maisons.    
Attention cependant à vérifier la localisation d’abord : à Dubrovnik par exemple, si tu veux louer un appartement proche de la vieille ville, tu risques de payer le prix fort.

– Un appartement pour 4 à Dubrovnik : 23,5 € la nuit par personne       
– Un dortoir pour 4 personnes dans une guesthouse à Split : 14,5 € la nuit par personne            
– Un appartement pour 4 à Zagreb : 20,5 € par personne et par nuit

Il existe aussi beaucoup d’auberges de jeunesses !


Nourriture

Manger n’est pas ce qui vous coûtera le plus cher en Croatie : mais découvrir la gastronomie croate a été plus compliquée que prévu.        
De plus, les prix divergent fortement en fonction des villes.

– Un cocktail dans un bar : de 30 à 45 KN (4-6 €)
Une salade au restaurant : 45 KN (6 €)              

– Un plat principal au restaurant : 70 KN (9,45 €), plus de 100 KN (13,5 €) si vous êtes à Dubrovnik
– Un petit déjeuner : 30 KN (4-5,5 €)
– Un jus frais : 40 KN (5,5 €)


Sorties, activités et extras

Durant l’été, les prix de certaines activités sont parfois doublés, en raison du nombre de touristes : c’est par exemple le cas à Dubrovnik, où le prix descendait rarement en dessous de 100 KN…

– Une journée d’excursion au parc national de Krka : 27 €          
– Un timbre pour la France : 9 KN (1,2 €)              
– Une rentrée étudiante au Musée de la Torture à Zagreb : 20 KN (2,70 €)                         
– Un billet pour les remparts de la vieille ville de Dubrovnik : 150 KN (20,3 €)
– Un aller-retour en téléphérique en haut de Dubrovnik: 150 KN (20,3 €)

 


Cela donne un budget de 104,69 € par jour

Ce qui a plombé le budget, et de loin, est mon étape à Dubrovnik : 20 € en moyenne par activité, la nourriture était assez chère, et même les courses au supermarché n’ont pas permis d’amortir le choc.
Le premier gros point de dépenses est bien sûr le transport, et majoritairement les billets d’avion, qui étaient assez chers dans mon cas car réservés au dernier moment : il est donc possible d’économiser sur ce point !

Etonnamment, les activités et extras n’ont pas été mon plus gros poste de dépenses. En effet, dès qu’on sort de Dubrovnik, on retrouve des prix d’entrée plus que corrects.

BILAN ET CONSEILS

  •  Si vous êtes étudiant(e), pensez à faire votre carte d’étudiant international ISIC avant de partir : si les cartes étudiantes étrangères sont acceptées à Zagreb, ce n’est pas le cas à Dubrovnik, et cela pourrait vous faire économiser un paquet d’argent.
  •  Au lieu de prendre vos billets de bus directement en gare routière, notez les noms de compagnies de bus et réservez vos billets en ligne, car elles proposent souvent des réductions en ligne.
    Vous pouvez aussi réserver par le site getbybus.com (testé, et approuvé !)
  •  Si vous êtes de passage à Zagreb ou Dubrovnik, regardez si la Zagreb Card ou la Dubrovnik Card sont avantageuses pour vous, en fonction du temps que vous passez sur place : ces deux cartes permettent un accès gratuit aux transports de la ville, ainsi qu’à certains musées (ou une réduction de 50 % sur le prix du billet).
  • Dans la mesure du possible, si vous comptez visiter Dubrovnik, allez-y en dehors de la période estivale : mai ou septembre par exemple. Les prix seront divisés par deux, vous aurez plus de choix quant au logement et cela vous évitera de marcher dans des rues bondées en visitant la vieille ville.

Malgré un budget mal anticipé, la Croatie n’en reste pas moins un pays assez abordable, et il est surtout très facile d’y voyager !

Pour les adresses, vous les retrouverez dans les prochains articles sur la Croatie 😉

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Visiter Philadelphie en un weekend

Je n’avais pas beaucoup de temps pour visiter Philadelphie, n’ayant que deux jours sur place: je savais donc que je ne pourrais pas voir et visiter tout ce que je voulais…
Et pourtant, j’ai eu largement le temps de découvrir la ville, de visiter ce qui me faisait envie, et tout cela sans prendre le moindre bus ou métro et sans me presser ! Résultat, Philadelphie est vraiment une ville super pour un petit weekend (en partant du Canada hein, pas de l’Europe…). Voici donc deux petits itinéraires à faire chacun en une journée, pour visiter « Philly » au mieux ! 🙂

Jour 1: Downtown Philly, Ben Franklin Parkway et Eastern State Penitentiary

Mon auberge de jeunesse était situé dans le Old Philly, mais j’étais en 5 minutes à pied dans le centre-ville (donc plutôt bien placée l’auberge, tu l’auras compris). Donc, en prenant Market Street, on passe rapidement devant les premiers bâtiments synonymes de l’importance de Philadelphie dans l’histoire américaine: le Independence Hall, qui est un des nombreux musées de la ville consacrés à la politique américaine, et Liberty Bell, qui est la cloche située dans le Independence Hall et qui aurait été sonnée à la suite de la signature de la Déclaration d’Indépendance en 1776.

Visiter le Independance Hall est gratuit: au nord, on y trouve un parc, le Independence National Historical Park. L’endroit est vraiment sympa, mais bien sûr ce n’est pas fini !
Si on continue d’avancer sur Market Street (qui par ailleurs, n’est pas la rue la plus jolie même si elle semble être l’une des rues centrales), on arrive rapidement au Reading Terminal Market, puis au City Hall. Le Reading Terminal Market ressemble à un grand marché couvert, où l’on peut manger à presque tous les stands (en plus grand, on dirait un peu le marché Jean Talon de Montréal !). L’ambiance y est vraiment sympa et on y fait apparemment les cheesesteaks les plus authentiques de Philadelphie.
Le City Hall, lui, est un bâtiment ENORME, avec une statue tout en haut de sa tour: autant te dire que c’est pas le truc le plus commun à voir, mais au moins, on reconnaît l’édifice de loin ! En passant dans le City Hall, on trouve une carte dans les dalles, qui représente Philadelphie et les fleuves qui l’entourent.

La fameuse statue !

Passé le City Hall, on se rend bien compte qu’on change de quartier: on arrive vers Logan Square, qui est (comme son nom l’indique), un square. Bon littéralement, il s’agit d’un énorme rond-point, et ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais c’était assez surprenant de passer par ce « rond-point » avec une énorme fontaine au milieu.
L’intérêt de passer par Logan Square, c’est de continuer sur Benjamin Franklin Parkway, qui est une énorme avenue avec des drapeaux du monde entier tout le long. En passant par cette avenue, on tombe tout d’abord sur la fondation Barnes, que j’avais vraiment envie de visiter: cette fondation regorge de milliers de tableaux et en plus pour les étudiants, l’entrée est gratuite !

C’est un stop assez sympa à faire, avant de partir en direction du Philadelphia Museum of Art.

La fameuse Benjamin Franklin Parkway, avec la fondation Barnes sur la droite

 

Je n’ai pas visité le Philadelphia Museum of Art, mais je tenais à y aller car depuis les marches du musée, on a une superbe vue sur la skyline de Philadelphie (et aussi pour faire une photo devant la statue de Rocky) ! Et depuis le Philadelphia Museum of Art, il est très facile d’aller jusqu’au Eastern State Penitentiary.

 

Le Eastern State Penitentiary a vraiment été une de mes visites préférées à Philadelphie. Bon ok, en soi le lieu n’a rien à voir avec l’histoire-même de la ville, mais c’est vraiment un sentiment étrange de visiter une prison désaffectée…
Cette prison a été la première des Etats-Unis à expérimenter les cellules individuelles: on y trouve de nombreuses sections en fonction des types de prisonniers qui y étaient incarcérés. En plus, on y apprend énormément de choses car l’audioguide est obligatoire et compris dans le prix (10 $) ! L’ambiance est quand même un peu pesante: dans certaines cellules, on trouve encore des tables de cheveux et des structures de lit, comme si tout le monde était parti en urgence. Mais mis à part ça, ça reste une véritable expérience à faire !

Jour 2: Rittenhouse Square et Chestnut Street

Forcément, après la première journée pleine de visites, la deuxième journée se devait d’être un peu plus light. J’ai donc décidé de partir plus au sud de Philadelphie, vers Rittenhouse Square District: ce quartier est un des plus sympas de Philadelphie parmi ceux que j’ai eu la chance visiter. Il s’est construit autour de Rittenhouse Square, un parc à l’angle de Walnut Street et de 18th Street, qui a des faux airs de Central Park.
J’ai d’ailleurs découvert que ce quartier était également le « quartier français » de Philadelphie: on trouve plein de petites terrasses de café à la française et des boulangeries, avec quelques traductions en français, ce qui est assez perturbant !

