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Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage en Croatie

Une semaine en Croatie : assurément trop court pour apprécier toute la beauté et la richesse culturelle de ce pays, ça, c’est sûr. Ensuite, j’ai trouvé que c’était une durée raisonnable pour bien profiter de mes différentes étapes : Dubrovnik, Split puis Zagreb.

Trois villes avec un panel d’activités et des gammes de prix assez diverses (honnêtement, ça va du simple au triple !), et qui m’a permis, je pense, d’avoir une bonne vision d’ensemble de la culture croate et de ce que le pays a à offrir.

La Croatie n’ayant pas adopté la monnaie unique de l’Union Européenne, la monnaie nationale est le kuna.
Celui-ci a tendance à tendance à être plus avantageux en été, pour attirer les grosses devises étrangères dans le pays, mais reste sinon de manière globale assez stable.

En août 2017, 1 € = 7,4 KN.

Attention cependant : pour les conversions effectuées par les hôtels/auberges/appartements de location, le taux de change appliqué est généralement de 1 € = 7,5 KN.

 

BUDGET

Transport

Avec les compagnies low-cost comme Transavia par exemple, il est assez facile de trouver des allers-retours pour pas cher (de 70 à 120 €).

Alors bien sûr, et ça semble logique, en été et même après le 15 août, les billets sont chers… J’ai personnellement payé 300 € mon aller retour, en voulant vérifier la technique de la réservation 6 semaines à l’avance (qui apparemment, garantit les prix les plus bas). Comme tu peux le voir, ce n’est pas le plus efficace, mon aller avec Transavia étant 30 € moins cher deux semaines avant que je fasse enfin ma réservation. Bref, ça m’apprendra.

Pour se déplacer à l’intérieur du pays, rien ne vaut le bus, qui est aussi voire plus rapide que le train et pour moins cher.

– Aller Paris – Dubrovnik avec Transavia : 50 €   
– Bus Dubrovnik – Split : 126 KN (17 €)  
– Bus Split – Zagreb : 133 KN (18 €)         
– Un ticket de bus à Dubrovnik : 15 KN (2,02 €)
Un ticket de tram à Zagreb : 12 KN (1,6 €) en kiosque, 15 KN (2,02 €) dans le tram       

– Un bagage en soute dans un bus croate : 8-10 KN (1,08-1,35 €)

 

Logement

Tout comme à Cuba, la Croatie bénéficie d’un système d’Apartmans : il en existe partout, et les logos sont très visibles depuis les façades extérieures des maisons.    
Attention cependant à vérifier la localisation d’abord : à Dubrovnik par exemple, si tu veux louer un appartement proche de la vieille ville, tu risques de payer le prix fort.

– Un appartement pour 4 à Dubrovnik : 23,5 € la nuit par personne       
– Un dortoir pour 4 personnes dans une guesthouse à Split : 14,5 € la nuit par personne            
– Un appartement pour 4 à Zagreb : 20,5 € par personne et par nuit

Il existe aussi beaucoup d’auberges de jeunesses !


Nourriture

Manger n’est pas ce qui vous coûtera le plus cher en Croatie : mais découvrir la gastronomie croate a été plus compliquée que prévu.        
De plus, les prix divergent fortement en fonction des villes.

– Un cocktail dans un bar : de 30 à 45 KN (4-6 €)
Une salade au restaurant : 45 KN (6 €)              

– Un plat principal au restaurant : 70 KN (9,45 €), plus de 100 KN (13,5 €) si vous êtes à Dubrovnik
– Un petit déjeuner : 30 KN (4-5,5 €)
– Un jus frais : 40 KN (5,5 €)


Sorties, activités et extras

Durant l’été, les prix de certaines activités sont parfois doublés, en raison du nombre de touristes : c’est par exemple le cas à Dubrovnik, où le prix descendait rarement en dessous de 100 KN…

– Une journée d’excursion au parc national de Krka : 27 €          
– Un timbre pour la France : 9 KN (1,2 €)              
– Une rentrée étudiante au Musée de la Torture à Zagreb : 20 KN (2,70 €)                         
– Un billet pour les remparts de la vieille ville de Dubrovnik : 150 KN (20,3 €)
– Un aller-retour en téléphérique en haut de Dubrovnik: 150 KN (20,3 €)

