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Voyager autrement: Lucas, son enfance au Mali

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Voyager autrement: Pauline, un an dans un lycée américain

J’aime beaucoup voir qu’il existe différentes manières de voyager: le temps d’un weekend, voyages au long cours, expatriation, voyage humanitaire/volontariat, études à l’étranger: j’avais déjà fait deux interviews avec des étudiants français partis en Australie et en Corée du Sud !
Le jour où je suis tombée sur la page Facebook de Pauline, je me suis rendue compte que voyager dès qu’on est jeunes, même quand on est encore au lycée, c’est possible: la preuve en est qu’à 18 ans, Pauline est partie à 10 000 kilomètres de chez elle, étudier un an dans un lycée américain de l’Utah.

Mais laissons là parler elle-même, pour voir ce qu’un an aux Etats-Unis lui a apporté 🙂

Pauline avec son amie Mathilde à New York, au début de leur aventure

– Pauline, tu es en ce moment dans un programme d’échange aux Etats-Unis dans un lycée américain. Peux-tu nous en dire plus sur en quoi consiste ce programme ?

Oui, je suis actuellement dans un programme d’échange aux Etats-Unis avec WEP: il s’agit d’un organisme français, belge et italien, qui s’occupe de différents programmes. Le programme dans lequel je suis est d’une durée de 10 mois, c’est-à-dire une année scolaire, mais il est possible aussi de partir pour un semestre seulement. J’habite donc dans une famille d’accueil et je vais dans un lycée américain, mais il est possible de partir dans le pays de son choix. Il faut aussi avoir entre 15 et 18 ans et demi pour pouvoir partir aux USA dans le programme avec WEP.

 

 

– Comment t’y es-tu prise pour partir ? 

J’ai eu de la chance, car je n’ai pas eu à convaincre mes parents, ils m’ont toujours soutenu depuis le premier jour! Mon père m’a tout de même avoué avant que je parte qu’il pensait que je ne l’aurais jamais fait, que c’était juste une idée passagère. En même temps, j’ai commencé à parler de partir aux Etats-Unis quand j’étais en 6ème, mais plus particulièrement vers la fin du collège et le début du lycée.
De plus, malgré le prix élevé du programme mes parents ont fait tout leur possible pour me permettre de partir: je me suis finalement inscrite en janvier 2016. Je dois avouer que les papiers à remplir, les rendez-vous à prendre et les visites médicales avant le départ, sont des démarches très longues à faire et prennent beaucoup de temps.

Pour être accepté dans le programme, il faut avoir une moyenne générale pas trop mauvaise et passer un test. Ceci dit, je vous rassure, ce n’est pas très compliqué à réussir.

(Plus d’informations sur le programme High School avec WEP dans cette vidéo de Pauline)

 

– Comment t’es venue l’idée de faire ce programme et dans ce pays ? Quelles étaient tes attentes par rapport à ton expérience dans une high school et aux Etats-Unis en général ?

Ça fait tellement longtemps que je pense à partir aux Etats-Unis que je ne peux même pas vous dire la raison première de ce rêve… Peut-être tout simplement pour vivre le rêve américain qu’on voit dans les films. Mais ensuite, j’ai voulu partir principalement pour mon anglais: avec le temps, j’ai fini par acquérir un niveau plutôt pas mal et j’ai mûri, donc tout ce que je voulais c’était vivre quelque chose de nouveau et d’extraordinaire.
Je pensais à beaucoup de choses quand je préparais mon départ : comment allait être ma famille, mon lycée… En gros il y avait une toute nouvelle vie qui m’attendait quelque part. C’est fou comme je n’aurais jamais pensé que tout ce qui m’est arrivé ici pourrait être possible, je n’aurais jamais pu rêver mieux.

J’avais également beaucoup d’objectifs: principalement améliorer mon anglais un maximum, et aujourd’hui, après 9 mois d’aventure, je peux vous assurer que je m’étonne tous les jours et de plus en plus, je me rend compte de l’évolution de mon anglais et j’adore !
J’ai également
souhaité m’améliorer personnellement, changer, grandir… et c’est le point le plus magnifique que je veux vous expliquer. J’ai tellement grandi depuis que je suis ici, j’ai appris à faire des choses que je n’aurais jamais faites en temps normal. Je me surpasse, et j’apprécie mieux la personne que je regarde dans le miroir tous les matins. Une aventure de ce type est la meilleure façon d’évoluer. On me l’avait dit avant de partir, mais je ne pensais pas que ça serait vrai…

 

 

– Au final, maintenant que tu es presque à la fin de ton expérience, est ce que ce que tu as vécu ressemble à ce à quoi tu t’attendais ou non ? Si non, est-ce mieux/moins bien, pourquoi ?

J’ai un peu répondu à cette question précédemment, mais maintenant que je suis à la fin de mon expérience, ou presque (et je n’arrive pas à y croire), je regarde tout ce que j’ai accompli et je suis très satisfaite. Je ne sais pas si quelqu’un qui n’a jamais été un étudiant d’échange peut comprendre ce sentiment, mais personnellement, c’est la meilleure chose que j’ai faite dans ma vie. J’ai accompli les objectifs que je m’étais fixé et bien plus que ça. Pour moi, tout a été génial. Je suis super heureuse quand j’en parle mais je suis déjà très nostalgique…


– Qu’est ce que vivre dans un pays étranger t’as appris ?

