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Un city trip à Prague

Mois de septembre, pas très envie de reprendre le boulot, et encore une furieuse envie de voyager (oui bon ça, ça change pas de d’habitude !). Après des rapides recherches sur les vols les moins chers en Europe, je décide donc de réserver mon week-end pour 3 jours dans la capitale de la République Tchèque: Prague.
Prague et Budapest, voilà deux capitales dont on m’a parlé tellement de fois. Honnêtement, j’étais bien contente de pouvoir enfin partir à la découverte d’une d’entre elles !


Un tour dans la vieille ville et autour du pont Charles

La ville aux cent clochers mérite bien son nom dans la vieille ville (Staré Město): de nombreux clochers et tours sont accessibles et permettent de découvrir des points de vue super sympas sur la ville. L’entrée est le même prix pour chaque tour (sauf la Tour Petrin) qu’il est possible de visiter dans la ville: ce qui permet de mieux choisir quand on est sur un budget ! Avec la carte étudiante, l’entrée revenait à 70 couronnes, soit 2,70 €.
Justement, c’est la tour au pied du pont Charles, côté vieille ville (Old Town Bridge Tower) que j’ai décidé de visiter. Au final, je n’ai pas été déçue: la vue sur le pont Charles, sur le mont Petrin et qui plus est sur la château de Prague m’a vite convaincue que j’allais apprécier cette ville.

Le pont Charles, parlons-en justement: certes très joli, je te conseille vraiment de choisir ton horaire pour y aller… J’y étais à 10h le matin et c’était déjà la foire d’empoigne ! Alors je te conseille vraiment d’y aller assez tôt le matin ou en soirée. Mis à part le monde, l’ambiance est tout de même sympa: beaucoup de stands à souvenirs, de très nombreuses statues tout le long du pont, et une très jolie vue sur le fleuve de Prague, la Vltava.

De l’autre côté du pont Charles, tu peux visiter le château de Prague: je ne vais pas m’étendre là-dessus, tout simplement parce que j’ai fait le choix de ne pas la visiter, et de seulement visiter les jardins, qui donnent un point de vue imprenable sur la ville. Il faisait beau, donc je n’avais pas envie de m’enfermer dans le château pendant plusieurs heures. Sinon, j’ai trouvé que les rues autour du château de Prague étaient vraiment typiques, comme si l’on sortait de Prague pour entrer dans un petit village tchèque. 


Après avoir passé le pont Charles et visité la Tour, il est temps de se diriger vers la place de la vieille ville. Très touristique, avec de nombreuses terrasses et des shows de rue, j’ai pourtant adoré cette ambiance ! C’est d’ailleurs sur cette place que l’on peut admirer l’horloge astronomique: je suis passée devant un peu par hasard un soir, ne m’étant jamais rendue compte avant qu’elle se trouvait sur la place de la vieille ville. Coup de chance, j’y étais juste à temps pour voir l’horloge astronomique s’animer et voir la mort sonner le glas (et l’heure par la même occasion, hein). Je n’ai pas filmé ce moment, parce qu’on s’entend que c’est tout de même assez bref… Mais cela te laisse le suspense ! 😉

 

Le centre-ville de Prague : histoire, shopping et points de vue

En allant un peu plus dans le centre-ville de Prague, on arrive dans la nouvelle ville (Nove Město), on peut découvrir un autre incontournable de Prague, apparemment: le Musée Juif et son cimetière. Le Musée juif permet d’en apprendre plus sur l’histoire de ce peuple en République Tchèque, notamment durant l’Holocauste.
Pour 220 couronnes (soit 8,51 €) en tarif étudiant, on a accès à 4 synagogues différentes, au musée, à la salle des cérémonies et au cimetière. Je vais te donner mon avis honnête: mis à part le cimetière, ça ne vaut pas le coup. Mais alors, vraiment pas. 

Déjà, l’endroit est bondé de groupes dès 9h le matin et jusqu’à la fermeture: impossible d’apprécier l’endroit. Qui plus est, le musée juif n’est vraiment pas explicite, il n’y a pas vraiment de fil conducteur. A la limite, la Pinkas Synagogue est à voir pour ses murs recouverts de noms peints à la main: c’est vraiment magnifique, mais encore une fois, noir de monde. Pour te dire, je n’ai même pas essayé de rentrer dans le Hall des Cérémonies. C’est dommage, car j’aurais vraiment aimé pouvoir le visiter, et je ne suis pas venue à la période touristique (en plein mois de septembre) ! Tant pis, ce sera pour une autre fois

Une fois sortie du Musée juif et des diverses synagogues, c’est vers la Tour Pourdrière que je me suis dirigée. Située en plein centre de Prague, sur une place semi-piétonne, la Tour Poudrière donne un autre point de vue sur la ville, où l’on observe mieux la Tour de la Télévision et l’Opéra de Prague. Tout comme la Tour de la Vieille Ville, son entrée coûte 70 couronnes. J’ai beaucoup aimé cette tour, car son entrée est un peu cachée, donc moins de monde ! De plus, la place semi-piétonne et les rues alentours sont vraiment sympathiques. En fait, je trouve que Prague est vraiment une ville qui se fait à pied: les rues sont pavées, assez étroites, ce qui laisse peu de place aux voitures et davantage aux vélos.

D’ailleurs, si tu descends un peu plus au sud de la ville, toujours dans le Nove Město, tu trouveras le square Wencesclas, qui est une large rue piétonne et commerçante. J’ai bien aimé cet endroit: beaucoup de restos, des animations (notamment une course de 10 kilomètres au moment où j’y étais)… Au bout du square Wencesclas, la rue Na Příkopě est aussi piétonne: tu peux d’ailleurs y trouver des stands de trdelník, si tu veux goûter ce fameux cône sucré !

 

Sortir du centre de Prague: découvrir à vélo et sur le Mont Petrin

Pour mon dernier jour à Prague, j’ai eu envie de sortir de la ville: après avoir passé deux jours à l’arpenter à pied, j’avais bien envie de découvrir le fameux Mont Petrin, et son observatoire qui ressemble au sommet de la Tour Eiffel.
Première étape pour aller sur le Mont Petrin: le téléphérique. Bien sûr, tu peux monter à pied, vu que le Mont Petrin regorge de petits chemins. Pour un aller-retour à utiliser en 1h30, j’ai payé 32 couronnes, soit 1,23 €. Le téléphérique est assez rapide, et tu peux t’arrêter à mi-chemin si tu veux continuer de monter à pied ! 

Arrivé au sommet, j’ai trouvé le Mont Petrin particulièrement reposant: en effet, il y a énormément de roseraies, et je ne m’y attendais pas du tout ! C’est vraiment un endroit cool pour se balader, se reposer. Enfin, l’observatoire du Mont Petrin (oui, la fameuse tour Eiffel dont je te parlais juste avant) te permet d’avoir une vue imprenable sur Prague et sa région. Oui, ça fait beaucoup de points de vue pour une seule ville ! Mais pour le coup, tu ne seras pas déçu.