 


Cela donne un budget de 104,69 € par jour

Ce qui a plombé le budget, et de loin, est mon étape à Dubrovnik : 20 € en moyenne par activité, la nourriture était assez chère, et même les courses au supermarché n’ont pas permis d’amortir le choc.
Le premier gros point de dépenses est bien sûr le transport, et majoritairement les billets d’avion, qui étaient assez chers dans mon cas car réservés au dernier moment : il est donc possible d’économiser sur ce point !

Etonnamment, les activités et extras n’ont pas été mon plus gros poste de dépenses. En effet, dès qu’on sort de Dubrovnik, on retrouve des prix d’entrée plus que corrects.

BILAN ET CONSEILS

  •  Si vous êtes étudiant(e), pensez à faire votre carte d’étudiant international ISIC avant de partir : si les cartes étudiantes étrangères sont acceptées à Zagreb, ce n’est pas le cas à Dubrovnik, et cela pourrait vous faire économiser un paquet d’argent.
  •  Au lieu de prendre vos billets de bus directement en gare routière, notez les noms de compagnies de bus et réservez vos billets en ligne, car elles proposent souvent des réductions en ligne.
    Vous pouvez aussi réserver par le site getbybus.com (testé, et approuvé !)
  •  Si vous êtes de passage à Zagreb ou Dubrovnik, regardez si la Zagreb Card ou la Dubrovnik Card sont avantageuses pour vous, en fonction du temps que vous passez sur place : ces deux cartes permettent un accès gratuit aux transports de la ville, ainsi qu’à certains musées (ou une réduction de 50 % sur le prix du billet).
  • Dans la mesure du possible, si vous comptez visiter Dubrovnik, allez-y en dehors de la période estivale : mai ou septembre par exemple. Les prix seront divisés par deux, vous aurez plus de choix quant au logement et cela vous évitera de marcher dans des rues bondées en visitant la vieille ville.

Malgré un budget mal anticipé, la Croatie n’en reste pas moins un pays assez abordable, et il est surtout très facile d’y voyager !

Pour les adresses, vous les retrouverez dans les prochains articles sur la Croatie 😉

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Parle avec tes tripes: dis moi pourquoi tu voyages.

Je suis presque sûre qu’il t’es déjà arrivé, cher lecteur, d’expliquer pourquoi tu voyages à quelqu’un. D’expliquer le sentiment immense qui t’envahis quand tu parles de voyages, quand tu te souviens de ceux que tu as fait, et quand tu imagines ceux que tu vas entreprendre. Les mots ne viennent pas forcément, hein ? Ou ils ne sont pas assez forts pour expliquer le déversement d’émotions liés au voyage, à ce mode de vie, à cette philosophie.

J’ai moi aussi essayé d’expliquer ma philosophie du voyage, ce qui me motivait et comment ça avait commencé. Quand j’arrive à bien expliquer mon ressenti, je me heurte souvent à une mauvaise compréhension de la part des gens à qui j’exprime mon point de vue. Oui c’est rageant de ne pas être compris, franchement.
Donc aujourd’hui, j’ai eu envie d’écrire cet article, pour expliquer ce point de vue si personnel, cette philosophie si intime qui me lie à ma passion du voyage. Oui, il s’agit d’un article personnel, c’est bien rare. Mais pourquoi voyager, si je n’arrive pas à exprimer ce que cela me procure.

Le commencement

Le 6 juillet 2013, c’est-à-dire il y a pile deux ans au moment où j’écris ces lignes. Je sors de l’aéroport Tân Sơn Nhất d’Hô-Chi-Minh Ville, au Vietnam. Je suis en jogging et en pull, évidemment je ne me suis pas dit une seule seconde que j’allais mourir de chaud dans un pays en pleine période de mousson. Je regarde autour de moi: je ne comprends rien à ce qu’il y a écrit sur les panneaux, cette langue n’est pas la mienne. Cette culture non plus d’ailleurs, je la contemple avec des yeux ébahis.