J’ai appris beaucoup de choses sur le monde, sur les autres et surtout sur moi-même. J’ai appris la tolérance, car je vis avec une famille mormone. J’ai appris une culture et une façon de vivre totalement différente de la mienne. J’ai beaucoup appris sur moi, je me suis rendue compte de quoi j’étais capable et de qui j’étais vraiment. Depuis que je suis ici, j’ai d’autant plus envie de voyager et de rencontrer des gens/cultures du monde entier.

 

– Maintenant, penses-tu un jour renouveler l’expérience de t’expatrier ?

J’aurais énormément aimé aller à l’université aux Etats-Unis, mais ce n’est vraiment pas donné. En revanche, je veux revenir aux Etats-Unis et rendre visite à ma famille d’accueil. On verra pour la suite…

 

 

Pauline est très présente sur sa chaîne Youtube, où elle parle de beaucoup d’aspects de la vie américaine et du lycée aux Etats-Unis: même si je suis trop vieille pour faire ce programme (#regrets), on apprend pas mal de choses et on voyage d’une autre manière !

Pour retrouver l’aventure de Pauline dans l’Utah, vous pouvez la suivre sur Youtube, Facebook et Instagram.

 

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Quelques conseils pour partir étudier au Canada

Voilà maintenant un an et demi que j’ai déménagé au Canada, pour mes études: faire ses études ici est devenu quelque chose de très répandu chez les étudiants français. Mais je me souviens m’être posé beaucoup de questions, et j’ai du souvent creuser pour trouver des réponses

Si tu veux partir étudier au Canada, en échange universitaire ou en t’inscrivant dans un programme, cet article est pour toi !

 

Le système universitaire canadien

Le système universitaire canadien se rapproche beaucoup du système des Etats-Unis. Après le bac, les étudiants ont la possibilité d’aller en college, pour une durée de deux ou trois ans, ou directement à l’université (sauf au Québec, où le collège est obligatoire).

A l’université, les étudiants s’inscrivent en licence, qui ici s’appelle le baccalauréat (oui je sais, perturbant). Après le baccalauréat, on peut s’inscrire en maîtrise (master) puis en doctorat. Pas mal d’étudiants canadiens commencent directement à travailler après leur baccalauréat (merci marché du travail avec plein de boulot).
Contrairement à notre système français, ici les programmes ne se déroulent pas en années, mais en crédits: en gros, il faut prendre un certain nombre de cours pour valider un certain nombre de crédits (un cours = 3 crédits généralement). Donc plus on prend de cours par semestre, plus on va terminer rapidement son programme et être diplômé ! Bon ensuite, généralement les étudiants prennent 3 ans pour le baccalauréat, et 2 ans pour la maîtrise, comme en France quoi, mais le fait est qu’on peut plus ou moins « choisir » la durée de son programme, si on veut être diplômé plus ou moins vite.

En ce qui concerne les cours, les étudiants en ont bien moins qu’en France: pour être considéré à temps plein, un étudiant doit prendre quatre cours (le nombre dépend en fonction de l’université, mais ça tourne généralement autour de ça), ce qui représente 12 h de cours par semaine. Par contre, contrairement à l’université française, le travail continu est bien plus important ! Les profs demandent en général de lire beaucoup de textes d’une semaine à l’autre pour préparer le prochain cours, ce qui demande pas mal de travail à la maison (et de patience, ça je vous le dit !).

 

Combien ça coûte ?

Parlons peu, parlons bien: c’est l’Amérique du Nord, donc les frais de scolarité sont plus élevés que dans une université publique française !

Les frais de scolarité au Canada varient en fonction du statut de l’étudiant. En gros, un québécois et un canadien hors-Québec (donc un étudiant de Colombie Britannique, d’Alberta ou autre) ne paieront pas le même prix. Pareil pour un étudiant international… C’est dans ces cas-là que le prix monte pas mal !
Ensuite, au Québec, c’est là que ça devient intéressant: la France et le Québec ont des accords, qui permettent aux étudiants français d’être exemptés des frais de scolarité applicables aux étudiants étrangers (ô joie !). Du coup, un étudiant français qui veut étudier au Québec paiera les mêmes frais de scolarité qu’un étudiant québécois. Du coup, au lieu de payer 14 000 $ l’année, il n’en paye « que » 4000 $ (ah bah oui ça reste l’Amérique du Nord, c’est pas gratuit non plus) !

La conséquence est que beaucoup beaucoup beaucoup de français partent étudier au Québec. Si vous voulez être dépaysés, vous êtes prévenus !

Les accords France-Québec s’appliquent uniquement aux étudiants français souhaitant s’inscrire dans des programmes de cycles supérieurs: master et doctorat. Ces accords ne s’appliquent plus aux étudiant français qui souhaitent entrer en licence au Québec depuis Mars 2015 (je sais, c’est naze…).

Dans les autres provinces du Canada, il faudra payer les frais de scolarité applicables aux étudiants étrangers: forcément, le prix varie en fonction de la réputation de l’université et de la province, mais on peut au minimum doubler le prix… Le prix varie aussi en fonction du programme dans lequel on s’inscrit: un programme de médecine coûte plus cher qu’un programme de science politique.