S’y balader est super agréable, et les terrasses juste autour de Rittenhouse Square sont très sympas avec une jolie vue sur le parc.

Après, j’ai adoré me balader sur Chestnut Street, qui est vraiment juste à côté de Rittenhouse Square: c’est une des rues commerçantes de Philadelphie, on y retrouve plein de magasins et de restaurants. Contrairement à Market Street, voilà une rue avec de la vie et une véritable ambiance ! On peut y retrouver aussi des centres commerciaux pour faire les boutiques:  comme par exemple The Shops at Liberty Place, 1625 Chestnut Street.
J’ai aussi beaucoup aimé l’ambiance de rue, car comme à New York, on retrouve beaucoup de foodtrucks, ce qui donne une véritable ambiance à l’américaine. En bref, Rittenhouse Square est un super quartier pour se balader et apprécier Philadelphie en se baladant et sans nécessairement visiter. En plus, l’architecture change considérablement du reste de la ville, et cela rend le quartier d’autant plus particulier.

Ces deux jours à Philadelphie on été super complets et au final, c’est une ville que j’ai adoré. J’aimerai quand même beaucoup y retourner, pour pouvoir visiter davantage le nord de la ville ainsi que le port ! 🙂

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Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage à Philadelphie

Philadelphie, j’en avais entendu des vertes et des pas mûres: sympa mais pas très touristique, plutôt pauvre, pas très accueillante. Au final, j’ai adoré cette ville, et niveau budget ça reste très abordable !

 

BUDGET

Transport

Je n’ai pas eu besoin de prendre les transports en commun à Philadelphie: en deux jours, j’avais visité la grande majorité de la ville, et le tout à pied (mais j’ai quand même cherché les prix, et je trouve ça raisonnable). Mais je suis partie de Montréal jusqu’à Philadelphie en bus, et avec les réductions de la carte ISIC, on s’en sort pour pas trop cher !

– Bus Greyhound Montréal-Philadelphie aller-retour : 120 $ (106 €)
– Ticket de métro: 2 $ (1,7 €)
– TransPass métro pour une semaine: 22 $ (19,3 €)

 

Logement

Comme dans toute ville américaine, l’hôtel n’était pas franchement adapté à mon budget de backpacker… Mais les auberges de jeunesse sont plus abordables à Philadelphie, et surtout bien placées.

– Une nuit dans un dortoir 8 personnes: 29 $ (25 €)
– Une nuit dans un dortoir 4 personnes: 33 $ (30 €)

 

Nourriture et boissons

C’est clairement le plus gros poste de dépenses que j’ai eu durant mon voyage à Philadelphie, mais pourtant ça ne s’est pas révélé si cher que ça. En plus, les portions aux Etats-Unis sont bien plus importantes qu’en Europe, sans pour autant que le prix soit doublé !

– Un cheesesteak: entre 5 et 7 $ (4-6 €)
– Un verre de vin dans un bar: entre 7 et 10 $ (6-8 €)
– Un burger dans un bon resto: de 13 à 18 $ (11,5-16 €)
– Un cocktail au Hard Rock Café: 9 $ (8 €)
– Un grand café à emporter: 3 $ (2 €)

 

Sorties, activités et extras

Il est vraiment facile de s’en sortir pour pas cher au niveau sorties et activités à Philadelphie, particulièrement si l’on est étudiant: on retrouve souvent des tarifs préférentiels pour les activités !

– Une entrée étudiante à la Fondation Barnes: gratuit, et 10 $ pour les expositions exclusives (8,8 €)
– Une entrée étudiante au Eastern State Penitentiary: 10 $ avec audioguide fournis (8,8 €)
– Une entrée au Independence Hall: gratuit.

Philadelphie est véritablement une ville qui se visite à pied, avec beaucoup de choses à voir qui ne nécessitent pas d’entrée ou de frais. Niveau shopping, les prix sont sensiblement les mêmes qu’en France, surtout avec le taux de change du moment (1 $ = 0,88 € en avril 2016).

La Fondation Barnes

 

BILAN ET CONSEILS

Philadelphie est une ville très agréable à vivre, mais il vaut mieux éviter Market Street autour du Reading Terminal Market en soirée et la nuit: déjà parce que c’est un peu glauque (il s’agit de l’une des rues principales du centre-ville mais le centre commercial de la rue est désaffecté…), et parce qu’on trouve souvent des personnes bourrées qui traînent ou dorment sur le trottoir.
Par contre, aller dîner sur Market Street du côté de Penn’s Landing, entre la 2ème et la 5ème rue, c’est vraiment agréable, on trouve plein de restaurants super sympas.

• Ne prenez pas le bus ou le métro, Philadelphie se visite à pied (j’y étais deux jours et j’ai parcouru presque toute la ville). A presque chaque coin de rue, on retrouve un plan de la ville indiquant où l’on se trouve et quels sont les musées/monuments/activités dans le coin. On trouve aussi bon nombre de panneaux historiques avec des anecdotes sur la ville de Philadelphie où les grandes personnalités qui y ont vécu.

• A goûter absolument: le cheesesteak, la spécialité locale. Il y en a pour 3 kilos de graisse, mais dieu que c’est bon.

• Ne vous faites pas arnaquer par les rabatteurs devant la statue de Rocky: ils proposeront de prendre la photo pour vous, et bien sûr vous demanderont de les payer ensuite… Et parfois, ils partent même avec votre appareil photo.

• N’hésitez pas à vous perdre: on sous-estime certains quartiers, qui sont pourtant super jolis et avec plein de restos sympas. Comme autour de Fairmount Avenue, par exemple.

Autour de Fairmount Avenue justement !

BONNES ADRESSES

Old City Philly House, 325 Cherry Street. Une auberge de jeunesse super sympa, à vrai dire on dirait plus une grande colocation qu’une véritable auberge (il n’y a que 3 ou 4 dortoirs en tout). Et en plus, une des moins chères sur HostelWorld. Tout est super propre, draps et serviettes fournis, la pièce commune est super conviviale et les employés au top (Chris et Omar !) (Ok, Chris m’a forcé à lui faire un big up dans cet article, j’avoue).

Site Web: www.oldcityphillyhouse.com.
Pour réserver sur Hostel World: ICI.

Campo’s Deli, 214 Market Street. Un petit restaurant qui ne paye pas de mine, mais qui a été recommandé par Chris de l’auberge de jeunesse. En arrivant au Campo’s Deli en disant qu’on loge au Old City Philly House, on a le droit à 10 % de remise ! Le cheesesteak est super bon mais hyper bourratif. Pas cher, et en plus propose des alternatives végé, vegan et sans gluten.

The Shops at Liberty Place, 1625 Chestnut Street. Un centre commercial sympa, et la rue Chestnut à ce niveau-là regorge de magasins.

Revolution House, 200 Market Street. Un restaurant sympa du côté de Penn’s Landing, avec une bonne ambiance et de la bonne bouffe. Le service est rapide, et il y a vraiment du choix ! Environ 20 $ le repas, ce qui reste encore raisonnable quand on a envie de bien manger.

Vango Lounge and Sky Bar, 116 South 18th Street. Un bar avec un rooftop pour boire un verre, avec vue sur les buildings de Philadelphie. Environ 7 $ le cocktail, l’ambiance est cool avec des soirées à thèmes (salsa par exemple). Y aller plutôt le weekend.

L’entrée du Old City Philly House

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Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage à Montréal

Montréal est la porte d’entrée du Canada sur l’Amérique du Nord: c’est un arrêt incontournable pour tout voyageur qui décide de visiter le Canada. Située au Québec, à seulement 40 minutes de la frontière américaine et 2 heures de la province anglophone de l’Ontario, Montréal est une ville francophone très hétéroclite, avec des quartiers très divers. Voilà donc quelques informations qui pourront sûrement vous aider à organiser votre voyage à Montréal !

En octobre 2015, le taux de change du dollar canadien est le suivant : 1 $ CAD = 0,67 €. En gros, si vous êtes européen, vous êtes bien gagnants !

Dans tous les prix mentionnés ci-dessous, les taxes sont incluses.

BUDGET

Transport

Se déplacer au Canada n’est pas si cher: le bus est le moyen de transport le plus pratique pour des longues distances, mais il existe plein d’astuces pour réduire le coût de son billet.