Premier choc: quand les portes automatiques de l’aéroport se sont ouvertes, je me suis pris une bourrasque d’air chaud et humide dans le visage. Un vacarme de rue qui m’est bien inconnu se fait entendre, la vie se déroule sous mes yeux, sans que j’y comprenne quoi que ce soit.
C’est comme quand vous remettez le son de votre télévision après l’avoir laissé longtemps en mode Muet: il faut un temps d’adaptation pour reprendre le cours du film, refaire les connexions.

J’ai perdu mes yeux dans les lumières d’Hô-Chi-Minh Ville, avec la boule au ventre: aucun repère, dans ce pays que je ne connaissais pas, et qui avait pourtant tout à m’offrir. J’étais à exactement 14 098,3 kilomètres de chez moi (merci Google Maps). Résultat: j’ai exulté.

Ce qu’il s’est passé ensuite

Je suis rentrée en France un mois plus tard, et j’ai décidé que j’y retournerai l’été suivant, et en visitant le Cambodge également. J’ai bossé, et je suis repartie.
Avant même de me rendre compte que j’avais pris le virus du voyage, j’avais pris le virus de l’Asie. C’est un continent dont je suis tombée amoureuse, par la culture, le dépaysement, la nourriture aussi (SUPER important). J’ai besoin de me perdre dans cette culture pour me sentir vivante: c’est sûrement un mal pour certains, pour moi c’est crucial. C’est ce que j’aime, me dépayser.

Ensuite, en mai 2014, j’ai pris la décision de partir en tour du monde en 2017. En gros, depuis un an, j’économise tout ce que je peux pour pouvoir partir, et honnêtement peu de gens comprennent pourquoi « je me prive autant pour un voyage que je ne ferais probablement pas« . Mais je ne me prive pas ! Je suis motivée, c’est tout. Les soirées que je ne fais pas aujourd’hui vont me permettre de réaliser mon rêve dans deux ans maintenant.
Je voyage parce que j’aime ça. Je voyage parce que certains n’ont pas cette chance, et que je veux profiter de cette opportunité que j’ai de pouvoir découvrir le monde. Je voyage parce que rester chez moi sans connaître le monde extérieur me semble être une régression. Je voyage parce que ça me fait vivre, comme l’air que je respire: ça m’est vital.

Et maintenant ?

Voilà deux mois et demi que je suis rentrée en France, et le manque se fait sentir ! J’aime la France hein, qu’on se comprenne bien. Mais j’ai besoin d’aller voir ailleurs, pour me découvrir, pour ne pas m’enterrer dans une routine. Je repars dans un mois et demi, et j’ai hâte de voir ce que le Canada a encore à m’offrir.

Je travaille pour économiser pour mon tour du monde: c’est dur parfois, de voir qu’on est encore loin du but. Je n’ai jamais voulu abandonner ! Mais parfois, on a l’impression qu’on coure après une chimère, et deux ans ça reste long. J’ai parfois besoin de me reconnecter avec ce qui m’a motivée à commencer toute cette aventure, pour me rappeler pourquoi je fais tout ça.

Et dans ces moments-là, quoi de mieux que des vidéos Youtube 😉

 

Un an au Canada, par le blog voyage Seth et Lise.

 

Une autre vidéo de Seth et Lise, cette fois sur leur voyage en Asie. Ça me rappelle ce qui m’a donné envie de voyager.

 

 

Le tour du monde en 45 minutes de Charlotte et Mike. Pour voyager, il n’y a pas mieux !

Deux potes autour du monde. Franchement, quoi de mieux.

Et toi alors ?

Et toi lecteur, c’est quoi ta philosophie de voyage ?