Pour terminer ce séjour à Prague, j’ai loué un vélo à City Bike Prague: les quais le long de la Vltava sont vraiment parfaits pour te faire une balade à vélo. Je suis partie plutôt vers le nord de la ville: cela m’a permis de découvrir le quartier de Prague 8, qui est très calme et super joli. 
Une location pour 2h suffit largement je trouve, histoire de pédaler un peu sur les quais et respirer. D’ailleurs, il se peut que tu tombes sur des vélos un peu bizarres, où tu freines en rétropédalant. Un peu déstabilisant au premier abord ! 

Mes coups de coeur à Prague

  • Laisser sa trace sur le mur John Lennon, qui est taggué de partout !
  • Faire une croisière d’une heure sur la Vltava: pour découvrir le canal du Diable, et voir Prague d’une autre manière.
  • Aller boire un verre en haut de la Maison qui Danse, au moment du coucher du soleil, pour apprécier la vue ! 


J’ai vraiment beaucoup aimé Prague: pour un city trip, c’est vraiment parfait ! Mais prépare-toi à marcher pas mal: c’est comme ça que tu découvriras le mieux la ville, et que tu pourras l’apprécier. 

Et toi, quels sont tes incontournables à Prague ?

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Zagreb: à voir et à faire dans la capitale croate

Zagreb a été la dernière étape de mon voyage en Croatie, mais ça sera pourtant le premier article de mon voyage en Croatie tant j’ai aimé cette ville ! Après l’effervescence touristique de Dubrovnik, et l’ambiance festive de Split, j’étais contente de me retrouver dans un cadre plus urbain, moi qui aime beaucoup visiter les villes (et surtout les capitales !) quand je pars en voyage.

Deux jour sur place, et l’envie d’en voir le plus possible !

Jour 1 : autour du Marché Dolac et dans la Ville Haute

Premier constat : j’ai réservé un appartement super bien placé (le lien pour le réserver ICI), et pour 3 cacahuètes (13,5 euros la nuit par personne, plutôt correct tu me diras).
Résultat, je me retrouve dès le premier jour en plein cœur de Zagreb, mon appartement étant situé sur la place du marché Dolac, qui est situé dans la ville basse.

Ce marché est très connu à Zagreb, car il est ouvert tous les jours et on y trouve de tout : nourriture bien sûr, mais également souvenirs et antiques. L’ambiance y est vraiment sympa, on peut y goûter les produits locaux (et trouver de la gastronomie croate, je t’assure que je n’ai pas trouvé ça facile !), et surtout ça permet de faire ses courses pour pas cher, pratique.

Depuis le marché Dolac, rejoindre la Ville Haute est assez facile: déjà, en se baladant dans les rues autour du marché Dolac (notamment les rues Opatovina et Ivana Tkalcica), où on trouve énormément de bars, restos, cafés… C’est un endroit super sympa, surtout le soir pour l’apéro, les rues sont très animées ! Ensuite, en remontant la rue Radiceva, j’ai pu visiter le Musée de la Torture: déjà, première chose appréciable, le musée accepte la carte étudiante (de ma fac hein, pas la carte ISIC) ! Du coup, le ticket ne coûte que 30 kuna, soit 4 €. Bien que ça ne soit pas un musée spécifiquement représentatif de Zagreb, je trouve ça toujours sympa de visiter des musées un peu atypiques. Et pour le coup, Zagreb en regorge !

Parce que mon deuxième arrêt de cet journée-là, était le fameux Museum of Broken Relationships: indiqué comme coup de coeur dans le Lonely Planet, il n’en existe que deux dans le monde: celui de Zagreb, et son jumeau de Los Angeles. Avec un thème qui sort autant de l’ordinaire, j’avais assez envie de voir ce que ça donnait ! Honnêtement, je n’ai pas été déçue, on découvre une foule d’objets et les histoires derrière eux. Le prix d’entrée pour les étudiants est de 20 KN (2,7 €).

 

Entre ces deux musées, j’ai aussi pris le temps de juste me balader dans les rues de Zagreb: la ville était tellement vide pour un mois d’août que c’était vraiment agréable ! Les rues sont piétonnes, on trouve plein de petites impasses cachées, j’ai adoré me perdre volontairement.


Jour 2 : histoire de Zagreb et sortir du centre-ville

Pour mon deuxième jour sur place, j’ai voulu en apprendre davantage sur la ville de Zagreb: c’est donc vers le Musée de la Ville de Zagreb, encore une fois situé dans la ville haute, que je me suis dirigée !
Le musée est intéressant, et pas trop long, ce qui est pas mal: il y a énormément de panneaux explicatifs, donc niveau informations t’en auras pour ton argent (mais comme dans les deux musées précédents, tu payes le prix étudiant ici !).

En sortant du musée, je suis tombée sur une église magnifique: l’église Saint-Marc. Celle-ci est située dans la Ville Haute, sur une grande place pavée. Le toit de l’église est entièrement recouvert de tuiles vernies: c’était la première fois de ma vie que je voyais un truc pareil ! Honnêtement, j’ai trouvé ça super beau et aussi très « croate » (me demande pas ce que ça veut dire, même moi j’en ai aucune idée). Je ne suis malheureusement pas arrivée au bon moment pour la relève de la garde.
Niveau points de vue sur la ville, Zagreb se défend aussi pas mal: en même temps, avec tous les escaliers qu’il faut emprunter pour accéder à la ville haute, il vaut mieux ! Je suis d’ailleurs passée devant la Tour Lotrscak, qui permet d’avoir une vue à 360 degrés de la ville. J’ai choisi de ne pas payer pour monter voir la vue, car je préférais garder mon argent pour d’autres activités.

Pour m’éloigner un peu du centre-ville et découvrir les environs de Zagreb, j’ai décidé d’aller visiter le cimetière Mirogoj. Réputé pour être l’un des plus beaux cimetières d’Europe, et à seulement 10 minutes en bus du marché Dolac, j’ai décidé de tenter ma chance et d’aller voir à quoi ça ressemblait.
Honnêtement, j’ai été très étonnée de la beauté du lieu: alors oui certes, c’est un cimetière, mais avec énormément de jardins, d’entretien et d’allées boisées, très paisible. C’est vrai que je n’avais pas vraiment prévu de visiter ce cimetière à la base, mais au final je ne l’ai pas regretté.

En bonus de ma visite de deux jours à Zagreb: j’ai découvert que cette ville abritait pas mal de street art, et c’est quelque chose que j’aime beaucoup ! Petit aperçu de ce que j’ai pu voir au détour de quelques rues.

Je te conseille vraiment d’envisager un stop à Zagreb si tu pars bientôt en Croatie: c’est une ville super riche culturellement, calme et urbaine à la fois. Give it a go ! 🙂

Et si tu veux voir mon vlog de deux jours à Zagreb, je te laisse cliquer sur la vidéo juste en dessous !