-Bus Montréal-Ottawa: 20 $ (13,52 €)
-Ticket de bus/métro 1 passage: 3,25 $ (2,17 €)
-Ticket de bus/métro 24h: 10 $ (6,70 €)
-Covoiturage Montréal-Québec: 20 $ (13,40 €)
-Location d’un Bixi aller simple: 2,75 $ (1,84 €)

Logement

Réserver une chambre d’hôtel au Canada est en général très onéreux… Les auberges de jeunesse le sont moins, mais chères par rapport à l’Asie, logique. Par contre, si vous souhaitez vous installer à Montréal, les loyers sont bien moins chers qu’en France !

– Loyer pour un 3 1/2 dans le quartier français: 700 $ (469 €)
– Un lit dans un dortoir en auberge de jeunesse: de 20 à 40 $ (13,40-26,80 €)
– Une chambre privée en auberge de jeunesse: 60 $ (40,20 €)


Nourriture et boissons

N’oubliez pas de rajouter les taxes et le pourboire au prix annoncé sur le menu, ça vous évitera une mauvaise surprise au moment de payer l’addition !

– Un pack de six bières en supermarché: 13,50 $ (9,05 €)
– Une bière dans un bar: 5,50 $ (3,69 €)
– Une poutine régulière: 6 $ (4,02 €)
– Une boisson taille grande au Starbucks: 5,25 $ (3,52 €)
– Un dîner dans un restaurant (plat + verre): environ 25 $ (16,75 €)

Sorties, activités et extras

Les activités ne manquent pas à Montréal, et beaucoup d’activités proposent des prix réduits pour les étudiants sur présentation de la carte ISIC.

– Une entrée au Piknik Elektronik: 15 $ (10,05 €)
– Une entrée étudiante au Biodôme: 14,25 $ (9,55 €)
– Une entrée adulte au Biodôme: 19,25 $ (12,90 €)
– Une entrée à l’Igloofest pour un week-end: 90 $ (60,30 €)
– Une carte postale: 2 $ (1,34 €)

Le parc Lafontaine, dans le quartier du Plateau Mont-Royal

BILAN ET CONSEILS

  •  Les québécois (et ici les Montréalais) sont très sociables, ils n’hésiteront pas à vous aider si vous êtes perdus dans la rue ou à vous conseiller des endroits sympas. Ecoutez-les, ça vous évitera sûrement de vous retrouver dans les endroits touristiques de Montréal !
  • Montréal regorge de français: surtout sur le Plateau Mont-Royal, qui est le quartier français. Mais ne vous inquiétez pas, vous avez bien d’autres quartiers à découvrir pour vous imprégner de la culture montréalaise !
  • Les graffitis sont très présents dans les rues de Montréal: ceux-ci sont de véritables œuvres d’art, n’hésitez pas à les prendre en photo (certains sont plus connus que d’autres !).
  • Ne soyez pas déçus: la ville souterraine ne s’étend que sur trois stations de métro. Et honnêtement, il s’agit plus de couloirs de métro aménagés que d’une véritable ville souterraine… Ne vous y attardez donc pas.
  • Le meilleur endroit pour observer le centre-ville de Montréal reste le Belvédère du Mont-Royal: y monter relève du parcours du combattant, mais été comme hiver, la vue est magnifique.
  • Si vous venez visiter Montréal en été, ne vous embêtez pas avec le métro: le Bixi sera votre meilleur ami, et vous permettra de visiter plusieurs quartiers en une seule journée. Les stations de Bixi se trouvent à presque chaque coin de rue, et très souvent à proximité des stations de métro.
  • Contrairement à l’Ontario, il est possible d’acheter du vin et de la bière en supermarché (alors qu’en Ontario, seuls les magasins gérés par le gouvernement fédéral ont cette autorisation). Il n’est cependant pas possible d’acheter de l’alcool après 22h, question de permis.

Un graffiti sur l’Avenue Mont-Royal

 

BONNES ADRESSES

Pour manger

Le marché Jean-Talon, pour goûter de vrais bons produits dans un marché local. C’est le marché le plus connu de Montréal, et il vaut le coup. Si vous comptez vous faire à manger au lieu d’aller dans un restaurant, faire vos courses au marché Jean-Talon vous reviendra nécessairement moins cher.

Métro Jean-Talon, lignes bleue et orange.

Le supermarché Milano, dans le quartier de Petite Italie. Parce que Montréal, c’est aussi une diversité de cultures, autant en profiter: vous ne trouverez jamais autant de produits italiens que dans ce supermarché (et des VRAIS produits italiens hein).

6862 boulevard Saint-Laurent, métro Jean-Talon, lignes bleue et orange.

Le restaurant Patati Patata, pour sa poutine du tonnerre. C’est un petit restaurant qui ne paye pas de mine, avec littéralement trois ou quatre places pour s’asseoir: mais quand on voit la queue qui s’étend jusque dans la rue, on comprend qu’on est tombés sur une pépite.

4177 boulevard Saint-Laurent, entre les stations Mont-Royal et Sherbrooke, ligne orange.

Le restaurant Via Roma, le vrai restaurant italien de quartier. On voit ce qui se passe en cuisine, il n’y a que deux serveurs, la devanture ne fait pas envie (la terrasse couverte est vide en hiver, logique). Mais je n’ai jamais aussi bien mangé italien de toute ma vie (et avec des vraies portions de maousse). Mention spéciale pour les pâtes à la vongole.

7064 boulevard Saint-Laurent, métro De Castelnau, ligne bleue.


Pour boire une bière

Pub Le Pourvoyeur, parce qu’il y a toujours une bonne ambiance et c’est un vrai pub à la canadienne, avec de grosses tables en bois et la retransmission des matchs de hockey sur grand écran. Mieux vaut y aller en groupe, ambiance garantie.

184 rue Jean-Talon Est, métro Jean-Talon, lignes bleue et orange. 

Le bar Sainte-Elizabeth, pour sa terrasse gigantesque, ses murs en lierre qui coupent du reste de la ville et son deuxième étage qui rend ce bar énorme (dans tous les sens du terme). Situé dans le centre-ville, le bar donne sur la rue Saint-Denis, si vous souhaitez ensuite continuer la soirée dans un autre bar ou en boîte.

1412 rue Sainte-Elizabeth, métro Berri-UQAM, lignes verte, orange et jaune.

Le bar La Maisonnée, qui est le bar universitaire du quartier Côte des Neiges. Tous les étudiants de l’Université de Montréal, de HEC et Polytechnique s’y rendent, donc si vous voulez danser boire et chanter, vous allez être littéralement servis.

5385 Avenue Gatineau, métro Côte-des-Neiges, ligne bleue.

La Taverne Saint-Sacrement, si la bière vous lasse et que vous avez envie d’un bon verre de vin dans un cadre sympa. No worries, ils servent de la bière aussi ! Mais si vous voulez boire un bon verre de vin, allez là-bas 😉

775, Avenue du Mont-Royal Est, métro Mont-Royal, ligne orange.

Pour sortir

De manière générale, les rues Saint-Denis et le boulevard Saint-Laurent sont les endroits où on sort à Montréal: on y trouve des bars tous les trois mètres et pareil pour les boîtes de nuit.

– L’Appartement 200, une boîte de nuit montée dans un ancien appartement montréalais, entre véritable boîte branchée et bar dansant chill.

3643 boulevard Saint Laurent, métro Sherbrooke, ligne orange.

Le quartier Beaudry (quartier gay), à proximité de Berri-UQAM.

 

Pour faire du shopping (magasiner)

La rue Sainte-Catherine, une des plus longues rues de Montréal, s’étend sur 4 stations de métro et est le centre névralgique pour les achats. Toutes les grandes boutiques de vêtements et les grandes chaînes de magasins internationales se trouvent sur cette rue. C’est également une rue très passante, où se déroulent toutes sortes de manifestations, comme par exemple le défilé de la Saint-Patrick en mars.

Le Plaza Saint-Hubert, qui est une rue commerçante couverte entre les stations Jean-Talon et Rosemont. On y trouve davantage de petits magasins indépendants, mais on peut y faire de bonnes affaires (et on y trouve aussi quelques bons restos).

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Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage à Madrid

La capitale de l’Espagne est une escale incontournable: multiculturelle et festive, j’ai passé 6 jours là bas et j’en ai découvert tous les jours. Comme partout en Espagne, les prix à Madrid sont inférieurs à la France. Attention cependant à ne pas se faire arnaquer non plus !

En Espagne, pays de l’Union Européenne, la monnaie qui a cours est l’euro. De ce fait, il n’existe plus de de taxes de retrait aux distributeurs automatiques, pour les ressortissants de l’Union Européenne.

BUDGET

Transport

A Madrid, le réseau de transports est très développé: bus, métro, RER, et tramway. Il est également très facile de visiter la ville à pied, pour mieux découvrir les quartiers. Comme dans de nombreuses villes, il y a également des bus touristiques qui proposent des tours de la ville.