 

Parlons paperasse !

           – L’admission

Bon je ne vais pas vous faire un dessin, remplir une demande d’admission, c’est le même processus partout dans le monde ! Sauf qu’au Canada, les demandes d’admission doivent être transmises à l’université au début de l’année: les dates butoires sont souvent le 1er février ou le 1er mars. Et quand on voit tous les papiers qu’ils demandent, mieux vaut s’y prendre tôt…

Les universités demandent systématiquement les derniers relevés de notes, mais elles demandent des copies certifiées conformes. HEIN ?
En effet, la photocopie du relevé de note envoyée dans le dossier d’admission doit être certifiée conforme à l’original par un organisme agrée. La plupart des mairies le font, mais il faut préciser que les copies certifiées conformes sont pour le Canada (sinon, ils vous diront qu’ils ne le font plus, ce qui est le cas. Monde bizarre). Il faut y penser un peu en amont, en plus des lettres de recommandation et tout le tintouin.

 

Quand t’as enfin tes papiers, t’es tellement content que t’affiches même ta tête avec sur ton blog.

          – Permis d’études et autres

C’est bon, tu es accepté(e) dans ton université au Canada ! Maintenant, il va falloir s’occuper du fameux visa étudiant.

Tu pars étudier au Québec ? Alors avant le permis d’études, tu auras besoin de faire le Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ). C’est une procédure spécifique au Québec qui atteste que tu as le droit de rentrer sur le territoire québécois en statut d’étudiant, sous condition que la demande de permis d’études qui suivra soit approuvée.

Pour les autres provinces du Canada, le permis d’études est la seule procédure requise. Voici un petit récap’ des papiers à rassembler pour obtenir les fameux sésames:

Partir en échange universitaire au Canada

Partir en échange universitaire au Canada est un peu différent. En effet, en échange universitaire, l’étudiant est toujours relié à son école en France (oui bon jusque là logique).
Mais ce qui est BIEN COOL, c’est que l’étudiant en échange est exempté des frais de scolarité de l’université d’accueil au Canada ! Du coup, à mon avis, autant partir du côté anglophone du Canada: pour parler anglais, et surtout parce que les frais de scolarité sont généralement plus élevés du côté anglophone. Avec les exonérations, autant en profiter ! C’est comme ça que je suis partie en échange universitaire à Ottawa pendant un an.

          Combien de temps partir, quelle saison ?

Quand on s’inscrit dans un programme au Canada, on ne se pose pas la question de quelle saison partir, on vivra forcément l’été et l’hiver. En échange, c’est autre chose, si on ne part que pour un semestre: le choix se fait souvent entre le semestre d’automne et le semestre d’hiver (même si le semestre d’été est proposé dans les universités canadiennes).
C’est en recevant un mail à propos d’un futur échange universitaire au Canada d’une lectrice que je me suis demandée quelle saison partir…

Comme je lui ai répondu, chaque saison a ses avantages et ses inconvénients. En automne (donc de septembre à décembre), on peut encore profiter de l’été indien jusqu’à la mi-octobre environ. Ensuite, l’automne est vraiment magnifique et c’est le moment d’aller visiter les parcs naturels du Canada ! Après, en décembre, c’est le début de la neige (enfin sauf cette année… la première neige est tombée le 27 décembre… Il faisait 18 degrés le jour de Noël… Bref.), donc vous aurez normalement un petit aperçu de l’hiver canadien.
Pour le semestre d’hiver (donc de janvier à avril-mai), là c’est l’hiver pur et dur ! L’avantage, c’est de pouvoir faire toutes les activités d’hiver qu’on s’imagine au Canada: du ski, du skidoo, du chien de traîneau, des raquettes, visiter les cabanes à sucre, manger de la tire à l’érable, enfin vous voyez le toppo. Si vous avez trop froid et que ça vous tente, en février, les compagnies aériennes bradent littéralement leurs billets vers « le Sud » (comprendre l’Amérique Centrale), pour aller à Cuba ou au Mexique. Si la plupart des canadiens vont dans des resorts en formules tout compris, il est aussi possible d’y aller par soi-même en prenant simplement un aller-retour: j’avais payé le mien 400 dollars l’année dernière pour Cuba, soit environ 260 euros. C’est vraiment une aubaine !

Sinon, pour ce qui est de la durée de l’échange, j’avais d’abord demandé à partir un semestre. Finalement, au bout de trois semaines sur place, j’ai décidé d’étendre mon séjour à un an, histoire de profiter à fond. Bien sûr, il faut pouvoir l’assumer financièrement ! Mais si vous en avez la possibilité, faites le, personnellement je ne l’ai pas du tout regretté. La preuve, je suis même repartie pour mon master !

 

Tu préfères le format vidéo ? J’en ai aussi faite une, je t’invite à la regarder ! 🙂 Et si tu cherches un appart, la deuxième vidéo sera pour toi 😉

Voilà pour ce qui est de l’essentiel à savoir si vous envisagez de partir étudier au Canada: il y a bien sûr bien plus à dire, mais je ne voulais pas non plus faire un article trop fouillis, donc d’autres suivront !  N’hésitez pas à me demander pour plus de détails 🙂

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Étudier à l’étranger: Gaël et Thomas à Séoul, en Corée du Sud

Pour continuer sur la série « Etudier à l’étranger« , on part cette fois ci dans un pays bien différent de l’Australie… Direction le pays du matin calme, autrement dit la Corée du Sud, avec Gaël et Thomas !