De Florence (via Facebook): « Pour ne pas avoir de regrets à la fin de ma vie… me dire que j’ai accompli des rêves, fait des rencontres, connu des expériences… que je ne suis pas passée à côté du temps que j’avais à passer sur cette terre. »

De Laurent (via le blog): « Pour trébucher, me prendre des claques, être déstabilisé face à un monde, une culture, que je ne maîtrise pas.« 

De Cécilia (via Facebook): « Voyager pour moi c’est avant tout sortir de sa zone de confort, je vois ça comme une sorte de lutte, avec la fatigue, la chaleur, la barrière de la langue, les douleurs aux jambes, les maladies improbables etc, c’est repousser ses limites, se montrer a soi même que même dans cette situation hyper délicate, ben je m’en suis sortie, avec le sourire, et plus forte.
Et puis voyager, c’est se vider la tête. Se délester de toutes ces choses qui nous emplissent le crane et se concentrer sur les pensées essentielles : c’est beau, j’ai faim, j’ai sommeil, je m’emmerde, j’ai soif. C’est vivre des expériences uniques qui n’appartiennent qu’à nous. « 

Continuez de partager vos expériences ! 🙂

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Ce qu’on apprend quand on vit au Canada

Avant de partir vivre au Canada, j’avais comme tout le monde des idées préconçues sur ce pays: l’hiver qui dure 10 mois sur 12, les caribous, le sirop d’érable et les chemises à carreaux (ne m’en voulez pas, vous pensez la même chose, je le sais ! ).

A force de vivre au quotidien avec franco-ontariens et québécois, on se rend compte que certains stéréotypes se valident, d’autres non. Et surtout, on découvre plein d’autres coutumes et habitudes qui nous surprennent !


Les stéréotypes: ce que les français s’imaginent du Canada

En huit mois, j’ai réussi à regrouper les 10 stéréotypes qu’on entend le plus souvent de la part des français sur le Canada:

– Montréal est la capitale du Canada
Et non, Montréal n’est pas la capitale du Canada ! C’est bien Ottawa. Pour la petite histoire, c’est la reine Victoria qui a choisi Ottawa comme capitale bilingue du Canada, pour mettre fin à la rivalité entre Montréal-Québec et Toronto-Edmonton, qui se disputaient le titre de capitale. Ottawa est située à 2h de Montréal, est bien plus petite, mais très sympa !

– Un québécois est français
Voici le meilleur moyen de vous faire des ennemis. Un québécois n’est pas français, il est francophone ! Sans être tous indépendantistes, les québécois en ont en général un peu assez qu’on les considère comme français, sous prétexte qu’ils parlent la même langue que nous ! Après tout, nous ne sommes pas canadiens 😉

– Le Canada, c’est le Québec
Un peu réducteur comme concept ! Mais oui, j’ai souvent entendu des gens me demander si j’habitais au Québec, quand je disais que je vivais au Canada. Le Québec est une des provinces les plus peuplées du Canada, mais il y a tellement d’autres choses à voir dans les autres régions ! Par exemple, les chutes du Niagara sont en Ontario, et Vancouver se situe en Colombie Britannique. Et pour voir des aurores boréales, il faudra plutôt aller au Yukon ou dans le Nunavut !

– Le Canada est un pays souterrain
Hé non, les canadiens sortent de chez eux l’hiver ! Il existe bel et bien une ville souterraine à Montréal, ou des boutiques se sont installées dans les couloirs du métro et ou certaines sorties mènent à des magasins. Mais pas de ça à Québec, Toronto ou Vancouver. On sort, et on brave le froid.

– Au Canada, il n’y a que des caribous des élans et des castors
Impossible de ne pas parler de cette idée reçue, ça doit être une des plus répandues ! Pour être honnête, en huit mois au Canada, je n’ai pas vu un seul caribou ni un seul élan. Par contre, j’ai vu un orignal, des renards, et des putois.

– Le Canadien typique porte une chemise de bûcheron, mange/boit du sirop d’érable et coupe du bois
Vrai pour certains… Faux pour la plupart. Beaucoup de canadiens portent la chemise carreautée (à carreaux quoi), mais pas tous les jours et ils ne vont pas tous couper du bois ! Par contre pour le sirop d’érable, je ne peux rien dire: il y en a partout, il y a juste à rentrer dans un duty free à l’aéroport de Montréal pour comprendre l’ampleur du phénomène…

– « Mais vous avez la voiture au Canada » ?
A prendre au second degré bien sûr ! Bien sûr que la plupart des français savent que les canadiens utilisent la voiture… Mais pas mal pensent aussi qu’ils utilisent tout autant les moto neiges ou les skidoo. Là, tout dépend de la région, au fin fond des forêts du nord vous aurez du mal à trouver quelqu’un circulant avec une voiture lambda. Mais en pleine ville, personne n’utilise de moto-neige ! Et quand il tombe 1m de neige pendant la nuit, tout le monde roule normalement.