– Avion A/R Paris Orly-Madrid sur la compagnie Transavia: 83 €
– Ticket de métro: 1,50 €
– Ticket de bus: 1,50 €
– Billet pour le Bus Aeropuerto Express: 5 €
– Pass Métro 24h: 8,20 €

Logement

Etant logée chez un ami, je n’ai pas payé le logement. En auberge de jeunesse, le prix est d’environ 10 € par nuit et par personne (prix pratiqué au Way Hostel, Madrid).


Nourriture et boissons

La nourriture n’est pas le poste qui coûte le plus cher, et loin de là ! L’Espagne est un pays peu onéreux de ce point de vue là, et il en existe pour tous les goûts. Les tapas sont bien sûr la spécialité en Espagne: vous en trouverez à tous les coins de rue !

– Un mojito: 5 € (maximum !)
– Une assiette de tapas: entre 2 et 5 €
– Un plein de courses pour 2 jours: 20 €
– Une bouteille d’eau (500ml): 0,60 €
– Un verre de sangria: 2,50 €

Sorties, activités et extras

C’est le poste où j’ai le plus dépensé, mais c’est celui où il est également possible de faire le plus d’économies ! En effet, de nombreuses réductions sont disponibles partout sous présentation de la carte ISIC.

– Une entrée en boîte: 10 €
– Une heure de Segway avec un guide: 25 €
– Une entrée au musée du Prado/Reina Sofia/Thyssen: gratuit sur présentation de la carte ISIC
– Une carte postale: 0,30 €
– Une entrée à la piscine: 5 €
– Une entrée pour un festival de musique: 25 €

 

BILAN ET CONSEILS

● Madrid est située au centre de l’Espagne, et qui plus est dans une cuvette: du coup, en été, il peut y faire très chaud, parfois jusqu’à 42 degrés ! L’air y est sec, prévoyez donc des vêtements très légers.

Rendez vous à l’Office du Tourisme de Madrid pour être tenus au courant des réductions applicables aux étudiants, et des événements gratuits !

Tout comme à Barcelone, les pickpockets sont nombreux à Madrid. Faites donc attention à vos sacs, particulièrement dans les endroits très fréquentés où se donnent des spectacles de rue: c’est un des meilleurs moyens de détourner son attention !

Mettez-vous à l’heure espagnole: ici, on dîne plutôt vers 22h, et beaucoup de magasins ferment entre 14 et 17h. Les nuits sont festives aussi, et donc bruyantes !

● Pour éviter les moments de foule dans les restaurants et aux musées, allez y entre 12h et 14h.

BONNES ADRESSES

Pour faire du shopping: la Calle de los Preciados, qui est une rue très sympa, ombragée par des drapeaux tendus, avec beaucoup de boutiques espagnoles et internationales. Il y règne une bonne ambiance et est assez centrale, entre la Plaza del Sol et Gran Via.

Pour manger: Los Cien Montaditos, Calle Gran Via, 63. Ce restaurant propose des tapas sous forme de petits sandwiches, le ocncept est super sympa, c’est bon et servi rapidement. Et en plus, le tubo de vino (une espèce de sangria très fraîche), est trop bon. Que demander de plus ?
Le restaurant
Más Corazón, Calle de Santa Isabel, 16. Encore une fois, c’est un restaurant qui sert des tapas, donc bien commun en Espagne ! Mais leur tortilla est vraiment bonne, et la terrasse est située dans une petite rue assez calme, en face du Ciné Doré et du Mercado Anton Martin.

Pour sortir: Le Mondo Disko, Calle de Arlabán, 7. De la musique techno avec une bonne ambiance et des artistes qui changent assez souvent.
L’Independance Club, Calle del Dr Cortezo, 1. Le rendez vous des étudiants Erasmus, avec de la musique commerciale.

Madrid me laisse un très bon souvenir, avec un budget qui n’a pas explosé à la fin, ce qui est un point positif !

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Un city trip réussi en quelques conseils

On parle souvent de longs voyages ou tout simplement de voyages lointains : l’Asie, l’Amérique du Sud, l’Océanie, bien sûr que ça fait rêver ! Mais pour un week end ou plusieurs jours, et qu’on ne peut pas partir à l’autre bout de la terre, le city trip reste le bon compromis. Idéal pour visiter une ville et découvrir une nouvelle culture, il est facile de s’échapper pour un week end et avoir tout de même l’impression d’être parti en voyage, et de revenir dépaysé !
Voici donc quelques conseils pour profiter au mieux de votre futur city trip et voir un maximum de votre destination.

Une bonne idée de city trip au Canada: Toronto !


1- Où partir

Un city trip inclut souvent une destination plutôt « proche » de chez vous. Depuis la France, il existe de nombreuses compagnies de bus qui vous emmèneront vers les pays d’Europe de l’Est ou vers l’Espagne et l’Italie. La compagnie Eurolines assure de nombreuses liaisons et est apparemment très bon marché ! (voir l’article du blog Evasions Gourmandes pour plus d’informations).
Sinon, il existe aussi le système ID Bus : en une nuit de bus, vous pouvez aller de Lyon à Barcelone pour une vingtaine d’euros, avec WiFi et prises électriques fournies. On ne va pas cracher dans la soupe à ce prix là, les bus sont conforts et c’est bien moins cher que le train !

PS : Si vous êtes étudiant, alors pensez à vous commander une carte d’étudiant international ISIC. Elle peut être demandée en ligne et coûte 13 € : elle peut parfois être fournie par votre école gratuitement, donc il faut se renseigner 🙂

Certaines compagnies aériennes low cost proposent parfois des offres éclair à des prix vraiment imbattables : je sais que la qualité de services de ces compagnies sont souvent euh… controversées, mais si le prix vaut le coup, il vaut mieux y réfléchir à deux fois, car l’avion reste un gain de temps indéniable.

Pour le Canada, si l’envie vous prend lors d’un détour par ici, les compagnies de bus ne manquent pas : la plus connue est bien sûr Greyhound et propose des liaisons très nombreuses : pour un aller retour Ottawa-Montréal, on compte environ 30 $ sans taxes avec réduction étudiante.
Au Québec, la compagnie Orléans Express est plus répandue : sinon il existe aussi Mégabus, mais apparemment on ne peut pas réserver son siège… Premier arrivé premier servi en gros. A confirmer cependant.
Dans tous les cas, ces trois compagnies de bus proposent WiFi, prises électriques et espace pour les jambes : niveau confort, vraiment rien à dire, et dieu que j’en ai fait des trajets en bus au Canada.


    2- Quand partir

    En weekend, ça me semble logique ! Mais en fonction du climat, et de la destination, prévoir ce city trip peut ne pas se faire au même moment de l’année. Pour ce qui est du moment de l’année auquel partir, cela dépend donc de la destination. Les mois de mai et juin sont assez tentants en France, surtout avec les week ends prolongés…
    Si vous décidez de partir à ce moment-là pour une destination en Europe, prévoyez votre coup pour partir avant tout le monde ou pour revenir après tout le monde. Les vols et bus qui partent en milieu de journée sont donc à privilégier, pour éviter la horde de voyageurs qui décidera de partir tôt le samedi matin, ou encore juste après le travail le vendredi soir !

    Si c’est possible, partir en city trip en milieu de semaine est idéal: encore une fois, on évite (un peu) les touristes.

     

    3- Prévoir un minimum !

    C’est bon, la destination et les dates de voyage sont fixées: mais un city trip c’est court, souvent le temps d’un week end, pas le temps d’improviser. Si le transport est déjà réservé, ce n’est pas le cas du logement… Pour profiter au mieux de la ville que vous allez découvrir, rien de mieux que le couchsurfing: rencontrer des locaux, et ainsi éviter d’aller dans les endroits touristiques que tout le monde visite !

    Faites également une liste des endroits que vous voudriez absolument voir: limitez vous à 3 ou 4, pour être sûrs de les visiter. Surtout, soyez réalistes: vous n’allez rester sur place que 2 ou 3 jours, et à moins que vous alliez à Bratislava (qui se visite en 1h30 chrono), vous ne pourrez pas tout découvrir. Ne passez pas à côté de choses sous prétexte que vous voulez en voir le plus possible ! 🙂

    Enfin, renseignez-vous sur les transports sur place, comment aller en centre-ville rapidement et pour pas cher, où se situe votre logement: vous gagnerez un temps précieux à l’arrivée, et vous pourrez commencer à visiter plus rapidement.


    4- Matériel pour un city trip ?

    Clairement, qui a envie de se surcharger pour visiter une ville ? La meilleure option: le sac à dos, ou la bandoulière. C’est suffisamment grand pour contenir ces choses là:
    – une bouteille d’eau,
    – un guide,
    – un appareil photo,
    – de l’argent.