Tout d’abord, pourquoi avoir choisi Séoul ?

Gaël: N’ayant jamais été attiré plus que ça par l’Asie, j’ai décidé de prendre un risque pour mon échange universitaire de 3ème année. Donc j’ai sauté sur la possibilité qui s’est présentée à moi de partir à Séoul, capitale de la Corée du Sud, ville de plus de 15 millions d’habitants. Ce qui m’a le plus attiré, c’est de me dépayser le plus possible. Partir loin, se chambouler et découvrir un pays et une culture totalement différente de notre vie quotidienne française.

Qui plus est, d’un point de vue pratique la ville de Séoul reste une destination abordable, que ce soit pour des billets d’avions (à partir de 500 euros allez retour) tant que pour la vie sur place.

Est-il facile d’aller étudier en Corée du Sud ?

Pour étudier dans ce pays, il faut se procurer un visa. Il est relativement facile à avoir, qui ne prendra qu’une semaine et qui coûte 37,5 euros. La Corée a un système très américanisé, avec de grands campus qui réunissent des milliers d’étudiants. Cependant, les cours se font en plus petits comités par rapport à la fac en France, avec maximum 50 étudiants pour les lectures. L’échange avec le professeur est assez rare du fait de la très grande timidité des étudiants.

Qu’est ce qui change particulièrement au niveau culturel entre la Corée du Sud et la France ?

Tout d’abord, c’est un pays ou la nourriture vous surprendra.
Sur la gauche, test du toppoki: délicieux mais extrêmement épicé, car les coréens raffolent des épices. A droite, des cocons de verre à soie qu’on trouve dans des stands de street food (personnellement, je ne les conseille pas).
sur la droit de la nourriture provenant d’un food street, des cocons de verre à soie.


Niveau boisson, les coréens adorent le soju. Le soju est un alcool relativement peu fort, mais que les coréens boivent en toutes occasions. Pour deux raisons : première il coûte moins cher que l’eau, et également parce que l’alcool prend une place prépondérante dans cette société marquée par la timidité et la retenue. Si bien qu’il ne sera pas étonnant de retrouver à n’importe quelle heure de la journée des coréens littéralement étalés sur le sol à décuver.
(On remerciera Gaël de nous proposer ce site pour comprendre l’ampleur du phénomène: ICI). Car si les coréens peuvent de jour être très timide, baladez vous un soir dans le quartier jeune de Séoul appellé Hondgae, le quartier dit international Itaewon ou encore le célèbre quartier de Gangnam et vous verrez que les Coréens savent faire la fête et qu’ils ne la font pas à moitié.

PS: J’ai goûté le soju: pour ceux qui voudraient tester, cette boisson est immonde.

 

Quelques conseils pour partir en Corée du Sud ?

Tout d’abord au niveau de la langue, c’est un peu compliqué. Bien qu’une partie de la population parle un peu anglais, elle n’est pas universellement répandue en Corée et vous apprendrez à utiliser la langue des signes pour vous faire comprendre. Mais les coréens chercheront la plus part du temps à vous aider, pas de problème de ce côté-là.

Ensuite et comme partout, ne jamais se considérer comme au dessus des lois en tant qu’étranger, il existe beaucoup de cas ou les étrangers se considèrent comme tout puissant à l’étranger la police coréenne et la justice ne rigoleront pas avec vous.

Et enfin, ne pas paniquer par rapport à la Corée du Nord : ce pays semble être la dernière des considérations des Séoulites. Bien que vous trouviez des stigmates de ce conflit dans la ville (masque à gaz présent dans le métro, refuges à beaucoup d’endroits, etc …) vous ne ressentirez aucun danger dans votre quotidienne. En gros, c’est un pays qui parle beaucoup mais qui agit peu.

Et le mot de la fin ?

Vivre à Séoul pendant quatre mois aura été une des expériences les plus enrichissantes de ma vie. Que ce soit les voyages que nous ayons fait autour (notamment la Chine et Pékin ou encore l’île de Jeju) ou la découverte de la ville tout aura été plaisir. Cette ville vous fera découvrir une culture surprenante, charmante et raffinée.
Si un jour vous avez la possibilité, n’hésitez pas une seconde et venir découvrir la Corée.

Jeju Island, Corée du Sud

 

Partir vivre à l’étranger: comment partir sereinement !

Forcément, il fallait que je poste un article sur le sujet ! Fin août 2014, je suis donc partie vivre au Canada, et plus précisément à Ottawa, qui se situe dans la province de l’Ontario. Je suis partie dans le cadre d’un échange universitaire, et j’ai donc vécu un an là bas. A la suite de cet échange, j’ai décidé de continuer ma petite vie au Canada, en m’installant à Montréal. Mais dans tous les cas, vivre à l’étranger, ça demande de bien se préparer en amont, pour anticiper au mieux son expatriation ! 