– Le Canada, c’est comme l’Antarctique
Bon oui il fait -30 degrés pendant l’hiver, mais au Canada l’été existe aussi, et il fait chaud !

– Tout le monde y parle français
Hé non, seulement 25% de la population ! On parle français au Québec, au Nouveau Brunswick et à la frontière de l’Ontario. Le Canada est un pays bilingue à majorité anglophone.

– Le Canada est un pays super cher
VRAI ! Beaucoup de produits sont des produits d’importation, car avec l’hiver, l’agriculture est un peu compromise. Les taxes entrent donc en jeu, et ne sont pas les mêmes en fonction de la province. L’alcool est fortement taxé également,
mais a contrario les loyers sont moins chers, sauf à Vancouver. Pour voyager pas cher au Canada, le couchsurfing sera votre meilleur ami !

Le brunch, une institution canadienne !

 

Les stéréotypes: qu’est ce que les canadiens peuvent bien penser de nous ?

Je vous préviens, c’est hilarant.

– La Française est forcément blonde
Quelle déception
quand mes amis canadiens ont compris que non, il y avait aussi des Françaises brunes et rousses !

– Le Français boit du vin, mange de la baguette et va en haut de la tour Eiffel tous les dimanches matins
Vrai pour les deux premiers, mais alors pour le coup de la tour Eiffel, ils étaient vraiment sérieux, et j’ai bien ri !

– En France tout est petit et on ne se déplace qu’à vélo
Bon c’est sûr que par rapport à l’Amérique du Nord, nos buildings et nos routes sont un peu minuscules

– Les françaises sont poilues (des jambes, des bras, de partout)
Bon, là j’ai rien pu faire pour me justifier sur le sujet, j’ai juste explosé de rire…

– Les français utilisent des mots bizarres et râlent tout le temps
Alors là commence l’éternel débat sur les anglicismes utilisés par les français et les mots moyenâgeux utilisés par les québécois. Pour le deuxième, on ne peut que confirmer que oui, on est quand même râleurs !

Source: http://afbangalore.ning.com/

Et parfois, on ne se comprend pas…

Vivre avec des canadiens, c’est s’exposer à des situations où l’on ne se comprend pas forcément ! Voici un petit guide des mots les plus drôles que vous pourriez entendre.

– Un calorifère: un radiateur.
– Une danseuse: une stripteaseuse (en soi le mot n’est pas drôle, mais n’a pas la même signification qu’en France…)
– Un piment: un poivron.
– Un chum: un ami.
– Une pièce (enfin prononcez piasse): un dollar.
– Un sou: un centime.
– La gang: la bande.
– Niaiser: plaisanter.
– Botcher: tout faire à la va-vite.
– Canceller: annuler (et après c’est nous qui utilisons des anglicismes…).
– Un coton ouaté: un pull.
– Une débarbouillette: une serviette pour le visage (oui, pour se débarbouiller, logique…).

Cette liste est un peu succinte, mais ce sont les mots qui m’ont le plus surpris durant mon séjour au Canada !

Ce que j’ai appris sur le Canada (et vraiment je ne m’y attendais pas)

En vivant avec des Canadiens, on en apprend forcément sur eux, ça semble logique ! Et parfois, j’ai vraiment été surprise.