    Pas besoin de plus, et il en est de même pour la valise/le sac à dos: pour 2 ou 3 jours, pas besoin de se surcharger ! Et si vous ne savez pas comment organiser votre sac à dos pour partir en voyage, je vous laisse avec cet article là 🙂

    Voici un exemple de sac à dos super pratique pour un city trip: petit, léger, pas cher, et suffisamment grand pour la journée ! Il est disponible chez Décathlon pour 2,95 €: autant dire qu’il est limite gratuit (cliquez sur l’image pour l’acheter !)


    5- Un city trip à thème

    En Europe, les villes dans lesquelles faire un city trip sont nombreuses… et ne se ressemblent pas ! En Allemagne, on peut faire un city trip autour de la bière par exemple., ou plutôt axé histoire et culture à Lisbonne, ou encore pour un festival de musique, les possibilités sont infinies.

    En mars, j’étais partie en city trip à Montréal, du coup: city trip poutine ! Bon ce n’est pas une spécialité uniquement montréalaise, mais les bonnes adresses pullulent et j’ai eu envie de tester.

    En city trip à Montréal

     

    6- Quel budget ?

    Le budget pour un city trip dépend vraiment de la ville dans laquelle vous partez, mais il est possible de faire des économies partout ! Voici l’exemple de mon budget pour un city trip de 3 jours et 2 nuits à Montréal:

    Les prix en dollars canadiens sont arrondis au dessus bien sûr.

     

    7- Quelques adresses

    Couchsurfing, pour rencontrer des locaux et dormir chez eux !
    ISIC, pour trouver les réductions disponibles dans la ville où vous partez.
    Airbnb, pour louer un logement pour vraiment pas cher !
    Spottedbylocals, pour découvrir une ville d’un autre oeil.

     

    Alors, vous êtes prêts pour votre city trip ?

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    Avoir un sac à dos rangé en voyage ?! Oui, c’est possible !

    Quand on est adeptes du voyage en sac à dos, on connaît aussi le revers de la médaille: même le souk de Marrakech semble plus ordonné que l’intérieur de notre compagnon de voyage Quechua (oui, mon sac à dos, c’est un Quechua). Bon, pour une ou deux semaines, à la limite, ce n’est pas trop grave… Quand on part un mois ou plus, c’est autre chose ! Et même si le sac à dos semble à peu près rangé, ce n’est pas forcément le rangement le plus pratique, qui nous permet d’accéder à tout en quelques minutes, ou qui nous évite de nous casser les lombaires.

    Aujourd’hui, on parle RANGEMENT !


    1. Le choix du sac à dos

    Si vous avez déjà acheté le fameux sac, alors vous pouvez directement passer au point numéro 2 ! Mais si vous vous demandez toujours lequel acheter et à quel prix, alors vous êtes au bon endroit 😉

    Selon moi, le premier critère à considérer est la contenance de votre futur sac à dos: en effet, on veut acheter un sac qui puisse contenir plus ou moins toute notre vie, mais sans avoir à porter l’équivalent de trois parpaings sur le dos et nous donner l’air d’un sherpa. 30 L, ça sera suffisant pour un court voyage (10-15 jours): sinon, je vous conseille plutôt un format 50 L ou plus.
    Personnellement, j’ai un sac à dos Quechua Forclaz 50 L modèle femme, qui me convient très bien et qui est suffisamment grand pour partir en voyage pendant un mois ou plus. Je pense garder celui-ci pour mon tour du monde, je verrai au moment voulu, mais pour l’instant je pense qu’il fera l’affaire au niveau de la contenance. Quand il est chargé à bloc, il pèse environ 12 kilos, ce que je trouve supportable comme poids.

    Voilà le deuxième critère à prendre en compte: le poids que vous aurez à porter sur les épaules ! Plus la contenance est importante, plus vous aurez tendance à vouloir prendre des affaires en plus… Et qui ne sont pas forcément utiles. Pour alléger votre sac à dos, vous pouvez aller voir ma chronique sur le blog Nomad Junkies ;). J’arrive déjà à un poids de 12 kilos avec un sac à dos contenance 50 L, et j’arrive largement à emporter tout ce dont j’ai besoin pour partir en voyage. Alors avec un 70L, je pense que ce serait me rajouter du poids en plus inutilement.
    Ensuite, voyez en fonction de vos besoins: si vous partez en camping et que vous emportez tous les ustensiles de cuisine, le réchaud ou encore que vous avez beaucoup de matériel photo, alors oui le 70L se justifie ! Il faut juste être réaliste en fonction de ses besoins, et de ce que son dos peut supporter 🙂

    Passons maintenant au prix et à la qualité, point non-négligeable pour les voyageurs qui font attention à leur budget ! Avant d’acheter mon cher sac à dos, j’avais beaucoup entendu parler des sacs de la marque Osprey, ou encore Deuter, réputés très techniques et de super bonne qualité. Le hic: le prix est aussi de trèèèès bonne qualité, certains tournant autour de 170 €… Vraiment pas dans mon budget, j’ai donc vite dit adieu à cette idée, et j’ai finalement acheté mon fameux sac Quechua, chez Décathlon (logique).
    Acheté en août 2014, ledit sac vient donc de passer 9 mois sur les routes, il a vu du chemin, de la poussière et beaucoup de soutes de bus/avions. Bilan: IL EST COMME NEUF. Je n’ai aucun problème de couture qui se défait, de tissu qui se détériore ou encore de fermeture éclair défectueuse. Bon j’ai cousu des drapeaux dessus, et honnêtement je pensais que ça allait avoir un impact sur la qualité du tissu. Niet, toujours aussi bien ! Je l’ai payé 79,95 €, et je suis très contente de la qualité, et de ce fait aucun regret de ne pas m’être tournée vers un sac Osprey ou Deuter, même s’ils doivent être bien plus techniques.

    Morale de l’histoire, pas besoin de dépenser beaucoup pour avoir des sacs de qualité !


    2. Un sac à dos, plusieurs compartiments

    Le secret d’un sac à dos bien rangé et donc bien proportionné niveau poids, c’est de compartimenter ce qu’on y met. Premièrement donc, listez ce que vous devez y mettre, grosso modo:
    – vêtements et sous-vêtements,
    – chaussures
    ,
    – trousse de toilette,
    – matériel informatique/photo,
    – papiers administratifs et gadgets.

    Commençons par les vêtements: si vous avez un sac à dos avec une ouverture centrale (c’est-à-dire une fermeture éclair « ventrale »), alors vous savez déjà où ranger vos vêtements. Faites deux piles, et rangez les simplement, en faisant attention que les piles ne dépassent pas sur les côtés du « dos » du sac à dos, c’est-à-dire sur les côtés du renforcement dorsal !

    Les chaussures sont souvent les plus compliquées à ranger dans un sac à dos: pour leur donner un endroit dédié où les semelles ne vont pas venir salir toutes vos affaires, pensez à la poche « kangourou » en bas du sac à dos. Cette poche est assez grande pour y mettre deux paires de chaussures (une paire de tongs et une paire de baskets, par exemple), et en plus le fait de mettre des objets légers dans cette poche vous évitera de vous retrouver avec un lumbago au bout d’une semaine de voyage.
    En mettant par exemple des affaires plus lourdes, comme des ustensiles de cuisine ou une trousse de toilette, vous allez tirer votre point de gravité vers le bas, et vous cambrer en portant votre sac à dos. Donc dans le bas, on met des choses légères !

    Passons maintenant à la trousse de toilette/trousse à pharmacie: c’est souvent ce que l’on a de plus lourd (bon souvent plus pour les femmes que pour les hommes…) avec le matériel informatique. Afin d’optimiser le poids du sac à dos, on place les objets lourds vers le haut, c’est-à-dire au niveau de la tête: en plaçant la trousse ici, le point de gravité ne bougera pas et vous ne serez pas déséquilibrés. En plus, ranger sa trousse à pharmacie ici est pratique en cas de problème, on y accède plus rapidement !

    Pour les femmes qui souhaiteraient un peu alléger leur trousse de toilette, je vous conseille l’article de Joanna du blog Veni Vidi Voyage, qui est très complet.