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Visiter la DMZ: voyage le long du 17ème parallèle

Près de 9 mois après mon voyage solo au Vietnam, je reviens ENFIN avec quelques articles sur ce fabuleux pays ! Mieux vaut tard que jamais me diras-tu…
Même après 2 voyages au Vietnam, j’ai eu l’occasion d’en apprendre davantage sur ce pays pendant ce 3ème périple: avec un itinéraire différent, et des occasions qui se sont présentées au bon moment. L’une d’entre elles a été de pouvoir visiter la DMZ vietnamienne, pendant mon séjour dans la ville de Hué: en effet, avec trois jours sur place, cela me laissait amplement le temps de consacrer une journée pour visiter cette zone.

Comment y aller ?

En plein mois de décembre, avec des pluies torrentielles, l’option d’aller visiter la DMZ par moi-même ne s’est pas franchement présentée: j’ai beau avoir conduit un scoot pendant près de 4 mois au Cambodge, le climat ne s’y prêtait pas du tout. De plus, j’avais entendu dire que les sites étaient particulièrement éloignés les uns des autres: j’ai donc décidé de booker une excursion.
Après avoir fait le tour de quelques agences, j’en ai finalement trouvé une pour 390 000 VND, soit un peu plus de 14 € la journée. Cela incluait le transport, un guide anglophone ainsi que les tickets d’entrée aux différents sites, et une bouteille d’eau (comme dans toutes les excursions que j’ai pu faire au Vietnam, ce qui me fait toujours assez rire !).

Depuis la ville de Hué, il faut environ 3h de route vers le nord pour se rendre à Dong Hoi, point de départ des différents sites qui constituent la DMZ. Personnellement, durant mon excursion, le bus a fait un premier stop dans la ville de Dong Ha, qui a également été une ville importante durant la guerre du Vietnam dans cette région: honnêtement, pas grand chose à voir dans ce premier stop, pour ne pas dire rien.


Premiers pas dans la DMZ

La DMZ du Vietnam se divise en plusieurs sites, assez éloignés les uns des autres. Pour être tout à fait franche, j’ai eu un peu de mal au début à comprendre le lien entre chaque site, et leur « rôle » durant la guerre: c’est pourquoi je conseille vraiment de booker une excursion pour avoir un guide avec vous, car on s’entend que le guide de voyage n’était pas suffisant au niveau des explications historiques (à mon humble avis).

La piste Hô-Chi-Minh

Première étape de cette excursion, la piste Hô-Chi-Minh. Pendant la guerre du Vietnam, cette piste fut utilisée pour ravitailler le sud en nourriture et en matériel. Contrairement à ce que son nom laisse penser, il ne s’agit pas d’une seule piste, mais bien d’un ensemble de routes !

Cette piste commençait au niveau du pont qui traverse la rivière Da Krong: le premier stop se fait donc ici.

La base militaire Khe Sanh

Assurément, l’étape de l’excursion où l’on se rend le plus compte de ce que représentait la DMZ. Ce que j’ai apprécié, c’est de pouvoir visiter à ma manière et de ne pas être obligée de suivre le guide dans tous les recoins.
Dans cette base militaire désormais convertie en musée consacré à la DMZ, on peut visiter des « tranchées » comme celles qui servaient aux vietnamiens, mais également aux américains à l’époque. Je trouve que cela permet davantage de se rendre compte de l’histoire, tout comme le musée qui aussi petit soit-il, explique vraiment l’intérêt de cette base américaine vraiment proche de la DMZ.

En effet, il s’agissait vraiment d’une base cruciale pour contrôler ce qu’il se passait dans cette zone de la DMZ, relativement proche de la mer: et qui donc bien sûr, pouvait également subir des attaques par voie maritime.
On peut aussi y voir différents hélicoptères, tanks et avions d’époque, mais les tranchées sont bien plus intéressantes et représentatives. 


Le fleuve Ben Hai: le no man’s land

C’est à coup sûr en prenant la route qui traverse le fleuve Ben Hai que je me suis rendue compte de l’ampleur de la DMZ vietnamienne, mais également de ce qu’il en reste aujourd’hui.
Pour te la faire courte, c’est un véritable no man’s land

Bon ok, il y a quelques habitations, je te l’accorde ! Mais mis à part cela, c’est une zone bien déserte, où l’on observe uniquement la présence de rizières des deux côtés du pont traversant le fleuve. Autre fait: bien que ce fleuve (qui servait de véritable zone de démarcation à l’époque) soit aujourd’hui utilisée par les locaux pour la culture du riz, il reste encore aujourd’hui des reliquats de bombes, mines, dans cette zone.
Même plus de 40 ans après la fin de la guerre, les habitants de la région de Dong Hoi ne sont donc toujours pas en sécurité. Même si j’avais déjà visité plusieurs musées à Hanoi et Hô-Chi-Minh Ville et vu par moi-même les cratères de bombe B52 aux tunnels de CuChi, voir l’abandon de cette zone suite à la guerre m’a profondément « choquée ». Ensuite, peut-être que le mauvais temps rendait l’image d’autant plus morose: c’est vrai qu’après tout, les vietnamiens habitent toujours ici, et ont réussi à reconvertir cette zone en rizières et vivent de ce fleuve.

Pourtant, j’ai trouvé que le lieu était encore empreint du souvenir de la guerre, notamment par les statues de deux côtés du fleuve, représentant respectivement le nord et le sud. 


Tunnels de Vinh Moc et base militaire: apprendre et se souvenir

Visiter les tunnels (ou plutôt le site) de Vinh Moc ainsi que la dernière base militaire m’a permis de vraiment en apprendre plus sur ce qu’il s’est passé autour de la DMZ et de ses enjeux pendant la guerre du Vietnam.
Ayant déjà visité les tunnels de CuChi auparavant, les tunnels de Vinh Moc y sont très clairement semblables, mais leur utilisation assez différente, car ceux-ci étaient utilisés par des villageois et non pas des résistants. J’en ai donc plus appris sur le mode de vie des locaux dans cette région du Vietnam pendant la guerre, et également les enjeux de ces tunnels à proximité de la mer. 

Mon excursion s’est terminée par la visite d’une base militaire (mais par contre, aucun souvenir du nom de cette base…), qui a été réhabilitée en cimetière du souvenir. J’ai trouvé ça intéressant de terminer la visite de la DMZ par ce cimetière, histoire de me rendre compte de ce que j’avais vu et de le ré-ancrer dans une profonde réalité: le caractère extrêmement meurtrier et violent de cette guerre.

 

La DMZ vietnamienne: à faire ou à ne pas faire ?

J’ai globalement un avis assez positif sur la visite de la DMZ: j’ai beaucoup appris sur l’histoire du Vietnam par cette excursion, mais également sur le rôle de cette zone et ce qu’il en reste aujourd’hui. Mais si c’était à refaire, je m’arrêterais une nuit à Dong Hoi sur la route entre Hanoi et Hué, pour limiter les temps de route: au final, j’ai quand même fait 6h de route dans la journée, plus les temps de trajet entre chaque site, ce qui est vraiment énorme !