– Traverser au feu rouge est limite un crime ici: traversez quand vous n’y êtes pas autorisés, et vous vous ferez dévisager du regard.
– L’alcool n’est pas vendu en supermarché comme en France: il est vendu dans des magasins spécialisés, tenus par le gouvernement (LCBO en Ontario, SAQ au Québec). En Ontario, c’est le seul endroit où acheter de l’alcool, alors qu’au Québec, on peut quand même acheter de la bière et du vin au supermarché, mais c’est tout !
– L’âge de la majorité diffère en fonction des provinces: 19 en Ontario, 18 au Québec par exemple.
– Au Canada, on déjeune, on dîne et on soupe, au lieu de petit-déjeuner, de déjeuner et de dîner.
On mange de l’orignal et des queues de castor (pour le deuxième, c’est juste une pâtisserie, no worries).
– Tout est ouvert le dimanche (et ça change la vie !).
– Les taxes ne sont presque jamais incluses dans les prix (ça aussi ça change la vie, mais dans le mauvais sens du terme).
– Les canadiens se moquent bien plus des français et de notre accent qu’il n’y paraît.
– Toutes les serrures s’ouvrent à l’envers (bon c’est peut-être pas spécifique au Canada, mais dieu que c’est énervant…)
– Les impôts sont remboursés aux étudiants, REMBOURSES !

A compléter au fur et à mesure ! 😉

 

Cet article est bien sûr à prendre au second degré: rigolons de nos voisins canadiens autant que de nous-mêmes, à vrai dire je pense que mes habitudes de frenchie les ont plus choqué que le contraire ! 🙂

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Le voyage m’a changé: deux ans après le déclic

Il y a deux ans, en janvier 2013, j’ai pris la décision de partir en volontariat au Vietnam. Premier voyage en Asie, premier voyage préparé toute seule de A à Z. A vrai dire, je n’aurais jamais pu imaginé il y a deux ans tout pile, à quel point ce voyage allait changer ma vie.

Je ne vais pas faire le résumé de mon premier voyage au Vietnam, il est fait ici. Mais c’est pendant ces trois semaines à 10 000 kilomètres de chez moi que j’ai réalisé beaucoup de choses, dont nombreuses sont liées au voyage.

Deux ans après, avec quelques en voyages en plus et une expatriation à mon actif, j’ai pas mal de recul, et c’est l’heure du bilan !

L’émerveillement, toujours un peu plus

Il y a deux ans, avec ce premier voyage en Asie, je m’émerveillais de beaucoup de choses simples: la vie de rue au Vietnam, les coutumes, la nourriture que je ne connaissais pas du tout, le fait d’arriver à se débrouiller de manière totalement autonome dans un pays dont je ne connais ni la culture ni la langue.
Et je pense que l’émerveillement que j’ai ressenti en sortant de l’aéroport a vraiment marqué le début de ma passion voyage. C’est donc cet émerveillement continuel que je recherchais ensuite !

Ça sert donc à ça le voyage, à s’émerveiller perpétuellement. J’ai découvert une vie en dehors de chez moi, de mon quotidien, qui m’a donné envie d’en voir plus. J’avais raté tellement de choses, je ne pouvais pas passer le reste de ma vie à ne pas continuer de m’émerveiller sur ce que le monde pouvait m’offrir.

Le sentiment d’indépendance et de liberté

Faire ce qu’on veut, quand on veut, au rythme qu’on veut. Pouvoir changer d’avis au dernier moment et décider au jour le jour: à 19 ans et quelques, quand j’ai véritablement commencé à voyager, c’est un vrai sentiment que j’ai découvert, cette possibilité de voir et faire ce qu’on a envie et surtout, être fière. Fière de se dire que si on voyage, c’est qu’on a travaillé pour (oui, c’est la voix de l’étudiante fauchée que vous entendez… 😉 ).

C’est un sentiment qu’on souhaite souvent retrouver une fois de retour à la maison, car cette indépendance on y tient ! On se rend compte qu’une certaine manière de voyager nous convient, et que voyager ne coûte pas si cher que ça ! 😉 J’ai découvert que j’avais des capacités, que j’étais plus forte que ce que je pensais, et d’un autre côté, j’ai découvert que je ne savais pas encore gérer certains situations: mais ce sentiment d’indépendance m’a permis et appris à gérer ces situations, à me poser, à agir en conséquence. En bref, j’ai grandi.

L’ouverture d’esprit

Découvrir la culture vietnamienne m’a fait me rendre compte de deux choses:
– tout d’abord, j’ai compris à quel point j’aimais découvrir de nouveaux modes de vie,
– et ensuite, j’ai découvert à quel point j’adorais l’Asie (et pas que pour la bouffe !).