Le choix du pays/du continent

Forcément, à moins que ce soit pour une mutation forcée, on vous impose rarement le pays où vous partez ! Selon moi, il y a plusieurs critères à prendre en compte. Tout d’abord, l’envie: en effet, si tu as toujours voulu t’expatrier au Brésil, alors il est temps de tout mettre en oeuvre pour partir là bas ! Il faut essayer de se projeter un minimum dans le pays en question, les opportunités que tu pourrais avoir sur place, si la culture du pays t’attires…
Il faut aussi prendre en compte le contexte: pourquoi pars-tu à l’étranger ? Pour tes études, un échange universitaire, un stage, un boulot que l’on te propose, ou la pure et simple envie de tenter l’expérience là bas ? Dépendamment de ta réponse, le choix du pays est plus ou moins large, c’est donc un aspect à prendre en compte. 

Certains vont s’adapter à toutes sortes de culture, d’autres vont avoir plus de mal… Il faut donc bien se connaître et être honnête avec soi-même, et ne pas prendre de décision sur un coup de tête.
Par exemple, dans le cadre de mon échange à Ottawa, j’avais le choix entre plusieurs pays: j
‘ai choisi le Canada parce que je voulais découvrir la culture nord-américaine et en plus, je voulais partir dans un pays anglophone (non, le Canada ne se résume pas qu’au Québec !). 

Pour mon stage de fin d’études, je suis finalement partie sur un tout autre continent: l’Asie, et plus précisément au Cambodge. Ayant déjà voyagé dans cette partie du monde, je savais que la différence culturelle ne serait pas problématique pour moi.

Premiers pas au Canada: ici au Canal Rideau, Ottawa.


Pourquoi partir ?

Pas de fausses idées sur cette section ! Partir est selon moi toujours une bonne idée 😉 Mais avant même de choisir sa destination, il est important de savoir pourquoi l’on souhaite partir: trouver un nouveau job, voyager au long cours, partir étudier, etc. Bon normalement, on a déjà un semblant d’idée quand on choisit le pays. Mais une fois l’idée précise en tête, cela peut parfois changer la donne du pays.

Par exemple, si tu souhaites partir en PVT, en fonction de la période de l’année et du nombres de demandes de PVT, tu ne partiras peut-être pas dans le pays que tu souhaitais au début: pour le Canada notamment, les quotas sont très limités, ce qui force beaucoup de personnes à choisir un autre pays pour effectuer leur PVT. 


Avant le départ

Je ne t’évoquerais pas ici le passeport et les visas, vu que ces formalités dépendent de chaque pays ! Renseigne-toi directement sur le site de France Diplomatie.

A savoir cependant: pour un bon nombre de destinations (dont l’Amérique du Nord et pas mal de pays d’Asie), le passeport doit être valable au minimum 6 mois après le retour (si ton expatriation est de durée limitée). 


La banque

Si vous partez vivre à l’étranger pour travailler, alors OUI ouvrez un compte en banque ! Vous y êtes un peu obligés pour encaisser votre chèque de fin de mois de toute façon 😉 Maintenant à vous de trouver la banque qui vous convient.

Si vous partez dans le cadre d’un échange universitaire ou d’une véritable expatriation (où vous êtes toujours payés par votre boîte française), alors réfléchissez à ouvrir un compte en banque ou non. Les questions à se poser:
– Pourquoi avez-vous besoin d’ouvrir un compte en banque dans le pays d’accueil ?
– Votre banque française propose-t-elle une option internationale ?
– Ce compte est-il utile (taux de change, taxes, etc) ?

En vivant un an au Canada, j’ai juste souscrit à l’Option Internationale de la Société Générale (les formalités ici). L’option me coûte 7,50 € par mois (le niveau 2 et avec les avantages Jeune je paye moitié prix): au final, j’aurais payé bien plus de charges si je n’avais pas pris l’option, mais je n’avais pas l’utilité d’ouvrir un compte. Cette option existe dans d’autres banques, il suffit de vérifier 🙂


La santé

Forcément, la Sécurité Sociale ne s’expatrie pas ! Donc il faut s’en soucier avant de partir… Alors il y a toujours les gens qui diront « Oui mais moi je tombe jamais malade blablabla ». Dans le fond, fais comme tu veux, mais la Caisse des Français de l’Etranger existe pour une raison 🙂

Ce ne sont que deux exemples, mais souscrire à une assurance ou à une complémentaire santé internationale vous évitera de rincer une brique qui aurait pu vous être remboursée.
Pour ceux qui partent vivre à l’étranger dans le cadre d’un échange ou d’un stage: l’extension de mutuelle World Pass de la SMEREP est très bien et couvre intégralement (je crois que la LMDE fait la même chose): plus d’infos ici.

Sinon, de nombreux organismes proposent ces assurances internationales. Ensuite, en fonction de la raison pour laquelle vous partez vivre à l’étranger, vous serez peut-être éligible à l’assurance santé là-bas: en tant qu’étudiante au Canada, je suis par exemple obligée de souscrire au Régime Santé Universitaire (mais évidemment, je l’ai su après avoir gracieusement payé mon World Pass, sinon ce serait pas drôle, donc je suis couverte deux fois !).


