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Près de 9 mois après mon voyage solo au Vietnam, je reviens ENFIN avec quelques articles sur ce fabuleux pays ! Mieux vaut tard que jamais me diras-tu…
Même après 2 voyages au Vietnam, j’ai eu l’occasion d’en apprendre davantage sur ce pays pendant ce 3ème périple: avec un itinéraire différent, et des occasions qui se sont présentées au bon moment. L’une d’entre elles a été de pouvoir visiter la DMZ vietnamienne, pendant mon séjour dans la ville de Hué: en effet, avec trois jours sur place, cela me laissait amplement le temps de consacrer une journée pour visiter cette zone.

Comment y aller ?

En plein mois de décembre, avec des pluies torrentielles, l’option d’aller visiter la DMZ par moi-même ne s’est pas franchement présentée: j’ai beau avoir conduit un scoot pendant près de 4 mois au Cambodge, le climat ne s’y prêtait pas du tout. De plus, j’avais entendu dire que les sites étaient particulièrement éloignés les uns des autres: j’ai donc décidé de booker une excursion.
Après avoir fait le tour de quelques agences, j’en ai finalement trouvé une pour 390 000 VND, soit un peu plus de 14 € la journée. Cela incluait le transport, un guide anglophone ainsi que les tickets d’entrée aux différents sites, et une bouteille d’eau (comme dans toutes les excursions que j’ai pu faire au Vietnam, ce qui me fait toujours assez rire !).

Depuis la ville de Hué, il faut environ 3h de route vers le nord pour se rendre à Dong Hoi, point de départ des différents sites qui constituent la DMZ. Personnellement, durant mon excursion, le bus a fait un premier stop dans la ville de Dong Ha, qui a également été une ville importante durant la guerre du Vietnam dans cette région: honnêtement, pas grand chose à voir dans ce premier stop, pour ne pas dire rien.


Premiers pas dans la DMZ

La DMZ du Vietnam se divise en plusieurs sites, assez éloignés les uns des autres. Pour être tout à fait franche, j’ai eu un peu de mal au début à comprendre le lien entre chaque site, et leur « rôle » durant la guerre: c’est pourquoi je conseille vraiment de booker une excursion pour avoir un guide avec vous, car on s’entend que le guide de voyage n’était pas suffisant au niveau des explications historiques (à mon humble avis).

La piste Hô-Chi-Minh

Première étape de cette excursion, la piste Hô-Chi-Minh. Pendant la guerre du Vietnam, cette piste fut utilisée pour ravitailler le sud en nourriture et en matériel. Contrairement à ce que son nom laisse penser, il ne s’agit pas d’une seule piste, mais bien d’un ensemble de routes !

Cette piste commençait au niveau du pont qui traverse la rivière Da Krong: le premier stop se fait donc ici.

La base militaire Khe Sanh

Assurément, l’étape de l’excursion où l’on se rend le plus compte de ce que représentait la DMZ. Ce que j’ai apprécié, c’est de pouvoir visiter à ma manière et de ne pas être obligée de suivre le guide dans tous les recoins.
Dans cette base militaire désormais convertie en musée consacré à la DMZ, on peut visiter des « tranchées » comme celles qui servaient aux vietnamiens, mais également aux américains à l’époque. Je trouve que cela permet davantage de se rendre compte de l’histoire, tout comme le musée qui aussi petit soit-il, explique vraiment l’intérêt de cette base américaine vraiment proche de la DMZ.

En effet, il s’agissait vraiment d’une base cruciale pour contrôler ce qu’il se passait dans cette zone de la DMZ, relativement proche de la mer: et qui donc bien sûr, pouvait également subir des attaques par voie maritime.
On peut aussi y voir différents hélicoptères, tanks et avions d’époque, mais les tranchées sont bien plus intéressantes et représentatives. 


Le fleuve Ben Hai: le no man’s land

C’est à coup sûr en prenant la route qui traverse le fleuve Ben Hai que je me suis rendue compte de l’ampleur de la DMZ vietnamienne, mais également de ce qu’il en reste aujourd’hui.
Pour te la faire courte, c’est un véritable no man’s land

Bon ok, il y a quelques habitations, je te l’accorde ! Mais mis à part cela, c’est une zone bien déserte, où l’on observe uniquement la présence de rizières des deux côtés du pont traversant le fleuve. Autre fait: bien que ce fleuve (qui servait de véritable zone de démarcation à l’époque) soit aujourd’hui utilisée par les locaux pour la culture du riz, il reste encore aujourd’hui des reliquats de bombes, mines, dans cette zone.
Même plus de 40 ans après la fin de la guerre, les habitants de la région de Dong Hoi ne sont donc toujours pas en sécurité. Même si j’avais déjà visité plusieurs musées à Hanoi et Hô-Chi-Minh Ville et vu par moi-même les cratères de bombe B52 aux tunnels de CuChi, voir l’abandon de cette zone suite à la guerre m’a profondément « choquée ». Ensuite, peut-être que le mauvais temps rendait l’image d’autant plus morose: c’est vrai qu’après tout, les vietnamiens habitent toujours ici, et ont réussi à reconvertir cette zone en rizières et vivent de ce fleuve.

Pourtant, j’ai trouvé que le lieu était encore empreint du souvenir de la guerre, notamment par les statues de deux côtés du fleuve, représentant respectivement le nord et le sud. 


Tunnels de Vinh Moc et base militaire: apprendre et se souvenir

Visiter les tunnels (ou plutôt le site) de Vinh Moc ainsi que la dernière base militaire m’a permis de vraiment en apprendre plus sur ce qu’il s’est passé autour de la DMZ et de ses enjeux pendant la guerre du Vietnam.
Ayant déjà visité les tunnels de CuChi auparavant, les tunnels de Vinh Moc y sont très clairement semblables, mais leur utilisation assez différente, car ceux-ci étaient utilisés par des villageois et non pas des résistants. J’en ai donc plus appris sur le mode de vie des locaux dans cette région du Vietnam pendant la guerre, et également les enjeux de ces tunnels à proximité de la mer. 

Mon excursion s’est terminée par la visite d’une base militaire (mais par contre, aucun souvenir du nom de cette base…), qui a été réhabilitée en cimetière du souvenir. J’ai trouvé ça intéressant de terminer la visite de la DMZ par ce cimetière, histoire de me rendre compte de ce que j’avais vu et de le ré-ancrer dans une profonde réalité: le caractère extrêmement meurtrier et violent de cette guerre.

 

La DMZ vietnamienne: à faire ou à ne pas faire ?

J’ai globalement un avis assez positif sur la visite de la DMZ: j’ai beaucoup appris sur l’histoire du Vietnam par cette excursion, mais également sur le rôle de cette zone et ce qu’il en reste aujourd’hui. Mais si c’était à refaire, je m’arrêterais une nuit à Dong Hoi sur la route entre Hanoi et Hué, pour limiter les temps de route: au final, j’ai quand même fait 6h de route dans la journée, plus les temps de trajet entre chaque site, ce qui est vraiment énorme !

En tout cas, je ne regrette pas cette visite: j’avais très peu entendu parler de la DMZ avant d’y aller: même si des excursions sont organisées, ça n’a pas l’air d’être la visite la plus prisée par les touristes: et honnêtement, je ne m’en suis pas plainte. 

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