Quand on voyage, on s’adapte à la culture du pays, on découvre donc les traditions, le mode de vie, et il faut vivre avec ! On devient plus tolérant, et encore une fois, on s’émerveille de tout ! De retour au bercail, on se rend compte de nombreux aspects de notre vie qu’on ne voit plus de la même manière, parce qu’on compare avec ce qu’on a vécu en voyage. En bref, on relativise ! J’ai compris que personne n’est pareil, que je pouvais toujours avoir foi en l’humain, qu’il peut agir par pure bonté et non pas par intérêt. Cela m’a amené à aussi vouloir agir dans ce sens. Aujourd’hui, je fais mes études dans les relations internationales pour travailler par la suite dans l’humanitaire.

L’ouverture d’esprit, c’est aussi dormir dans un bureau de poste canadien…

L’ambition

Ce point est un peu plus personnel, je ne sais pas si c’est le cas de tout le monde ! Mais ce premier voyage m’a donné l’ambition de partir plus souvent, l’ambition de me dépasser et de réaliser plein de choses que je n’aurais jamais pensé faire ! (Voir ma bucket list ici).
Ça m’a aussi donné l’ambition de créer un blog pour partager ce que je vis, et après 6 mois de blogging, je ne regrette pas du tout d’avoir commencé. D’ailleurs si vous avez une question à me poser, c’est par 😉 Je n’ai plus peur de faire ce dont j’ai envie, ni de l’avis des autres. Quand on voyage, on ne juge pas. J’ai juste appliqué ce principe à ma propre vie.


La communauté

En voyageant, on rencontre une véritable communauté de voyageurs/backpackers qui pensent comme nous, qui partagent les mêmes centres d’intérêts que nous, et surtout avec qui on échange des conseils et des bons plans. Et il faut se le dire, ça fait du bien de rencontrer autant de personnes avec la même vision de vie ! Peu importe où l’on va dans le monde, on trouvera toujours des personnes qui nous feront nous sentir « chez nous ».

Assez marrant quand on se dit que voyager c’est pour se dépayser non ? Mais autant être dépaysé à plusieurs 🙂

Après donc deux ans dont six mois de blogging, je pense sincèrement que voyager a marqué un certain tournant dans ma vie. Alors pourquoi attendre ? Voyagez, ça ne vous fera que vivre davantage 🙂

Et vous, en quoi le voyage vous a changé ?

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Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage au Cambodge

Le Cambodge est aussi surnommé « le pays du sourire », et franchement on comprend très vite pourquoi ! Les prix sont ridicules, comme partout en Asie du Sud-Est, mais le statut de touriste change vite la donne. Voilà un aperçu de ce que pourrait être votre budget au pays du peuple khmer !

A noter:
– les prix sont parfois ceux que l’on obtient après négociation ! Surtout pour ce qui est des extras et de la nourriture.
– pour des prix inférieurs à 1 $, les cambodgiens payent en riels, la monnaie locale. A savoir qu’1 $ = 4000 riels (en juillet 2014).

BUDGET

Logement

– Auberge de jeunesse à Phnom Penh  (en dortoir): 4 à 5 $ (3,5 à 4 €)
– Auberge de jeunesse à Siem Reap (en dortoir): 6 à 8 $ (4,9 à 6,5 €)
– Hôtel à Phnom Penh (pour 2 personnes): 23 $ (18,6 €)
– Hôtel à Siem Reap (pour 2 personnes): 17 $ (13,7 €)

Nourriture

– Un déjeuner dans une guesthouse: 5 $ (4,05 €)
– Un déjeuner dans un stand de street food: 1 $ (0,81 €)
– Une bouteille d’eau (500 ml): 1000 riels (0,20 €)
– Une bière: 1 $ (0,81 €)
– Une boisson type soda dans un supermarché: 1,5 $ (1,20 €)
– Un paquet de gâteaux: 2 $ (1,62 €)