En tout cas, je ne regrette pas cette visite: j’avais très peu entendu parler de la DMZ avant d’y aller: même si des excursions sont organisées, ça n’a pas l’air d’être la visite la plus prisée par les touristes: et honnêtement, je ne m’en suis pas plainte. 

Le Vietnam t’intéresse ? Découvre les autres articles sur ce pays en cliquant ICI !

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Budget, conseils et bonnes adresses pour un voyage en Croatie

Une semaine en Croatie : assurément trop court pour apprécier toute la beauté et la richesse culturelle de ce pays, ça, c’est sûr. Ensuite, j’ai trouvé que c’était une durée raisonnable pour bien profiter de mes différentes étapes : Dubrovnik, Split puis Zagreb.

Trois villes avec un panel d’activités et des gammes de prix assez diverses (honnêtement, ça va du simple au triple !), et qui m’a permis, je pense, d’avoir une bonne vision d’ensemble de la culture croate et de ce que le pays a à offrir.

La Croatie n’ayant pas adopté la monnaie unique de l’Union Européenne, la monnaie nationale est le kuna.
Celui-ci a tendance à tendance à être plus avantageux en été, pour attirer les grosses devises étrangères dans le pays, mais reste sinon de manière globale assez stable.

En août 2017, 1 € = 7,4 KN.

Attention cependant : pour les conversions effectuées par les hôtels/auberges/appartements de location, le taux de change appliqué est généralement de 1 € = 7,5 KN.

 

BUDGET

Transport

Avec les compagnies low-cost comme Transavia par exemple, il est assez facile de trouver des allers-retours pour pas cher (de 70 à 120 €).

Alors bien sûr, et ça semble logique, en été et même après le 15 août, les billets sont chers… J’ai personnellement payé 300 € mon aller retour, en voulant vérifier la technique de la réservation 6 semaines à l’avance (qui apparemment, garantit les prix les plus bas). Comme tu peux le voir, ce n’est pas le plus efficace, mon aller avec Transavia étant 30 € moins cher deux semaines avant que je fasse enfin ma réservation. Bref, ça m’apprendra.

Pour se déplacer à l’intérieur du pays, rien ne vaut le bus, qui est aussi voire plus rapide que le train et pour moins cher.

– Aller Paris – Dubrovnik avec Transavia : 50 €   
– Bus Dubrovnik – Split : 126 KN (17 €)  
– Bus Split – Zagreb : 133 KN (18 €)         
– Un ticket de bus à Dubrovnik : 15 KN (2,02 €)
Un ticket de tram à Zagreb : 12 KN (1,6 €) en kiosque, 15 KN (2,02 €) dans le tram       

– Un bagage en soute dans un bus croate : 8-10 KN (1,08-1,35 €)

 

Logement

Tout comme à Cuba, la Croatie bénéficie d’un système d’Apartmans : il en existe partout, et les logos sont très visibles depuis les façades extérieures des maisons.    
Attention cependant à vérifier la localisation d’abord : à Dubrovnik par exemple, si tu veux louer un appartement proche de la vieille ville, tu risques de payer le prix fort.

– Un appartement pour 4 à Dubrovnik : 23,5 € la nuit par personne       
– Un dortoir pour 4 personnes dans une guesthouse à Split : 14,5 € la nuit par personne            
– Un appartement pour 4 à Zagreb : 20,5 € par personne et par nuit

Il existe aussi beaucoup d’auberges de jeunesses !


Nourriture

Manger n’est pas ce qui vous coûtera le plus cher en Croatie : mais découvrir la gastronomie croate a été plus compliquée que prévu.        
De plus, les prix divergent fortement en fonction des villes.

– Un cocktail dans un bar : de 30 à 45 KN (4-6 €)
Une salade au restaurant : 45 KN (6 €)              

– Un plat principal au restaurant : 70 KN (9,45 €), plus de 100 KN (13,5 €) si vous êtes à Dubrovnik
– Un petit déjeuner : 30 KN (4-5,5 €)
– Un jus frais : 40 KN (5,5 €)


Sorties, activités et extras

Durant l’été, les prix de certaines activités sont parfois doublés, en raison du nombre de touristes : c’est par exemple le cas à Dubrovnik, où le prix descendait rarement en dessous de 100 KN…

– Une journée d’excursion au parc national de Krka : 27 €          
– Un timbre pour la France : 9 KN (1,2 €)              
– Une rentrée étudiante au Musée de la Torture à Zagreb : 20 KN (2,70 €)                         
– Un billet pour les remparts de la vieille ville de Dubrovnik : 150 KN (20,3 €)
– Un aller-retour en téléphérique en haut de Dubrovnik: 150 KN (20,3 €)

 


Cela donne un budget de 104,69 € par jour

Ce qui a plombé le budget, et de loin, est mon étape à Dubrovnik : 20 € en moyenne par activité, la nourriture était assez chère, et même les courses au supermarché n’ont pas permis d’amortir le choc.
Le premier gros point de dépenses est bien sûr le transport, et majoritairement les billets d’avion, qui étaient assez chers dans mon cas car réservés au dernier moment : il est donc possible d’économiser sur ce point !

Etonnamment, les activités et extras n’ont pas été mon plus gros poste de dépenses. En effet, dès qu’on sort de Dubrovnik, on retrouve des prix d’entrée plus que corrects.

BILAN ET CONSEILS

  •  Si vous êtes étudiant(e), pensez à faire votre carte d’étudiant international ISIC avant de partir : si les cartes étudiantes étrangères sont acceptées à Zagreb, ce n’est pas le cas à Dubrovnik, et cela pourrait vous faire économiser un paquet d’argent.
  •  Au lieu de prendre vos billets de bus directement en gare routière, notez les noms de compagnies de bus et réservez vos billets en ligne, car elles proposent souvent des réductions en ligne.
    Vous pouvez aussi réserver par le site getbybus.com (testé, et approuvé !)
  •  Si vous êtes de passage à Zagreb ou Dubrovnik, regardez si la Zagreb Card ou la Dubrovnik Card sont avantageuses pour vous, en fonction du temps que vous passez sur place : ces deux cartes permettent un accès gratuit aux transports de la ville, ainsi qu’à certains musées (ou une réduction de 50 % sur le prix du billet).
  • Dans la mesure du possible, si vous comptez visiter Dubrovnik, allez-y en dehors de la période estivale : mai ou septembre par exemple. Les prix seront divisés par deux, vous aurez plus de choix quant au logement et cela vous évitera de marcher dans des rues bondées en visitant la vieille ville.

Malgré un budget mal anticipé, la Croatie n’en reste pas moins un pays assez abordable, et il est surtout très facile d’y voyager !