    Le matériel informatique/photo est aussi source de problèmes quand on fait son sac: déjà parce qu’on a pas très envie de se retrouver avec un objectif brisé où un ordinateur hors-service… Il faut donc trouver la place idéale qui garantit sécurité et rangement optimal !
    Pour l’ordinateur, beaucoup de sacs à dos ayant un ouverture ventrale ont à l’intérieur une poche suffisamment grande pour y glisser un ordinateur. D’un côté, l’ordinateur sera protégé par les piles de vêtements, et de l’autre par le renforcement dorsal et la mousse dorsale. Testé, approuvé ! En ce qui concerne un appareil photo type Reflex par exemple, je n’en ai pas mais si j’en avait un je ne le mettrai pas dans mon sac à dos. Quand je voyage avec mon sac à dos 50 L, j’ai toujours un petit sac à dos avec moi pour les excursions et les visites, où je mets mon appareil photo dedans. Avec l’objectif, je trouve qu’il y a davantage de risques de casse qu’avec un ordinateur qui plaqué contre le renforcement dorsal, risque moins de chocs.

    Cependant, rien n’empêche de ranger vos câbles, cartes SD, Go Pro et petits objectifs dans le sac à dos ! Le tout mis dans une housse spéciale, il se glisse à merveille entre les deux piles de vêtements. C’est aussi le deuxième endroit du sac où vous pouvez mettre des objets plus lourds: entre vos deux piles de vêtements, car cet endroit se situe au niveau du nombril, qui est le point de gravité du corps.

    Enfin, passons aux papiers administratifs ! Passeports, billets d’avion, réservations: il faut que ces papiers puissent être accessibles rapidement, car utilisables dans la journée. Les poches latérales du sac à dos sont faites pour ça. Réservez donc une poche pour les papiers administratifs, et l’autre pour les gadgets que vous serez susceptibles d’utiliser fréquemment: carte routière, gel hydroalcoolique, bouteille d’eau, etc.
    Si l’idée de mettre votre passeport dans ces proches là vous fait un peur peur, alors regardez si vous n’avez pas une autre poche au niveau de la ceinture: plus facile d’accès vous pourrez y mettre un peu d’argent, votre passeport et votre téléphone.


    3. Astuces de rangement

    Les housses, pochettes et chemises sont vos meilleurs alliés. Déjà, cela vous évitera de retrouver des affaires éparpillées partout dans votre sac à dos après quelques heures un peu secouées dans une soute à bagages, et surtout ça vous permettra de ranger bien plus rapidement votre sac à dos.

    – Pensez à ranger les petits gadgets le long de vos piles de vêtements, dans des pochettes plates: cela va structurer la partie centrale du sac à dos en lui donnant une forme plus rectangulaire, et le poids n’en sera que mieux réparti.

    Soyez réalistes: votre sac à dos n’est pas un puits sans fond, il faudra faire du tri entre ce que vous voulez prendre et ce que vous pourrez prendre. Oui, même avec un sac à dos 50L, il faut faire des choix !

    Rangez régulièrement. Oui, c’est un conseil bien bateau, mais c’est la clé pour éviter de tout perdre en chemin !

    Et vous, quels sont vos conseils pour un sac à dos rangé en voyage ?

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    Trois jours dans la vallée de Viñales

    Après avoir visité La Havane pendant quelques jours, il était temps de s’échapper un peu de la capitale pour aller vraiment visiter Cuba, en allant un peu plus profond dans les terres ! C’est comme ça que j’ai passé 3 jours dans la vallée de Viñales, à environ 2h de route de la Havane.

    L’itinéraire

    Comme dans tout voyage, entre l’itinéraire qu’on a prévu et ce qu’on se retrouve à faire, il y a un fossé…

    Ce que je devais faire
    – Un jour/une nuit à Pinar del Rio,

    – Deux jours/ deux nuits à Viñales et alentours.

    Ce que j’ai fait
    Trois jours/trois nuits à Viñales.

    Mais pourquoi t’as fait ça ?!
    Euh parce qu’on m’a dit que Pinar del Rio ne valait pas le coup. Il y a apparemment plein de choses à faire aux alentours, mais la ville n’a pas grand intérêt, et quitte à être dans cette région pour seulement trois jours, autant se concentrer sur une seule ville et ses alentours. Et franchement, aucun regret !

     

    Jour 1: Arrivée et découverte de la ville de Viñales

    Départ de la Havane à 10h le matin, après un parcours du combattant pour trouver un moyen de transport… En effet, la veille, j’ai attendu 1h dans une file d’attente qui remplissait toute la salle, pour finalement avancer de seulement 2 mètres, et ne même pas être sûre d’obtenir un billet de bus pour le lendemain.

    ET LA, coup de chance, les deux gars derrière moi dans la file nous proposent de partager un taxi pour le lendemain, pour justement aller à Viñales.
    Le prix du bus: 12 CUC, pour environ 3h30 de route.
    Le prix du taxi partagé: 15 CUC, pour 1h30 à 2h de route.

    N’étant pas certaine d’avoir un billet pour le lendemain, l’option n°2 est vite choisie. Et le comble de l’histoire: les deux gars sont logés dans la même casa particular que moi. La blague !

    Du coup, j’arrive à Viñales à midi. Ma casa particular se trouve au kilomètre 25, exactement à l’entrée la ville (enfin vu la taille de la ville, je suis limite en centre-ville).

    Le centre-ville de Viñales, on en fait vite le tour: toute la ville est construite autour de la calle Salvador Cisneros. On y trouve la foule de restaurants et de casas particulares, à vrai dire la plupart des maisons sont également des casas particulares. Il y a même un musée qui explique la naissance de Viñales, mais bon ça ne m’a pas trop tenté. Mais le centre-ville est vraiment accueillant, il y a beaucoup d’ambiance au niveau de l’Eglise, avec des enfants qui dansent et des étals de souvenirs (parce que oui parfois, on aime bien se la jouer touriste !)

    Tout au bout de la calle Salvador Cisneros, en face de la station essence, vous pourrez aller visiter le Jardin Botanico de Viñales. Pourtant, l’entrée ne paye pas de mine, et fait limite un peu peur (il y a des têtes de poupée empalées sur des piquets, j’ai connu plus joyeux…)

    Dès que vous passez le portail, un homme vient vous accueillir et vous fait la visite du Jardin. En fait, ce jardin a été crée par deux femmes avec le but de réunir toute la végétation que l’on pouvait trouver dans la vallée, et à plus large échelle à Cuba ! Et en effet, on se croirait dans la forêt amazonienne, c’est très dépaysant. Le guide présente toutes les sortes de végétaux qu’on y trouve, ainsi que les fleurs et les fruits, c’est très intéressant.

    A la fin de la visite, on vous propose de goûter (gratuitement) des fruits qui sont cultivés dans le jardin, et il est possible de faire une donation, mais celle-ci est complètement libre: pas du tout de pression comme en Asie, je ne me suis pas sentie forcée !

    J’ai quand même donné 3 CUC, car la visite vaut le coup, je recommande vivement, c’est un vrai moment de dépaysement. Ensuite, il existe des champs de tabac partout autour de Viñales, à vous d’aller demander aux locaux si vous pouvez y aller.


    Jour 2: Randonnée dans le parc national de Viñales et visite de fincas de tabac

    Pour ce deuxième jour, un passage au Parc National de Viñales paraissait incontournable. Celui-ci se situe à 4 kilomètres de Viñales, et on décide d’y aller à pied.

    Le premier arrêt se fait lorsque le panneau pour aller au Mural de la Prehistorica apparaît: cette fresque a été réalisée dans les années 1960 sous l’ordre de Fidel Castro, qui voulait une fresque racontant l’histoire de la région. Selon le LP, soit on aime, soit on déteste. Ma première réaction en voyant la fresque: « Mon dieu c’est immonde !« . Pour faire court, des couleurs criades renversées sur de la roche… Ce n’est que mon avis, mais vraiment je n’y ai vu aucun intérêt ! Et pour cause, je n’ai même pas pris de photos.

    Depuis le Mural de la Prehistorica, il est possible d’aller au point de vue qui se situe un kilomètre plus loin. La balade est courte mais sympa: on découvre peut à peu les paysages du Parc National en marchant entre les mogotes, ces espèces d’énormes roches qui semblent avoir été posées là par hasard. Elles m’ont un peu rappelé les roches de la baie d’Ha Long.

    Au point de vue, le paysage est magnifique, on a un vrai panorama à 360 degrés, et c’est vraiment l’idéal pour se poser et profiter un peu de la vue. Le jour où j’y étais le ciel était totalement dégagé, donc vraiment le bonheur !