Transport

– Bus Phnom Penh – Siem Reap: 10 $ (8 €). Minivan climatisé, 11 personnes, 5h de route. Parfait !
– Bus Siem Reap – Phnom Penh: 8 $ (6,48 €). Bus qui tombe en panne, 50 personnes, 7h de route, trajet pas terminé… La suite ICI !
– Un tuk-tuk à Phnom Penh: 1 $ (0,81 €). Tout dépend de la distance, mais la plupart du temps et en négociant bien, le prix sera dans ces eaux-là.
– Forfait d’un tuk-tuk pour 2 jours à Angkor: 15 $/jour (12,15 €).
– Un tuk-tuk à Siem Reap: 1 $ (0,81 €). Et encore, vous pouvez presque tout faire à pied !

Loisirs et activités

– Prix d’un pass 3 jours pour les temples d’Angkor: 40 $ (32,4 €)
– Prix de la Pagode Wat Phnom à Phnom Penh: 1 $ (0,81 €)
– Entrée au musée Tuol Seng Prison S-21) à Phnom Penh: 3 $ (2,43 €)
– Prix d’un bijou (en semi-toc) au Marché Central: 2 $ (1,60 €)
– Entrée au Musée National de Phnom Penh: 5 $ (4,05 €)

Extras

– Prix d’un cocktail à Siem Reap: 3 $ (2,43 €)
– Un petit sac au Marché Central de Phnom Penh: 20 $ (16,20 €). Alors oui, c’était un sac de contrefaçon… Pas le mien ! Mais super bien imité, il faut bien se l’avouer 😉
– Une cravate achetée auprès de l’association Artisans d’Angkor: 36 $ (29,16 €). Vraie soie, magnifique, papa je sais que tu l’aime cette cravate.
– Des souvenirs achetés à Angkor ou aux environs: 2 $ (1,60 €)

 

QUELQUES CONSEILS

N’achetez pas de babioles souvenirs aux enfants qui vous coursent dans les temples d’Angkor: ça ne fait qu’encourager les parents à les faire travailler et à ne pas les envoyer à l’école. Certains ont des bouilles trop craquantes je conçois, mais bon…

– Au Cambodge, la drogue est encore quelque chose de très présent. A Siem Reap, on m’a déjà proposé de l’opium comme si on me vendait un chou fleur… Il vaut mieux faire attention quand on décide d’aller dans un bar donc !

Toujours vérifier l’info avant d’acheter. Au Cambodge plus qu’au Vietnam, les cambodgiens peuvent vous dire yes yes autant qu’ils veulent, c’est parfois seulement pour vous amener à acheter.

– Un tuk-tuk ne sait pas forcément où il va: quand vous lui donnez l’adresse où vous voulez aller, mettez-lui un plan sous les yeux, ou demandez lui de vous déposer pas très loin, au niveau d’un endroit connu de tous (une artère principale ou une place assez connue).

– Pensez à toujours avoir des dollars et des riels sur vous: c’est bien plus pratique et surtout ça vous permettra de négocier davantage !

QUELQUES BONNES ADRESSES

Phnom Penh

– Un hôtel/guesthouse plutôt sympa et bien placé: le Sundance Inn & Saloon, 61 AB Street 172.

Pour le reste, je vous renvoie à l’article entièrement dédié aux bonnes adresses de Phnom Penh: « Phnom Penh, sortir, manger, danser !« 

Siem Reap

– Pour rencontrer d’autres backpackers: allez au X Bar, à la toute fin de Pub Street: le lundi, le mercredi et le vendredi à partir de 19h, un groupe d’expats/backpackers organise un marathon de bars ! Alors rien ne vous force à boire, mais pas mal de jeux sympas sont organisés et des prix plus que préférentiels sont proposés. Au final, vous passez votre soirée avec une cinquantaine d’étrangers, et c’est vraiment génial !

Plus d’infos sur leur page Facebook: ICI

– Pour boire un verre dans un endroit déjanté: le Angkor What ?, une institution de Pub Street pour ses murs entièrement tagués par les voyageurs. Peu importe l’heure, ça vaut le coup d’oeil !

– Un hôtel parfait: le Avatar Angkor Hôtel, 208 Taphul Road.