Pour les adresses, vous les retrouverez dans les prochains articles sur la Croatie 😉

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Voyager autrement: Lucas, son enfance au Mali

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Hoi An, des lanternes et (beaucoup) d’eau

Hoi An, la ville aux mille lanternes : je l’ai souvent entendue celle-là. Et ce n’est qu’à mon troisième voyage au Vietnam qu’ENFIN, j’allais pouvoir visiter cette ville. C’était pas trop tôt ! Ville incontournable du centre du Vietnam, j’avais vraiment hâte de découvrir cette ville très authentique, au bord de la rivière des Parfums.
Evidemment, tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu (sinon, c’est pas drôle).

Comment se rendre à Hoi An ?

Depuis Hanoi, le bus de nuit est une bonne alternative, comme pour Hué : sauf qu’au lieu d’un trajet de 12h, ça sera 15h. Il vaut mieux être prévenu ! Sinon, des vols quotidiens depuis Hanoi et Hô-Chi-Minh Ville desservent Da Nang, qui est à 1h d’Hoi An.

Si vous souhaitez tester le bus ou le train jusqu’à Hô-Chi-Minh Ville, à votre guise, mais 30h de bus personnellement c’est au-dessus de mes limites… Le bus de nuit entre Hanoi et Hué était suffisant pour me fatiguer pendant 2 jours !

Hoi An : la ville des tailleurs, le long de la rivière des Parfums

Hoi An m’a semblée très calme et apaisante par rapport à Hué où j’avais passé trois jours juste avant. Pourtant, on ne peut pas dire que Hué soit la ville la plus bruyante du Vietnam, loin de là.

Ma guesthouse étant un peu excentrée du centre-ville, j’ai décidé de marcher pour cette première journée et ainsi de découvrir un peu la ville. Premier constat : on ne m’avait pas menti en disant qu’il s’agit de la ville des tailleurs. En effet, on en trouve à tous les coins de rue ! Si tu veux te faire tailler une veste, c’est le moment, tu as l’embarras du choix.

Le centre-ville ressemble en tous points à ce qui est décrit dans les guides, sur les blogs : des bâtiments de pierre jaune clair, des toits recourbés, une certaine influence chinoise dans l’architecture, des ruelles assez étroites qui en font le charme. Et bien évidemment, des lanternes partout !

                Pensez à vérifier quand se déroule le Lantern Festival : celui-ci se déroule une fois par mois et se calque sur le cycle lunaire. C’est un événement à ne pas rater !

J’avais très envie de visiter l’autre partie de la ville, qui se situe de l’autre côté du pont japonais. Sauf que, bien sûr, il a tellement plus que le centre-ville s’est rapidement retrouvé inondé. Pratique pour les visites… Du coup, les vietnamiens essayent de tirer profit de la situation, et faisaient payer le passage par le pont japonais 100 000 VND (4,02 €), soit un rein pour juste traverser et aller voir l’autre partie de la ville, qui devait sûrement être inondée également. Tant pis pour moi, ça sera (j’espère) pour une prochaine fois.

Ensuite, les inondations ne m’ont pas empêché de me balader dans la vieille ville pour autant: business oblige, il suffisait d’une ou deux pirogues pour que les locaux proposent des petits tours de 30 minutes dans les rues inondées. Et c’était déjà bien moins cher que pour traverser le pont japonais: après quelques minutes de négociations, on se retrouve à 5 sur la pirogue, pour un total de 50 000 VND (2,01 €, soit environ 0,40 € par personne).
Et là, on se croirait dans un autre monde: les locaux ne semblent même pas étonnés de la situation, ils vivent comme d’habitude. La ville prend quelques airs très lointains de Venise, mais c’était vraiment quelque chose à faire.

En ce qui concerne les plats locaux, je me devais de goûter le Cao Lau: cette soupe de nouilles avec du porc, de la salade et des herbes ne se trouve qu’à Hoi An. J’ai goûté le Cao Lau dans un des restaurants du centre d’Hoi An, et en effet, ça vaut le détour !
Par contre, j’ai été un peu déçue des restaurants: très touristiques, et le seul restaurant qui m’ai plu était un restaurant de cuisine indienne trouvé sur Trip Advisor. Tu l’as bien compris, rien de local ! Et la street food est je trouve, assez peu présente.
En ce qui concerne le prix, c’était plutôt fidèle à ce que j’avais vu sur d’autres blogs: 35 000 VND (1,40 €).

A l’extérieur d’Hoi An : les Montagnes des Cinq Eléments

Entre Hoi An et Da Nang, cinq montagnes karstiques se dressent : celles-ci ressemblent un peu aux énormes mogotes, sortant de la mer, dans la Baie d’Halong. Sauf que là, elles sont bien sur la Terre Ferme !

Dans la culture asiatique, les cinq éléments sont le marbre, le bois, le feu, l’acier et la terre. Personnellement, j’ai décidé de visiter la Marble Mountain (qui s’appelle également Thuy Son), qui offrait le plus d’endroits à visiter : notamment des caves assez impressionnantes, au moins 7 ou 8 différentes avec chacune une histoire différente, la pagode Tam Thai, et un point de vue imprenable sur la région entre Hoi An et Da Nang.
En effet, en visitant l’une des caves, tu peux accéder à un chemin assez pentu (et glissant en prime pendant la saison des pluies), on arrive tout en haut de la Marble Mountain, et si par chance la vue est dégagée, on voit Hoi An et même Da Nang (plus facilement reconnaissable avec ses grandes tours !).

 

Les bons spots

Little Leo Homestay, 39 Le Van Huu. L’auberge est sympa et propre, mais un peu excentrée. Ce que j’ai apprécié, c’est le nombre d’excursions et de services offerts par l’auberge (notamment la lessive à 10 000 VND le kilo et prêt en quelques heures !). Des vélos sont mis à disposition librement, sous dépôt d’une caution de 10 000 VND pour le cadenas. Hyper pratique si on veut se balader dans le centre-ville et s’y rendre rapidement (sinon,c’est environ 15 minutes à pied).

Le blog Good Morning Hoi An. Une vraie mine d’or, qui m’a bien servi pour me repérer dans les rues et savoir où trouver les jolis bâtiments ! Même si le temps n’a pas joué en ma faveur, ça m’a permis de faire une bonne balade et de bien découvrir la ville à pied. Dommage, certains restos qui sont cités sur le blog sont désormais fermés.

Je regrette un peu de ne pas avoir pu profiter davantage d’Hoi An, car j’en attendais beaucoup. J’ai vraiment apprécié ce que j’ai visité, mais j’attends d’y retourner !

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Hué, la ville impériale du centre du Vietnam

J’ai beau être allée déjà deux fois au Vietnam, je n’étais jamais partie visiter le centre: Hué et Hoi An, principalement. C’est désormais chose faite ! Hué, l’ancienne ville impériale, me faisait beaucoup envie: j’avais envie de retrouver un côté plus « traditionnel » du Vietnam, que j’avais un peu perdu après avoir vécu 4 mois dans la polluée Phnom Penh.