    Après le point de vue, j’avais vraiment envie d’aller faire le chemin des Aquaticos, qui mène à une ancienne communauté vivant dans le parc National, et qui ne se soignerait qu’avec les bienfaits d’une eau bénite (d’où leur nom, logique). Mais évidemment, il fallait qu’il y ait un problème…
    Je pensais vraiment qu’il était possible de pouvoir y aller par ses propres moyens. Mais c’était sans compter sur les cubains qui habitent dans le parc National: tous les 5 mètres, il y en a un pour vous arrêter et vous dire qu’il vous faut obligatoirement un guide (et bizarrement il se propose d’être le guide). Proposant forcément des prix exhorbitants pour y aller, on a finalement continué notre chemin et marché encore 5 km dans le parc, bien déçus de ne pas avoir pu voir les Aquaticos. Mais au moins, j’ai pris du paysage plein les yeux sur les 5 kilomètres ! Des paysages, et plein d’animaux 🙂

    Au final, je ne sais toujours pas si le guide est effectivement obligatoire pour aller à los Aquaticos.


    Jour 3: Cuevas de Santo Tomas et balade à cheval à Viñales

    C’est à 20 kilomètres de Viñales que commençe cette dernière journée. Selon le LP, la Cueva del Indio est un incontournable, mais selon les locaux, c’est bien trop touristique et ça ne vaut pas vraiment le coup pour seulement 15 minutes de visite. Alors que les Cuevas de Santo Tomas semblent bien plus intéressantes: la visite coûte 10 CUC, dure 1h30 et on y va au casque et à la frontale !
    Avec mes tendances un peu claustrophobes, ça ne s’annonçait pas très bien… Et au final, j’ai adoré. Les cuevas sont très ouvertes sur l’extérieur, et on s’est retrouvés en visite privée avec le guide, car le matin il y a vraiment peu de monde qui s’y rend ! Bon il faut un peu grimper pour accéder aux Cuevas, mais rien de bien méchant, et en prime on a un magnifique panorama sur la vallée (encore un) !

    Contrejour bonjour !

    Mais le meilleur souvenir, reste la balade à cheval dans la vallée de Viñales: il suffit de demander dans les casas particulares s’ils savent qui propose ce genre d’activité, et il n’hésiterons pas à vous orienter vers quelqu’un. Il faut cependant comparer les prix: mais pour 2h, j’ai payé 10 CUC et cela vaut largement son prix.

    Le guide, cubain bien sûr, était très intéressant et a fait un premier arrêt dans une fabrique de tabac pas touristique pour un sou, où le fermier qui y travaillait s’est fait un plaisir de montrer le procédé de fabrication d’un cigare cubain.

    Pour voir comment on fait, regardez la vidéo juste en dessous 🙂

    La balade à cheval a commencé à 16h et c’était l’heure idéale car le soleil commençait à se coucher. C’est vraiment une activité que je conseille, même si c’est très typique du touriste local, elle a au moins le mérite de vous permettre d’être peinard pendant 2h en plein milieu de la campagne cubaine, et de voir la vie locale de plus près !


    Bonnes adresses: logement, restos, activités

    – Pour dormir, la Villa El Isleño, km 25, à l’entrée de Viñales, pour 25 CUC la nuit pour 2. Comme je l’ai dit dans cet article, la gérante est sympa mais un peu trop commerciale, mais bon il faut de tout pour faire un monde.

    – Pour manger, la Casa de Don Tomas, mention spéciale pour le poisson qui était une véritable tuerie. Le rapport qualité-prix est imbattable, presque pas de temps d’attente, et les employés sont super cools !

    – Activité: le Jardin Botanico est vraiment intéressant, gratuit mais franchement faites une donation car c’est une visite à faire !


    Conseils

    • Ici plus qu’ailleurs, comparez les prix, surtout pour les restaurants et les casas particulares. La principale activité étant le tourisme, la concurrence est rude, et en basse saison on peut même essayer de négocier (même si ce n’est pas dans les habitudes cubaines).
    • Faites attention dans le Parc National de Viñales, car vous serez d’autant plus considéré comme une banque sur pattes. Le contact humain avec les cubains est clairement inexistant, ils ne viendront ici vous aborder que dans le but de tirer profit (au sens littéral du terme) de la situation. Un peu dommage de repartir du Parc National avec cette impression…

     

     

     

    Alors, envie de partir à Viñales ? 🙂

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    Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage à Cuba

    On ne revient jamais vraiment d’un voyage à Cuba. Pays coincé dans le temps, entre 30 et 40 ans en arrière, on ne peut être que dépaysé en arrivant sur l’île. Pourtant, la vie sur place coûte plus cher que ce qu’on pourrait s’imaginer de ce pays où de vieilles américaines roulent encore…

    A Cuba, il existe un système à deux monnaies :
    le CUC (peso convertible), qui est la monnaie utilisée par les touristes et pour les produits de la vie courante,
    le peso cubain (moneda nacional), qui est utilisée surtout par les cubains.
    En février 2015, 1 CUC=24 MN. Le salaire moyen d’un cubain est entre 20 et 25 CUC par mois.

    Le taux de change du CUC est assez fluctuant, mais tourne en général autour de 1 CUC=0,80 €.

    BUDGET

    Transport

    C’est à coup sûr le poste de budget le plus important lors d’un voyage à Cuba. Pour de longs trajets, il vaut parfois mieux privilégier le taxi partagé que le bus, qui est bien plus rapide et parfois moins cher !

    – Bus Viazul La Havane- Viñales : 12 CUC (8,64 €) (+ 6 CUC de taxi pour se rendre à la station de bus depuis le Parque Central).
    – Taxi partagé La Havane- Viñales : 15 CUC (12 €) (et on vient vous chercher devant votre casa !).
    – Taxi partagé La Havane- Varadero : 15 CUC (12 €)
    – Bus Viazul La Havane-Varadero : 10 CUC (7,2 €) (la même histoire, il faut compter le prix du taxi pour se rendre à son logement ensuite).
    – Un ticket de bus local à la Havane : 1 MN (0,033 €)

     

    Logement

    Le meilleur moyen de se loger à Cuba reste les casas particulares, qui sont des chambres louées par l’habitant.

    – Une chambre double dans une casa particular à la Havane : 25 CUC (20€)
    – Une chambre double dans une casa particular à la Havane (prix internet) : 20 CUC (16 €)
    – Une chambre double dans une casa particular à Viñales : 15-20 CUC (12-16 €)

     

    Nourriture et boissons

    Le prix peut varier du tout au tout en fonction de la région et du type de restaurant. Forcément à la Havane, il faut s’attendre à payer un peu plus qu’en province.

    – Une bière Cristal ou Bucanero à La Havane : 1,50 CUC (1,2 €)
    – Une assiette de poulet grillé à la Havane : 5 CUC (4€)
    – Un mojito : 3 CUC (2,4 €)
    – Un dîner dans une casa particular: 10 CUC (8 €)
    – Un petit-déjeuner dans une casa particular : 5 CUC (4 €)
    – Un sandwich dans un stand de rue : 1 CUC (23 MN=0,8 €)

     

    Sorties, activités et extras

    Pour les activités et comme partout, il faut toujours comparer les prix. A la Havane, mis à part les musées, vous n’aurez pas vraiment à dépenser niveau activités.

    – Une entrée au Museo de la Revolucion à la Havane : 8 CUC (6,4 €)
    – Une balade à cheval de 2 heures dans la vallée de Viñales : 10 CUC (8 €)
    – Une entrée dans las Cuevas de Santo Tomas dans la vallée de Viñales : 10 CUC (8 €)
    – Une boîte de rangement à cigares dans une boutique souvenir : entre 5 et 15 CUC (4-12 €)

    Du coup, pour une semaine de voyage à Cuba, voilà ce que donne un budget… Une grande partie est allouée au budget, parce que le premier soir et comme tout bon touriste qui se respecte, j’ai eu l’immense honneur de me faire bien arnaquer et de payer un resto 55 CUC à deux, ô joie !
    Cuba n’est donc pas un pays si économique que ça pour un voyageur petit budget.

    Voici le budget par jour par catégorie:
    Transport: 9,94 €/jour
    Nourriture: 17,14 €/jour
    Logement: 11,57 €/jour
    Sorties et activités: 3,42 €/jour
    Extras:
    2,28 €/jour

    BILAN ET CONSEILS

    ● Il existe deux types de cubains : les cubains sociables qui sont toujours enclins à parler aux touristes, et ceux qui viendront avec l’idée en tête de vous vendre quelque chose, ou tout bonnement de vous arnaquer. Si un cubain vous propose d’aller boire un verre, assurez-vous d’abord que vous ne devrez pas lui payer son verre (expérience vécue !).

    ● Si possible, payez en moneda nacional (MN) : les prix sont toujours plus bas dans cette monnaie et vous économiserez un peu.

    Les cubains ne sont pas des gens qui négocient, sauf pour les taxis : n’hésitez pas à baisser le prix et à partir si besoin, car ils ont tendance à bien gonfler la note, et parfois plus qu’en Asie !

    ● Au lieu des bus, privilégiez les taxis partagés, qui vous reviendront moins cher.