Sur place

Le logement

Bon là, la solution dépend de votre cas… C’est sûr que c’est toujours plus rassurant d’arriver en sachant qu’on a un logement qui nous attend ! Mais signer sans avoir visité, forcément ce n’est pas rassurant. Déjà, renseignez-vous pour savoir si vous n’avez pas des sites qui proposent des journées de visites d’appart dès votre arrivée: à Ottawa, le site Rentaplace marche super bien par exemple.

La solution qui marche pas mal, ce sont les forums: il y aura toujours quelqu’un pour vous conseiller sur un quartier, un ordre de prix pour le loyer, ou encore même pour vous déconseiller certaines choses ! En tout premier, faites un liste de ce que vous voulez et de ce que vous ne voulez pas pour votre futur logement: l’emplacement, la superficie, colocation ou pas, avec ou sans animaux: ça vous permettra de filtrer au mieux les offres que vous trouverez !

Enfin, vérifiez toujours TOUTES les informations quand vous louez, si vous avez une seule question posez là direct au propriétaire: même en Amérique du Nord, quand on voit que vous êtes étranger, on peut chercher à vous arnaquer (c’est du vécu).

Le transport

Il va bien falloir découvrir un peu où vous allez vivre non ? En fonction du pays ce sera plus ou moins cher… Autant se renseigner directement auprès de l’Office du Tourisme ou de l’Organisme de transports: parfois, un pass touriste d’un mois vous coûtera moins cher qu’une carte de transport lambda… Profitons de notre statut d' »étranger » et soyons radins ! 😉

La vie sur place

Quand on arrive dans un endroit qu’on ne connaît pas, le plus dur c’est évidemment de se créer des repères: trouver un bar sympa dans un guide du Routard c’est bien, mais ce n’est sûrement pas là que vous rencontrerez des locaux avec qui vous aller créer des liens. Quand on part vivre à l’étranger pour étudier, faire un stage ou travailler, c’est forcément plus simple: on rencontre dès le début d’autres étudiants ou des collègues de bureau.

Mais quand on part de soi-même, il faut ruser un peu. Une alternative pour rencontrer du monde et/ou choper quelques bonnes adresses: les groupes Facebook ! Pas mal de groupes Facebook rassemblent les expat’ français, rien de plus facile pour apprendre à connaître quelques personnes. Il faut aussi se renseigner sur les associations d’expatriés dans le pays où vous allez: ce sera plus facile en arrivant sur place, d’avoir déjà un repère.

Enfin, renseignez vous sur les habitudes locales: le coût de la vie, les traditions, la culture en général: ça vous épargnera un petit choc culturel en arrivant !

Rencontrer des gens au Canada: 3 françaises, 3 allemandes, 2 canadiens et 1 lituanien !


La langue

C’est ce qu’il va vous falloir maîtriser en premier ! Si vous connaissez la langue du pays dans lequel vous partez, très bien. On ne peut pas en dire autant quand on part vivre en Amérique Latine sans connaître l’espagnol ou le portugais, c’est un peu plus compliqué… Il faut s’y préparer un peu à l’avance, apprendre au moins de quoi tenir une conversation basique !
Il existe des milliards de bouquins pour apprendre une langue: personnellement j’aime bien les livre des Nuls (assumons notre condition de novice linguistique !).

La sécurité

Vous ne partez pas pour de simples vacances, mais pour vivre et vous intégrer dans une nouvelle culture pendant plusieurs mois. Un seul motto: essayer de passer le moins possible pour un étranger. Je sais que c’est un peu dur à mettre en application quand on part vivre en Asie… Mais la sécurité passe par là: en vous fondant dans la masse et en vous intégrant dans la culture, vous aurez rarement des problèmes. Au contraire, c’est en se comportant en véritable touriste, appareils photos à la vue de tous et habillés de manière « indécente » selon les locaux que vous aurez le plus de risques de vous retrouver face à une situation de danger.


Quelques liens utiles

– Pour les questions de visa et de sécurité: www.diplomatie.gouv.fr
– Pour étudier à l’étranger: www.etudionsaletranger.fr
– Quelques groupes Facebook à regarder: Les Frenchy à NY / Français d’Amérique du Nord / Français à Buenos Aires-Sydney-Londres…

– Les communautés des français aux Etats-Unis: Les Frenchy

 

Liens utiles pour le Canada

– Ambassade de France au Canada : http://www.ambafrance-ca.org/
– Site du gouvernement du Canada pour visas et permis d’études: ww.cic.gc.ca

– Groupes Facebook: Les Frenchy à Ottawa / Français au Québec (j’avoue que pour le Canada il n’y a pas grand chose…)
– Trouver un appart à Ottawa: www.rentaplacenow.com

 

Et surtout, bonne expatriation ! 🙂

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Etudier à l’étranger: Anne-Sophie et Lisa à Sydney, Australie

Chaque année, il y a en France plus de 120 000 jeunes en France qui partent étudier à l’étranger dans le cadre de leurs études, en programme d’échange. La durée de l’échange varie entre six mois et un an environ. Les destinations les plus prisées sont l’Espagne, l’Allemagne, l’Angleterre, et les pays d’Amérique (Nord et Sud).
Mais certains font le choix de partir bien plus loin, comme Anne-Sophie et Lisa, qui ont choisi de partir bien plus loin et d’aller étudier à Sydney, en Australie. Elles ont donc répondu à quelques questions pour faire un point trois mois après le départ. 