Arriver à Hué

J’arrivais personnellement d’Hanoi: donc j’ai pris un sleeping bus de 11h (qui au final en a duré 12, comme la plupart des bus au Vietnam), pour 18 dollars: la plupart des bus d’Hanoi à Hué coûtent entre 16 et 20 dollars.
Sinon, vous pouvez aussi venir en avion jusqu’à l’aéroport de Hué: il existe des vols directs avec Vietnam Airlines depuis Hanoi ou Hô-Chi Minh Ville, pour 20-30 euros environ.

Si vous venez du sud du Vietnam, alors vous viendrez sûrement de Da Nang (2h30 de bus) ou de Hoi An (3h30): les bus n’excèdent pas 10 dollars.

La rive nord de Hué: la Cité Impériale et la citadelle

La Cité Impériale est pour moi un must-have de Hué, comme c’est écrit sur à peu près tous les blogs de voyage/guides que vous lirez…
L’entrée à la Cité Impériale coûte 150 000 VND (6,11 €) : attention, ce tarif donne uniquement accès à la Cité et au musée des antiquités royales (que personnellement, je n’ai pas visité).
La Cité Impériale est magnifique: elle est composée de très nombreux bâtiments, très colorés (bon on ne dirait pas sur les photos, mais le temps n’était pas génial en décembre !) et avec chacun une histoire différente. Essayez de vous renseigner un peu avant ou de vous trouver un guide de voyage, car il y a assez peu de panneaux explicatifs. Les infos du Guide Michelin sont un peu brèves mais bien faites.

J’ai été assez surprise de voir autant de bâtiments et de détails faits à partir de bois: quand j’étais au Cambodge, les pagodes étaient majoritairement en pierre, avec certes des détails en bois, mais à la Cité Impériale, ils sont beaucoup mis en avant (en même temps, la peinture colorée doit aider). Il y a beaucoup de références à des influences chinoises, comme Confucius par exemple, qui apparaît à plusieurs reprises.

Contrairement à la Cité Impériale que j’ai beaucoup aimé, j’ai été assez déçue de la Citadelle. De ce que j’avais pu lire et entendre, il s’agissait vraiment de la vieille ville de Hué, avec un certaine charme et une authenticité. Au final, il ne s’agit pour moi que d’une partie de la ville entourée par des remparts… Je n’y ai pas vu de caractère vraiment authentique par rapport au quartier où se trouvait mon auberge.
Ensuite, ce que j’ai trouvé sympa, ce sont les canaux qui longent certaines rues de la ville: ça au moins, ça donnait du charme ! Mais c’est vrai qu’à part les remparts et la porte Sud (par laquelle on accède à la Cité Impériale), bah… Elle casse pas trois pattes à un canard la Citadelle.

Les tombeaux royaux de Hué

Visiter les tombeaux royaux de Hué est vraiment une expérience à faire, qui permet de sortir un peu de la ville et de passer aux alentours. Personnellement, j’ai visité trois tombeaux: l’entrée pour chacun des tombeaux est de 100 000 VND (4,79 €).
Honnêtement, je pense que sans guide, c’est assez dur « d’apprécier » la visite, vu qu’on n’a aucune information. Les tombeaux sont assez loin les uns des autres, donc si vous visitez le Vietnam en pleine saison des pluies (comme moi…), n’essayez pas de vous faire une petite balade bucolique à vélo, les routes sont embourbées.

J’ai visité en tout trois tombeaux: celui de Tu Duc, Thieu Tri et Khai Dinh. Les histoires autour de ces tombeaux sont super intéressantes, car on apprend en même temps l’histoire de la région du centre du Vietnam.

Les bons spots

Amy Hostel, 22 Trần Cao Vân. Une auberge super sympa, dans le nouveau centre de Hué, juste à côté d’une agence d’excursions. Les employées sont adorables, le petit déjeuner est très bon (avec des fruits A VOLONTÉ), et des dortoirs très propres (grands casiers individuels, rideaux et même des dortoirs pour femme !)
6 $ le lit en dortoir mixte avec petit-déjeuner inclus.
Pour réserver, c’est par ici

Mandarin Café24 Trần Cao Vân. Une sélection Trip Advisor, et ça vaut le coup: pourtant, le restaurant est tout le temps vide ! Le service est rapide, pas très cher, et le lemongrass chicken est à se damner.

Nina’s Café, 16/34 Nguyễn Tri Phương. Au fond d’une petite rue, le restaurant est totalement caché (n’hésitez pas à demander autour si vous ne trouvez pas). Pas cher du tout, et beaucoup de choix ! Le restaurant a une ambiance très typique, avec beaucoup de photos partout, assez intimiste, bref J’AIME.

Les bons tuyaux

  • Si tu as la possibilité, ne vas pas à Hué en pleine saison des pluies (et dans le centre du Vietnam de manière générale !).
  • Je n’ai pas eu le temps de le faire, mais se balader le long de la rivière des Parfums a l’air super sympa, à tester donc.
  • Le matin vers 9h30 il n’y avait personne à la Cité Impériale: les groupes d’excursion qui arrivent à 8h sont déjà passé et le reste des touristes ne sont pas encore arrivés, donc c’est une bonne heure.


Hué est une ville super sympa, surtout après avoir visité Hanoi et SURTOUT par rapport à Da Nang. Trois jours suffisent, mais sont bien remplis ! 🙂

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Le passage à vide.

Certains l’appeleront la déprime du retour, la traversée du désert, la réadaptation.

Pour moi, ça a juste été un passage à vide. Depuis le 21 décembre, c’est-à-dire depuis que je suis rentrée de deux ans et demi d’expatriation entre le Canada et le Cambodge.
Pendant ces deux ans et demi, mes sens étaient en alerte tout le temps: au final, j’avais chaque jour de nouvelles choses à découvrir, à voir, à explorer. Mais on ne pense pas au retour. On en parle oui: comme avant de te jeter dans le vide pour un saut à l’élastique, tu penses au moment où tu vas sauter, tu ne penses pas à quand ce sera terminé.

Bah moi, je me suis bien écrasée comme une m****.
C’est dur de rentrer, et de revenir dans un endroit où l’on a tous ses repères, où les sens ne sont plus en alerte, où il n’y a plus rien à découvrir. Je me suis demandée ce que je faisais là, pourquoi j’étais rentrée. Honnêtement, je me le demande encore, trois mois après. Je me suis surprise à pleurer sans même savoir pourquoi, à m’énerver sans savoir pourquoi, à réfléchir dans le vide, à avoir des moments de flottement où tu ne réfléchis plus à rien. Et quand tu reviens à la réalité, et bien c’est pire qu’avant.