    ● Si vous voulez manger pour très peu cher, allez dans les stands de rue et évitez les restaurants en général : attention par contre, vous ne mangerez pas forcément local mais plutôt pizza/hamburger.

    Toujours demander l’info à deux personnes différentes ! On se rend vite compte que les cubains arrangent souvent la vérité à leur sauce : le taxi ne peut pas venir je vous emmène, mes cigares sont meilleurs que les siens, et tutti quanti.

     

    Je garde plutôt un bon souvenir de Cuba : les cubains sont très accueillants, et rien de mieux pour connaître la vie et la culture locale que de loger quelques jours dans une casa particular. Mais j’ai aussi un souvenir un peu plus mitigé, de toutes ces fois où j’ai failli me faire arnaquer : quand on est touriste ça semble logique, mis à Cuba plus qu’ailleurs, le touriste européen est considéré comme une véritable vache à lait, tellement que ça saute aux yeux !
    Tout est sujet à arnaquer le touriste lambda, et quand on ose essayer de négocier, on peut parfois se prendre un regard qui n’est pas des plus sympathiques… Il faut tenir bon et on obtient généralement gain de cause. Mais bon, un peu éreintant !

     

    BONNES ADRESSES

    La Havane

    Casa particular Cary y Lazaro, 403 calle San Raphael, entre les rues Manrique et Campanario. Chambre et salle de bain propres, la nourriture est à tomber par terre, Cary est une vraie mama cubaine qui s’occupe de ses clients comme de ses fils, toujours là pour donner un bon conseil et toujours souriante. Et pour ce qui est des conseils en matière de cigare, Lazaro se fera un plaisir de vous parler 😉 Pour commencer un voyage à Cuba, il n’y a pas mieux.

    Bar la Pergola, calle Obispo. Un petit bar qui ne paye pas de mine, mais où le cadre est bien plus sympa que dans les bars voisins : on a plus l’impression d’être sur la terrasse au fond du jardin, avec un orchestre cubain qui vient jouer en début de soirée.

     

    Viñales

    Villa El Isleño, km 25, à l’entrée de Viñales. Le cadre de cette casa particular est magnifique, avec un patio pour dîner et la vue sur les champs de tabac et les mogotes du parc national de Viñales. Bon par contre, la gérante est un peu (trop) commerciale, et n’hésitera pas à vous demander de la recommander auprès du LP ou du Routard. Un peu fatigant après 3 jours là-bas.

    Restaurant de la Casa de Don Tomas, calle Salvador Cisneros. C’était un peu le crash test du Lonely Planet, car vivement recommandé par ce guide. Et bien pas déçue du tout : les prix sont parfois plus bas que dans d’autres restaurants de la ville, le service est rapide et mon dieu que c’est bon !


    Sites Internet

     

    My Casa Particular: ce site permet de réserver une chambre dans une casa particular, ce qui est bien pratique dans un pays où l’utilisation d’Internet est peu répandue voire inexistante ! Le site est très efficace et fiable, approuvé pour la réservation de deux casas sur 3.
    Pour la troisième casa, il s’est avéré que la casa en question n’était pas vraiment localisée à l’endroit annoncé par le site… En gros, je me suis retrouvée à la limite d’un « bidonville »…

    post

    Le voyage m’a changé: deux ans après le déclic

    Il y a deux ans, en janvier 2013, j’ai pris la décision de partir en volontariat au Vietnam. Premier voyage en Asie, premier voyage préparé toute seule de A à Z. A vrai dire, je n’aurais jamais pu imaginé il y a deux ans tout pile, à quel point ce voyage allait changer ma vie.

    Je ne vais pas faire le résumé de mon premier voyage au Vietnam, il est fait ici. Mais c’est pendant ces trois semaines à 10 000 kilomètres de chez moi que j’ai réalisé beaucoup de choses, dont nombreuses sont liées au voyage.

    Deux ans après, avec quelques en voyages en plus et une expatriation à mon actif, j’ai pas mal de recul, et c’est l’heure du bilan !

    L’émerveillement, toujours un peu plus

    Il y a deux ans, avec ce premier voyage en Asie, je m’émerveillais de beaucoup de choses simples: la vie de rue au Vietnam, les coutumes, la nourriture que je ne connaissais pas du tout, le fait d’arriver à se débrouiller de manière totalement autonome dans un pays dont je ne connais ni la culture ni la langue.
    Et je pense que l’émerveillement que j’ai ressenti en sortant de l’aéroport a vraiment marqué le début de ma passion voyage. C’est donc cet émerveillement continuel que je recherchais ensuite !

    Ça sert donc à ça le voyage, à s’émerveiller perpétuellement. J’ai découvert une vie en dehors de chez moi, de mon quotidien, qui m’a donné envie d’en voir plus. J’avais raté tellement de choses, je ne pouvais pas passer le reste de ma vie à ne pas continuer de m’émerveiller sur ce que le monde pouvait m’offrir.

    Le sentiment d’indépendance et de liberté

    Faire ce qu’on veut, quand on veut, au rythme qu’on veut. Pouvoir changer d’avis au dernier moment et décider au jour le jour: à 19 ans et quelques, quand j’ai véritablement commencé à voyager, c’est un vrai sentiment que j’ai découvert, cette possibilité de voir et faire ce qu’on a envie et surtout, être fière. Fière de se dire que si on voyage, c’est qu’on a travaillé pour (oui, c’est la voix de l’étudiante fauchée que vous entendez… 😉 ).

    C’est un sentiment qu’on souhaite souvent retrouver une fois de retour à la maison, car cette indépendance on y tient ! On se rend compte qu’une certaine manière de voyager nous convient, et que voyager ne coûte pas si cher que ça ! 😉 J’ai découvert que j’avais des capacités, que j’étais plus forte que ce que je pensais, et d’un autre côté, j’ai découvert que je ne savais pas encore gérer certains situations: mais ce sentiment d’indépendance m’a permis et appris à gérer ces situations, à me poser, à agir en conséquence. En bref, j’ai grandi.

    L’ouverture d’esprit

    Découvrir la culture vietnamienne m’a fait me rendre compte de deux choses:
    – tout d’abord, j’ai compris à quel point j’aimais découvrir de nouveaux modes de vie,
    – et ensuite, j’ai découvert à quel point j’adorais l’Asie (et pas que pour la bouffe !).

    Quand on voyage, on s’adapte à la culture du pays, on découvre donc les traditions, le mode de vie, et il faut vivre avec ! On devient plus tolérant, et encore une fois, on s’émerveille de tout ! De retour au bercail, on se rend compte de nombreux aspects de notre vie qu’on ne voit plus de la même manière, parce qu’on compare avec ce qu’on a vécu en voyage. En bref, on relativise ! J’ai compris que personne n’est pareil, que je pouvais toujours avoir foi en l’humain, qu’il peut agir par pure bonté et non pas par intérêt. Cela m’a amené à aussi vouloir agir dans ce sens. Aujourd’hui, je fais mes études dans les relations internationales pour travailler par la suite dans l’humanitaire.

    L’ouverture d’esprit, c’est aussi dormir dans un bureau de poste canadien…

    L’ambition

    Ce point est un peu plus personnel, je ne sais pas si c’est le cas de tout le monde ! Mais ce premier voyage m’a donné l’ambition de partir plus souvent, l’ambition de me dépasser et de réaliser plein de choses que je n’aurais jamais pensé faire ! (Voir ma bucket list ici).
    Ça m’a aussi donné l’ambition de créer un blog pour partager ce que je vis, et après 6 mois de blogging, je ne regrette pas du tout d’avoir commencé. D’ailleurs si vous avez une question à me poser, c’est par 😉 Je n’ai plus peur de faire ce dont j’ai envie, ni de l’avis des autres. Quand on voyage, on ne juge pas. J’ai juste appliqué ce principe à ma propre vie.


    La communauté

    En voyageant, on rencontre une véritable communauté de voyageurs/backpackers qui pensent comme nous, qui partagent les mêmes centres d’intérêts que nous, et surtout avec qui on échange des conseils et des bons plans. Et il faut se le dire, ça fait du bien de rencontrer autant de personnes avec la même vision de vie ! Peu importe où l’on va dans le monde, on trouvera toujours des personnes qui nous feront nous sentir « chez nous ».

    Assez marrant quand on se dit que voyager c’est pour se dépayser non ? Mais autant être dépaysé à plusieurs 🙂

    Après donc deux ans dont six mois de blogging, je pense sincèrement que voyager a marqué un certain tournant dans ma vie. Alors pourquoi attendre ? Voyagez, ça ne vous fera que vivre davantage 🙂

    Et vous, en quoi le voyage vous a changé ?