 


Pourquoi vous avez choisi l’Australie pour un échange universitaire ?

Lisa: Depuis toute petite, l’Australie est l’un des pays qui m’attire le plus. Tout est présent dans ce pays, le soleil, les grandes villes, le désert, la plage, l’immensité en un mot ! Et lorsqu’en terminale j’ai vu que ma fac proposait un échange avec une université en Australie, mon choix était vite fait.

Procédures administratives : ça consiste en quoi pour partir ?

Lisa: Avant même de savoir si l’on peut partir, il faut passer un examen d’anglais, le TOEFL, pour savoir si notre niveau d’anglais était admissible pour suivre des cours avec l’université d’échange. Le score demandé est plutôt élevé, donc il faut s’y prendre vraiment en avance pour se préparer à toute éventualité.
Je l’ai passé en octobre alors que les dossiers étaient à rendre en janvier, mais encore une fois s’y prendre à l’avance permet de le repasser une deuxième fois si le score n’est pas suffisant.

Une fois que la demande d’échange international est acceptée par l’université australienne, il faut faire une demande de visa par Internet. Les démarches sont assez longues, parce qu’il faut des numéros donnés par l’université d’accueil, et avec les décalages horaires et les dates de vacances qui sont totalement différentes, ça prend sont temps ! Après il faut s’occuper de tout ce qui est basique: banques, assurances, logement, mais ce n’est pas le plus long.


Qu’est ce que vous imaginiez sur l’Australie avant de partir ?

Anne-Sophie: Nous on avait un gros cliché sur l’Australie: notre échange est à Sydney donc je m’imaginais du soleil toute l’année, avec des surfeurs partout dans les rues, la plage qui serait notre deuxième maison. Je rêvais de voir les kangourous et les koalas !

Quelle vision de l’Australie avez-vous maintenant que vous y habitez ?

Anne-Sophie: L’arrivée nous a un peu choqué: c’était l’hiver, ce qui correspond au début de notre printemps à nous, donc la plage et les surfeurs pas pour tout de suite ! Mais ensuite le temps s’est amélioré, et là bien sûr tous les clichés de l’Australie reviennent, le beau temps et ce qui s’en suit.

Au niveau des cours, l’Australie est à l’opposé de la France: ici tout le monde a entre 6 et 12 heures de cours par semaine au maximum et l’ambiance en cours est très différente. Les gens mangent, envoient des messages, arrivent très en retard en cours sans que ça ne pose problème à qui que se soit. Il y a du bon et du mauvais, mais même s’il s’agit d’un pays occidental, le choc culturel se fait sentir


Quel bilan au bout de 2 mois ?

Lisa: Le temps d’adaptation est très différent selon les personnes… Pour ma part  j’ai eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal a m’adapter à la vie d’ici, mais Anne-Sophie s’est adaptée plus facilement. Ce qui me manquait le plus, c’était l’ambiance parisienne que j’aime tant et que naïvement je pensais retrouver ici ! Aujourd’hui, après deux mois dans le pays, je commence enfin à prendre mes marques et à apprécier chaque moment de la vie australienne.

Je ne regrette absolument pas mon choix d’être partie à l’autre bout du monde, même si ma famille, mes amis et mon copain me manquent, c’est une expérience a vivre et à ne pas rater.


Quelques conseils à donner avant de partir

• Faire attention aux dates limites pour tout !! Le visa, les dates importantes concernant l’université (inscription, choix des cours, assurances)… Les dates butoires arrivent très rapidement.

• L’Australie n’étant pas tout à côté de la France, les billets d’avion coûtent super cher. Je conseille de prendre les billets dès que vous connaissez la date de vos cours !

• Il ne faut pas oublier de vérifier la saison avant de partir, pour notre cas on avait un peu oublié le fait que lors de notre arrivée c’était l’hiver, donc il faut être un minimum équipé.

• Concernant la valise, on vous conseille de la préparer un peu en avance, parce qu’un départ de six mois demande plus d’attention qu’un départ en vacances, il faut penser à plein de petite choses (adaptateurs, médicaments sur ordonnance, etc). Et surtout que les deux dernières semaines avant le départ, tout s’accélère ! Entre les derniers détails à régler avant le grand départ, les derniers aurevoirs…

• Une fois sur place, on conseille de faire une liste des choses à voir et à faire dans votre « nouvelle ville », parce que six mois passent beaucoup plus vite que ce que l’on pense !

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Voyager autrement: l’humanitaire, mon expérience

L’humanitaire, c’est un mot qui est souvent un peu vague, c‘est un peu le mot entonnoir: pourtant, il faut bien différencier humanitaire et solidarité internationale. On va dire que mon voyage humanitaire tenait plus de la solidarité internationale, car je n’ai pas aidé dans une situation d’urgence, mais plutôt dans une situation de besoin. J’avais depuis longtemps envie de faire une mission de volontariat international, plutôt dans l’éducation, mais sans savoir vraiment où m’adresser ni comment mener à bout ce projet. Quand j’ai entendu parler d’une mission de 2-3 semaines en centre d’accueil pour enfants par le biais de l’association Enfants d’Asie, alors je n’ai pas hésité: billets d’avion achetés, je partais six mois plus tard.