En fait, au cours de ces trois mois, on m’a souvent demandé quel était le problème à être rentrée en France. En fait, c’est ça le problème: c’est que je suis rentrée.
Ca me rappelle des souvenirs, certains que je voudrais oublier, et ça me ramène à de bons souvenirs canadiens et cambodgiens que j’aimerais retrouver. En fait, c’est dur à exprimer comme ressenti, car vous pourrez en parler à n’importe quelle personne, elle ne comprendra pas et pensera que ce qui vous soule, c’est d’avoir retrouvé votre entourage. « Ah bah sympa, c’est quand même pas le bagne, t’es pas à la rue, la France c’est cool ». En fait, je suis lassée d’expliquer que non, le problème c’est pas d’avoir retrouvé ma famille, mes potes, la maison. C’est le problème du soufflé raté: au début, quand il est encore dans le four, il est magnifique ton soufflé. Et puis au moment où tu le sors, il s’aplatit en deux secondes. Bah en l’occurrence, je suis un peu la métaphore humaine du soufflé raté. C’est de se dire que c’est fini le problème. T’as l’impression que tout ce que tu as vécu, ce n’était qu’un rêve, une parenthèse.

C’est dur de refermer ce chapitre de ma vie. Et quand personne ne comprend, ou n’essaye de comprendre ton point de vue, ça ne rend pas la tâche plus facile. Je ne sais pas ce que je dois faire en fait, je ne sais même pas ce que je fous là à vrai dire. Je pense que j’ai besoin de temps pour procéder la chose, sauf qu’ici le temps on n’en laisse pas.
Tout va vite, trop vite, et j’ai peur d’oublier.

Je ne sais pas ce qui est le pire dans l’expatriation: qu’on ne comprenne pas votre besoin et votre envie de partir, ou de ne pas avoir le temps de comprendre qu’on est de retour.

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J’ai vécu dans une famille cambodgienne.

Quand je suis partie vivre au Cambodge, c’était dans le cadre de mon stage de fin d’études : 4 mois, à l’autre bout du monde, littéralement. On m’a donc proposé de louer une chambre chez une famille cambodgienne, et j’ai dit oui en me disant qu’au moins je vivrai mon aventure à fond.

L’article qui suit sera sûrement long, et rédigé à la manière d’un journal. Je l’ai mis à jour à chaque fois que quelque chose d’important selon moi, se passait au sein de la famille dans laquelle je vivais ou avec les cambodgiens que je voyais quotidiennement.
Il ne s’agit pas de voyeurisme de ma part, mais surtout d’une véritable claque que j’ai prise continuellement d’août à décembre 2016. J’ai voulu partager ce que d’autres ne connaissent pas ou ne soupçonnent pas (encore).

Par respect pour leur intimité, je ne citerai pas les noms et ne posterai pas de photos das cet article.

Samedi 20 août 2016

C’est aujourd’hui que je suis arrivée à l’appartement. L’autre stagiaire habite déjà dans cet appartement depuis 4 mois, elle en part bientôt. Elle m’avait déjà un peu briefé sur la vie au sein d’une famille cambodgienne : c’est pas facile tous les jours, parce que forcément nos cultures sont différentes, nos niveaux de vie et nos habitudes aussi.

Déjà, quand j’arrive, je remarque une première chose : niveau communication, on va pagayer dans la semoule. Le père et la mère ne parlent que deux mots de français… et en khmer, je dois pas en parler plus que 2 non plus. Bon, leur fils parle plutôt bien français, mais ça me gêne un peu de devoir passer par lui pour pouvoir communiquer avec ceux qui m’accueillent. Je vais littéralement faire partie de leur famille pendant les 4 prochains mois et je suis pas foutue de communiquer avec eux… Apprendre le khmer, c’est prévu, mais avant de pouvoir baragouiner un truc potable, ça va quand même prendre du temps.

Dimanche 21 août 2016

Au dîner, j’ai remarqué deux choses importantes. La première, c’est qu’avec l’autre stagiaire, ça ne sera jamais à notre tour de faire la vaisselle : c’est toujours un des deux fils qui s’en occupe, et quand j’ai proposé mon aide (ce que je trouve bien normal), il m’a paru un peu choqué et a refusé gentiment.
J’avais aussi proposé mon aide pour aider la mère de la famille à préparer le diner, et pareil, pas besoin, refus poli. J’ai l’impression d’être leur invitée et je voudrais ne pas l’être : ok, je vis chez eux, mais je vis aussi avec eux, et j’ai envie qu’ils puissent se dire la même chose.

La deuxième chose, c’est que la mère n’a passé que la moitié du dîner à table, avant de remonter dans sa chambre. Son fils ainé a ensuite expliqué que le plat qu’elle avait préparé, c’est-à-dire un soupe de poissons avec du riz, lui rappelait l’époque de Pol Pot. Petit choc sur le coup, de me rendre compte qu’elle avait vécu cette époque dont j’ai seulement entendu parler à la fac.

Mardi 23 août 2016

Hier soir, je suis sortie parce que vraiment j’en avais besoin. Je me doutais bien que le choc culturel serait grand, mais je ne le pensais pas aussi énorme et aussi vite. J’avais un peu besoin de me reconnecter à quelque chose de plus « occidental », moins éloigné de ma culture, au moins pour une soirée. Et pourtant à la base, j’adore être dépaysée, ce n’est vraiment quelque chose qui me pose problème. Mais là c’est tout de même un peu dur.

Mercredi 24 août 2016

Ca ne fait même pas une semaine que j’habite dans ma nouvelle famille cambodgienne, mais je remarque déjà la chose qui, je pense, va le plus me gêner : même si au fur et à mesure, on va apprendre à se connaître mutuellement, pour eux, je serai toujours la « baraing » : la blanche, l’occidentale, l’étrangère. Donc, c’est-à-dire, celle qui est naïve et pleine aux as, car c’est exactement ce que les cambodgiens pensent des occidentaux. Merci les amis expat’ qui ont pu me renseigner là-dessus !

Par exemple, aujourd’hui, j’ai commencé instinctivement à faire la vaisselle après le diner. Le fils ainé m’a directement arrêté parce que « je ne sais pas faire la vaisselle ». Bon, si ca se trouve, le fait d’être la « baraing » et de supposément ne pas savoir faire la vaisselle (j’ai vécu deux ans sans lave vaisselle, je pense savoir laver une assiette !) ne sont peut être pas reliés, mais j’ai direct eu l’impression que le fait d’être étrangère signifiait automatiquement certaines choses sur moi. J’ai essayé le plus possible d’arriver chez eux sans préjugés, et je comprends qu’eux en ont sur moi.

Update, un mois et demi après mon retour du Cambodge > au final, cette image là a très vite changé. Je pense avoir eu cette impression sur le coup parce que partout où j’allais au Cambodge, et même au bout de quatre mois, j’étais toujours la touriste, l’étrangère, la baraing, même si je baragouinais un peu de khmer et que j’avais mon propre scoot pour me déplacer. Au sein de ma famille d’accueil, j’ai rapidement été intégrée (aussi bien que l’on puisse s’intégrer dans une famille avec une culture si différente), et j’ai noué des liens avec eux qui ont beaucoup compté pendant ces quelques mois au Cambodge.

Jeudi 1er Septembre 2016

Je commence enfin à me sentir chez moi : quand je finis le boulot, et que je sais que je rentre à l’appartement où je vis, je le considère vraiment comme « chez moi », et pas juste comme un lieu de passage pour 4 mois.
Avant, au Canada, j’avais besoin de décorer ma chambre ou mon appart pour me sentir chez moi : ici, c’est pas vraiment le cas. Même si j’ai du mal à communiquer avec les parents, je m’y sens bien. Le fait qu’il y ait leur fils de 21 ans qui parle français qui soit là aide beaucoup aussi. Au moins, le soir, je peux parler avec quelqu’un au dîner…

D’ailleurs, j’ai remarqué qu’ici, les repas ne sont pas vraiment considérés comme un moment convivial en famille : dès que la mère a fini de manger, elle débarrasse son bol et remonte dans sa chambre. En soi elle fait comme elle veut, mais quand on est pas habitués à ça en France, c’est surprenant au début. Mais le dîner le soir, c’est aussi un bon moyen pour apprendre le khmer : aujourd’hui, j’ai appris à dire droite et gauche !

Samedi 3 Septembre 2016

Hier, j’ai parlé avec le fils aîné de la famille dans laquelle j’habite : il a 21 ans, et dans 3 semaines, il s’envole pour 3 semaines en France avec sa troupe de théâtre. C’est en parlant avec lui que je me suis rendue compte de la chance que je pouvais avoir : il n’a encore jamais pris l’avion. Alors quand je lui ai dit qu’il y avait des fenêtres dans l’avion pour voir à l’extérieur, il n’en revenait pas. Il avait du mal à croire aussi qu’il y avait moins de scooters en France qu’au Cambodge ! Il n’est jamais sorti de son pays, n’a jamais pris l’avion, il n’est même jamais allé jusqu’aux temples d’Angkor alors que c’est dans son propre pays.

Je me rends compte à quel point notre niveau de vie n’est pas le même, et à quel point j’ai de la chance.

Dimanche 4 Septembre 2016

Aujourd’hui, grand sujet de conversation : le riz. Forcément, moi, je me demande comment on fait pour ne pas se lasser quand on en mange matin midi et soir depuis qu’on a 3 ans… Et bien, le fils ainé de ma famille se pose la même question à propos des français sur… le pain et les pommes de terre. Forcément, vu comme ça…

 

Lundi 19 Septembre 2016

Je n’ai plus grand-chose à raconter en ce moment : je pense que c’est parce que je m’habitue petit à petit, le « gros » choc culturel est passé. Maintenant j’ai vraiment l’impression de rentrer et de dîner avec ma famille, même si bien sûr il y a encore la barrière de la langue avec les parents. On s’en accommode, au final on se comprend par gestes. Le fils ainé me donne quelques cours de khmer, mais ça reste assez difficile de s’exprimer, et c’est un peu frustrant vis-à-vis des parents.

Hier, je suis revenue de Kampot, et le fils ainé m’avait demandé de lui ramener un kilo de poivre de Kampot : clairement, le prix était exhorbitant, donc j’ai décidé de lui en faire cadeau. La maman était vraiment contente, elle a voulu me rembourser mais j’ai dit non : je ne voulais pas leur imposer ce coût, et ça me faisait plaisir. Ils m’accueillent chez eux, c’était la moindre des choses que je pouvais faire.
La semaine prochaine, j’ai une semaine de vacances avec mon boulot, pour la fête des Morts au Cambodge. Le fils ainé nous a proposé avec les autres stagiaires d’aller prier à la pagode un jour, tôt le matin. Bon me réveiller à 4h du matin c’est pas ce qui m’enchante le plus, mais j’ai envie de voir la manière dont ils vivent, et pas juste quand ils sont chez eux.

Lundi 24 Octobre 2016

La dernière fois que j’ai écrit, c’était il y a plus d’un mois : non pas que je n’avais rien à raconter, mais parce que je me suis rendue compte que vivre avec une famille cambodgienne, c’était aussi éviter de prendre ça pour une expérience sociologique et le vivre au jour le jour sans tout analyser.

Résultat, les trois enfants de ma famille ainsi que leur père sont partis en France pendant 3 semaines par le biais de l’ONG dans laquelle je bosse. Avant qu’ils partent, j’avais peur pour eux : du choc culturel, forcément, je l’ai vécu dans le sens inverse. En trois semaines, je me suis rendue compte qu’ils me manquaient, alors que ça ne fait que deux mois que je vis avec eux. Ils sont revenus il y a une semaine, et j’ai vraiment attendu ce jour : même si je m’entends très bien avec le fils aîné, j’étais aussi très contente de retrouver le père, qui pourtant ne parle ni anglais ni français (enfin 2-3 mots).
Je pense que c’est pour lui que le choc culturel a été le plus fort : 45 ans sans connaître rien d’autre que le Cambodge, et débarquer en France, ce n’est pas évident. Il a été particulièrement surpris du métro : pour lui, un train en pleine ville et sous la terre, c’était vraiment invraisemblable…

Et pourtant, quel bonheur quand il est revenu. J’ai vite compris que lui aussi avait l’air content de me voir : il avait un grand sourire aux lèvres, et se comportait comme s’il était mon père : il me sortait mon scoot de la maison, me rappelait avec des gestes de bien mettre mon casque et de faire le plein d’essence… Et quand je lui répondais en khmer avec le peu de mots que j’ai, il semblait vraiment heureux, comme s’il était soulagé de retrouver des gens qui parlaient sa langue (même si bon, mon niveau de khmer est encore rudimentaire.
En fait, je pense que leur retour en France m’a aussi fait un choc : de me rendre compte à quel point je tenais à eux, et de me rendre compte que je peux avoir une relation forte avec quelqu’un, mais sans aucun mot, une pure relation non-verbale. Par exemple, pendant 3 semaines, je montrais des photos de mes frères et sœurs d’accueil que je trouvais sur Facebook, pour les montrer à leur maman restée au Cambodge et qu’elle puisse voir un peu ce qu’ils faisaient en France : on ne se parlait pas mais le fait de lui « donner des nouvelles » de ses enfants, je voyais bien que ça lui faisait plaisir et que dans un sens, ça nous a rapprochées.


Au final, je me suis arrêtée après ce dernier paragraphe: je n’avais plus l’envie d’écrire sur le quotidien dans cette famille, ma famille pendant quatre mois. Je préférais vivre le moment présent.
Ce que je retiens de cette expérience: vivre avec eux a été un voyage en lui-même. J’ai appris tous les jours sur leur manière de vivre, leur culture, leurs rapports humains. Je pense que même un article ne serait pas suffisant pour décrire l’intensité de mes quatre mois dans leur vie de famille. J’ai tissé des liens avec une famille du bout du monde, aux antipodes de ce que je connaissais.

Je leur serai indéfiniment reconnaissante de m’avoir accueillie sans même connaître mon nom.

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Galerie photo: Kep (Cambodge)