Le projet

Je suis donc partie trois semaines au Vietnam en juillet 2013 avec une copine, le but premier étant un projet humanitaire de deux semaines dans un centre d’accueil de jour pour enfants défavorisés. On avait finalement décider de rallonger notre séjour d’une semaine, histoire de visiter quand même Hô-Chi-Minh Ville et ses environs. 
 
Notre projet humanitaire consistait à être bénévoles dans le centre d’accueil de Thu Duc (un des cinq districts d’Hô-Chi-Minh Ville, en gros une des banlieues proches de la ville): donc s’occuper des enfants, aider en cuisine, aux repas et pendant l’après midi.
Un journée typique se décomposait de cette manière: nous donnions des cours d’anglais ou de français le matin jusqu’à 10h30, ensuite déjeuner (oui les vietnamiens déjeunent tôt!), après temps libre puis heure de détente avec les enfants l’après-midi. A 15h30, la journée était finie et les enfants pouvaient partir du centre: les parents venaient souvent les chercher. Jusqu’à 17h environ, j’en profitai pour jouer avec les derniers enfants qui restaient, ou à s’occuper des plus petits: à savoir les enfants de la crèche et de la pouponnière.

Pendant la classe, le matin


Ce que cela m’a apporté humainement

Personnellement, j’ai adoré ces deux semaines de bénévolat: ça a été la plus belle expérience de ma vie pour plusieurs raisons. Tout d’abord, pour l’immersion totale dans la vraie culture vietnamienne: c’est nous qui devions nous adapter à eux, se faire comprendre avec des gestes, en apprenant quelques mots en vietnamien, et nous aidions pour toutes les tâches, donc vraiment pour l’immersion totale pas de souci. Ensuite, le fait de pouvoir aider et de se dire qu’on contribue à quelque chose de concret (donc ici, l’évolution pédagogique des enfants), c’est vraiment quelque chose de formidable, et les enfants nous le rendent par mille, ils sont tellement contents de voir de nouvelles têtes et de pouvoir essayer de communiquer avec nous (apprentissage d’une pseudo-langue franco-anglo-viet, assez folklorique). 

La petite sœur de mon filleul, en décembre 2017: la première fois que je l’ai vue, elle avait 4 mois !

Et puis enfin, si vous aimez voyager, là c’est le pied: ça rejoint un peu l’immersion totale, mais c’est un univers tellement différent, ça nous renvoie notre conscience bien vite dans la figure. Les enfants sont plutôt issus de familles pauvres, souvent monoparentales en raison du décès d’un des parents, mais ils sont juste tellement heureux de ce qu’ils ont qu’ils ne se plaignent jamais. Même si notre planning était assez routinier, ces deux semaines ont été tellement enrichissantes, je conseille vraiment à quiconque de faire un voyage humanitaire si possible. 
Ensuite, j’ai aussi vu quelques côtés « négatifs »: la durée de mon volontariat tout d’abord, qui n’a été que de deux semaines et demi. Même si j’ai créé des liens très forts avec certains enfants durant ces deux semaines, ce n’est clairement pas suffisant pour se sentir utile et avoir l’impression d’apporter un petit « plus » au centre. En restant un mois et demi ou deux mois, je pense que ça aurait été plus bénéfique, malheureusement l’association ne proposait que des missions d’environ deux semaines.


Parrainer un enfant

Ensuite, j’ai continué mon « engagement humanitaire » en parrainant un enfant du centre par l’association Enfants d’Asie, qui prend en charge les enfants du centre dont les familles sont vraiment dans le besoin pour leur procurer un soutien financier. Cette aide va permettre à l’enfant parrainé d’aller à l’école, d’avoir un suivi médical et d’acheter des fournitures scolaires ainsi que des vêtements: pour 30 euros par mois, je trouve ça carrément raisonnable. Ce qui est bien en plus, c’est que l’association nous donne un suivi super détaillé de l’évolution de l’enfant: pour Hai (mon filleul) par exemple, j’ai reçu une fiche qui me donnait des détails sur sa famille, sur les métiers des parents, sa scolarité, tout ça. Tous les trois mois environ, je reçois une lettre manuscrite avec la traduction à côté, donc il y a vraiment un lien direct avec mon filleul, ce que je trouve vraiment cool, parce que juste faire la banque ne m’intéressait pas vraiment.
Je reçois aussi des photos de lui et de sa famille, donc je vois aussi grandir son frère et sa sœur, que je ne parraine pas mais à qui j’envoie également des cadeaux à l’occasion. On peut aussi demander à l’association une fiche cadeau, qui est envoyée à tous les parrains à Noël, pour envoyer directement un cadeau à son filleul: on a le choix entre le vélo, la visite au parc aquatique, les poupées, les petites voitures, les livres…
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Vraiment, si vous avez envie de parrainer un enfant, je recommande Enfants d’Asie à 200%, car il est possible de parrainer un enfant aussi bien du Vietnam que du Laos, du Cambodge et même des Philippines. L’association délivre un super bon suivi, que ce soit par rapport au filleul que pour ses autres actions humanitaires.

 

 
 
 
Le site de l’association Enfants d’Asie: ICI
Parrainer un enfant avec Enfants d’Asie, le guide: ICI